REBIRTH RPG
Arc 1 : Code 4073
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Tenter le Diable

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vava
Tractatus de Monstrum
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« Tractatus de Monstrum. Bonjour. Veuillez me suivre s’il vous plait, nous avons … Nous … Oh … »

L’agent Birdland, guide et personne responsable de l’artefact vivant d’Akerys, venant d’ouvrir la porte qui menait à la chambre qu’on avait attribué au livre. Après tout, il était un livre mais l’âme contenue en lui semblait réclamer un minimum de confort lui aussi. Cependant, en entrant dans cette chambre, qui était déjà vaste et sur deux étages, un environnement ouvert, orné de bien des bibliothèques, d’un plan de travail équipé de tout ce qu’il fallait pour modifier et sculpter ses pantins… L’homme à la peau mate tomba sur une scène qui l’arrêta net dans son élan.

La première chose qu’il vit fut le pantin représentant la femme du Tractatus, dos à l’agent, en train de clairement tenir le haut de sa tenue pour la tenir levée de telle façon à exposer son torse et … sa poitrine face à un autre pantin, assit sur un tabouret, qui était partiellement dissimulé par le corps du pantin féminin. Quelques secondes après avoir intervenu, le pantin en face de la femme se pencha sur le coté pour voir l’agent Birdland qui était derrière et par instinct, tout les pantins partageant un part de l’âme du Tractatus, le mannequin féminin tourna aussi sa tête pour regarder par-dessus son épaule. Celui assit avait des instruments de soudure en mains et … Et le livre en lui-même … Était attaché sur le visage de la marionnette assise, tenant grâce à des bandes adhésives enroulée autour de la tête de bois et de la couverture du grimoire.

Le livre, ainsi attaché, eut l’étrange réflexe de regarder Birdland dans les yeux … et de joyeusement lui faire un petit signe de la main. Alors que celui-ci était clairement perturbé par cet autre mannequin exposant ses formes féminines et le regardant en même temps.

« Uhm … Je dérange, peut-être ? »

Ce n’est qu’à ses mots que le Tractatus sembla confus, ne comprenant pas pourquoi il disait cela.. Jusqu’à réaliser de quoi tout ça avait l’air d’un point de vue extérieur. Mon dieu, oui, cela devait être gênant et il devait encore avoir l’air de quelqu’un à l’esprit tordu alors que pas du tout ! Il travaillait depuis plusieurs jours à un moyen de mieux communiquer et il était simplement en train de rafistoler la marionnette de sa femme pour peut-être, à terme, lui donner des cordes vocales !

Durant un court instant, le livre paniqua, sa pupille tremblait alors que le pantin lâcha complètement les outils qu’il avait en mains, ceux-ci tombant avec fracas au sol alors que d’un geste vif, il refermait le clapet qu’il y avait sur le torse de sa femme et tira lui-même sur le tissu de son haut pour l’habiller convenablement à nouveau. Après chose faite, et toujours en une fraction de seconde, il retira la magie du pantin qu’il utilisait, celui-ci reprenant une forme simple et pas plus grand qu’une main alors que sa « femme » reprenait le livre pour le porter dans ses bras … Finalement, la femme se tourna vers l’agent Birdland, le livre entre ses bras, quand bien même celui-ci était recouvert de ruban adhésif de partout … Et que le pantin qu’il utilisait, devenu petit, pendant dans l’air puisqu’il était encore accroché aux ruban. Et sur le visage de la couverture …

Poker face.

Rien de gênant ne s’était passé, non. Ses rubans et ce bout de bois attaché à lui n’en étaient aucune preuve du contraire. Ce qu’il faisait était simplement à titre personnel et il ne devait pas en avoir honte … Quand bien même il mourrait d’embarras à l’intérieur !

