Traumatisées de la vie

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vava
Sarah
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La guerre. Ce n’est clairement pas ce que j’avais en tête il y a quelques jours alors que l’on me préparait a rejoindre HOPE, cette organisation dévouée au sauvetage de l’univers tout entier dont j’avais tant entendue parler. Et s’il n’y avait que ça, j’ai également découvert que j’avais d’autres problèmes plus personnels et inquiétants : des pertes de contrôles, des moments où mon corps semble agir de lui même, seulement animé par ses instincts. Inutile de dire en quoi cela pourrait être compliqué dans une société humaine.

Mes premiers contact avec les Agents de HOPE furent ces crises mais heureusement, celle que j’ai rencontré fut compréhensive et elle se proposa de m’aider. Mais Proxima est très … spéciale comme professeur. Je ne sais pas si ce qu’elle veut m’apprendre peut réellement régler cette affaire, mais il faut reconnaître que je n’avais plus eu de crise depuis, donc je suis peut-être un peu mauvaise langue.

Une crise mineure avait eu lieu a la base : des réfugiés avaient été repéré alors qu’ils venaient de rentrer en contact avec nous. Ce n’était pas très loin et Proxima était déjà sur une autre affaire, je m’étais donc portée volontaire pour intervenir. L’opération se passa sans trop de problème, les Val’Kas fuirent devant le vaisseau ainsi que devant les quelques effets pyrotechniques que j’avais pus amener. Proxima m’avait conseiller de me focaliser sur ce que je voulais et de ne pas laisser mon esprit glisser vers autre chose, pour éviter que mes instincts ne prennent le dessus. Je dansais sur le fil du rasoir, littéralement.

Les rapatriés étaient sains et sauf, quelques un étaient blessés, mais rien qui ne seraient impossible a réparé avec le matériel de la base. L’ambiance dans la base était lourde, beaucoup de réfugiés étaient abattus, avaient perdus de la famille ou des amis aux Val’Kas et aux dangers de cette planète. Une fille, qui ne devait guère être plus âgée que moi était assise sur une chaise, visiblement perdue dans ses pensées. Je n’avais aucune idée de ce qu’elle avait pus traversée, j’étais encore jeune dans cette organisation, dans ce secteur. Beaucoup de chose me passait par dessus la tête, mais j’avais pus comprendre que les liens étaient quelque chose de très important pour surmonter les crises de ce genre.

Je pris une ration et de l’eau avant d’aller les apportées a la jeune fille.

« Tu devrais manger un morceau, boire un coup, ça te redonnera des couleurs.»

Je m’installais a ses cotés, essayant de lancer la conversation. Je n’avais pas vraiment eu l’occasion de me prêter a ce genre de rites, mais il y avait un début a tout.

« Alors, qu’est ce que tu fais ici ? Tu es une Passenger ? »


vava
Adelaïde
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Avais-je subi un coup du sort d’avoir été « mutée » dans cette base volante peu après ma promotion ? Peut-être que si j’avais été sur Hope au moment des accidents, nous ayant été rapportés par des messages de détresse et des réfugiés, les choses auraient pu se terminer bien plus tôt. Ce genre d’évènement était ce que je recherchais… être utile une dernière fois, sauver le plus de vies possibles.
Mais non, à la place, mes supérieurs m’avaient placée ici, en renfort, en soutien. Une combattante au corps a bien peu d’utilité dans un véhicule volant qui n’a comme adversaire que des guerriers sauvages, qui certes dangereux, étaient rudimentaires et incapables de faire le poids face à l’armement lourd du vaisseau. A moins qu’ils trouvent un moyen d’entrer, je… ne risquais absolument rien ici. Et c’était bien la raison pour laquelle on m’avait placée là… les responsables des tests de Hope avaient cerné mes intentions, et voulaient certainement m’éviter d’avoir à prendre des risques…
Ainsi, j’assistais le personnel du vaisseau, utilisant mes prémonitions pour les avertir des éventuels problèmes ou apporter des conseils logistiques lors des batailles. A chacune d’entre elle, j’espérais intérieurement pouvoir descendre et appréhender les ennemis moi-même, mais il n’y eût jamais besoin de ça.
Celle d’aujourd’hui ne fit pas exception. Au moins, nous avions réussis à sauver bon nombre de réfugiés… c’était déjà bien. L’équipe médicale prenait en charge les blessés, ainsi j’étais en quelques sortes « en pause » maintenant.

Mais alors que je somnolais/rêvassais, mon corps épuisé par les quelques intuitions lors de la dernière opération, une jeune fille qui avait participé à l’assaut vint m’apporter de l’eau et une ration, me prenant sûrement pour une réfugiée. Je l’observais, un peu surprise, avant de prendre ses cadeaux d’une main hésitante.

« E-euh…m-merci… »

L’inconnue resta alors à mes côtés, engageant la conversation. Ce n’était pas qu’elle me dérangeait, j’étais simplement surprise. En fait, depuis…l’accident, avec M. Centrenuit, je m’efforçais de ne pas trop me rapprocher des autres, gardant un simple contact professionnel avec les autres agents. Ça, elle m’avait bien fait comprendre qu’il n’était pas nécessaire de faire du mal à plus de monde. Enfin, ça ne voulait pas non plus dire que je devais devenir malpolie…

« E-eh bien, n-non, en fait j-je suis une agente… »

Pour illustrer, je sortis ma HopeWatch de ma poche et lui montrait. L’outil ressemblait à une montre tout à fait banale, noire, sans personnalité,  mais légèrement fissurée par endroit. J’ajoutais :

« E-emily Grimbald, Matricule HO-9614… s-si ça veut encore dire q-quelque chose.  »

Rangeant la montre, j’étais quelque peu tentée de retourner à mes pensées… mais ça aurait peut-être été un peu rude, et je ne voulais pas que la fille aux cheveux ardents se sente mal ou autre, à cause de moi :

« V-vous avez a-aussi participé à l’opération…a-alors je suppose q-que nous sommes c-collègues ? E-enfin je ne crois p-pas vous avoir vue avant. A-a vrai dire, j-je ne vois pas g-grand monde et sort a-assez peu, a-alors c’est peut-être p-pour ça ? »


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vava
Sarah
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La jeune fille aux cheveux violacée n’était visiblement pas très à l’aise pour communiquer, elle bégayait et semblait très renfermé sur elle même. Elle me dévoila être une Agent de HOPE, chose que bon nombre d’individus auraient deviné à sa tenue singulière, mais pour ma part, je n’avais pas vraiment exploré la question. Elle disait s’appeler Emily, Emily Grimbald et m’énonça une sorte de matricule incompréhensible pour moi. Elle se demandait également si j’étais un Agent moi aussi, au vus de ma participation aux opérations du vaisseau.

