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                      La Contagieuse Folie d'Ithoutha

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                      vava
                      Ithoutha
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                      Craig Hueur, grand entrepreneur de son temps, spécialiste en revente de membres mécanique et de touts leur composant. C’était son boulot la journée. La nuit, essentiellement la même chose mais à bien plus grande échelle et pour des gens moins recommandable. Un des nombreux Daron du crime en Solarii et plus spécialement à Idandrin. Pièces volées, trafiquées, sabotées, améliorées, souvent bien au dessus des normes habituelles instaurées par la loi … C’est pour cela que ce petit entrepreneur était devenu en l’histoire de quelques mois une figure connue dans les hautes sphères commerciales.

                      Et en ce jour, Craig fit un cauchemar comme il n’a jamais expérimenté. Il se réveilla subitement dans son lit, dans sa loge luxueuse, le soleil se levant à peine. Il balança ses bras et se tourna dans la panique dans son lit jusqu’à se rendre compte qu’il n’y avait personne d’autre que lui dans sa chambre … Lorsque cette constatation fut faite, il s’apaisa tout aussi vite, soupirant de soulagement, se frottant le front qui était en sueur, grommelant à lui-même. C’était stupide. Bien entendu que tout ça n’était qu’un mauvais rêve… Et pourtant, une figure continuait de le hanter, même en étant bien éveiller. Une créature, un monstre était sur le point d’enfoncer quelque chose dans ses yeux, le regardant de haut avec son large sourire carnassier et quatre diamant noir qu’étaient ses yeux, tous surmonté d’un saphir rayonnant d’une lumière menaçante … Tout ça après que ce monstre n’ait mit à terre ses deux garde du corps qui tenaient toujours sa porte, chaque nuit. Des précautions à prendre lorsqu’on était quelqu’un d’important et… de recherché.

                      Il finit par se redresser dans son lit, se frottant la nuque qui était douloureuse aujourd’hui, sans doute l’effet de se retourner et de se débattre ainsi dans son lit sans réelle raison. Il frotta en même temps son crâne chauve, soupirant. Quelle nuit, loin d’être reposante. L’entrepreneur se redressa sur sa prothèse et se mit à marcher en sous-vêtements dans sa loge pour se diriger vers la salle de bain. Sale nuit et pourtant, il avait du travail aujourd’hui et il ne pouvait se permettre de perdre plus de temps. Il fit couler l’eau chaude dans un évier, vint frotter son visage avec un peu de cette eau, reposant ses bras sur le bord du meuble, pestant encore entre ses dents … Et se regarda sommairement dans le miroir devant lui. Il n’avait jamais forcement été un canon de beauté mais ce qu’il vit le choqua bien plus que sa sale tronche balafrée.

                      « J'ai beaucoup de choses à t'apprendre. », voila les mots qu’il retrouva sur la vitre devant lui, tracé au doigt sur la vapeur. Et si ce n’était pas assez inquiétant comme cela, il cru voir dans le reflet… Une très, très vague distorsion translucide qui laissait uniquement apparaitre … Quatre lueur bleue. Comme si sa terreur nocturne continuait, il poussa un cri et se retourna subitement, grimpant presque sur son lavabo, sur de voir cette chose derrière lui … Même si au final, il n’y avait rien. Et lorsqu’il regarda à nouveau dans le miroir, les écrits étaient toujours là mais pas la forme étrange derrière lui. Enfilant un de ses peignoirs en vitesse, il sortit de sa loge avec hâte, hurlant.

                      « CLIVE ! RUDY ! »

                      Ouvrant la porte menant à un couloir du bâtiment, il fut un peu soulagé de voir que ses deux employés étaient bien là, de chaque coté de la porte. Il soupira, se tenant au cadre de la porte sous la confusion de ses gardes du corps. Au moins, ce rêve n’était réellement pas une réalité, sinon ses deux là seraient en réalité morts.

                      « Bon sang … Hey, vous avez fait votre boulot, vous, cette nuit ?! »

                      Toujours confus de voir leur boss quasiment en petit tenue devant eux, l’un d’eux répondit simplement « Comment ça, M.Craig ? »

                      « Comment ça, comment ça ?! Est-ce que quelqu’un est venu ici, DANS MA CHAMBRE cette nuit ?! »

                      « Negatif patron, on était là toute la nuit et on a rien vu ni entendu … »

                      « Alors QUI est le petit malin qui a écrit sur le miroir de ma salle de bain ?! »

                      Il emporta alors ses deux gardes du corps avec lui à l’intérieur pour montrer le message laissé. Une fois à l’intérieur de la salle de bain, cependant, il n’y avait plus rien sur le message. Même pas la trace de vapeur d’il y a quelques secondes. Toute la petite assemblée constatait en silence qu’il n’y avait rien de bien étrange dans cette salle de bain, si ce n’est que le gout désirable de la décoration. « Non, attendez, c’est une blague … Attendez ! » Craig s’approcha alors du miroir pour souffler dessus de telle façon à créer de la buer … Mais rien. Même ainsi, pas d’inscription.