Dans tout les cas, l’agent soupira un peu en secouant la tête, un peu déconcerté. « Bon … Venez avec moi. Vous avez une audience avec un autre Jeweler aujourd’hui. La direction souhaite qu’il vous examine. Je pense que vous le connaissez déjà, en réalité. » Il se retourna ensuite pour s’engager dans les couloirs… Mais s’arrêta pour lui demander. « Mais … Retirez ces rubans adhésif avant. Je ne pense pas qu’ils sont des plus charmeurs. Ahah … »

Quelques temps après l’incident et après avoir oublié l’embarras, Birdland le guida vers une grande salle où de nombreuses tables étaient orienté de façon à faire un grand « U » et à l’ouverture de ce « U », sur le mur, un grand tableau noir où diverses inscriptions magique étaient encore partiellement visible. Si cet endroit n’était pas utilisé comme salle de classe, il était très certainement utilisé pour les réunions de diverses natures. Ce n’était pas une salle de classe comme les autres après tout. La pièce était grande, haute, les vitres des fenêtres étaient décorées et la vue prouvait à tout les spectateurs qu’ils étaient dans les hautes strates du Headmaster’s Office, voyant l’étendue de Sapphire’s plus bas…

Le Tractatus de Monstrum était au centre de la salle, sur un pupitre servant à tenir les livres, le pantin de sa femme se tenant derrière celui-ci. Il semblait attiré par ce genre de meuble désormais, comme un oiseau cherchant un perchoir. Pas qu’il en était particulièrement fier mais c’était désormais, simplement, là où il reposait. Même sans sa chambre, il en avait un. Lui et Birdland, regardant par la fenêtre, attendaient l’arrivé des autres personnes concernées par ce rendez-vous. L’homme n’avait pas grand-chose d’autre à dire, et ce qu’il avait à dire allait sans doute déboucher sur beaucoup de chose alors il ne préférait pas commencer une discussion (ou plutôt un monologue) alors que l’opération allait bientôt commencer. Quand au livre ? Il était dans l’expectation la plus totale. On allait l’examiner ? Comment ? Cela fait des siècles et des siècles que tout le monde essai de percer les mystères de ce grimoire et personne ne pouvait le faire alors qu’est-ce qui avait changé aujourd’hui ? Il devait avouer qu’il en était même un peu stressé. Après tout, le livre était devenu … Lui. Le feuilleter aller lui faire quelque chose et il doutait que ça allait être une entrevue de tout repos si, comme à l’époque, on essayait de le déchiffrer à coups de sorts. Quel nouvel enfer allait lui tomber dessus, encore ?
vava
Nashar
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Tenter le diable

image nash


Quand tu veux on remet ça, patron !


Finna cracha une dent dans un flot de sang. Il se releva lourdement avant de boiter jusqu'à son poste de Chef de la sécurité du Cabaret Demon’s Empire, dirigé par Nashar. L’identité de son tortionnaire ? Nashar lui-même, qui s’en allait pour Le Headmaster’s Office. Les raisons de son état ? Finn lui-même ; déjà parce qu’il était incroyablement faible pour avoir perdu au corps à corps contre le mage, mais aussi parce qu’il avait attaqué l’Empereur, sans justification, dès que ce dernier était sorti du cabaret.

Gros taré.


Le bleuté quitta donc les Sapphire’s via une voiture mise à disposition par les Jewelers. C’était normal après tout, c’était à cause d’eux qu’il devait laisser le Cabaret aux bons soins de Favaro. Ce qui le chagrinait le plus, c’était de devoir abandonner sa paperasse. Non pas que cela le rendait heureux, mais elle allait s’accumuler à celle de demain, lui donnant une journée trop remplie. Foutus Akers et leurs demandes surprises, pensait-il.

Les rues de Wisdom Heart’s étaient impeccables, comme toujours. Nashar s’était d'ailleurs demandé si cela était dû à de la magie, ou simplement à l'inexistence de poussière. Dans tous les cas, cela contrastait beaucoup avec les rues de Valice, son Empire. Là-bas, il y faisait sale, constamment. Il avait bien tenté de faire nettoyer la capitale, les habitudes de ses sujets avaient vite repris le dessus, ne laissant que boue et autres liquides peu attirants sur son oeuvre. Évidemment, la situation devint plus gérable quand l’annihilation nocturne des bidonvilles fut décidée, mais rien de comparable à Akerys.