« Emily ? C’est plutôt jolie comme nom. Moi c’est Sarah, Sarah Surtur et on peut pas vraiment dire que je fasse partie de HOPE. J’ai grandis sur l’un de leur vaisseau scientifique et on m’a préparé a les rejoindre, mais quand je suis arrivé, le vaisseau-monde avait disparue. Tu es le deuxième Agent que je croise pour tout te dire. »

Je m’étendais un peu en passant mes mains derrière ma tête.

« La première que j’ai rencontré s’occupe de ma formation et … d’autres problèmes. Mais dit, pourquoi tu ne vois pas beaucoup de gens ? Ils sont pas gentil avec toi ? Moi je sais que je voudrais rencontrer le plus de gens possible, et voir le plus de chose. J’imagine que n’avoir connus que des banque de données et des vieux scientifiques doit jouer là dedans, mais il y a tellement a découvrir, c’est pas excitant ? 

Ça ressemble a quoi chez toi ? Y’a des griffons ? J’aimerais bien en voir un jour. Faut dire que lire sur eux c’est pas vraiment comme en avoir devant soit. Parait c’est une sorte de croisement entre un lion et un aigle. Ça doit être tellement beau a voir.»


En y repensant, je n’avais pas vraiment discutée avec Proxima de toute ces choses. Malgré tout ce qu’elle avait fait pour moi, je ne savais presque rien sur elle. J’essaierais d’y remédier a l’avenir.

« C’est dommage que les Val’Kas soient aussi … bornée. J’aimerais bien voir a quoi ressemble leur monde, si seulement ils arrêtaient de nous attaquer pour un rien. »

Une pensée un peu douloureuse me traversa l’esprit. Je restais silencieuse un petit temps avant de décider de partager ce sujet avec la demoiselle.

« Tu es Agent depuis longtemps ? Tu … Tu as déjà … Déjà tuer quelqu’un ? »


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Adelaïde
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Sarah, qui se présenta à son tour, semblait être comme M.Centrenuit sur un point : Je pouvais la laisser mener la conversation sans problème ! Mais ça ne me gênait pas du tout, bien au contraire. Voir des personnes enjouées me rappelait que la joie était encore présente malgré sa tendance à m’éviter. Et puis, c’était plus facile de répondre que de mener…

Elle avait donc grandis dans un vaisseau de Hope, ce qui faisait d’elle une Passenger ? Ou une recrue, puisqu’elle devait rejoindre l’organisation. Quoi qu’il en soit elle se montrait extrêmement amicale, ce qui me déstabilisa un petit peu, quand elle s’inquiéta même de savoir pourquoi je ne désirais pas voir d’autres personnes :

« N-non, c-ce n’est pas eux, c-c’est plutôt moi qui…e-enfin, ce n’est rien… »

Elle était comme une enfant, enjouée de parler des choses qu’elle aimait faire et qu’elle aimerait voir, tout en multipliant les questions. Ce fût néanmoins assez surprenant qu’elle aborde spécifiquement le sujet des griffons :

« M-mon monde n-n’a rien d’intéressant, s-si c’est le f-fantastique q-qui te fait rêver… L-la magie et toutes ces choses n-ne sont p-plus que l’ombre de ce qu’elles ont pu être p-par le passé. J-je suis certainement q-qu’il devait y avoir d-des griffons aussi, m-mais il n’y en a plus de nos jours. P-pour les Val’Kas, e-et bien… j’imagine q-que lorsque les choses se seront calmées, i-ils arrêteront aussi ?»

Je ne croyais qu’à moitié à ce que je disais. Leur peuple était guerrier, barbare, et ne semblait pas du genre à pouvoir changer d’avis avec le discours d’un diplomate. Je me préparais déjà à répondre à ses prochaines interrogations, mais la question suivante… me laissa sans voix.

Si j’ai déjà…tué ? Ah…

La question était cruelle, et inattendue, comme un coup de poing dans le ventre me ramenant immédiatement sept ans en arrière. A une époque où j’étais encore innocente, inconsciente de la véritable face du monde et de ses horreurs. Pendant un instant, je me revoyais à la place de Sarah… comprenant la gravité du meurtre et refusant de m’en approcher. Oui, il y a sept ans, j’étais celle qui posa exactement la même question, avec cette même candeur…

Le souffle coupé, je baissais la tête, serrant la HopeWatch qui se tenait toujours dans ma main. Je voulais la frapper. Je voulais tuer cette lointaine partie de moi qui s’était réveillée, en faisant taire à jamais la jeune innocente qui en était responsable.  Cette rêveuse enfantine qui avait pris des millions de vies par son désir égoïste de ne pas tuer.

Idiote…

J’avais tellement voulu revenir en arrière, m’empêcher de faire cette erreur…  me faire du mal afin que je comprenne plus tôt ce que signifiait vraiment participer à une guerre. Et cette fille était là… à portée de poings.




« L-l’agente q-qui t’éduque a-aurait dû te dire de ne p-pas poser de questions dont tu p-pourrais regretter la réponse… »

Je ne la regardais pas, incertaine de ce que je ferai si nos regards se croisaient. Ce que je lui disais n’était pas réellement une menace, mais…non, en fait, je n’en étais pas plus sûre…
Puis, sans crier gare, mes émotions explosèrent.

