Carnet de Présentation d'Adelaïde

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vava
Adelaïde
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CP d'Adelaïde
  • Univers d'origine
  • Nasuverse
  • Origine du perso
  • Inventé
  • Âge
  • Indéterminé
  • Sexe
  • Féminin



Histoire
L’être portant aujourd’hui le nom d’ « Adelaïde » est né dans un monde bien compliqué. Proche de celui que nous connaissons en beaucoup de points, à une majeure exception : L’existence concrète de ce que les hommes appellent le Surnaturel, pourtant présent depuis la création de l'univers. Évoluant dans l’ombre et le secret, celui-ci prenait de très nombreuses formes : Esprits, vampires, mages, démons et créatures sortant tout droit de la mythologie, mais également des concepts tels que les dieux.
Parmi les humains conscients de son existence, certains se sont rassemblés en diverses organisations à mentalités et objectifs aussi variés les uns que les autres, mais deux principales sont sorties du lot :

-L’Association des mages, véritable phare dans l’étude et la pratique de la thaumaturgie (la forme la plus courante de magie), leurs membres l’étudient, l’enseignent, rassemblent tous les savoirs possibles à son sujet, et traquent les mages renégats.   Selon ses dogmes les mages ne sont pas humains, et n’ont donc pas à suivre les lois civiques. Il en résulte alors un comportement on ne peut plus pragmatique des thaumaturges : Aucune règle, morale ou civile, ne les retient dans leurs actes ou leurs expérimentations. Assassiner un membre d’une famille rivale –ou même un simple inconnu- ? Aucun problème. Utiliser des humains vivants comme sujets de test ? Du moment que cela apporte des résultats…

La seule limite qu’il existe, est que le surnaturel doit rester secret. Un mage dont les travaux pourraient provoquer des effets trop visibles aux yeux du monde est considéré comme un criminel. La raison principale provient de ce qu’on appelle l’Akasha, ou l’Origine, une dimension que l’on dit similaire à des archives contenant tous les évènements, passés, présents, et futurs. Mais elle agit également comme source de pouvoir, limitée, de tous les pratiquants de la thaumaturgie : Plus il y a de mages puisant dans l’Akasha, plus la magie devient faible. Si la totalité des hommes apprenaient son existence, il y aurait probablement un si grand nombre de thaumaturges que l’Origine serait vidée de toute puissance.

La seconde organisation, grande rivale de la première, est l’Église. Se fiant aux croyances catholiques, ils se donnent plusieurs missions, dont celle de récupérer des reliques saintes.  Mais leurs véritables objectifs sont de traquer les vampires et d’exorciser les démons. Les premiers doivent être éliminés car l’Église se dit protectrice des hommes, or les vampires sont des êtres capables d’infecter les humains pour les remplacer. Pour le cas des démons, les exorcistes les combattent car ils représentent le « mal », et que selon leurs doctrines le Bien doit toujours combattre le Mal.

Les membres de l’Église manient une variante de la thaumaturgie, bien plus stable et pure, sous forme de sacrements et prières. Les autres formes de thaumaturgie, particulièrement celle pratiquée par les mages de l’Association, sont considérées comme hérétiques.

Mais ce qui nous intéresse concernant cette histoire est plus… détaché. Il s’agit de Gaïa, l’âme de la planète, une entité représentée par une spirale, protectrice de la Nature et de ses créations. De sa volonté naquit l’homme, qui au fil des millénaires se détacha tant de la nature qu’une entité secondaire, Alaya, se sépara de Gaïa et vint la compléter telles deux spirales opposées.
Mais l’âme de la Terre créa également d’autres créatures, plus mystiques, plus mystérieuses, que l’on appela « Esprits». Et c’est l’un de ses enfants que nous allons suivre.


S’éveillant dans une forêt proche de Verdun en l’année 1907, cet esprit avait une particularité : Il n’avait de corps qu’une  sphère informe. Si la plupart de ses congénères naissaient pourtant avec une enveloppe physique finie, ce n’était pas son cas. Néanmoins, en contrepartie, il possédait la faculté incroyable de pouvoir capter le Mana environnant pour créer lui-même une forme physique à l’image de ses désirs. Il fût néanmoins incapable d’imaginer par lui-même quelque chose de concret, alors s’inspira de son environnement pour cela, et imita alors l’apparence d’une chatte qui passait non loin. Il ressentit alors immédiatement les effets de son don, découvrant de nouvelles sensations, de nouveaux instincts… et s’amusa à suivre la féline s’étant enfuie en voyant un de ses congénères apparaître de nulle part.