Le Headmaster’s Office n’était plus très loin. Il était tellement grand que Nashar jurerait l’apercevoir depuis les frontières de Wisdom’s Heart. Quelles pouvaient bien être les véritables raisons de sa convocation ? Il ne croyait pas trop les mots de la lettre qu’il avait reçue : “Examiner un livre”. Qui diable ferait venir un Empereur pour examiner un vulgaire bouquin ? À moins qu’il soit très spécial. Un grimoire de sort ? Dans ce cas, pourquoi avoir besoin de son expertise ? Les Akers ne se gênaient pas pour rappeler -constamment- leur supériorité dans les arts mystiques. Pourquoi s’ennuyaient-ils, ces mages si supérieurs, à lui demander son avis, vulgaire mage d'un autre monde ?

La voiture s’arrêta devant une des entrées du bâtiment. Devant lui, une femme, physique passable, qui l’attendait.

Vous êtes pile à l’heure, Jeweler Nashar.


Le susnommé soupira intérieurement. Il voulait arriver en avance pour montrer son sérieux et son implication dans la vie Akers ; Finn en avait décidé autrement.

Veuillez me suivre, je vais vous conduire au lieu de l’observation.


Observation ? C’était donc bien “Examiner un livre” l’ordre du jour ? Les Jewelers avaient-ils décidé de lui voler gratuitement une journée de travail ? Non sans rouspéter en son for intérieur, Nashar emboîta le pas de la dame. Il passa sur l’architecture, prétendue novatrice, de l’intérieur du bâtiment pour plutôt se concentrer sur un examen des environs avec ses sens magiques. La dernière fois qu’il était venu ici, il n’avait pas pu le faire ; trop pressé de s’enregistrer en tant que gérant du Demon’s Empire. Mais maintenant qu’il avait plus de temps - et qu’il en aurait surement toute la journée -, il pouvait s’essayer à un repérage des faiblesses de la zone. Après tout, cela lui servirait, tôt ou tard.

Est-ce vrai que des mineures fréquentent votre établissement ?


La guide posa cette question sans crier gare. Nashar avait l’habitude : certains Akers étaient tellement obnubilés par leurs interrogations qu’ils en oubliaient tout aspect social.

Non. Dès l’ouverture, nous avons mis en place les protocoles de sécurité obligatoire à toutes nos entrées. Ce sont des rumeurs de nos concurrents pour nous discréditer.


Répéta le bleuté, machinalement. Certes, il omit de dire qu’une ou deux entrées secrètes n’étaient pas concernées par le dispositif, mais cela ne changeait rien : absolument tous les clients avaient juré être majeurs. Certains avaient même payé un peu plus, en guise de bonne foi.

Bien. Nous y sommes. Prenez cet ascenseur, il vous mènera au bon étage. Ça sera la première porte à droite.


L’Empereur s'exécuta, laissant l’étrange dame retourner à ses occupations.

Arrivée au bon étage, le bleuté reprit son analyse de l'environnement. Rien. Pas "rien d’intéressant", mais rien de décelable à part l’étage où il se trouvait, comme si le reste du bâtiment entier n’existait pas pour ses sens magiques. Cela lui avait fait pareil au rez-de-chaussée : seul l’endroit lui était détectable. Une protection, très certainement. Il allait réfléchir à contourner cela lorsqu’une énergie familière, mais pas immédiatement reconnue attira son attention. Il allait de toute façon être fixé : elle provenait de la salle qui lui avait été indiquée.

Nashar ouvrit donc la porte. Une autre femme s’y trouvait en son centre, derrière un pupitre sur lequel siégeait un livre. L’énergie en question provenait de l’amas ordonné de feuilles et… Cette femme. L’Empereur ne fut aucunement attiré par elle, malgré sa beauté. Quelque chose n’allait pas… Elle n’était pas humaine… Pas Akers… Enfin… Pas Humanoïde. Le bleuté hésitait même à la qualifier de vivante. L’information lui revient alors : il avait déjà croisé ce… Ce truc et ce livre lors du sauvetage de la Professeur Rheel.

Jeweler Nashar. Que puis-je ?


Lâcha-t-il, en essayant d’avoir l’air le plus impliqué possible, malgré son désintérêt.



Dernière édition par Nashar le Mer 19 Juin 2019 - 23:30, édité 1 fois
vava
Scarlett Oxton
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Devil May Cry
Feat Nashar et Tractie


Vie de merde...