                      « Désolé patron mais je vois que dalle moi. »

                      « Uhm … Pareille pour moi, M.Craig. »

                      Le boss se frotta le visage et finit, dans une petite émergence de frustration et de colère, par renvoyer ses employés à l’extérieur. La fatigue lui faisait avoir des hallucinations ? Cela se pourrait-il que cela soit la poudre ? Non, il n’en avait pas prit depuis quelques jours. Il n’avait bu que quelques verres la nuit passée … Non, cela devait simplement être la fatigue. Il délirait. C’était ce cauchemar, il en avait jamais eut un comme ça. Allons. Ce n’était rien. Juste une étrange matinée parmi tant d’autre …


                      La Contagieuse Folie d'Ithoutha Ithouthasigna

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                      vava
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                      Et pourtant, même en essayant de se convaincre ainsi, cette nuit et cette matinée n’arrivaient pas à échapper son crâne déjà trop remplit de soucis et de stress du à son activité. Grand entrepreneur et duc du crime à ses heures perdues, il y avait de quoi pour décrire sa vie comme à la fois « bien remplie » et « dangereuse ». Alors qu’il préparait son meeting dans l’équivalent plus rustique d’une limousine, le directeur passait en revue quelques documents concernant des prothèses révolutionnaires. Foutaise en réalité, il en avait déjà créé de bien plus performante et puissante à but criminel mais aux yeux de la loi, quelques arrangement ici et là et il pourrait faire passer ça pour une toute nouvelle technologie de pointe. Comme tout bon Solarkien, Craig était un féroce négociateur et un embobineur de première.

                      L’objet de sa terreur nocturne passa du stade de peur et crainte à une nuisance embêtante. Il avait relativisé, il s’était rassuré lui-même … Alors pourquoi n’arrêtait-il pas de penser à cette figure aux yeux bleues ? C’était dérangeant dans le sens où même en pensant à ses affaires ou même en pensant aux jolies femmes qu’il savait allaient le rejoindre au soir, cette chose était toujours dans le coin de sa tête. Le trouble et la frustration était visible sur son visage, si bien que certains collègues, une fois au siège de ce qui devait être le gouvernement dirigeant d’Idandrine, commençaient à se questionner sur sa sale gueule ou possiblement gueule de bois.

                      « Monsieur Craig, êtes-vous sur que tout ira bien pour l’entretien ? »

                      La principale concernée ne répondit même pas dans l’instant. Il semblait se retenir pour ne pas attraper cette personne par le col. La dernière chose qu’il avait besoin était quelqu’un pour le baby-sitté à travers cette sale histoire. Dans l’intérêt du professionnalisme cependant, il hocha la tête.

                      « Oui oui, ne vous en faite pas … J’ai eu … Une mauvaise nuit, tout ira mieux demain. »


                      Quand vint le moment du meeting cependant, dans l’un des derniers étages du bâtiment, tout le monde s’installa et Craig était prêt à présenter son produit mais se retrouva légèrement tétanisé. Alors qu’il se tenait debout devant une longue table remplie à craquer de collaborateur en costume, il vit tous les visages devant lui … Sourire ? Mais cela n’avait rien de naturel, cependant. Ce n’était pas des sourires normaux : même en essayant d’exagérer son propre sourire jusqu’à la limite, un humain normale ne pouvait atteindre un tel stade de démence faciale. Cela ne ressemblait pas à une hallucination, non. Ce n’étaient pas des visages transposé par son esprit. Du moins pas pour lui. On aurait dit que tout ces gens, ses collègues, ses partenaires commerciaux, tous étaient né « naturellement » avec ce sourire « surnaturel »… Et autre que l’effet de choc que cela lui provoquait, une sensation de … Honte, s’empara de lui. C’est comme si ces sourires étaient en réalité moins menaçant qu’ils n’étaient moqueur. Dans un premier temps, cependant. Son cœur s’emballa, entendant son propre rythme cardiaque frapper dans ses oreilles alors qu’il eut l’impression que quelqu’un torturait un violon de plus en plus fort de chaque coté de sa tête alors que chaque sourire devenaient plus dément, plus enragé, plus monstrueux.

                      Mais tout revint à la normale lorsque responsable de l’autre compagne haussa la voix et claqua des doigts à répétition devant lui, à l’autre bout de la table. « Monsieur Craig ? Monsieur Craig, vous êtes parmi nous ? Heho ?! »

                      L’homme sorti de sa torpeur, clignant un peu des yeux … Rien ne s’était passé. Ses gens n’étaient pas des monstres, ils étaient collègues et associés. Qu’est-ce qui lui arrivait ? Il était … Paralysé durant ces longues secondes. Son cœur battait au point de vouloir en sortir de sa poitrine … C’était évident que rien de tout ça n’était réel, alors pourquoi ne s’en était-il pas rendu compte ? Il ne s’était jamais sentit aussi méprisé et effrayé qu’en cet instant précis. Mais il du se reprendre, se frottant le visage et arrangeant ses feuilles à nouveaux.

