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                      Etude Littéraire Singulière

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                      vava
                      Tractatus de Monstrum
                      groupe
                      Communiquer … Il fallait communiquer. Communiquer est une chose presque sans importance jusqu’au jour où vous perdez cette faculté et que vous vous rendez compte à quel point elle était cruciale. Hier un homme, aujourd’hui un livre et sans bouche ni cordes vocales. Cela lui avait déjà joué bien des tours. Un de ses pantin a été à moitié massacré sur un malentendu, il a du se scarifier, littéralement, pour se faire comprendre … Oui, non, autant dire qu’avant de se lancer dans cette quête de grandeur que tout le monde voulait le voir entreprendre, avant d’être le sacro-saint livre des mystères et de la légende, il allait se focaliser sur un moyen de proprement se faire comprendre.

                      Et pour cela, il avait une idée. Une étrange idée un peu macabre, à vrai dire. Il ne peut pas toucher à sa propre personne : le livre, le Tractatus de Monstrum. C’était désormais son corps et il était imbue d’une magie qui l’empêchait de lui-même trop fouillé dans ses pages. Alors que faire dans ses moments là ? Et bien, comme il le faisait jusqu’à lors : utiliser ses pantins ! Ses fameux pantins, petites marionnettes de bois qu’il utilisait pour accueillir une par de son âme et les transformer en mannequin de taille humaine pour se transporter lui-même.

                      Ses pantins, il aurait pu demander à un ingénieur, un bricoleur de simplement les équiper de mégaphone ou tout autre équivalent pouvant produire du son mais il avait longuement réfléchis à cette possibilité … Il n’était pas un féru de technologie, son savoir sur la matière ne dépassait la moyenne des autres Akers. Certes, il était un érudit de son vivant mais même un érudit avait des lacunes. On ne peut toucher à absolument toutes les matières et en devenir un expert. De ce fait, comment cela fonctionnerait-il ? Simplement utiliser une tablette pour entrer des commandes vocales ? Pas très pratique lorsqu’on transporte déjà un livre … Un bouton à presser ou un dispositif dans la gorge ? Cela aurait été pratique si ses pantins avaient des poumons …

                      Et outre l’aspect pratique, il était peut-être un peu trop précieux avec ses pantins. Ils étaient une extension de son corps. Ils contenaient une partie de son âme. Confier une partie de son corps à un inconnu … Pas qu’il ne pouvait pas avoir confiance, loin de là, mais il préférait façonner ses propres dispositifs ! Ce n’est pas comme si il faisait une chirurgie sur son propre corps après tout, c’était bien plus facile à opérer sur des pantins que directement dans sa potentielle gorge.

                      Et c’est d’ailleurs pour cela qu’il se rendait à Emerald University ! Accompagné de son guide, l’agent Birdland , le livre et son pantin à l’effigie de sa femme se rendaient dans les quartiers médicaux de cette grande université. Il connaissait relativement bien l’endroit pour avoir vécu une grande partie de sa vue d’humain en ses lieux. Encore une fois, à cause de certaines discriminations, jamais il n’avait mit un pied à la prestigieuse Sky Archipelago mais il se souvenait avoir le potentiel nécessaire pour y aller. Il n’était pas érudit pour rien. Un homme ayant engrangé tant de savoir qu’il pourrait réaliser bien des métiers ! Mais il s’égarait … Lui et son partenaire marchaient dans les larges rues de ce grand quartier universitaire, illuminé ici et là par des grandes émeraudes reflétant la lumière du soleil, teintant les murs des grandes architectures d’une légérè teinte verdâtre… Un vrai spectacle à chaque fois, quand bien même cela devenait la routine, à force. Les gens qu’ils croisaient étaient pour la plupart des élèves doué et prometteur, tel était leur place, toujours un livre en main ou manipulant de la magie pour opérer ce qu’ils devaient faire à distance, consulter des œuvres qu’ils n’avaient pas, ainsi de suite. Akerys était, après tout, majoritairement peuplé de mages.