Tu venais à écraser ta cigarette dans ton cendrier alors que t'appuyais sur le bord de ta fenêtre t'offrant la ruelle en contrebas pour seule vision. Tu étais performante dans ton travail, et comme tout bon élément, tu ne manquais pas de travail. Cela faisait des années déjà, que tu te retrouvais dans ce mécanisme infernal sans te plaindre, en faisant simplement ton boulot comme tu savais si bien le faire. Néanmoins, les dernières missions qui t'avaient été confié ne t'avait pas laissé de temps pour toi, pour tes recherches. Tu avais beau être un soldat, une guerrière dotée de savoir et de magie, tu étais aussi une scientifique qui avait besoin de mettre à l'épreuve son intellect dans des domaines encore inexplorée. Aussi traumatisée que tu étais, tu ne pouvais échapper à ta nature profonde d'Akers.

Mais voilà que sur ton ordinateur, tu recevais un message de la part de tes supérieurs pour t'indiquer un lieu et une heure. Encore une fois, tu allais devoir surveiller ce fameux livre qui attirait bien trop l'attention des hautes pontes à ton humble avis. Ce n'était pas comme si tu étais limitée dans ta compréhension de celui-ci. Tu avais participé à un cursus réservé à l'élite de l'élite après tout. Tu étais bien capable de t'imaginer l'ampleur des dégâts que pouvaient provoquer ce livre. Et pourtant... L'esprit qui s'y trouvait semblait à lui seul brider tout le potentiel de cet ouvrage. Être une sorte de sécurité dissuasive à quiconque oserait tenter percer ses secrets. Tu l'avais déjà vu à l’œuvre... Et il n'était clairement pas la créature la plus dangereuse que tu avais pu voir à l'oeuvre.

Mais tu le savais... On ne jugeait pas un livre à sa couverture. Et c'était en allumant une seconde clope et en la coinçant au bec que tu pris ton manteau avant de descendre les étages de ton immeuble.

D'une démarche régulière, tu longeais les murs t'épargnant la peine de traverser la foule à plusieurs reprises. Telle un ombre qui ne faisait qu'errer dans ces lieux plutôt qui vivre, tu venais à te diriger vers le fameux lieu de rendez-vous. Plus d'une fois tu y avais été, pour différents sujets évidemment, mais cette fois-ci, c'était bel et bien pour ce fameux livre qu'on préparait toute cette cérémonie.

Et voilà que tu débarquais une heure après, tandis que l'ouvrage était déjà sur son piédestal, prompt à se livrer au premier venu. A coté de lui, un homme, que tu connaissais déjà ou du moins que tu avais déjà croisé. Son aura était particulière, il maitrisait bien la magie mais on ne pouvait pas parler de similitude avec un Akers lambda. Tu étais limitée dans ton interprétation et tes capacités à creuser plus loin, mais tu comprenais pourquoi il avait été choisi aujourd'hui pour se tester à la lecture du livre.

Levant le menton, tu fixais les deux individus, ne te présentant pas et te contentant de t'adosser contre le mur. Tu n'avais pipé aucun mot tandis que ta présence avait clairement été perçue. Ton rôle devait être clair aux yeux de tous, tu n'étais pas là pour guider qui que ce soit ou fraterniser avec eux. Tu les surveillais purement et simplement. Tu étais un chien de garde prompt à faire son devoir au moindre faux pas.

C'était ce que tu faisais le mieux aux yeux de ta nation. Et tirant alors une ultime, tu venais à écraser ta clope dans une petite boite métallique que tu refermas pour la ranger dans ta poche. Hors de question de souiller un lieu pareil.



Tenter le Diable 1gkr
vava
Tractatus de Monstrum
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Le livre et son guide attendaient la suite des événements. L’œil du Tractatus de Monstrum se baladait de gauche à droite, observant dans le calme les alentours, tenant le mannequin sagement derrière le pupitre, bras légèrement croisés sur le meuble de bois. Il n’était pas spécialement impatient. Il avait l’habitude d’attendre … Encore plus en étant aujourd’hui un livre. Du peu qu’il se souvenait, il avait été si souvent mit à l’écart que même de son vivant, son quotidien était … Calme. Il embrassait cette sérénité quand bien même il savait que ce qui allait suivre risquait de ne pas être de tout repos.

