REBIRTH RPG
Arc 1 : Code 4073
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Mensonges à OldStreet

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vava
Jason
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MENSONGES À OLDSTREET

feat.Kelen & Jason



- Alors, Kelen ? Les bourgeois bedonnants te plaisent ? Les boutiques de Mihawk ne te suffisaient pas ? Demanda le brun qui était affalé sur son fauteuil en face de la jeune femme, jambes jointes posées sur la table, coude droit sur le dossier du fauteuil, et visage posé sur sa main droite tandis qu'il la détaillait à l'aide de son regard azuré.

Comme toujours, Jason n'était pas vraiment le plus empathique des hommes. Akerys se servait de ses talents d'enquêteur en attendant que les décombres de HOPE ne parviennent à renaître de leurs cendres. Du moins, officiellement. Plus le temps passait, et plus les natifs des diverses planètes grinçaient des dents en constatant que les survivants du Vaisseau Monde ne parvenaient à rien d'autre qu'à des débats sans fin ne menant nulle part. Plusieurs fois, le brun s'était introduit discrètement dans l'amphithéâtre accueillant ces débats. Et à chaque fois, il avait quitté les lieux avant la fin, constatant qu'il perdait de toute évidence son temps, ici.

Lui même ne savait pas trop quoi faire. Tout ce qu'il savait, c'était ce qu'il attendait. Quelque part dans l'univers, son némésis était très certainement en vie. Il n'en avait pas la moindre preuve, mais il se raccrochait à une intuition le lui murmurant. Il avait besoin de cette intuition, plus que jamais ! Car s'il était en vie, cela signifiait que Mei elle aussi était en vie, quelque part. Tant qu'il ne l'avait pas récupérée, il avait besoin de Reynarth vivant, c'était aussi simple que ça... Et s'il était en vie, tôt ou tard, il réapparaîtrait pour tenter de contrôler à nouveau ses agissements. Restait donc à être patient...

Mais ce soir là, le problème était tout autre: en face de lui, la suspecte se trouvait être une étrangère, une non native, comme lui. Et voilà désormais près de sept minutes qu'il l'observait sans obtenir grand chose de sa part lorsqu'il lui posait des questions, sinon le strict minimum. Un bourgeois avait porté plainte contre elle pour agression, quelques heures plus tôt, vers 19h, dans la zone de Mihawk. Mihawk et ses mille et une boutiques.
Celle qui se situait en face du Traqueur était une belle jeune femme. Belle, discrète, visiblement plutôt timide et renfermée, un peu comme lui en somme. Suffisamment pour que le Corbeau ne croie pas un seul instant à la version du natif. Mais pas suffisamment pour qu'il abaisse ses défenses et lui tende la main. Il en faudrait bien plus que ça pour ça...

Brusquement, il se redressa, et se mit à faire les cents pas dans la pièce tout en s'allumant une cigarette.
- Si tu ne m'aides pas, je ne vais pas pouvoir t'aider... ajouta t'il soudain en tournant le dos à la jeune femme pour fixer la circulation ininterrompue des voitures volantes dans la capitale magique, malgré l'heure tardive. Qu'est ce qui s'est passé ?
Un nouveau silence dans la pièce poussa le jeune Ashfield à poursuivre:
- Kelen... A l'heure qu'il est, je ne devrais pas être en train de bosser... Alors si tu n'as rien à me dire, ce qu'on va faire, c'est que je vais te laisser pourrir dans ta cellule pendant quelques jours, et puis quand tu en auras marre... Tu me fais signe ?

D'entrée de jeu, et comme toujours, le policier avait tutoyé la jeune femme, l'avait appelée par son prénom et lui avait dit de l'appeler Jason ou Rock, comme elle le voulait. Cet aspect de sa personnalité déstabilisait souvent les gens qui le côtoyaient pour la première fois, car il n'avait rien d'un flic carré ou coincé. Il avait cependant un caractère très particulier, et il était difficile, très difficile, de le comprendre, pour peu que l'on en ait le moindre désir.