                      « Êtes-vous sur de vouloir réquisitionner la morgue ? Je ne pense pas qu’il y ait de problème à cela vu votre statut mais je suis curieux de savoir ce que vous voulez faire, vraiment … »

                      Il était normal que Birdland soit confus à ce sujet. C’était une demande singulière pour à peu près tout citoyen louable. Dans son empressement, il avait simplement écrit sur un bout de papier si on pouvait visiter la morgue, sans donner plus de détail mais désormais, sans stylo ni feuille, l’œil unique du livre se ferma d’un air las. Il devait lui répondre.
                      Le mannequin à l’image de sa femme vint tapoter sa gorge. Le Tractatus souhaitait analyser les cordes vocales humaines afin de faire une réplique de la chose sur ses pantins. Certains, si ils entendaient ce plan, pourraient lui dire qu’il suffisait d’utiliser une banque de donnée magique pour avoir ses informations et des images de chez lui directement … Mais l’humain qu’il était fut une des anomalie d’Akerys. Un humain incapable d’utiliser la magie. Quand bien même il pourrait aujourd’hui grâce à la puissance du livre, il a vécu toute sa vie en s’éloignant de tout ce qui nécessitait la magie et donc, jamais cela ne lui traversa l’idée d’utiliser une de ses méthodes et comment communiquer ça à Birdland désormais ?

                      L’ancien agent de l’ordre haussa un sourcil avant de sourire d’un air un peu confus. « Vous désirez … Examiner une gorge ? Hmm, et bien soit. C’est mon devoir que de vous accompagner de toute façon. »


                      Les deux pénétrèrent dans un immense bâtiment qui, semblait-il, abritait toutes les classes relative à la médecine. En ses lieux, les corps donné à la science étaient entreposé car malgré toutes les avancées magiques d’Akerys, il n’y avait tout de même pas meilleur exercice que de pratiquer sur un vrai corps. Birdland avança avec assurance au bureau de la réception pour les orienter. Certes, les étudiants avaient l’habitude de l’endroit mais cet endroit, presque comparable à un château, abritait tant de services, fonctions et autres choses utile à d’autres personnes que des étudiants que de temps à autre, un endroit pareille était nécessaire. Il se pencha donc sur le comptoir pour parler à la dame derrière.

                      « Bien l’bonjour, madame. Nous voulons savoir s’il était possible d’accéder librement à la morgue. »

                      « Et bien, non, pas vraiment. A moins que vous ne soyez un étudiant ou que vous faite partie des enseignants et du personnel médicale enregistré sur nos registre, vous ne pourrez pas réellement sans une autorisation exceptionnelle. »

                      « Hmm, voyez vous, j’accompagne ici le Tractatus de Monstrum, et il souhaiterais… »

                      « Excusez-moi ? Le Tractatus de Monstrum ? Vous devez plaisanter ? » Demanda la dame avec une profonde confusion. Le nom était connu dans de nombreux mythes et légendes après tout.

                      Le guide du livre fit de son mieux pour contenir un soupire et garder un sourire agréable. Il semblerait que cela ne soit pas la première fois qu’il soit face à cette situation. « Oui, lui-même … Je me nomme Birdland, je suis un agent des Jewelers et je me dois d’accompagner le Tractatus. Pour vous épargner les détails, il a effectivement prit vie il y a de ça quelques semaines … »

                      « Je … C’est très dérangeant, excusez-moi de vous l’annoncer, je … U-Un instant, je vais demander l’accord au directeur. »

                      Mais alors que cette discussion se tenait à l’écart, le livre, lui, était en train de regarder un plan affiché sur un mur. Un croquis de l’établissement pour rafraichir sa mémoire fragile et pleine de trou de sa vie passée. Après tout, la mort, c’est sensé faire des dégâts. L’erreur de Birdland fut de ne pas lui demander d’attendre, chose qu’il jugea une évidence et de ce fait, comme poussé par ses habitudes, il alla simplement se diriger vers la morgue. Le livre était un être simple qui avait malheureusement atterrit dans un objet de prestige. Sa personnalité et ses manières n’étaient pas à la hauteur de la haute société qu’il était sensé représenté par son importance. Il n’avait qu’une chose en tête : faire progresser son projet et aller installer des cordes vocales sur ses pantins.