Birdland lui, restait impassible, regardant par la fenêtre, se concentrant sur le role qu’il allait jouer dans tout ça … A commencer par simplement introduire le problème aux principaux concerné de la journée. Et parlant de cela, il se retourna lorsqu’il entendit la porte s’ouvrir, le pantin du livre bougeant simplement sa tête de son coté par réflexe, quand bien même celui qui le manipulait ne pouvait voir à travers ses yeux pour l’instant. Le livre reconnaissait bien l’homme qui venait d’entrer, il avait directement capté son attention lors de sa première mission ! Certes, il … N’avait rien fait de réellement extraordinaire au final, mais il était un Akers !  Ou du moins un Jeweler, et cette pensée l’avait marqué lors de la mission, simplement pour se rassurer dans ces temps de stress et d’anticipation. Il pouvait compter sur quelqu’un si ça allait mal, pensait-il naïvement. L’union fait la force, entre-aide entre Jewelers, tout ça, tout ça …

Il fit agir le mannequin à sa place, puisqu’il ne pouvait faire les choses autrement mais, inconsciemment, il répliqua les petites mimiques et attitudes de sa femme. Un étrange réflexe, au départ, que de choisir cette forme pour être son porteur, sa défunte épouse … Mais plus étrange encore d’incarner le personnage pleinement ! Dans ce cas là, c’était peut-être un maigre réconfort, une illusion qu’elle était encore là, bien présente, vivante en ce monde. Ce livre avait très certainement bon nombres de problèmes, mais ça, l’assemblée ne pouvait pas le remarquer pour l’instant. Donc, le mannequin leva simplement une main pour faire signe au nouveau venu, remuant légèrement ses doigts de manière charmeuse dans sa direction.

Son guide, d’un autre coté, s’approcha du fameux Nashar avec un sourire accueillant. « Bienvenu, Sir Nashar. » Bien entendu, le Tractatus écoutait et s’étonnait. Sir ? Est-ce que cet homme était plus important qu’il ne le pensait ? Birdland semblait avoir fait ses recherches, dans tout les cas. « Ben Birdland, agent spécial des Jewelers. Un titre un peu pompeux pour simplement dire que je dois m’occuper d’un peu de tout en temps voulu, ahah. » Jovial, du moins en apparence, l’homme imposant à la peau mâte tendit une main pour ponctuer cette introduction.

En même temps, les deux personnes présente avant tout le monde ont pu remarquer l’entrée de Scarlett, un membre des Jewelers que les deux connaissaient. L’expression dans l’œil du livre s’illumina d’ailleurs. La copine Scarlett ! Sa sauveuse ! Quel joie de la retrouver mais même son enthousiasme avait des limites. Il avait remarqué que Birdland avait échangé un court regard avec elle, comme si ils échangeaient un commun accord  silencieux et comme si ils savaient tout les deux pourquoi ils étaient là. Voyant cette étrange froideur, le livre vint simplement faire un léger signe avec son pantin également vers elle et … Un petit … Pouce vers le haut discret. Il n’avait AUCUNE IDEE de pourquoi ils étaient tous là mais cette référence à leur mission passée ferait presque croire que le Tractatus était de mèche pour on ne sait quoi avec Scarlett et qu’il était juste très maladroit dans ses façons de faire.

Dans tout les cas, Ben continua ses explications. « Comme vous devez déjà le savoir, le livre derrière moi n’est pas un simple grimoire. Il me semble que vous ayez participé à la même mission. Ce que vous ne devez pas savoir, cependant, c’est que ce même livre est l’objet de biens des mythes et légendes ici, en Akerys. » Encore une fois, les mots de son guide indiquait au Tractatus que Nashar ne devait donc pas venir d’ici, s’il ne le connaissait pas. Ou du moins, le livre. « Pour vous faire un court résumé de ce que l’on croit être vrai … Il y a de ça fort longtemps, un portail vers un monde inconnu s’est ouvert en Akerys et le seul survivant qui revint fut prit d’une pulsion incontrôlable … Celle d’écrire un livre. Le Tractatus de Monstrum. » Le Jeweler se retourna alors et fit quelques pas dans la salle tout en regardant le livre. « Comme vous pourrez le constater, les pages de ce livre sont noire et donc illisible … Et de tout temps, aucune magie Akers n’a su percer ses mystères. L’auteur mort après l’avoir écrit, nous avons accepté depuis longtemps que cet ouvrage resterait simplement dans les contes et légendes mais quelque chose a changé … Nous avons récupérer le Tractatus des mains d’une sorcière qui l’avait volé et depuis, ce livre est doté d’une âme. »