Je me levais subitement de ma chaise, fixant la jeune fille avec des yeux larmoyants de colère :

« A-…alors TAIS-TOI ! »

Mon poing se leva, prêt à frapper.

« Mademoiselle Grimbald ! Calmez-vous ! » Implora la montre. Entendre son énervante voix fût la cerise sur le gâteau. Les circuits magiques de mon bras et ma main s’illuminèrent tous en même temps, augmentant ma force, ce qui écrasa encore davantage le bidule électronique :

« Mademoiselle ! Si vous n’arrêtez ▯ [bzzz]▯de sui▯, vous risquez de ▯▯▯[bzz]▯ »

Un craquement plastique se fit entendre, suivit de plusieurs bruits électriques….

« ▯▯▯▯▯…. »

…qui s’arrêtèrent rapidement. Le sentiment de brûlé dans ma main provoqua un choc, qui me ramena à la réalité. Je lâchais le débris fumant qu’était devenu la HopeWatch, et reculait, de terreur devant ce que j’avais failli faire.

« J-je… »

Je fixais la paume de ma main, rougie par la brûlure, puis celle qui avait été à deux doigts de subir ma colère injustifiée :

« …n-non…j..je…j-je ne voulais pas… »

Tombant à genoux, je baissais la tête, tremblotante, incapable de comprendre ce qui m’avait pris…


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Sarah
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Emily semblait être une jeune fille extrêmement stressée. Elle avait du mal a parler et sa posture manquait d’assurance, je me demandais qu’est ce qui pouvait bien autant perturbée cet Agent. Elle restait sur la défensive mais elle répondait tout de même a mes réponses, non sans que j’y vois une certaine gêne. Elle disait que son monde était assez ennuyant, si le « fantastique » était ce qui me plaisait le plus. « Fantastique » ? Je n’aurais pas pensé appeler les choses ainsi mais en même temps, je ne trouvais pas d’autre mots plus adaptés. Il y avait tant de mystère dans la magie et les créatures qui en découlaient, comment ne pas trouver tout cela fantastique ?

En revanche, il semblait que certaine question étaient hors-limite et la demoiselle bondit de sa chaise en un éclair, visiblement en colère de ma demande. Je n’étais pas très radiante a cet instant : Je doutais déjà a cause de ce qu’impliquait cette question pour moi mais la réaction d’Emily me prit de cours. Elle était a la fois choquée et enragée, ses yeux me foudroyaient sur place. La jeune fille calme et renfermé en était venue a recourir a la violence. Alors que son poing se levait dans l’air, des pulsions violentes montèrent en moi, des pulsions pour neutraliser cette menace une bonne fois pour toute. Pendant une fraction de seconde, le temps sembla se figer alors que les futurs hypothétiques qu’imaginaient ces pulsions se déroulaient devant mes yeux. L’une avait empoignée la gorge de l’Agent et semblait lui avoir briser la nuque. Une autre l’avait balancée contre un mur et commençait a l’inonder de flamme, un sourire sadique aux lèvres.

Je rassemblais tout ce que j’avais de volonté pour refouler ces pulsions. Je me focalisais sur ce que je voulais : ne faire de mal a personne. J’étais tétaniser, je ne voulais pas bouger de peur que le moindre geste ne dérape et ne fasse quelque chose que je ne voulais pas.

« Je … Je ne veux pas te faire de mal. Arrête ... »

La demoiselle sembla détourner sa colère sur la montre qu’elle avait dans ses mains. Le petit appareil avait beau essayer de la raisonner, cela ne faisait qu’alimenter encore plus sa colère, qui ne s’estompa que lorsque la montre fut réduite en miette, sortant la demoiselle de sa fureur aveugle. Elle était tétaniser a son tour, regardant le sol de manière agar, alors que ma propre paralysie disparaissait avec les pulsions meurtrières.

Je contemplais encore une horreur que j’avais sans le vouloir mais celle-ci n’avait rien a voir avec mes dérapages. Non, cela découlait de mes propres choix et il allait falloir que j’affronte les conséquences. Je m’agenouillais devant l’Agent, la regardait sans trop savoir quoi faire, avant de glisser mes bras autour d’elle et de la serrer contre moi, dans l’acte de réconfort qui me semblait le plus naturelle. Je parlais sur un ton calme, proche de l’hésitant, alors que je commençais a dire ce qui me venait a l’esprit pour tenter d’apaiser cette âme tourmentée.

« Tu n’es pas seule. Quoi qu’il te soit arrivé, tu n’as plus a l’affronter seule. Je suis là et je t’aiderais a avancer. Là, ça va aller. »


Je passais la main dans ses cheveux, alors qu’un certain instinct maternel me la faisait traiter comme une enfant en pleurs. A quel point étais-je loin de la vérité ?


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Adelaïde
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Je fus surprise lorsque la jeune Sarah vint me prendre dans ses bras. Elle n’avait aucune raison de le faire, encore moins alors que je venais tout juste de le menacer. Et sans la destruction de la HopeWatch pour me ramener à la raison, qui sait ce qui aurait pu se passer ? Maintenant, je commençais à comprendre pourquoi Hope ne voulait pas me placer dans des situations dangereuses… ce n’était pas que pour mon objectif ou mes aptitudes adaptées au soutien.

Quoi qu’il en soit, la réaction maternelle de la recrue me mit dans un état étrange. Ce n’était pas désagréable, mais en même temps je ne pouvais l’accepter. Alors gentiment, je commençais à la repousser, en murmurant :

« N-n’essaye pas de m’aider. T-tu perdrais ton temps… dans le m-meilleur des cas. Tu n’y g-gagneras rien, quoi que tu fasses.  »

Je me sentais de moins en moins stable… Même s’il fallait des déclencheurs, jusqu’où cela irait la prochaine fois ? Plus on pointait du doigt mes problèmes, moins je parvenais à me contrôler, alors… cela faisait d’autant plus de raisons pour ne pas laisser les gens s’approcher.