Cela le mena bien vite proche d’une ville humaine, où l’animal semblait résider. Néanmoins le destin voulut qu’une voiture passe à plein vitesse au moment où la créature traversa la route, la fauchant sur le coup.
L’esprit, qui s’apprêtait à retourner vers la forêt, fût néanmoins appelé par une voix humaine. Il découvrit alors que son pouvoir ne créait pas seulement un corps, mais que s’il imitait une créature précise cela lui en donnait aussi le comportement, et inconsciemment, sa mémoire. Il fût donc incapable de résister à l’appel de la femme qui l’appelait, car son originale semblait avoir été dressée en conséquence.
Et cette femme n’était autre que la mère d’Adelaïde Valeria.


Ou devrait-on dire, sa créatrice. Car la véritable Adelaïde était une homonculus, c'est-à-dire un être humain artificiel créé par thaumaturgie, qui en l’occurrence conservait l’apparence d’une jeune fille de treize ans. Comme beaucoup d’êtres de son espèce, elle était atteinte de nombreuses imperfections –la vie n’étant pas si simplement créable- : Une faiblesse particulière au soleil, un corps qui s’affaiblissait de jour en jour, mais surtout atteinte d’une maladie mentale qui la faisait se sentir en permanence vide, et réduisait sa capacité à avoir des désirs, à ressentir de la joie ou un quelconque sentiment d’accomplissement. Néanmoins, cette tare avait été compensée par l’arrivée, l’année plus tôt, d’une féline qu’elle nomma Chanel. Celle qui venait tout juste de périr.


Mais l’esprit-changeforme n’eût aucune difficulté à prendre sa place. Et au final, son intelligence supérieure à celle d’un véritable chat permit à la jeune fille de renforcer son lien avec l’animal, d’en faire une véritable amie, presque une confidente même si la créature ne pouvait parler.  L’esprit comprenait parfaitement les sentiments de sa maîtresse, qui passait ses journées à s’amuser et discuter avec.
Un jour, quelques années plus tard,  la jeune fille confia à « Chanel » une chose qui marqua grandement  son existence : Qu’elle avait conscience qu’elle ne pourrait jamais vivre comme une humaine, et que son vœu le plus cher serait que l’animal vive à sa place le jour où elle ne serait plus. Ces mots, accompagnés de quelques larmes, s’ancrèrent profondément dans l’âme du changeforme, et renforça encore son dévouement envers Adelaïde.

Comme une prémonition se réalisant, quatre ans plus tard, un drame se produisit lors des premiers jours de ce que l’histoire se souvient comme  de « La Bataille de Verdun », une des grandes batailles ayant marqué la première guerre mondiale. La maison des Valeria, fût, comme beaucoup d’autres, bombardée par l’artillerie allemande, ce qui tua les parents de la jeune fille et bloqua cette dernière sous des débris.
Le changeforme tenta de sauver sa maîtresse, mais celle-ci lui demanda de ne pas le faire. Elle prononça alors ses derniers mots, lui rappelant de nouveau les paroles prononcées par le passé, juste avant qu’une nouvelle explosion ne marque définitivement son destin. Celle-ci épargna le changeforme, bien plus résistant du fait de sa nature, qui après avoir repris connaissance activa presque involontairement ses pouvoirs.  Obéissant aux derniers ordres de sa maîtresse, il se focalisa sur une seule notion, un concept simple : Celui de vivre à sa place, le désir que l’homonculus avait formulé.

Et ainsi, il prit donc comme rôle, place, et nom: Adelaïde.


Néanmoins cela se déroulait en plein milieu de la guerre. « Adelaïde » fût donc blessée par des soldats, puis sauvée par ce qui ressemblait à des civils équipés d’armement haute-technologie. Il s’agissait en vérité de membres d’une famille de mages particulière : Les Crinardent, une famille très nationaliste ayant trouvé leur gloire dans la technomagie –particulièrement militaire-.