On se tourna vers lui et … Et le pantin haussa un peu les épaules, le bouquin prenant un air ennuyé. Que pouvait-il ajouter de plus ? Il doutait lui-même qu’il fut vivant un jour, son savoir sur Akerys et des souvenirs sporadique étant les seules preuves qu’il n’était pas juste un livre avec un œil et un sourire étrange. Il n’avait pas encore finit ses prototype pour être capable de parler alors c’est tout ce qu’il ajouterait pour l’instant.

« C’est pourquoi, pour des raisons de sécurité, nous ouvrons à nouveau les investigations sur ce livre et nous désirons que vous l'étudiez. Aucun Akers n’a réussit l’exploit de le déchiffrer, imperméable à nos sorts pour lever son voile de secret. Mais nous savons que vous êtes un puissant mage venu d’ailleurs. Nous savons également que l’essence de votre magie est différente de la notre … » Le grand homme prit une chaise pour la tirer, s’asseyant à l’un des bureaux, venant simplement se frotter le menton. « Peut-être que vous, vous pourriez faire l’impensable ? »

Le Tractatus ne connaissait pas assez bien Birdland pour savoir s’il avait une certaine estime pour l’homme aux cheveux bleu ou s’il essayait de le brosser dans le sens du poil mais il était convainquant, ça, c’était certain ! Cependant, cela voulait dire qu’il avait ouvert les hostilités sur ses pages. C’était le moment qu’il redoutait le plus. L’expérience qu’il s’était lui-même infligé durant la mission l’avait tellement marqué que rien que l’idée qu’on le feuillette lui donnait désormais des frissons et pas les bons ! Cela pouvait se voir au fait que le mannequin utilisa une de ses main pour se masser le front, entre trois doigts, comme si elle craignait quelque chose à venir … Mais qu’importe ! Qui sait ? Peut-être que Nashar pourra fouiller dans ses secrets, découvrir ses origines, découvrir un moyen de le sortir de ce fichu livre ? Si cela pouvait aider d’une manière ou d’une autre, il serrera les dents !

Qu’il n’a pas, d’ailleurs.
vava
Nashar
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Tenter le diable

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À cette heure, Nashar serait en train de prendre sa pause déjeuner. C’était peut-être une heure atypique pour manger, mais avec son emploi du temps, il ne pouvait pas faire autrement. Le pire là-dedans, c’est qu’il le faisait toujours en remplissant sa paperasse ou en lisant un des nombreux manuels scolaires Akers. La science du monde des mages était poussée, pour ne pas dire velue. Pour le bleuté, qui venait d’un monde qui doutait encore de la ronditude de sa planète, toutes ses connaissances étaient déroutantes… Et enivrante. Il comprenait un peu mieux Geleerde, qui souffrait d’un appétit de savoir semblable au peuple d’Akerys. Là où, par contre, il différait d’eux, c’était dans l’usage qu’il voulait en faire. Pourquoi étudier l’art des explosions pour les consigner dans un livre ? Pourquoi ne pas s’en servir pour conquérir ces voisins ? Une question que le bleuté se posait encore maintenant, malgré ses cours de science sociale et sociétale.

L’Empereur de Valice se fit accueillir par un grand homme, qui le nomma immédiatement par son titre préféré. Le noble acquiesça de la tête et lui serra la main. S’il cherchait à le brosser dans le sens du poil, il venait de réussir avec brio. Il retourna aussi la salutation du pantin en arrière-plan. Maintenant que toute l’attention de Nashar était sur lui, le dénommé Birdland entama la conversation, qui dura jusqu’à l’arrivée d’une autre tête familière. Starlette Norton, si les souvenirs du bleuté étaient corrects. Elle les avait accompagnés durant la mission de sauvetage de la Professeur Rheel. Sans dire un mot, l’Akers se contenta d’un salut par sa présence. Birdland se lança ensuite dans les explications de leurs présences ici.