Il était certain que le natif avait menti, et que quoi qu'il se soit passé entre ces deux là, la jeune Memphis n'avait pas cherché à l'agresser physiquement. Mais il n'avait pas l'intention de lui faciliter les choses pour autant. Si elle avait quelque chose à raconter, il faudrait qu'elle le fasse elle même...
- Bon, je te laisse réfléchir à la question pendant deux ou trois minutes, je vais me chercher à boire...
L'instant d'après, la jeune femme se retrouva seule dans la salle d'interrogatoire. Lorsque l'enquêteur revint, il ne tenait pas à la main un café, mais une petite bouteille de lait demi-écrémé...
- Alors, tu as fait ton choix ? Demanda t'il avant de boire une gorgée à la bouteille. Où bien tu préfères peut être qu'on passe la nuit dans cette superbe salle d'interrogatoire tout confort avec vue imprenable sur la ville ? Ajouta t'il en s'approchant une nouvelle fois de la fenêtre.



Dernière édition par Jason le Mar 18 Déc 2018 - 23:29, édité 1 fois


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「 Mascarade 」
Décidément, mon estimation de ce pays était en dégringolade. Je commençais à sérieusement à douter de ma motivation à m’investir dans un lieu dont bien des choses me débectais au plus haut point. Alors que j’avais été émerveillée à mon arrivée, je commençais au fil des mois à me rendre compte de la saveur insipide qui se dissimulait sous cette couche de superficialité. Tout était faux, en Akerys… Les citoyens se basaient sur un système scolaire extrêmement sélectif qui ne laissait place à aucune originalité, la flore elle-même était créée de toutes pièces et l’ambiance globale teintée de cette condescendance naturelle chez eux me donnait envie de vomir. C’était dommage, j’avais pourtant fait de belles rencontres et j’avais réussi à aimer certaines facettes de cet univers, mais plus j’y restais et plus je ressentais l’impression d’y croupir. Ma dernière mésaventure ne faisait que me confirmer une chose : il fallait que je parte découvrir ce qu’il y avait en-dehors de ces terres.

Actuellement je me retrouvais dans une petite pièce, assise en face d’un homme qui ne faisait que me poser des questions sur une prétendue agression. Quand les forces de l’ordre étaient venues me cueillir chez mon bienfaiteur, j’avais pensé me défendre et disparaître tout  simplement, mais l’idée de mettre dans l’embarras celui qui m’avait offert le gîte n’était pas pour me plaire. Me demandant au début si quelqu’un avait réussi à découvrir mon meurtre, bien qu’il datait désormais d’une bonne année, je fus assez surprise lorsque l’on me montra les charges à mon encontre : agression. Mon interlocuteur, un dénommé Jason, m’expliqua qu’un natif était venu pour déposer plainte, affirmant que je m’en étais pris à sa personne. Je mis du temps à faire le lien avec l’imbécile qui avait tenté quelques avances aussi maladroites qu’écœurantes, il y avait deux nuits de cela. Ayant repoussé ses vaines tentatives, il l’avait mal pris, touché dans son égo et déçu de constater que les « étrangers » n’étaient au final pas aussi exotiques que faciles à amadouer. J’avais oublié à quel point l’honneur et le prestige étaient importants dans ce monde et je n’avais pas remarqué que le prétendu agressé était issu d’une haute classe sociale. C’était tellement différent de chez moi… Eion me manquait de plus en plus cruellement.

Si tu ne m’aides pas, je ne vais pas pouvoir t’aider.

La voix de mon interrogateur me tira de mes pensées et je posai mon regard dans le sien, affichant une froide neutralité. Je n’avais jamais demandé d’aide, je ne devrais même pas en avoir besoin pour une histoire aussi puérile. On m’accusait d’avoir agressé un imbécile grotesque et voilà que je me retrouvais en cellule, me forçant à respecter leurs lois ridicules pour ne pas gêner mon logeur. Prouver mon innocence était tellement simple dans ma tête, si j’avais voulu m’en prendre à un citoyen sans défense, voilà longtemps qu’il n’aurait même pas eu l’occasion de se rendre auprès des forces de l’Ordre. Je ne faisais pas le travail à moitié, c’en était presque vexant pour quelqu’un de ma profession. Il me restait aussi la possibilité de me téléporter, disparaître et ne plus jamais revenir ici, mais quelque chose me soufflait que cela ne servirait qu’à me desservir ainsi qu’à Var’Kys. Il fallait que je cesse d’être aussi égoïste.