Ces derniers adoptèrent  Adelaïde, la prenant pour une orpheline de guerre.  Néanmoins elle ne tarda pas à leur révéler sa véritable nature, suivant implicitement l'ordre de son ancienne maîtresse qui était de "vivre par elle-même", et donc comme une changeforme, séparant ainsi son masque de sa véritable identité. Ceci qui provoqua des réactions mitigées au sein de sa  nouvelle famille. Néanmoins, la tendance globale était plus favorable à ce qu’elle reste, de telles capacités étant plus qu’utiles, et la jeune fille/changeforme commença une nouvelle vie à leurs côtés.  

Néanmoins, la recherche du véritable but de son existence devint un sujet important, sur lequel elle prit quelques  temps pour réfléchir.  Observant l’humanité et son histoire, elle finit par déduire que recherchaient en permanence les humains, c’était de plus puissantes armes, et la mentalité de sa famille ne faisait pas exception.   En tant que changeforme, Adelaïde disposait de la capacité de prendre « nimporte quel rôle », alors… elle choisit de devenir une arme. Ses facultés d’adaptation, de régénération, de transformation, et les aptitudes surhumaines de sa race faisaient d’elle le parfait super-soldat.

Quand elle ne combattait pas, elle n’hésitait pas à agir comme une servante, voire à s’occuper des jeunes membres. Sa relation au fil des années devient ambigüe avec le reste de la famille : Étant à la fois petite fille, servante, membre vétéran, et arme secrète, sa situation était plutôt unique.


Cela dura jusque au début de la seconde guerre mondiale. Au sein de l’armée du troisième Reich s’était formée une division secrète nommée « Rosenhart », à l’image de leur cruelle Capitaine, spécialisée dans le combat sur le plan surnaturel. Elle s’attaqua ainsi aux Crinardent, prenant d’assaut leur manoir par surprise, un beau matin. Forcés dos au mur, les technomages n’eurent d’autres choix que de s’enfuir par des souterrains après avoir détruit leurs ateliers pour éviter que les nazis ne tombent sur leurs recherches. Néanmoins pour y parvenir, il était nécessaire de ralentir les forces ennemies qui entraient dans leur QG, et Adelaïde n’hésita pas à se proposer pour le faire.
Son assaut infligea de lourds dégâts aux troupes allemandes, qui furent en premier temps surpris par un tel style de combat, mais ils parvinrent rapidement à se réorganiser, et la changeforme fût débordée par leur nombre et gravement blessée, avant d’être neutralisée d’un sort lancé par Rosenhart.


Après avoir compris que l’atelier des Crinardent n’était plus, les soldats brulèrent le manoir, et emmenèrent Adelaïde comme trophée. Celle-ci fût étudiée dans un laboratoire secret  situé en Allemagne, et les chercheurs-mages furent stupéfaits de ses capacités de transformation, jamais observés jusqu’à présent.
De fil en aiguille, cela mena à la conception du projet Spiegel. L’idée initiale était de reproduire par technomagie un être possédant des facultés similaires à la changeforme, mais au bout de quelques mois et plusieurs échecs ils se rendirent à l’évidence : Aucune thaumaturgie ne pouvait imiter un mystère aussi grand que le pouvoir d’une création de Gaïa. Alors ils diminuèrent leurs ambitions, et changèrent d’objectif : Au lieu de créer quelque chose, ils  choisirent d’améliorer ce qu’ils avaient déjà. Intégrer directement des éléments artificiels au corps d’Adelaïde, pour améliorer ses facultés innées, était cette fois une méthode bien plus abordable.


Les ingénieurs ne tardèrent par à se mettre au travail, piégeant magiquement leur sujet dans une torpeur permanente pour effectuer leurs études et expériences sans risque d’évasion. Cela dura près d’un an, durant lequel les scientifiques analysèrent le processus permettant la création et la transformation de son corps, et bien que le fonctionnement de base du pouvoir demeure une énigme, le fait qu’il emploie le Mana - permit de fabriquer une matière réagissant à cette énergie magique, à l’aide d’un principe similaire à la nanotechnologie.


Le cœur de Spiegel, un anneau sombre, fût implanté autour de la sphère constituant l’apparence initiale de la changeforme. Ainsi, chaque fois qu’elle faisait appel à ses pouvoirs, le symbiote technomagique pouvait y réagir et se transformer parallèlement pour l’assister ou l’améliorer : renforcer son squelette, la recouvrir telle une armure, sortir pour servir d’arme,  colmater ses plaies, compenser ses blessures… et surtout, contrôler le moindre de ses faits et gestes car le cœur de Spiegel était connecté en permanence à un ordinateur prévu à ce but.  