Je la repoussais ensuite plus fermement, en me relevant :

« J-je te remercie, m-mais tu devrais plutôt t’occuper de tes propres problèmes, ou s-suivre tes ambitions, t-tes rêves, ou q-quoi que ce soit qui te fasse avancer… m-mais laisse moi tranquille, s’il te plaît… »


Je me retenais d’être plus agressive dans cette demande, bien que l’envie ne manquait pas… Je ne voulais pas qu’il arrive la même chose qu’avec M. Centrenuit. Blesser les autres n’était pas mon but… ce que je demandais était très simple.

« J-je vais d-dans mes quartiers… H-heureuse de t’avoir rencontrée, Sarah. » Dis-je pour conclure, en ramassant le débris de la HopeWatch, qui allait bientôt finir dans la poubelle la plus proche.


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vava
Sarah
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L’Agent restait quelques instants dans mon étreinte, avant qu’elle ne commence a essayer de se dégager, de s’en libérer, accompagnant ses débat physiques de phrases adaptées. Elle me disait de ne pas essayer de l’aider, que je perdais mon temps et que même dans les meilleurs des cas, je n’y gagnerais rien. Ce n’était pas vraiment le genre de réaction que j’anticipais et certainement avais-je été trop optimiste de penser que tout irait mieux avec ce simple geste et ces quelques paroles.

Mais je n’avais pas besoin d’une récompense, la réussite en elle même serait ma récompense. Je ne perdais mon temps, c’était une impulsion profonde, difficilement explicable mais elle était sincère et puissante. Je voulais guérir ses maux, guérir son cœur et son âme. Je voulais voir un sourire sincère sur son visage, entendre un rire puissant sortir de sa bouche. Je ne savais pas pourquoi, mais c’était ce que je voulais.

J’étais perdue dans mes pensées quand elle continua a se débattre de plus belle. Emily ajoutait que je ferrais mieux de m’occuper de mes propres problèmes, de mes propres ambitions ou quoi que ce soit qui me fasse avancer. Elle voulait que je la laisse tranquille et que je me préoccupe de ma propre personne. Mais je ne pouvais pas la laisser comme ça. Je ne voulais pas la laisser comme ça.

« Je n’ai pas besoin d’une récompense ! Je … Je veux juste t’aider. On doit pouvoir compter les uns sur les autres, c’est comme ça qu’on peut avancer non ? En ayant des proches avec nous pour nous soutenir au travers de toutes nos épreuves ? Les familles déchirés qui sont ici se soutiennent les unes les autres. Même a notre échelle, Proxima m’a acceptée malgré mes défauts, sans son soutient, je ne sais pas si je serais aussi sereine quand a l’avenir. Je sais que je peux compter sur elle pour m’arrêter si les choses dérapaient. »

La demoiselle fit mine de se retourner en ajoutant qu’elle retournait a ses quartiers. Je ne pouvais pas décemment la laisser comme ça.

« Attends ! » Disais-je en lui attrapant le poignet.

Là, un processus encore inédit se déclencha. Comme lors de mes crises, des flammes commencèrent a se matérialiser sur la main qui tenait la magicienne, mais celles-ci étaient blanche et inoffensive. Rapidement, les flammes commencèrent a grimper le long du bras de la magicienne, causant la panique chez la pyromancienne qui brisa le contact immédiatement. Perplexe, elle regardait le bras de la magicienne recouvert de ces flammes blanches, encore inconnue a la jeune femme. Elles ne semblaient pas dégager de chaleur ou endommager sa tenue, en revanche, Emily pouvait certainement déjà sentir la brûlure sur sa main s’estomper, ainsi que la douleur et le stress qui s’était accumulé dans son bras lors de la crise.

« Qu’est ce que … ?! »


Sarah fixait ses mains, sans comprendre ce qui venait de se passer. Jusqu’à maintenant, elle n’avait perdue le contrôle que lors d’épisode particulièrement sombre, où la colère et la désolation régnait, mais il semblerait que la jeune pyromancienne ait une autre facette, d’autres pouvoirs réagissant complètement différemment de ceux qu’elle avait pus canaliser jusqu’à maintenant.


vava
Adelaïde
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Sarah ne désirait pas de récompenses ? Elle voulait juste aider ? Ce discours ressemblait à celui de… Ah, tout s’éclaircissait. Un nom bien familier avait été prononcé…

« A-alors c’est elle, l’Agent que tu connais… M-moi aussi, c’est la p-première personne que j’ai rencontré à Hope. C-c’est une amie, m-mais elle cherche trop à m’aider, et je l’ai blessée… b-bien plus q-que ce que j’ai failli faire ici. »


Même si ce n’était pas la même sorte de blessure… l’état de M. Centrenuit après avoir découvert mes raisons avait été déplorable, et je ne comptais plus jamais mettre qui que ce soit dans cette même situation. Sauf s’il s’agissait d’un ennemi à éliminer… Mais dans ce cas, ce serait bien avec des poings que je frapperai, et pas des mots.

Alors que je m’apprêtais à partir, la jeune fille attrapa mon bras… et fit appel à un pouvoir curatif. Je sentais la chaleur guérir ma main et atténuer la tension dans mon bras, avant de se dissiper. Mais le plus étrange dans tout ça, c’est que Sarah semblait être bien plus surprise que moi par cette capacité…

« …M-merci… »

La pyromancienne semblait confuse, perdue. J’ignorais tout d’elle, pourtant j’avais l’impression de comprendre ses sentiments… Mais mon pouvoir n’était pas aussi visible que le sien, et encore moins aussi direct. Après un léger soupir, je me retournais, pour prendre ses mains :