Retenant un soupir, je me redressai légèrement sur ma chaise et posai mes bras sur la table, entrelaçant mes doigts entre eux. Mon geôlier avait l’air de s’ennuyer autant que moi et les mots qui conclurent ses paroles ne firent que me le confirmer. Je ne savais pas qui l’avait envoyé ici, mais cela ressemblait bien à une punition…

Votre planète possède des paysages aussi beaux que factices, mais ce n’est néanmoins pas assez pour me donner l’envie de rester ici. Sans vouloir offenser ta compagnie qui n’est guère déplaisante bien que je ne l’ai pas choisie, évidemment.

Retenant un second soupir, je marquai une légère pause, me donnant la patience nécessaire pour conserver sang-froid et patience. Cette situation était si grotesque que l’envie de rire nerveusement me démangeait.

Il est  évident que je n’ai pas agressé monsieur… Je ne connais pas son nom, navrée. Il faut croire que les mots causent de plus lourdes blessures que les armes, ici. Peut-être s’est-il senti outré de savoir que sa technique de séduction n’était pas assez au point pour qu’elle fonctionne sur ce qu’il considère être une sauvage comme moi.

Ne pouvant m’en empêcher, je laissai échapper un bref éclat de rire avant de reprendre.

En revanche, je ne pensais pas non plus qu’il était possible de me retrouver arrêtée pour ce que l’on pourrait nommer… Outrage à la virilité ? Je ne me suis pas assez renseignée sur vos lois, je devrais y jeter un œil au cas où je doive m’attendre à de petites surprises dans le genre.

Haussant légèrement un sourcil interrogateur, je ne le quittai toujours pas du regard, le fixant tandis qu’il continuait de boire ce qui ressemblait être du lait en bouteille. Et maintenant, qu’allait-il se passer ? La parole d’une étrangère face à quelqu’un d’apparemment haut placé dans la société, est-ce que cela valait réellement quelque chose ?

Tu as l’air d’apprécier ce moment autant que moi, donc je n’éterniserai pas plus la séance avec mon silence. Que se passe-t-il ? On m’enferme quelques temps pour l’infâme crime que j’ai commis ? Un procès va avoir lieu ? Je ne connais pas vos coutumes…

… Et cela ne me donne guère envie d’en savoir plus. Ajoutais-je en mon fort intérieur.






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Il avait fallu du temps, et le brun n'était pas très doué pour appâter les autres. Généralement, il se montrait beaucoup moins patient que ça. Mais Kelen avait plusieurs atouts jouant pour elle. Pour commencer, c'était une belle jeune femme. Ensuite, c'était une étrangère, comme Jason. Une étrangère qui avait été approchée d'un peu trop près par un riche natif prenant pour acquis le fait de pouvoir poser la main sur elle simplement parce qu'elle n'était pas de ce monde. Comment il avait su qu'elle n'était pas une Akers ? C'était une autre histoire, qu'il faudrait éventuellement découvrir. Mais pas toute suite...

Finalement, la jeune Memphis répondit à Rock qui tourna la tête vers elle. Il ouvrit la bouche par réflexe dans le but de lui répondre que cette planète n'était pas la sienne, mais il se ravisa. Il ne la connaissait pas encore. Moins elle en saurait sur lui, plus il aurait l'ascendant.
- Nous ne sommes pas tous ici par choix, se contenta t'il de lui répondre en la fixant droit dans les yeux avant de détourner à nouveau le regard en direction de la fenêtre.

La brune reprit à son tour la parole et mentionna son agression, confirmant du même coup les doutes et théories du Corbeau sur le sujet. Alors qu'il fixait toujours l'extérieur, un léger sourire arrogant se dessina sur ses lipes:
- Nous l'appelerons Arthur pour le moment, pour simplifier les choses... se contenta de lui répondre Rock en faisant demi tour et en s'approchant d'elle.