Elle devint ainsi, contre son gré, l’arme de la division Rosenhart. On la retrouva dans de nombreuses opérations militaires à combattre les résistants, les forces alliées, et même pour assassiner certains hauts-gradés  et hommes politiques.  

Il en fût ainsi jusqu’en 1944. Entre temps,  les Crinardent  qui étaient parvenus à se réorganiser et se réarmer,  avaient découvert l’existence du laboratoire à l’aide d’une taupe infiltrée en son sein : Clemens Meister. Il s’agissait d’un brillant technomage allemand ayant été engagé de force dans le projet Spiegel, qui trouva répugnante l’idée même d’exploiter ce qu’il voyait comme une innocente jeune fille, à des fins militaires.

Après une rude bataille où cet espion joua le rôle crucial de pirater l’ordinateur de Spiegel afin d’empêcher son utilisation par les services de sécurité, les français prirent le contrôle des lieux et récupérèrent Adelaïde, modifiant le programme qui la contrôlait, pour en faire un système de communication à distance.  Néanmoins Meister est tué par Rosenhart elle-même lors de la bataille.

Retrouvant sa « vraie » famille, la changeforme fût à la fois surprise et touchée d’être de nouveau acceptée parmi eux malgré qu’elle les ait combattus, et leur jura de devenir plus forte, plus puissante, afin de ne plus jamais échouer à sa mission de les servir.


Et elle continua à le faire jusqu’à quelques mois après la fin des évènements de la seconde guerre mondiale. La dernière mission à laquelle elle participa fût « L’Opération Pingouin », l’assaut d’une base secondaire de la division Rosenhart, qui s’était retranchée en Antarctique après la défaite des forces nazies en Europe, avec pour objectif de préparer une armée de monstruosités  pour revenir en force dans le futur.
Aux yeux du monde, l’intervention sur la terre glacée fût justifiée par le besoin de « réguler la population de  Pingouins en Antartique », ce mensonge ayant au final donné son nom à la mission.


Les armées réunies –accompagnées des Crinardent-,  prirent donc l’assaut le territoire gardé par des robots et créatures mutantes, leur stratégie consistant à exploiter une faiblesse de l’installation : Elle était divisée en deux bâtiments principaux, dont l’un était enfoui derrière de lourds glaciers. Celui-ci était placé sur une ligne ley –une zone naturellement riche en Mana-, afin de faciliter certaines expériences. Les forces alliées s’étaient donc divisées en autant d’équipes : L’une pour frapper le bâtiment principal, plus exposé,  et l’autre pour piéger les montagnes de glace avec un gigantesque réseau d’explosifs, destiné à faire tomber les glaciers sur les renforts ennemis situés dans le second bâtiment, contenant des créatures encore plus dangereuses.


Néanmoins il y eût  plusieurs imprévus, qui résultèrent à ce que la division chargée des explosifs pris beaucoup de retard, et lorsque les troupes ennemies se dirigèrent vers la Base 1 le réseau n’était pas complètement installé. Il fût alors nécessaire de déployer une « escouade suicide » afin de ralentir au mieux les renforts, le temps que les charges soient installées, et c’est ici qu’intervint Adelaïde, choisie pour ses capacités à conserver de grandes chances de survie même dans de telles conditions.  


Les « suicidaires » furent donc envoyés comme chair à pâtée contre les troupes adverses, constituées de mutants et monstres innommables, et donnèrent tout ce qu’ils avaient pour les gêner au maximum. Durant cette bataille à sens unique, Adelaïde confronta directement Rosenhart, qui par orgueil accepta un duel à mort contre son ancienne arme. Néanmoins l’objectif réel de la changeforme était avant tout de la retenir afin qu’elle ne participe pas directement au combat.

En effet, Rosenhart était une mage du Vent aux pouvoirs formidables, qui aurait pu à elle seule mettre sérieusement à mal la réussite de la mission. Et Adelaïde, probablement le seul être des forces alliées apte à lui tenir tête.
L’affrontement fût grandiose.  Les sorts  de l’allemande ne plaisantaient pas, forçant la changeforme à combattre défensivement tant son potentiel offensif était dangereux, même pour un esprit comme elle.