                      Dernière édition par Tractatus de Monstrum le Ven 16 Aoû - 14:30, édité 1 fois
                      vava
                      Tractatus de Monstrum
                      groupe
                      Après une longue marche à travers les couloirs de cette académie médicale, le Tractatus de Monstrum finit par retrouver le chemin vers la morgue. Par la même occasion, sans doute avait-il alarmé Birdland par son absence désormais mais le livre avait un esprit pour le moins particulier. Il avait ce qu’on pouvait appeler la « Tunnel vision », voulant dire que lorsque quelque chose le captivait réellement, qu’il désirait réellement faire, il avait tendance à tant se focaliser là-dessus qu’il en oubliait absolument tout, comme si son existence n’était plus qu’un tunnel qui menait à son objectif. Il était donc devant la porte dans un long couloir, déjà sous le niveau du sol, une longue rangée de fenêtre à moitié teintées d’un coté de la porte où l’on pouvait que très partiellement voir à travers …

                      Et justement, à travers la porte, des voix. Il n’allait pas être seul, chose qui allait sans doute compromettre son plan. Enfin … « Plan », il n’en avait aucun autre qu’entrer et faire ce qu’il avait à faire. Mais alors qu’il hésitait, il se remémorait tout les tracas qu’il a du endurer pour se faire comprendre lors de la mission de Hope. Non, la honte, l’embarras, rien ne le fera reculer ! Il ne veut pas retourner à l’état de devoir se scarifier pour se faire comprendre ! Ainsi, lui et le pantin à l’image de sa femme poussèrent la porte mais il ne s’attendait pas à ce qui allait se retrouver derrière.

                      Il débarqua en réalité en plein cours. Une dizaine d’étudiants armés de cahier de notes ou de tablette magique attroupé autour d’une table d’opération où gisait un cadavre ouvert… Et aux commandes de cette petite classe, une dame à l’apparence de fraiche jeune femme, coupe de cheveux courte à la couleur argentée, portant de fines lunettes stylisées ainsi qu’une veste légère, rose fuchsia à volants, donnant sur un décolleté profond et un pantalon de cuir moulant se terminant par des boots à lacés …  Un look provocateur qui montrait également un certain sens de la mode malgré tout. Peu importe qui était cette femme, elle faisait attention à son image et clairement semblait en jouer.

                      Forcement, tout le monde cessa de prêter attention à celle qui semblait être une enseignante pour se tourner vers la nouvelle personne qui venait d’entrer cet endroit lugubre. Lugubre dans le concept, tout du moins. La demoiselle aux cheveux argenté fit de même, se stoppant dans son discours parlant du corps humain mais au lieu de simplement être intrigué par cette femme qui abordait les traits d’un pantin et qui portait un livre dans les bras … Elle écarquilla les yeux comme si elle venait de voir un revenant. Mais rapidement, elle plissa les yeux avec une certaine malice naissante. Peu importe ce qui lui passait par la tête, elle semblait tramer quelque chose en voyant le livre.

                      « Et bien, si je m’attendais à voir le fameux Tractatus de Monstrum se joindre à nous pour ce cours… Et en si bonne compagnie, qui plus est, uhuh ~ »

                      La gêne montait dans ses pages. Bien entendu que tout le monde le connaissait ou potentiellement. Elle devait ignorer cependant que le pantin était à l’effigie de sa femme et ne tiendra pas rigueur à la dame de le taquiner ainsi, quand bien même était-ce bien familier. Mais qu’importe. Il était là en « mission », pour lui-même. Il ne devait pas se laisser distraire, c’est pourquoi le pantin fit un signe de la main à l’assemblée comme pour les saluer sommairement, timidement, avant de se diriger sans détour vers un des tiroir muraux où reposaient les cadavres des défunts Akers ayant donné leur corps à la science. Mais alors qu’il voulait ouvrir le dit tiroir, la main déjà posée dessus, celle de la dame aux cheveux d’argent se posa en retour sur celle du pantin, le faisant sursauter même. Elle … était à l’autre bout de la pièce il y a un instant, non ? Elle était rapide et rapide sans se faire apercevoir ? Oui, il était plus que surpris. Leur regard se croisa, celui du livre et de la dame qui comprenait que le pantin n’était « rien ».