« E-écoute, j-je ne sais pas qui tu es… N-ni comment tu as pu faire ça, n-ni ce que tu as vécu, e-et ce que tu comptes faire à l’avenir. J-je pense juste que, q-quand quelqu’un a des dons, i-il a une certaine responsabilité… e-envers ceux qui ne l’ont pas. Ce que t-tu as fait là, ç-ça pourrait peut-être sauver des vies. A-alors tu devrais te concentrer là-dessus… f-faire les choses comme tu les ressens. M-mais ne gaspille pas ton temps p-pour des causes perdues… c-ce serait de l’énergie gâchée, a-alors qu’elle pourrait servir à faire de bien plus belles choses. »

J’avais envie de partir, m’isoler dans ma chambre, pour dessiner, ou pleurer, mais en même temps… je ne pouvais pas m’empêcher de ressentir une certaine obligation. Peut-être à cause de sa fichue question…




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Sarah
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Je fixais ma main, faisant rouler la flamme blanche mourante dans le creux de cette dernière. Jamais je n’avais vus de telle flammes et pourtant, je venais de les créer a l’instant. Je n’ai même pas compris le pourquoi du comment, elles étaient juste apparues, avaient embraser le bras d’Emily sans qu’elle ne semble souffrir. Elle m’avait même remercier, je ne comprenais rien si ce n’est que mon pouvoir était vraiment incontrôlable. Au moins celles-ci n’étaient pas dangereuse, mais que cachaient-elles ?

« Que … Qu’est ce qui s’est passée ? Tu n’es pas blessée ? Je … Je n’ai jamais vus ce genre de flammes. »


Emily se retourna et pendant quelques instants les rôles furent inversés, la jeune fille prenant le rôle du guide voulant éclairer la voie de l’égarée. Elle expliquait qu’avoir des pouvoirs impliquaient une responsabilité pour ceux qui n’en avaient pas, que ce que j’avais fais pouvait sauver des vies. Je ne comprenais pas vraiment ce qu’elle impliquait, mais ces flammes blanches semblaient avoir un certains pouvoir bénéfique. Elle m’incita ensuite a ne pas gaspiller mon énergie et de l’utiliser comme je le ressentais.

C’était là un beau paradoxe. La demoiselle me demandait d’utiliser mon énergie comme je le sentais mais en même temps voulait m’écarter de ceux qui en avaient le plus besoin, ceux qui sont « perdus », « irrécupérable », ceux que la plupart avaient abandonnés. Mais que faire quand aider ces personnes est précisément ce qui me pousse a agir ? Que faire quand sauver ceux qui ne peuvent compter sur personne et leur offrir le réconfort dont ils ont besoin est ce que je désir du plus profond du cœur ?

« Je … Je ne sais pas. Je ne sais plus, tant de choses se passent en si peu de temps. Je … J’ai perdus le contrôle. J’ai laisser quelque chose prendre le dessus et des choses horribles sont arrivés. Beaucoup de personnes sont morte, et j’ai attaqué la seule personne qui voulait m’aider. Je n’ai même pas de souvenir de ces scènes, c’est elle qui me les a raconter. J’ai tué, de la pire des manière, sept personnes, et je ne peux même pas m’en souvenir. C’est … Horrible, comme si tuer était naturel au point que je ne le remarque même plus. Je ne veux pas être ce monstre une nouvelle fois. Je ne veux plus tuer, je ne veux plus détruire. Je ne veux plus que cette … chose, intervienne dans ma vie.

Si Proxima n’avait pas été là, si elle ne m’avait pas sauvé de moi même, je ne serais certainement plus là. Quelqu’un m’aurait tué et je serais devenus un monstre anonyme. Alors je ne peux pas laisser ces efforts, cette chance tomber dans l’oubli. J’ai peur de ne pas être a la hauteur, j’ai peur d’échouer et de me perdre définitivement, mais j’ai quelqu’un avec moi pour m’aider, quelqu’un qui m’a sauvé malgré le danger, malgré les risques et je sais que je pourrais compter sur elle a l’avenir. Il n’y a pas de cause perdue Emily. Si tel était le cas, je serais certainement plus insauvable que toi, haha. »


Je me crispais de plus en plus lors de mon discours alors que je dévoilais mon histoire, au risque d’être jugée, attaquée ou abandonnée, ne me détendant qu’un peu a la fin de ma tirade en forçant un sourire.


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Adelaïde
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Il semblait que je venais d’assister à la première apparition des pouvoirs de Sarah… elle-même semblait jusqu’à ignorer leur effet :

« E-elles m’ont soignées… j’ignore c-comment tu as f-fait, mais tes flammes m’ont soignées. T-tu pourrais donc être une guérisseuse si tu maîtrisais ce don… »

Mais la pyromancienne était toujours aussi perdue. Puis elle commença à expliquer certaines choses… ses fameux problèmes. La jeune fille semblait paniquée alors qu’elle me racontait tout cela, ses pertes de contrôle, comment elle avait tué sept personnes et attaqué une huitième qui avait tenté de lui venir en aide, et qu’elle n’avait aucun souvenir de tout ceci. Maintenant, elle avait peur que cela recommence, et qu’elle détruise à nouveau. Tout ceci mena au soutien que lui apportait M. Centrenuit, et la confiance qu’elle lui accordait,  pour qu’ensuite elle essaye en conclusion de comparer nos cas respectifs…

« T-tu ne sais rien, Sarah… »

En soupirant, je la lâchais, reculant d’un pas :

« J-je ne peux qu’imaginer ta peur, oui… J-j’ai toujours eu peur de tuer, m-moi aussi, m-mais contrairement à toi, m-mon pouvoir ne risque pas de m-mettre en danger la vie des autres, m-même lorsque je ne le maîtrisais pas. M-mais nous n’avons rien en commun ! M.Centrenuit aide tous ceux qu’elle désire, p-parce qu’elle est têtue comme une mule, e-et se fiche de savoir si ce qu’elle fait est utile ou non. E-et si tu veux être aussi bête qu’elle, j-je ne vais pas t’en empêcher non plus… »

Fermant les yeux, je sentais cette colère grandir encore en moi. Cette fois-ci, je la contrôlais, respirant profondément pour stabiliser ma circulation d’énergie :