Néanmoins, l’objectif de l’escouade fût accomplit : Alors que presque tous étaient morts, ou presque, et Adelaïde gravement blessée, les charges  explosives détonnèrent, et le glacier s’écroula dans un fracas monumental, n’épargnant rien de ce qui se trouvait en dessous. Les soldats alliés, les monstres, Rosenhart… à l’exception d’Adelaïde. Cependant, ayant subit trop de blessures, et par manque de temps pour se régénérer,  elle ne put s’enfuir. A la place, elle fit appel à ses pouvoirs pour se transformer en une forme de vie capable de survivre dans de telles conditions : Un Tardigrade. Activant leur propriété de cryptobiose, l’esprit devint complètement immunisé au choc et au froid de la montagne de gel s’écroulant dessus, mais en contrepartie, se scella pour probablement plusieurs siècles.

Bien des années plus tard, le réchauffement de la planète et la fonte des glaces finirent faire tomber son iceberg dans l’océan atlantique, la libérant de son imperméable prison. Cependant bien trop faible pour se mouvoir, la changeforme dériva dans les eaux glacées jusqu’à heurter un étrange petit cristal jusque là piégé aussi…


Description physique
«  D’aussi loin que je me souvienne, Adelaïde n’a jamais changée depuis toute ses années. Piégée dans le temps, sous les traits d’une enfant aux débuts de l’adolescence, elle n’a jamais tenté de modifier quoi que ce soit. D’apporter la moindre nouveauté, une simple évolution. Ses cheveux mi-longs d’un blanc légèrement grisâtre ont toujours été coiffés de la même manière, entourant ce même visage fin et vide d’expression. Et ses grands yeux d’un bleu métallique n’ont jamais montré le moindre désir de vouloir aller plus loin, d’ambition. Un regard que l’on pourrait qualifier d’absent aux premiers abords, mais pourtant réactif à son environnement et ses moindres détails. Rajouté à cela son allure toujours droite,  stoïque, comme toujours en alerte et prête à combattre… une véritable tourelle, prête à engager toutes les menaces qui pourraient survenir. »


« Même si elle fait du sport, sa corpulence reste toujours aussi svelte, mais une telle chose développe-t-elle seulement des muscles ? Pourtant, sa force reste étonnamment élevée pour un si petit corps, et sa souplesse digne de grands athlètes. Quand a commencé à tester ses aptitudes, on s’est rendus compte que son style ressemblait pas mal à du krav maga, un truc qu’elle tenait de son ancienne maîtresse apparemment. Mais quand elle commence à se transformer, on a remarqué que ses postures changeaient un peu. Ouais, on le perçoit pas du premier coup, mais elle devient un peu plus bestiale quand ça arrive, prend l’attitude de ce qu’elle imite. On l’a déjà vue bouger ses oreilles au moindre son, et agiter ses espèces de queues comme un chat, avant d’attaquer.
Ah oui, parlons-en, de ça. Ces tarés des labos du troisième reich ils lui avaient rajoutés des trucs, comme les trois queues qui sont toujours derrière son dos, et les deux appendices courbes sur sa tête, comme des antennes ou… des cornes ? Quoi qu’il en soit, elle les sort toujours dès qu’il faut faire un truc physique, et même parfois sans raison apparente. J’imagine que ça fait partie de son identité, d’une manière ou d’une autre. »



« Cependant, il est important de ne  pas oublier qu’il ne s’agit là que du visage qu’elle veut bien montrer. Cette chose est une changeforme, une créature dont la particularité est, justement, de ne posséder aucune forme physique définie. Néanmoins, elle semble étrangement avoir abordé cette apparence comme forme par défaut, puisque son corps reprend toujours cette allure dès que ses pouvoirs cessent d’agir. Le sujet semble toujours conserver de l’énergie en réserve pour maintenir cette forme, et il semble que le coût de maintien ait diminué avec le temps. Entendez par là : Bien que ce ne soit pas sa véritable apparence, c’est bien sous ces traits qu’elle se définit le mieux. »



Description mentale
Du fait de sa nature, Adelaïde possède une personnalité complexe et changeante. Aux premiers abords, elle paraît froide, sérieuse, s’impliquant corps et âme dans sa mission, quelle qu’elle soit. Parlant d’un ton monotone, allant à l’essentiel sans enjoliver les choses, mais gardant un vocabulaire appliqué et honorable, elle semble n’avoir aucun caractère, donnant l’illusion de n’être qu’une coquille vide d’émotivité ou de désirs propres.