                      « Les corps sont une ressource précieuse pour nos élèves, ma chère … Mon cher ? Qu’importe. Nous somme déjà occupé à disséquer un alors pourquoi ne pas vous joindre à nous pour ce cours ? Le Tractatus de Monstrum lui-même devrait être capable d’apprendre une chose ou deux à ces jeunes gens, n’est-ce pas ? ~ »

                      Le ton de la dame était joueur, léger, comme si elle ne prenait rien au sérieux … Ou qu’elle était au dessus des soucis du quotidien ? Et oui, pourquoi pas donner un cours …Mais pas en l’état. Il ne pouvait pas parler ! Comment pouvait-il espérer faire quoi que se soit ainsi ? Sans doute que le professeur pouvait également le voir dans son regard, la confusion et la désapprobation. L’absence de son échappant de sa bouche ou de celle du pantin. Elle tira alors le mannequin avec délicatesse jusqu’à approcher la petite assemblée, toujours avec ce même sourire confiant.

                      « Ou bien peut-être pouvez-vous simplement m’assister ? Cela serait un délice de partager le moindre moment avec vous, uhuh ~ »

                      … Est-ce qu’elle … Flirtait avec lui ? Comment ? Au moins, elle semblait avoir compris son problème mais cela ne changeait pas le fait qu’il était désormais sous les yeux d’une assemblée, au dessus d’un cadavre dont tout le torse venait fraichement d’être ouvert. Dans quelle galère s’était-il fourré encore ? Et avec toute l’audace dans le corps de la femme, elle reprit son cours tout en indiquant la marche à suivre au livre.

                      « Très bien, mon cher Tractatus. Pourquoi ne pas commencer par montrer à nos élèves comment proprement nettoyer les poumons de toutes infections ? »

                      Oui, bien entendu, il savait comment faire ça. Il l’avait déjà fait, il avait déjà suivit ses classes … Il y avait simplement un petit hic à tout cela. Les parias comme lui, ceux qui ne pouvaient utiliser la magie, pouvaient opérer avec des outils enchantés, approprié pour cela, qui coutaient des fortunes, certes, mais qui étaient bien présent pour assister à faire tout ça ! Certaines maladies ou blessures nécessitaient d’appliquer la magie directement sur l’organe, d’où l’intérêt d’une chirurgie mais en l’état ? Comment pouvait-il faire cela ?! Oui, il était devenu un grimoire magique aux pouvoirs insoupçonnés mais là était tout le problème ! Déjà qu’il ne pouvait utiliser la magie Akers mais alors comment pouvait-il répliquer le résultat attendu avec une magie venue d’un autre monde qu’il maitrisait à peine ?!

                      Lui et son pantin restèrent paralysés un instant, regardant le cadavre puis tout les élèves qui attendaient de voir ce qu’il ferait. Et au plus le temps passait sans que rien n’arrive, au plus il sentait les coups de poignard transpercé ses feuilles et le cœur y résidant… Encore une fois, il regarda le professeur, impuissant, complètement démuni… Mais comme seule réponse, il eut un autre sourire et une gestuel de la main l’encourageant à se lancer.

                      « Aller. Nettoyer les poumons. »

                      Cela ne l’aidait pas… Et pourtant. La main libre du pantin se mit à bouger pour prendre un scalpel sur un meuble voisin, venant dans le même geste faire une incision dans le poumon avant de déposer le scalper et approcher sa main se l’entaille, une énergie verdâtre sortant du bras du pantin pour s’infiltrer dans la blessure.

                      C’était très bien … Sauf qu’il ne faisait rien de tout ça. Il n’avait pas commandé au pantin de jouer du scalpel et cette magie n’était pas la sienne ! Confusion, horreur, peur ! Oui, cela lui sauvait la face mais QUI jouait ainsi avec ses propres pantins ?! Comme s’il s’agissait de la réponse la plus évidente, il regarda le professeur à nouveau. Celle-ci observait avec amusement, un doigt posé sur sa lèvre inférieur alors que son autre main était dans son dos… Remuant un temps soit peu.