« J-je sais ce qu’on ressent, q-quand on est aveuglé p-par ses rêves… q-quand on croit que tout est possible avec de la bonne volonté. J-je n’ai pas réussis à décourager n-notre amie commune, a-alors je doute d’y arriver avec toi… M-mais j’aimerais… j’aimerais que tu entendes ceci. »

Je l’observais à nouveau, les pupilles humides, mais il ne s’agissait plus de colère à présent :

« A-avant, je poursuivais idéal de gagner des guerres sans tuer p-personne… S-si j’avais eu le courage de ne pas le suivre, j-juste une fois… j’aurais évité la mort de b-bien plus de gens que j’en ai épargné. J-je ne vais pas te dire que tuer est une b-bonne chose… m-mais je ne prétendrais p-pas le contraire non plus. Qui que tu sois, i-il y a toujours d-des choix difficiles à faire. A-alors si tu penses pouvoir sauver quelqu’un, sauve-le ! Si tu penses q-qu’il faut détruire une menace, et que tu le peux, annihile-la sans merci ! M-mais ne te donne pas d’objectifs à l’aveugle s-si tu n’acceptes pas l’échec…  
A-alors je vais te dire la même chose qu’à elle… I-il y a plein de gens bien qui méritent q-qu’on les aide. M-mais je n’en fais pas partie… A-alors si tu insistes, t-tout ce que tu y gagneras, c-ce seront des remords. »


Je m’avançais à nouveau, serrant les poings :

« J-je ne suis pas venue p-pour blesser des gens bien comme toi…. C-c’est pour ton bien, q-que je te conseille d’abandonner. Ne gâche pas la chance que tu as eue pour quelqu’un comme moi... Car si j’avais été avec toi quand tu as perdu le contrôle, j… je n’aurais pas hésité à stopper la menace.  »  


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Emily et moi avions beaucoup de points commun, bien plus que je ne le pensais et bien plus qu’elle ne voulait l’admettre, cela ne faisait aucun doute. Elle avait beau dire que je ne savais rien, je voyais très bien l’état dans lequel elle était et cela suffisait largement. Son argumentaire restait clairement dans le même ton, prônant ardemment que l’aider était une perte de temps inutile. Elle me disait aveugler par mes rêves, croyant que tout était possible avec un peu de bonne volonté.

Aveuglée ? Je l’étais très certainement, mais peut-être pas par un tel optimisme. Non, au fond de moi j’avais peur de cette part d’ombre, tapis a l’arrière de mon crâne et prête a me pousser a d’autres crimes. Je voulais m’en séparer, être tout ce qu’elle n’est pas pour mieux la rejeter. Je voulais être moi, pas être elle.

La magicienne étoffa cependant ses propos en expliquant quelques brides de son passé. Elle disait avoir poursuivit l’idéal d’arrêter des guerres sans tuer personne et que si elle avait eu le courage d’aller contre ses convictions, elle aurait put sauver plus de gens. Tuer pouvait être un mal pour un bien a ses yeux, un sacrifice nécessaire. Elle ne se considérait pas comme quelqu’un méritant de l’aide et je ne comprenais pas pourquoi. Quelqu’un ayant pris la responsabilité d’un tel choix avec plusieurs vies en jeux ne pouvait que mériter du soutient, alors pourquoi ? Pourquoi s’en voulait-elle ? La dame était instable et avait beaucoup sur la conscience, je pouvais le sentir.

« Je … Je pense que tout le monde mérite l’espoir. Le … Le monde est parfois difficile, cruel et injuste, Val en est un bon exemple. Mais nous avons des camarades, des partenaires qui partagent nos peines, nos échecs et nos réussites. Nous partageons nos douleurs et nos soutient. Pourquoi devrais tu être exclue ?»

Quelque part au fond de moi, j’avais la réponse. Ses actions avaient causé la mort de plusieurs personnes, elle devait en permanence penser a ces vies qu’elle n’avait pas put sauvé, le même genre de hantise que je souhaitais. La juste punition pour le meurtre de ces sept Val’Kas. Même s’ils cherchaient a nous tuer, les éliminer était beaucoup plus pesant sur ma conscience que le fait d’avoir peut-être sauver nos deux vies. Les mauvaises conséquences sont souvent plus mémorables que les bonnes.

La magicienne s’avança en ajoutant que si elle avait été présente lors de ma crise, elle n’aurait pas hésiter a m’éliminer. Je baissais les yeux, un peu chamboulée même si c’était une réponse naturelle. Je répondis d’une voix faible.

« J’aurais préféré mourir que de tuer ces Val’Kas. Je ne me rappelle même pas d’eux, alors que c’est ces mains qui ont mit fin a leur existence, qui leurs ont insufflé mille douleurs avant de les tuer. Je préférerais avoir des regrets que ne pas me souvenir d’eux. Ma faiblesse les a tuer, je suis vivante et eux non, c’est ma responsabilité de devenir plus forte, pour eux, pour ceux que je n’ai pas pus sauver. Je … Je … »


Les larmes me montaient aux yeux, mais je me retenais de pleurer. Quelques gouttes finirent par perler le long de mes joues alors que ma respiration se faisait plus saccader. La conversation allait s’annoncer difficile au vus de l’état des deux participantes.


vava
Adelaïde
groupe
Malgré mes protestations, Sarah persistait dans son optique insensée de vouloir aider une inconnue qu’elle venait à peine de rencontrer. Cette insistance commençait à m’énerver à nouveau, tant elle me rappelait quelqu’un… Elle cru bon de me rappeler que le monde était souvent cruel et injuste, me demandait pourquoi je ne devrais pas recevoir de l’espoir :

« J-je suis exclue p-parce que je veux l’être !… O-on ne peut pas aider une personne r-refusant d’être aidée. T-tu ne sais même pas quelles sont mes peines… M-mais j-je t’ai prévenue…  m-maintenant, ne viens p-pas te plaindre q-quand tu auras réalisé le temps que tu auras gâché pour ça… »