Ses expériences avec l’humanité l’ont poussée à devenir une arme, une exécutrice sans cœur et sans remords destinée à détruire et tuer pour le compte de forces au dessus d’elle, sans se soucier des lois morales, encore moins civiques.  Appliquant minutieusement chacun des ordres qu’on lui donne, faillir à sa tâche n’est pas une option, et « abandonner » n’est pas dans son dictionnaire. Si elle vous traque, n’imaginez pas pouvoir la faire lâcher prise…

C’est du moins l’image que la changeforme veut montrer. Un mensonge envers elle-même comme aux autres, que les plus sages n’auront aucun mal à déceler en discutant avec elle. « Paradoxe », voilà un terme désignant correctement la personnalité d’Adelaïde. Un paradoxe dans ses convictions, un paradoxe dans ses objectifs, un paradoxe dans ses sentiments.

Si l’on parle de convictions, une arme n’est pas censée en disposer. Pourtant, Adelaide en possède de solides, que rien ne saurait ébranler, aucun ordre ne la fera douter : Elle vivra pour la véritable jeune fille qui portait le nom d’ « Adelaïde », faisant de son apparence la plus utilisée par celle de la changeforme, au point de n’être plus capable de s’en séparer, de revenir à la «sphère lumineuse » qui fût pourtant son corps originel. Dans son esprit, leurs existences se sont mélangées à un tel degré que c’est sous cette forme qu’elle apparaîtra, malgré la disparition de ses pouvoirs qui aurait dû la ramener à son état initial. « Adelaïde » est son nom, et rien ni personne ne pourra changer ce fait.

Une arme n’est pas non plus censée avoir d’objectifs autre que ceux de ses possesseurs. Pourtant, celle-ci possède son propre but, qui n’est d’autre… que d’être la meilleure arme. La plus létale. La plus dangereuse. La plus efficace. Ce désir, puisque on peut l’appeler ainsi, la pousse à ne jamais baisser sa garde, à ne jamais s’autoriser un seul instant de repos, ni d’égarement. Son style de combat se peaufine de jour en jour, sa vigilance ne dort jamais, mais à contrario, ses méthodes&stratégies sont souvent casse-cou, « all-in ». Confiante en ses aptitudes, se mettre en danger mortel pour infliger le plus de dégâts possibles à ses ennemis n’est aucunement un problème, tant qu’elle réussit sa mission, et c’est tout ce qui compte.

Et enfin, une arme ne devrait avoir aucun sentiment. Adelaïde ayant vécu les deux guerres mondiales, devant ses yeux sont passées d’innombrables horreurs, étant parfois autrice ou victime de certaines, qui ont formées une barrière autour d’un cœur qu’elle ne devrait pas avoir. Et pourtant, ce cœur, il est bien là. Si son pouvoir influe sur son caractère, chaque fois qu’elle copie les instincts d’autres créatures, il est évident qu’avoir assimilé aussi profondément le rôle d’une humaine ne l’a pas laissée de marbre. Chaque fois qu’elle tue, elle ressent un pincement,  certes lointain, mais réel. Les dires des autres ne devraient pas l’intéresser, mais pourtant elle possède un point de vue sur les choses, un avis qu’elle garde jalousement tout au fond. Secrètement, elle apprécie de discuter avec ceux que sa partie humaine pourrait voir comme ses proches, de choses simples et banales comme de philosophie et questions existentielles.
Ce trait la gêne, mais il s’agit de l’héritage de sa première maîtresse, ainsi il lui est tout simplement impossible de le rejeter, tandis qu’il fait son chemin dans sa conscience, pas à pas.

Pourtant, ces trois piliers : « Conviction », « But », et « Humanité » lui sont nécessaires. La logique voudrait qu’elle possède une personnalité pour chacune de ses formes, mais ce n’est pas le cas. Chacune de ses apparences, de ces rôles, qu’elle s’en serve pour vivre, combattre, protéger les autres ou défaire ses ennemis, sont avant tout des masques, cachant l’actrice se trouvant réellement derrière.  Sur ces trois piliers reposent sa force d’esprit, son caractère profond, et sa volonté à toute épreuve lui permettant de ne pas se perdre lorsqu’elle se transforme.