                      « Exactement ! Il faut d’abord faire une entaille minime dans la partie inférieure du poumon pour ensuite purifier le système en y injectant un vent curatif en lui ! Forcement, cela ne marchera pas ici puisque le patient est mort mais normalement, il faut gonfler complètement les poumons puis le laisser respirer normalement. La magie se dissipera d’elle-même et s’évacuera par la respiration une fois le travail fait… Retenez bien cependant la formule et la façon de faire pour créer ce vent curatif. Il est inutile de dire qu’il serait très inapproprié de remplir les poumons d’un malade de toute autre chose qu’un sort de soin, uhuh ~ »

                      « Mademoiselle Lacheal, j’ai une question ! » S’exclama un élève. « S’il suffit de gonfler les poumons de vent curatif, pourquoi ne pas simplement leur faire respirer par voie orale ? »

                      « Une très bonne question, mon cher ~ Le vent curatif soigne ce qu’il touche et perd en énergie magique à force de soigner. Il serait possible de guérir un problème respiratoire ainsi mais le temps d’atteindre les poumons, le vent aura soigné vos lèvres, votre langue, vos joues, votre gorge, ainsi de suite … Si vous avez quelques jours devant vous, pourquoi pas, mais certains malades peuvent mourir d’un instant à l’autre, suivant leur condition. Si en plus le patient a du mal à respirer normalement, il est inutile de dire que cette méthode est un peu trop légère. C’est pourquoi il faut faire profiter des effets complets du vent curatif à la source du problème, dans ses circonstances. »

                      Et pendant que le cours se déroulait … Le livre restait figé dans l’incompréhension. Quelques longues minutes passèrent, répondre aux questions des élèves, montrés d’autres méthodes de soin, se faisant toujours manipuler lorsque celle qui semblait s’appeler Lacheal lui demanda de montrer quelque chose aux élèves … Jusqu’à la fin du cours où les élèves quittèrent la morgue.
                      vava
                      Tractatus de Monstrum
                      groupe
                      Quelques minutes plus tard, LeTractatus de Monstrum se retrouvait avec Lacheal à une table, sur un large balcon de l’académie qui servait de lieu de repos entre les cours ou les opérations. Ce professeur l’avait invité à le suivre en disant simplement qu’ils avaient à parler et cette étrange expérience, avec le fait de se faire manipuler face à une dizaine d’élève, le rendit si démunit pendant un instant qu’il ne réfléchit pas et accepta. Il était plus intrigué par ce qu’il venait de se passer plutôt que par les cordes vocales sur lesquelles il voulait expérimenter. Face à une tasse de thé, la dame aux cheveux argentés savoura simplement sa boisson, là où …  Par réflexe, peut-être, le pantin prit lui aussi sa tasse pour la soulever …  Jusqu’à se rappeler qu’il était un livre et son porteur, un pantin… Alors il reposa la tasse avec un peu de gêne. Et la gêne ne fit que commencer.

                      Le professeur se contenter de siroter en silence tout en jetant des petits regards tantôt charmeurs, tantôt espiègles au livre. Mais qu’attendait-elle, exactement ? Espérait-elle qu’il parle ? C’était la raison pourquoi il était ici : il cherchait un moyen de retrouver la parole ! Et elle devait avoir compris qu’il ne pouvait s’exprimer alors … Pourquoi devait-ils attendre ainsi ? C’était très perturbant. Elle finit finalement sa tasse et finit par poser les coudes sur la table pour tenir son visage entre ses deux mains.

                      « Hmm … C’était un échange passionnant, ne trouvez-vous pas ? »

                      … Oui ? Peut-être ? De quoi parlait-elle ? De ce long silence ? Est-ce qu’elle se moquait de lui ? Il n’était pas réellement sûr mais dans tout les cas, l’œil unique du livre sembla froncer des sourcils. Cette femme était professeur, une Akers, alors à défaut d’avoir un stylo et du papier, peut-être que le langage des signes marchera. Il savait que c’était principalement les personnes concernées par les problèmes de mutisme et de surdité qui connaissait tel langage mais les Akers, en générale, avaient plus de chance de connaitre cette langue que n’importe quel autre monde. C’est pourquoi le pantin de sa femme commença à signer pour Lacheal.

                      « Est-ce vous qui… »

                      Et sans qu’il finisse de signer, Lacheal le coupa directement, d’un air amusé. « Oui. Je ne savais pas que tu ne maitrisais pas la même magie que nous alors … Pour éviter le drame, je l’ai fait à ta place … Oh, me permets-tu de te tutoyer ? » Elle ricana. Cette femme était intrigante. D’autant plus lorsque le livre se dit « Je suppose que oui » dans sa tête et que Lacheal répondit d’un air ravi. « Parfait ! »

                      Qui était cette dame ? Il avait déjà laissé un grand nombre de puissant mage le feuilleter pour voir si on pouvait faire quelque chose vis-à-vis de son âme coincée dans ce maudit livre et personne n’avait réussit à si bien le comprendre ! Et la voila qu’elle lisait dans son esprit ? Ou bien était-ce de la chance doublée à un sans gêne sans précédent ?