Elle affirma ensuite qu’elle aurait préféré mourir plutôt que de tuer des personnes dont elle ne se souvenait même plus. Qu’elle préférait avoir des… regrets ? Maintenant, ce n’était plus de la colère qui montait, mais une véritable envie de meurtre :

« S…si tu penses que tu dois d-devenir plus forte, deviens plus forte. J-je m’en fiche. Mais n-ne dis pas d-devant moi que tu voudrais avoir des regrets…  A-alors que tu ne sais m-même pas ce que c’est ! T-tu as la chance de ne pas avoir à te souvenir… J-j’ai vu une partie de ceux qui ont perdu la vie p-par ma faute, et i-ils étaient innombrables. T-tu ne veux pas avoir à vivre ça. Toi, t-tu peux les ignorer, les oublier, passer à autre chose ! Ces inconnus n’étaient rien p-pour toi avant, e-et ils ne sont pas plus a-aujourd’hui… m-mes actions ont coûté la vie aux êtres les plus chers à mes yeux… e-et je ne suis plus… »

Je m’éloignais d’elle, sentant que j’allais à nouveau tenter un geste regrettable si elle restait proche de moi plus longtemps :

« T-tu es encore en vie… a-alors au lieu de te plaindre...v-va en profiter, lutte contre ta f-faiblesse, r-rencontre des gens, a-aide-les, f-fais ce que tu veux… m-mais s’il te plaît, fiche moi juste la paix… »

Si j’avais voulu lancer cette phrase avec colère, c’est finalement le désespoir qui forgea son ton, alors que ma voix se cassa en plein milieu, pour terminer proche d’un chuchotement. Sans un mot, je me dirigeais ensuite vers la porte, ignorant ce qu’elle pourrait bien rétorquer.


HopeWatch Death Counter: 1
vava
Proxima Centrenuit
groupe
Tout se passait bien non ? La petite discussion entre ces deux demoiselles se passait dans la joie, la bonne humeur et l’entente la plus cordiale possible à coup de RPG-7 et autre Bazooka. Entre tête de mule et tête brûlée, décidemment les quotas féminins de Hope sont bien mal représentés sur val. Manque juste haleine de chien et la paysanne pour qu’on ait une team tout à fait hors du commun ! L’on pourrait ainsi les nommes les « Spaces girls », ou les « Super mesdames » . Nom à réfléchir après, je ne suis qu’un homme, pas le grand chef d’orchestre de ce monde !

Mais dans tout ceci, alors que les roquettes continuaient d’être déversées, un léger tremblement vint secouer un peu le vaisceau, qui tourna de quelques petits dégrés, avant de retrouver bien rapidement son point d’équilibre. Quelques alarmes se firent entendre au loin pendant une dizaine de seconde, ainsi que quelques mouvements de foules un peu paniqués parce qu’il venait de se produire. Rien de bien spectaculaire en somme, puisque cela fut rapidement corrigé par l’un des membres d’équipage, qui s’empressa de prendre la parole pour expliquer la situation par mesure de clareté :

‘’Mesdames et messieurs, ici l’équipage. Un de nos appareils a dût effectuer dans l’un de nos hangars un atterissage mouvementé. Nous vous demandons de libérez les voies d’accès 33, 34 et 37 aux personnels habilités. Nous vous prions de garder votre calme en cette situation qui sera rapidement maitrisée. Merci de votre compréhension.’’

Bon, en somme, pas grand-chose. L’on vit juste quelques gars se ramener avec des extincteurs et d’autres en sortir en civière, mais il n’y avait pas l’air d’avoir de morts, juste quelques blessés et un appareil un peu amoché, qui avait fait au mieux pour son atterrissage. Un œil attentif pourrait par ailleurs voir que les blessures qu’avaient les gars étaient assez étrange pour un simple atterrissage difficile, surtout lorsque l’un se pointa avec des flèches sur son corps… Enfin, ces questions que vous vous posez peut-être allaient attendre un peu, puisqu’une autre personne prit la parole d’une voix féminine via les canaux de communications du vaisseau.

‘’Appel aux agents. Opération de classe V3. Tout agent en mesure d’effectuer une opération de ce type est prié de se rendre immédiatement au hangar N°2B.’’


Bon, pour vous, c’est surement du charabia, mais expliquons les choses : Une opération de classe V, simplifions cela par une mission de VIP, à savoir extraction ou protection d’une personne importante en milieu hostile. Le 3 derrière, c’est l’importance, et quand on parle d’un code 3, c’est que c’est plutôt bien important. Pas le must non plus, le code 4 étant réservé aux ambassadeurs et autres politiciens qui sont ultra importants, mais c’est clairement pas rien ! Et pour que des agents soient demandés d’urgence, c’était qu’il y avait un problème assez important, surtout en cette situation de crise.

Si nos demoiselles se rendent alors dans le hangar en question, la chose qu’elles peuvent voir est déjà un appareil en mauvais état de l’autre côté, sur le 2A, qui semble-t-il est responsable de la secousse précédente. Quelques flammes sortent encore de l’engin qui aura besoin de bien des réparations. Mais au 2B, il y en a un qui est tout beau tout propre, avec à côté deux personnes : un homme, plutôt jeune, assis sur une caisse d’outilage tout en étant en train de pianoter sur un ordinateur, avec à côté, pencher pour observer, une femme que voici :

Image :


‘’Allez, trouves-moi quelque chose Amstrad !’’

‘’Je peux pas trianguler sa position immédiatement, on n’a pas les installations sur Val ! Tout ce que je peux faire, c’est faire des protocoles E.C.H.O. à partir de la position actuelle, mais avec le relief, on a très peu de chance d’y parvenir !’’


‘’Eh bien prend ton matos, tu viens ! Une fois sur le lieu de l’affrontement, je veux que tu sois en mesure de la localiser ! Je refuse qu’on cherche au hasard, surtout là-bas !’’


Elle se tourne finallement vers vous (en tout cas, si vous vous êtes pointés hein), pour rapidement vous jauger du regard, pas vraiment confiante sur vos capacités.