Bien qu'il lui fût particulièrement aisé d'imaginer la scène, le sourire sur ses lèvres avait disparu. Oh, cela le faisait rire intérieurement, mais... Il ne voulait pas que Kelen croie qu'il se moquait d'elle. Après tout, elle se retrouvait ici pour avoir repoussé un natif qui, poussé par son arrogance, avait cru avoir une chance avec une fille comme elle. Il y a des fois où on ferait mieux de rester couché...
L'enquêteur s'avança doucement, et s'adossa à s'adossa à la table à côté de la jeune femme, avant de boire une nouvelle gorgée de lait.
- D'après Arthur, c'est allé nettement plus loin qu'un outrage à la virilité... Opina Jason à sa question suivante avec un ton qui signifiait très clairement que lui même n'y croyait pas une seule seconde.

Reid :


A cet instant précis, on toqua à la porte, et un jeune adolescent de 17 ou 18 ans entra dans la pièce. Cheveux longs, lunettes, relativement éffeminé, corps très mince, et très timide, il ne faisait clairement pas penser à un policier. Et d'ailleurs, il semblait beaucoup trop jeune pour ça.
- Ah, Reid ! Qu'est ce qui se passe ? Demanda Ashfield qui avait pivoté sur lui même en l'entendant toquer.
- Excuse moi de vous déranger, Rock. Mais...Ta victime... Enfin, ton témoin... Il est arrivé ! Il est dans la salle numéro sept.
- Ah, daccord. Je vais y aller. Merci, Reid !

Alors qu'il allait sortir de la pièce, Jason interpela une nouvelle fois le jeune homme:
- Hé, Reid ! Pion en C3 !
Le jeune agent demeura interdit en fixant le Traqueur comme s'il avait buggé. De toute évidence, tous deux se connaissaient, et il n'était pas dans les habitudes d'Ashfield de se lâcher comme ça devant un suspect. Au bout de quelques secondes, voyant que son jeune ami ne quittait pas la pièce, Jason haussa les sourcils en le fixant d'un air de dire "Alors ?", ce qui fit sortir le jeune Reid de sa torpeur. Il s'excusa une nouvelle fois, et quitta la pièce.

Les deux agents avaient sympathisé à leur arrivée sur Akerys. Tous deux avaient commencé à jouer ensemble aux échecs afin de passer le temps durant les réunions ou les entraînements obligatoires de HOPE avant que l'organisation ne se disloque peu à peu. En fin de compte, Jason avait pris l'adolescent sous son aile contre toute attente. Il ne le prenait jamais avec lui sur le terrain, mais ici, au QG, tout le monde savait qu'ils étaient en quelque sorte partenaires. Et grâce à cela, malgré son jeune âge, sa timidité et sa féminité, tout le monde laissait Reid tranquille, de peur de s'attirer les foudres du Corbeau.

Rock se tourna finalement vers la brune avec un léger sourire amusé alors que son jeune ami venait de quitter la pièce:
- Ne te fie pas à ce que je renvoie, tout le monde dit que je fais tout le temps la gueule de toute façon... répondit il avec un cynisme évident. Pour ce qui est de la suite, ton âme soeur vient d'arriver, alors... Je vais aller interroger notre ami, et voir un peu de quelle façon il nous raconte tout ça. Je suis certain que ce sera très divertissant, ajouta t'il avant de terminer sa petite bouteille de lait. Après ça... Pour être franc, ce type a de l'influence, il va falloir que tu me donnes davantage de détails pour casser son témoignage, si tu veux t'en sortir. Il me faut des preuves.

A chaque fois que la jeune Memphis mentionner "SA" planète ou "SES" coutumes, Rock avait une envie palpable de lui rétorquer que lui non plus n'était pas un natif, mais la sympathie qu'il éprouvait envers elle et ses doutes quant à la vérité ne prouvaient rien du tout. Pour l'instant, il devait rester neutre, car qu'il le veuille ou non, elle pouvait toujours être la manipulatrice de l'histoire. Mieux valait rester prudent encore un moment...
- Mais ne sois pas aussi défaitiste... L'affaire ne fait que commencer ! La suite dépend de toi ! Si tu me donnes de quoi bosser, je serai en mesure de t'éviter le pire.



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