                      « J’aurais une question pour toi … En réalité, plusieurs mais une d’elle me rend des plus curieuses … » En voyant l’air indifférent du livre, voir même un peu blasé vu la situation, elle prit ça pour un feu vert. « Pourquoi prendre l’apparence de cette femme ? »

                      Son expression changea. Il sembla pensif. Oui, pourquoi prenait-il l’apparence de sa femme ? Il y avait … Beaucoup de raisons à cela, en réalité. Les principaux seraient … Qu’il ne se souvient plus de qui il est. Qu’il est mort avec la vision de sa femme se vidant de son sang au sol … Qu’il se sent, depuis, terriblement seul dans cette existence proche du misérable et que c’était, de ce fait, l’un des seuls, rares réconfort qu’il avait … Etre dans les bras d’une pale substitution de sa femme. Il aurait pu s’indigner ou refuser d’en « parler » mais à la place, une mystérieuse nostalgie s’emparait de lui. Il aimait sa femme. Sa femme, c’était tout ce qui lui restait mais son passé était si flou. Il connaissait les grandes lignes mais il ne voyait aucun détail. Il savait qu’il était un érudit mais se souvient à peine des visages de ses professeurs. Il savait qu’il a souvent été maltraité mais par qui, comment, pourquoi ? Ses souvenirs étaient basés sur des ressentis plutôt que de vrais souvenirs … Et s’il savait une chose, c’est qu’il avait vécu l’amour parfait avec cette femme. Alors, incapable de réellement s’exprimer, il utilisa les deux mains de sa femme pour former un cœur sur sa poitrine.

                      Le regard de Lacheal s’aiguisa. Elle ne sembla pas se questionner, ne pas déduire d’étranges choses vis-à-vis de prendre l’apparence d’une femme sur laquelle il avait craqué, par exemple, ou d’être si désespéré qu’il utilisait un pantin par substitution. Non, elle semblait comprendre. « Ah, l’amour… La plus tendre des erreurs. »

                      Une remarque qui sortit le livre de sa mélancolie, le frustrant plus qu’autre chose. Quel culot. Il se mit à signer à nouveau. « Posez vos questions. Si c’est pour m’insulter, je pars. »
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                      Tractatus de Monstrum
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                      « Tu es adorable quand tu t’ennerve, mon bon Tractatus de Monstrum, uhuh » Elle ne tarda pas à reprendre sérieusement, cependant, voyant bien que la patience de l’ouvrage commençait à s’effriter. « Tu es une chose fascinante, mon cher. Le livre en lui-même mais toi aussi. J’aimerais profiter de notre rencontre pour t’apporter mon aide. »

                      Les quelques remarques et le comportement un peu suspicieux du professeur devant lui ne l’aida pas à lui faire pleinement confiance mais … Si elle pouvait réellement aider … Non. Tant d’Akers avaient tenté, personne n’avais réussit. Pourquoi elle pourrait ?

                      « Pourquoi m’aider ? » Demanda-il, toujours en signant.

                      « Parce que je suis une âme perdue, tout comme toi. » Voila qui était intriguant. Dans quel sens ? Comme elle ressentait cette confusion, elle continua. « Je ne suis pas vraiment une Akers. J’ai gagné mon statut après des années d’efforts mais en réalité … Je suis une ex-agent de Hope. » Elle haussa les épaules, trouvant tout ça très ironique elle-même, souriant par dépit. « La déchéance était la parfaite opportunité pour moi de me désister et de prendre mon envol, seule. Je pensais pouvoir m’épanouir avec eux mais ce que je cherchais était encore hors de ma portée dans leur rangs. »

                      Mais cela ne répondait pas à sa question. Pire, il s’en posait d’autant plus désormais ! Mais une chose à la fois. « Est-ce que je détiens ce que tu cherche ? Est-ce que je peux vraiment aider, moi, livre étrange ? »