Néanmoins, cela reste un équilibre bancal. Adelaïde est un être possédant deux aspects trop opposés pour qu’ils puissent s’entendre, et peu importe à quel point elle retarde cet instant, il arrivera un jour où son esprit basculera d’un côté ou de l’autre :

Abandonnera-t-elle son humanité pour devenir une véritable arme sans cœur ?
Changera-t-elle d'objectif, afin de devenir une guerrière combattant pour de ses propres idéaux ?

En un mot,  elle devra finir par faire un simple choix : le Monstre, ou l’Humaine ?


Pouvoirs / Capacités
Adelaïde, en tant que Changeforme, est capable de modifier son propre corps, sa propre apparence, sa propre structure. Que ces modifications soient mineures (changement de couleur de peau, augmentation de sa force physique, se faire pousser des griffes) ou majeures (transformation en créature), elle est apte à altérer, recréer, modifier, et reformer son corps jusqu’au moindre petit atome, particules qu’elle créé elle-même par ailleurs. Il s’agit en fait d’un talent naturel conféré aux esprits de la nature, capables de quitter leur plan spirituel pour prendre forme physique. Cependant les changeformes ont la particularité de ne pas avoir de forme définie, ils peuvent ainsi choisir librement leur apparence.


Bien qu’elle soit techniquement capable de devenir n’importe quel type de chimère –ou d’objets-, allant des choses simples comme un chien géant, aux monstres informes composés de multiples fragments d’animaux différents , il s’agit d’une enfant de Gaïa. Liée à la nature, elle n’est pas naturellement  apte à imiter quelque chose créé par les humains.

Elle peut séparer des parties de son corps si elle le souhaite, mais elle sera alors incapable de les contrôler. Cette faculté lui est utile pour créer par exemple des lanceurs de projectiles, comme des dards, ou des poches de venin. De la même manière, il lui est possible de changer une partie de son corps en liquide, mais elle ne pourra pas le manipuler puisque elle ne pratique pas de magie. Ces parties aqueuses peuvent être utilisées à différentes fins cependant (le sang en est un exemple flagrant, mais il y a également le venin, comme évoqué au dessus). La limitation est néanmoins la même que pour les objets : elle ne peut concevoir que ce qui est purement naturel.
Le gaz est par contre un élément inaccessible pour elle, car bien trop instable d’un point de vue atomique pour être maintenu.

L’activation du pouvoir est très rapide, tout comme sa manifestation. Lors de son utilisation, une brume floue, bleutée, va apparaître aux endroits qui en seront affectés, prenant vaguement la forme des objets qui seront créés ou de ceux qui vont disparaître, avant d’être traversée par une onde blanchâtre qui donnera à la brume la forme désirée par Adélaïde aux zones où elle fait apparaître des choses, la dissipera là où elle en fait disparaître.

Adelaïde possède également Spiegel, une entité technomagique agissant comme un symbiote en elle. Il réagit à ses pouvoirs, afin de l’assister en renforçant son corps, remplaçant ses parties blessées ou détruites, compensant les éventuels dysfonctionnements internes. Il accompagne ses transformations pour les améliorer, et la changeforme peut le faire sortir sous diverses formes, afin de s’en servir comme arme ou armure. Spiegel lui permet aussi de contourner certaines limitations de son pouvoir, lui permettant par exemple d’inclure des objets artificiels simples dans ses transformations (lames, pieux, etc).  



Test RP
[ALERTE] Changement brutal d’environnement. Analyse situationnelle en cours.  
[ALERTE] Pas de contact avec Jarvis. Localisation GPS impossible.
[ALERTE] Énergie faible. Mode économie engagé. Désactivation des fonctions non-principales.  
[ALERTE] Erreur 44: Echec du diagnostic. Diagnostic manuel requis. Réveil de l’hôte requis.
[INFO] Retour programmé à l’état 0. Réveil de l’hôte.





Je ressentais l’environnement extrême qui m’entourait. Le vent glacial, la mer gelée, le morceau de glace sur lequel je dérivais… Dans mes derniers souvenirs, un gigantesque glacier s’effondrait sur moi et mon adversaire, engloutissant tout espoir pour le camp d’en face de gagner cette guerre. Cela avait été ma dernière mission. Un sacrifice nécessaire pour assurer la victoire de mes maîtres. Je ne m’étais pas réellement attendue à y survivre, malgré ma tentative de limiter les dégâts, un réflexe naturel pour préserver mes fonctions.