***


Alors c’était vraiment une histoire d’effeuillage de bouquin. Ce n’était pas le type d’effeuillage que Nashar préférait, mais il se fit rapidement une raison : déjà parce qu’il n’avait pas le choix de toute façon, il avait été convoqué, et pas non invité ; mais en plus, sa curiosité commençait à être piquée. Un grimoire indéchiffrable, vraisemblablement venu d’ailleurs, qui renferme des connaissances et/ou un pouvoir inconnu ? Cela lui rappela les événements qui lui permirent de mettre la main sur le démon qui siégeait maintenant en son âme et qui lui octroyait tous ses pouvoirs. Se pourrait-il que celui-ci possède le moyen de s’en débarrasser… Ou d’en avoir un autre ? L’Empereur fut plus qu’intéressé.

Malgré tout, la partie “le livre a une âme” laissa le bleuté perplexe. Comment un objet pouvait-il être doté de sentiment ? Même les Androids, hors HZ, de HOPE n’arrivaient pas émuler des émotions, ce n’était que des réactions préprogrammées de ce qu’avait compris Nashar. Comment être certain que ce livre n’était pas un simple amas de réactions ? C’était simple : il fallait le mettre dans une situation impossible à gérer par un faux intellect. Paradoxe, expression personnelle, trait d’esprit, réaction illogique. Le bleuté se promit d’essayer tout cela, discrètement. En effet, à en croire Birdland, le fait même qu’il possède une âme semblait accepter par les Akers. Pourquoi donc ? Des tests ont-ils été menés ? Si oui, sont-ils accessibles ? Naturellement, Nashar s’en fichait un peu : il avait déjà dans l’idée de tester tout cela par lui même. Ainsi, lorsque l’Akers en charge du Tractatus de Monstrum posa sa question, le bleuté lui répondit :

“L’impensable”, je ne sais pas. Ma magie ne provient pas de moi, ce qui explique qu’elle diffère de vous autres, qui la maîtrisait depuis l’enfance. Néanmoins, j’ai déjà eu affaire à un livre aux origines inconnues, cela s’est plutôt bien passé.


Si l’on omettait la possession par un démon dévoreur de monde, son appétit de destruction si violent qu’il influençait régulièrement Nashar, le pacte que ce dernier avait dû conclure avec une faucheuse décadente pour abuser de ses pouvoirs sans le libérer, la division périodique en deux êtres pendant qu'il était techniquement mort pour arriver à le contenir et évidemment, le lent, mais certain retour de la bête mettant en péril nombre de personnes.

Extrêmement bien passé.


L’Empereur avança jusqu’au pupitre où reposait le livre. Il y concentra alors tous ses sens extrasensoriels, dans l’espoir d’y déceler quelque chose. Il en tira deux conclusions : ce livre avait une énergie très désagréable et malsaine. Comme si le bleuté avait planté son nez et sa bouche grande ouverte dans un amas de chair putréfié qui se décomposait continuellement. La deuxième, c’était qu’il était protégé. Il ne savait pas par quel sort, mais il était certain que la magie ne provenait pas d’Akerys… Ou du moins, elle différait de la magie actuelle des Akers. Difficile exactement de se prononcer.

Ce livre est assuré ? J’aimerais tester les limites de ses protections.


Lança Nashar à Birdland. C’était une question importante : vu l'intérêt des Akers à son sujet, il ne s’imaginait pas pouvoir l'abîmer en toute impunité. Il ne tenait pas à devoir rembourser un seul centime, surtout pour une mission imposée. Il adapterait ses tests en fonction de la réponse. Quelle que soit la réponse du Jewelers, le bleuté se tourna vers Starlette Norton.

Vous allez tenter quelque chose ? L’avis d’un Akers est toujours bon à prendre. Votre peuple est érudit, après tout.


Léchage de botte à part, le bleuté tenait vraiment à réussir sa mission. S’il parvenait à percer le secret de cet artéfact, cela ne pourrait lui être que bénéfique. Il pourrait, en remerciement, demander la nationalité Akers, ou au moins le droit de pouvoir passer l’examen de citoyenneté. Cela serait un énorme pas en avant dans son plan de conquête universelle, et il était prêt à tout pour y arriver, même si cela voulait dire qu’il devait interagir avec cette femme antipathique, qui, pour couronner le tout, empestait la cigarette.


vava
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