                      « Peut-être … Comme beaucoup d’agents de Hope, ou même d’errants, nous recherchons un moyen de retrouver nos proches, dans nos mondes. Si certains essaient de participer à la cause, d’autres, comme moi … Veulent simplement combler le trou béant laissé dans leur cœur. » Elle prit un air presque … Faussement triste, posant une main sur son cœur d’une manière assez théâtral. « Je sais que tu ressens la même chose, d’une certaine manière … Et comme je ne suis pas d’Akerys, bien que j’ai appris à utiliser votre magie, la mienne ne vient pas de ce monde et résonne d’avantage avec tes pages. »

                      Il écoutait calmement jusqu’à ce que les rouages dans sa tête (ou dans ses pages) ne commencent à tourner et claquer ensemble lorsqu’elle dit cette dernière choses. Subitement, le pantin s’anima un peu plus, troublé, prit de tic comme un frisson parcourant son échine. Sa magie RÉSONNAIT avec celle de Lacheal ?! Il ne ressentait rien mais si c’était vrai, est-ce qu’elle pouvait le lire ? Est-ce qu’elle pouvait faire quoi que se soit pour lui, effectivement ? Il ne savait pas ce qu’elle était, de quel monde, il ne savait rien de sa magie mais il s’en fichait ! C’était le coup du siècle ! Enfin, pour lui et lui uniquement.

                      C’est pourquoi il manipula le pantin de façon à brandit le livre et le poser sur la table, signant de sa main libre rapidement. « Tu peux lire ?! »

                      Lacheal gloussa et vint délicatement prendre le livre pour le poser à plat sur la table, le regarder dans l’œil un instant … Avant de l’ouvrir et le feuilleté. Elle y passa quelques pages, regardant les pages noires. « Non … Ses pages sont illisible. Je pense qu’elles le seraient même pour quelqu’un venant du monde d’où vient se livre. » Ce n’était pas une découverte, tout le monde ou presque connaissait le mythe du Tractatus de Monstrum : Le survivant d’une expédition dans un autre monde revint écrire le livre avant de mourir. « Je pense que tes pages sont noires car un sort les rendent noires … Oh ? » Elle retrouva alors … Une seule et unique page lisible. Une page dédiée à l’Aries Ignis, le bélier de feu qu’il avait invoqué avec Nashar et Scarlett. Elle se mit à sourire avec amusement. « Un bélier… Que c’est curieux … Hmm … » Elle referma alors le livre pour l’admirer. « Peut-être pourrait-on se voir plus souvent, mon cher grimoire ? Je suis sûre que nous pourrions percer quelques uns de tes mystères avec le temps … Et peut-être trouverais-je ce que je cherche dans tes pages. »

                      Le pantin hocha de la tête. Un nouvel espoir naquit en lui, peut-être naïf de croire en cette étrangère aussi aveuglément mais après autant de temps, il comprenait que ce n’était pas vers les Akers qu’il devait se tourner … Et si cette dame, une étrangère, disait être en communion avec la magie que le livre émanait … Elle pouvait être son messie ! Et puis, elle agissait de manière curieuse mais elle aussi souhaite retrouver sa vie passée. Il pouvait comprendre, c’était aussi son cas. Peut-être que dans ses pages se cachent le secret pour vaincre l’Ainé mais peut-être cachait-il aussi, simplement, le secret pour renvoyer les nombreuses victimes de HOPE et des cristaux chez eux ?

                      « Cependant, cela ne sera pas pour aujourd’hui, je le crains … J’ai l’impression qu’un trouble-fête va bientôt venir nous interrompre. Ah, en parlant du loup. »

                      Et en effet, au moment de dire ça, les portes du réfectoires s’ouvrirent et Birdland, un air massacreur au visage, entra et se dirigea directement vers les deux individus sur le balcon. Durant un instant, le livre avait peur d’avoir fait quelque chose de mal, comme s’éclipser comme il l’avait fait mais il comprit rapidement lorsque le Jeweler grogna un peu dans leur direction.

                      « C’est étrange, je n’avais aucun doute qu’une vieille sorcière comme toi pourrait s’intéresser à un artefact comme celui-ci. »

                      « Bien le bonjour, Ben. Je sens une pointe d’hostilité dans tes mots. Cela fait longtemps que je n’ai plus ressentit cette satisfaction, avec toi. »

                      Ils se connaissaient ?
                      vava
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