Autour de moi, il n’y avait rien. Simplement l’air et l’eau, aucun humain, aucune machine, les seuls êtres mobiles étaient les formes de vie aquatiques dérangées par le mouvement de l’iceberg. Celui-ci s’était donc écroulé suite à des causes naturelles, et les chances que je sois ramassée par une éventuelle équipe de scientifiques ou d’explorateurs étaient donc quasiment nulles. Je fermais les yeux. Cela ne faisait rien. J’avais remplis mon rôle. Comme tous les bateaux et avions perdus lors des guerres, je rejoignais à  mon tour la liste des nombreuses épaves perdues en mer. C’était la suite logique des évènements.
Néanmoins, si j’étais encore consciente, il était dans mon protocole de tenter de revenir au quartier général :

Contact Jarvis.

[INFO] Recherche du destinataire…
[ALERTE] Erreur 209 : Dysfonctionnement du chipset réseau.

Il me fallait donc chercher à rejoindre la terre par moi-même… ou trouver un bateau. Spiegel ne pouvait pas s’auto-réparer s’il n’était plus capable de se diagnostiquer, donc il ne servait à rien d’attendre qu’il récupère ses fonctions. Je commençais à vouloir me redresser…quand une douleur lancinante me transperça de toute part.

[ALERTE] Multiples dégâts critiques détectés. Énergie insuffisante pour procéder à une réparation.



Le froid avait pénétré ma peau non-protégée. Mes muscles et organes avaient certainement des gelures et craquelures, et ma régénération naturelle semblait peiner à remettre les choses en ordre. Mon corps était partiellement figé dans la glace. Cependant, Spiegel n’était pas en état de suivre une transformation… cela risquait d’aggraver mon état, peut-être de me tuer. Le danger était trop grand face à des chances de réussite bien trop minces.

Diagnostic. Seules mes queues pouvaient se mouvoir, et mon bras droit. Dans mon environnement proche, il n’y avait que de la glace et… tiens ? Quelque chose était bloquée dans un morceau d’iceberg flottant non loin. Un objet petit et cristallin, dégageant une énergie inconnue. J’ignorais sa nature, mais si c’était surnaturel… peut-être y’aurait-il du mana que Spiegel pourrait extraire pour recharger ses batteries. Même amputé de ses fonctions automatiques, tant que son système énergétique était intact il était toujours possible de se brancher manuellement dessus.
Voilà peut-être ma chance. Tendant difficilement mon bras pour attraper le morceau de glace, je le fis glisser vers moi… avant de forcer sur mon bras gauche pour le débloquer. La prison gelée se brisa, emportant avec elle une partie du membre, mais peu importe. Posant ma main gauche sur le petit bloc, je le brisais d’un coup sec, libérant alors le mystérieux artefact. Un œil curieux aurait certainement pris le temps de l’étudier, et ce que je tenais pouvait certainement constituer un sujet de recherche pour les érudits.
Mais peu importe. Il était pour moi une question de vie ou de mort, et sans retenue j’entamais le processus.

[INFO] Extracteur manuel déployé.

Un tuyau télescopique sortit de la main gauche, pour commencer à absorber l’énergie de l’objet… qui se met immédiatement à luire et à vibrer à peine l’outil l’ayant touché.  

[ALERTE] Perturbations dimensionnelles d’origine inconnue détectées.  Évacuation requise.

Cependant, je n’eus pas le luxe de pouvoir m’éloigner de l’objet, car sa lumière m’engloutit alors immédiatement… me faisant perdre connaissance.



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(re)bienvenue sur Rebirth Universal !

Sans surprise, je valide ton Carnet de Présentation. Connaissant déjà le personnage, une petite relecture n'a toutefois pas fait de mal, histoire de se remettre les pendules à l'heure~ Un personnage fort intéressant, avec un but et des convictions dont le futur nous permettra de savoir ce qu'elle décidera de devenir. J'espère que tu passeras un bon moment INRP parmi nous !




Félicitation, te voici enfin validé !
Avant de RP, n'oublie pas de :

→ Mettre le nom du personnage qui te sert d'avatar dans ton profil (champ "Origine de l'avatar") !
→ Poster le cadre de tes futurs liens inRP
→ Poster le cadre de ta future Chronologie RP
→ D'être conscient qu'en cas d'event d'Halloween, tu auras sans doute droit à l'acte II du paradis de Rubis.     

Bon RP parmi nous, Errante !
vava
groupe
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