‘’Xin, dossiers de ces deux là.’’
Fit-elle, alors que de sa hanche se déploya un drone, qui scanna très rapidement les deux concernés, en a peine une poignée de seconde pour chacune.

‘’Aucune HopeWatch détectée. Premier individu inconnu des bases de données. Le second est à 99,3 % compatible avec l’agente HO-9614. Son dossier va vous parvenir.’’
Fit une voix métallique qui retourna à sa position après le rapport effectué.

‘’Bon, on a pas beaucoup de temps, alors je vais être brêve. On a une personne de l’escouade précédente qu’est restée en arrière afin de permettre à ses partenaires de pouvoir s’extirper d’une embuscade Val-ka, et on doit la retrouver. Donc est-ce que vous êtes en mesure de vous battre face à une hordes de Val-kas ? Si oui, montez. Si non, rebroussez chemin. Je pars avec ou sans vous dans deux minutes.’’





"Dans toutes les larmes s'attarde un espoir."

- Spatiale !
- Combat !
- Mélancolie des astres !
- Maladresse !
vava
Sarah
groupe
La situation échappait a tout contrôle et la frustration grandissait. Emily rabâchait qu’elle voulait être seule, qu’elle ne voulait pas d’aide. Ce n’était pas un cas de figure que j’avais envisagée, le cas où une personne souffrante refuserait l’aide offerte. Elle me fusillait de mots dur, en affirmant que j’avais de la chance de ne pas avoir de souvenir, qu’elle avait tué ses proches là où je n’avais que tuer des inconnus. Je ne comprenais rien a sa douleur, mais je la savais bien là. Et si la mienne était différente, presque opposée a la sienne, je ne pouvais que me sentir lié a cette personne.

Peut-être étais je spéciale, pour donner de l’importance a la vie, même d’un inconnus, même d’un ennemis. L’idée que quelqu’un puisse disparaître et soit oublier, c’était une pensée horrible, comme si le meurtre était … naturel, comme s’il ne méritait pas d’attention particulière. Au fond de moi, je voulais croire que la vie avait de la valeur, qu’il fallait la défendre autant que possible. Même pour un inconnus. Même pour un ennemi.

A court d’argument et devant le refus d’Emily de s’ouvrir a moi, je m’enfermais dans le mutisme en encaissant durement les mots de la magicienne. Je ne pouvais pas réfuter ses mots, mais je ne pouvais pas les accepter dans mon cœur non plus. Pour la première fois, j’étais confronté a un problème insoluble. Lorsque la demoiselle tourna les talons pour j’imagine rejoindre ses quartiers, je ne pouvais que ressentir de la peine et de la pitié pour cette âme en peine, jurant quelque part de trouver un moyen de la sauver d’elle même.

Mais quelque chose vint perturber la scène : une alarme retentissait en même temps qu’une voix informatique, informant que des agents étaient demandé pour une mission d’extraction importante. J’étais encore gênée et perplexe de ma confrontation avec Emily, mais il y avait prescription. Quelques claques métalliques de mes gants sur les joues pour me recentrer sur l’action et j’étais en route pour le hangar indiqué. Si j’essayais de ne pas penser a cette rencontre, je ne pouvais pas m’empêcher de regarder autour de moi pour voir si Emily répondait également a l’appel même si je ne savais pas si j’avais envie ou craignais de l’avoir a mes cotés.

Toujours est-il qu’elle était bien là lorsque j’atteignis le hangar. Je ravalais ma salive en m’approchant. Une demoiselle nous expliquait la situation : quelqu’un de l’escouade précédente était resté en arrière pour couvrir leur fuite et devait maintenant être extrait. Il ne semblait pas y avoir beaucoup d’information quand a sa position, nous attendions une opposition plutôt conséquente de la part des Val’Kas. Combattre une horde de Val’Kas pour sauver un individus. Je n’étais pas très a l’aise a l’idée de me battre, surtout aussi tôt, avec si peu de préparation, mais il n’y avait pas beaucoup d’éléments présent, et une vie était en jeu.

« Je … Je vais venir. J’arriverais peut-être a les repousser le temps de l’extraction. »


vava
Adelaïde
groupe
Alors que Sarah semblait enfin encline à me laisser partir, une secousse vint perturber mes plans de m’isoler au calme. Une brève vision me traversa alors l’esprit , et avant même que la première annonce ne soit entendue, je me dirigeais déjà vers  le 2B, n’ayant aucune surprise quant au second message qui invitait les agents à se rendre au lieu-dit. Deux personnes s’y trouvaient déjà, dont la femme qui venait de lancer l’appel. J’ignorais qui ils étaient, mais la situation de crise ne laissait pas le temps aux présentations, et au vu de leur matériel ils faisaient sans aucun doute partie de Hope.

La pyromancienne rejoignit à son tour l’expédition, ce qui me surprit un peu ! Déjà, j’aurais préféré de ne pas la recroiser… mais surtout, elle ne me semblait pas préparée à ce qui risquait fortement d’arriver, je lui demandais donc :

« L-là bas, ce sera un champ de bataille… Tu es v-vraiment sûre de vouloir venir ? S-si ça éclate, les morts seront inévitables.  »

Mon idée de base n’était pas de la blesser… bien sûr, malgré nos différents je n’avais pas non plus à cœur de laisser une innocente au cœur d’un conflit ! Mais la colère résiduelle de notre précédente discussion déforma un peu mes propos, qui furent plus secs que ce j’avais prévu, surtout la dernière phrase.
Quoi qu’il en soit, ma participation à l’opération n’était même pas à discuter. Cela faisait des semaines que j’attendais ça… et avec l’urgence des circonstances, notre chef improvisée n’aurait certainement pas le luxe de se passer de renforts, même si mon dossier indiquait que je devais éviter le contact direct avec le danger. Et fallait-il encore qu’elle le lise.

« V-vous pourrez compter sur moi. » répondis-je donc, m’approchant du vaisseau pour y embarquer.


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vava
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