REBIRTH RPG
Arc 1 : Code 4073
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Etude Littéraire Singulière

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vava
Tractatus de Monstrum
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Communiquer … Il fallait communiquer. Communiquer est une chose presque sans importance jusqu’au jour où vous perdez cette faculté et que vous vous rendez compte à quel point elle était cruciale. Hier un homme, aujourd’hui un livre et sans bouche ni cordes vocales. Cela lui avait déjà joué bien des tours. Un de ses pantin a été à moitié massacré sur un malentendu, il a du se scarifier, littéralement, pour se faire comprendre … Oui, non, autant dire qu’avant de se lancer dans cette quête de grandeur que tout le monde voulait le voir entreprendre, avant d’être le sacro-saint livre des mystères et de la légende, il allait se focaliser sur un moyen de proprement se faire comprendre.

Et pour cela, il avait une idée. Une étrange idée un peu macabre, à vrai dire. Il ne peut pas toucher à sa propre personne : le livre, le Tractatus de Monstrum. C’était désormais son corps et il était imbue d’une magie qui l’empêchait de lui-même trop fouillé dans ses pages. Alors que faire dans ses moments là ? Et bien, comme il le faisait jusqu’à lors : utiliser ses pantins ! Ses fameux pantins, petites marionnettes de bois qu’il utilisait pour accueillir une par de son âme et les transformer en mannequin de taille humaine pour se transporter lui-même.

Ses pantins, il aurait pu demander à un ingénieur, un bricoleur de simplement les équiper de mégaphone ou tout autre équivalent pouvant produire du son mais il avait longuement réfléchis à cette possibilité … Il n’était pas un féru de technologie, son savoir sur la matière ne dépassait la moyenne des autres Akers. Certes, il était un érudit de son vivant mais même un érudit avait des lacunes. On ne peut toucher à absolument toutes les matières et en devenir un expert. De ce fait, comment cela fonctionnerait-il ? Simplement utiliser une tablette pour entrer des commandes vocales ? Pas très pratique lorsqu’on transporte déjà un livre … Un bouton à presser ou un dispositif dans la gorge ? Cela aurait été pratique si ses pantins avaient des poumons …

Et outre l’aspect pratique, il était peut-être un peu trop précieux avec ses pantins. Ils étaient une extension de son corps. Ils contenaient une partie de son âme. Confier une partie de son corps à un inconnu … Pas qu’il ne pouvait pas avoir confiance, loin de là, mais il préférait façonner ses propres dispositifs ! Ce n’est pas comme si il faisait une chirurgie sur son propre corps après tout, c’était bien plus facile à opérer sur des pantins que directement dans sa potentielle gorge.

Et c’est d’ailleurs pour cela qu’il se rendait à Emerald University ! Accompagné de son guide, l’agent Birdland , le livre et son pantin à l’effigie de sa femme se rendaient dans les quartiers médicaux de cette grande université. Il connaissait relativement bien l’endroit pour avoir vécu une grande partie de sa vue d’humain en ses lieux. Encore une fois, à cause de certaines discriminations, jamais il n’avait mit un pied à la prestigieuse Sky Archipelago mais il se souvenait avoir le potentiel nécessaire pour y aller. Il n’était pas érudit pour rien. Un homme ayant engrangé tant de savoir qu’il pourrait réaliser bien des métiers ! Mais il s’égarait … Lui et son partenaire marchaient dans les larges rues de ce grand quartier universitaire, illuminé ici et là par des grandes émeraudes reflétant la lumière du soleil, teintant les murs des grandes architectures d’une légérè teinte verdâtre… Un vrai spectacle à chaque fois, quand bien même cela devenait la routine, à force. Les gens qu’ils croisaient étaient pour la plupart des élèves doué et prometteur, tel était leur place, toujours un livre en main ou manipulant de la magie pour opérer ce qu’ils devaient faire à distance, consulter des œuvres qu’ils n’avaient pas, ainsi de suite. Akerys était, après tout, majoritairement peuplé de mages.

« Êtes-vous sur de vouloir réquisitionner la morgue ? Je ne pense pas qu’il y ait de problème à cela vu votre statut mais je suis curieux de savoir ce que vous voulez faire, vraiment … »

Il était normal que Birdland soit confus à ce sujet. C’était une demande singulière pour à peu près tout citoyen louable. Dans son empressement, il avait simplement écrit sur un bout de papier si on pouvait visiter la morgue, sans donner plus de détail mais désormais, sans stylo ni feuille, l’œil unique du livre se ferma d’un air las. Il devait lui répondre.
Le mannequin à l’image de sa femme vint tapoter sa gorge. Le Tractatus souhaitait analyser les cordes vocales humaines afin de faire une réplique de la chose sur ses pantins. Certains, si ils entendaient ce plan, pourraient lui dire qu’il suffisait d’utiliser une banque de donnée magique pour avoir ses informations et des images de chez lui directement … Mais l’humain qu’il était fut une des anomalie d’Akerys. Un humain incapable d’utiliser la magie. Quand bien même il pourrait aujourd’hui grâce à la puissance du livre, il a vécu toute sa vie en s’éloignant de tout ce qui nécessitait la magie et donc, jamais cela ne lui traversa l’idée d’utiliser une de ses méthodes et comment communiquer ça à Birdland désormais ?

L’ancien agent de l’ordre haussa un sourcil avant de sourire d’un air un peu confus. « Vous désirez … Examiner une gorge ? Hmm, et bien soit. C’est mon devoir que de vous accompagner de toute façon. »


Les deux pénétrèrent dans un immense bâtiment qui, semblait-il, abritait toutes les classes relative à la médecine. En ses lieux, les corps donné à la science étaient entreposé car malgré toutes les avancées magiques d’Akerys, il n’y avait tout de même pas meilleur exercice que de pratiquer sur un vrai corps. Birdland avança avec assurance au bureau de la réception pour les orienter. Certes, les étudiants avaient l’habitude de l’endroit mais cet endroit, presque comparable à un château, abritait tant de services, fonctions et autres choses utile à d’autres personnes que des étudiants que de temps à autre, un endroit pareille était nécessaire. Il se pencha donc sur le comptoir pour parler à la dame derrière.

« Bien l’bonjour, madame. Nous voulons savoir s’il était possible d’accéder librement à la morgue. »

« Et bien, non, pas vraiment. A moins que vous ne soyez un étudiant ou que vous faite partie des enseignants et du personnel médicale enregistré sur nos registre, vous ne pourrez pas réellement sans une autorisation exceptionnelle. »

« Hmm, voyez vous, j’accompagne ici le Tractatus de Monstrum, et il souhaiterais… »

« Excusez-moi ? Le Tractatus de Monstrum ? Vous devez plaisanter ? » Demanda la dame avec une profonde confusion. Le nom était connu dans de nombreux mythes et légendes après tout.

Le guide du livre fit de son mieux pour contenir un soupire et garder un sourire agréable. Il semblerait que cela ne soit pas la première fois qu’il soit face à cette situation. « Oui, lui-même … Je me nomme Birdland, je suis un agent des Jewelers et je me dois d’accompagner le Tractatus. Pour vous épargner les détails, il a effectivement prit vie il y a de ça quelques semaines … »

« Je … C’est très dérangeant, excusez-moi de vous l’annoncer, je … U-Un instant, je vais demander l’accord au directeur. »

Mais alors que cette discussion se tenait à l’écart, le livre, lui, était en train de regarder un plan affiché sur un mur. Un croquis de l’établissement pour rafraichir sa mémoire fragile et pleine de trou de sa vie passée. Après tout, la mort, c’est sensé faire des dégâts. L’erreur de Birdland fut de ne pas lui demander d’attendre, chose qu’il jugea une évidence et de ce fait, comme poussé par ses habitudes, il alla simplement se diriger vers la morgue. Le livre était un être simple qui avait malheureusement atterrit dans un objet de prestige. Sa personnalité et ses manières n’étaient pas à la hauteur de la haute société qu’il était sensé représenté par son importance. Il n’avait qu’une chose en tête : faire progresser son projet et aller installer des cordes vocales sur ses pantins.
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