                      « Ouai … Euh, oui, pardon. On a tous des jours comme ça, hein ? Ahah … Oui, donc, je suis là pour vous présenter la … La … Nouvelle prothèse, oui. »

                      Inutile de dire qu’il n’était pas au top de sa forme pour donner une présentation et que des absences se firent sentir ici et là durant son discours, ses explications et autre. Il n’avait … Pas fait bonne impression. Mais même sans cet accord, il pourrait retomber sur ses pattes, son entreprise était très loin de la faillite, n’est-ce pas ?

                      Mais ces phénomènes arrivèrent encore et encore durant les jours qui suivent. Des distorsions, des gênes, il commençait même à entendre des choses indescriptible que personne d’autre n’entendaient. Il n’était pas fou. Non. Il avait déjà vécu tant de choses dans sa vie. Il avait perdu sa jambe, il avait perdu un œil, il avait sué sang et eau pour son entreprise, s’était embarqué lui-même dans quelques guerres de gang … Non, après tout ça, il ne pouvait pas simplement perdre la boule. Et quand bien même …Ce n’était pas ses visions qui allaient le miner.

                      C’était ce qu’il se disait … Au début en tout cas. A répétition, ses visions, ses hallucinations allaient même jusqu’à lui faire mal à la tête, lui provoquant un inconfort qu’il n’avait jamais ressentit avant. Sa psyché elle-même en prenait un coup à chaque fois. Si bien qu’il finit par accepter, après qu’on lui ait répété encore et encore, d’aller voir un expert des troubles mentaux. Un sacré coup dur pour cet homme plein de fierté … Mais quelque chose qui serait peut-être nécessaire. Régulièrement, poser son regard sur quelqu’un le transformait en monstre. Pas en monstre grotesque comme ces ordures humaines, ces mutants du Suram, non. De vrais monstres, là uniquement pour se délecter de sa misère, des démons dansant dans sa misère.

                      On prit alors un rendez-vous pour lui et lorsqu’il arriva devant le cabinet de la personne, une première frustration le fit pester. Mme. Merkara, psychiatre. Il y avait une grande différence entre Psychiatre et Psychologue. Il avait demandé un psychologue spécifiquement pour pouvoir être écouté et découvrir ce qui n’allait pas. Un psychiatre était un médecin, insinuant que l’on assumait qu’il avait déjà une maladie mentale à arranger. Craig était prêt à faire demi-tour, ne voulant pas subir une telle humiliation mais avant même qu’il puisse se retourner, la porte s’ouvrit et une dame étonnamment grande, à la chevelure rousse et portant des lunettes, l’accueillit avec un … Large sourire.

                      « Monsieur Craig, je présume ? Entrez, entrez ! »

                      Elle semblait de très bonne humeur mais même si elle avait ses charmes, l’entrepreneur voulait faire demi-tour, lui rétorquant simplement. « Non. Je pense que je vous ais dérangé pour rien, c’était un psychologue que j’avais besoin, pas un psychiatre. Appelez mon agent de contacte, il va vous rembourser les honoraires perdu… » Son ton était sec, il préférait perdre de l’argent que d’en discuter… Mais la dame frappa ses mains ensemble avec un air … trop aimable sur le visage.

                      « Oh, non Monsieur Craig. Il n’y a pas d’erreur. Je suis indépendante et si je suis connue pour être psychiatre, je suis aussi psychologue. Après tout, quel psychiatre n’est pas psychologue ? Il faut d’abord être l’un pour être l’autre ~ »

                      Réellement ? Etait-ce la vérité ? Il ne pouvait affirmer le contraire en tout cas. Il était un mécanicien avant d’être un médecin ou un scientifique. Il n’avait jamais plongé son nez dans ce système… Et cela avait un semblant de logique, pour quelqu’un d’extérieur à tout ça, n’est-ce pas ? Alors … Il roula les yeux. « Très bien … »

                      Et la porte se referma derrière lui.


                      La Contagieuse Folie d'Ithoutha Ithouthasigna

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                      La première séance fut pour le moins banale. Faire connaissance, apprendre à se connaitre et pourtant, ce n’était pas ennuyeux ni une gêne. Cette dame, Mademoiselle Merkara … C’était une charmante personne. Elle était belle, souriante, charmeuse même. Plus que cela cependant, il se sentait … Bien, avec elle. Comment cela se faisait ? Craig s’en fichait. C’était une bouffée d’air frais après ses quelques jours de torture, cette folie, ses visions … Il s’en fichait et pourtant, il ne pouvait s’empécher de se dire qu’il avait rencontré de nombreuses femmes dans sa vie : des flirts, des amourettes, des épouses, sans compter les nombreuses filles de joie sur le coté. Et malgré toutes ses rencontres … Pourquoi son cœur était en paix avec cette étrangère ? Cela semblait … Tout sauf naturel. Quelque chose contre nature qu’il accueillit à bras ouvert cependant.

                      Les jours se suivirent et … Tout continua. Des épisodes psychotiques ici et là, hanté par les sourires, les rires moqueurs, les démons prêts à le dévorer corps et âme suivit des séances régulières avec Merkara qui rendait le tout … Supportable. Il attendait même ces moments avec impatience. Quelques semaines dans ce processus, les deux commençaient à attaquer le vif du sujet et l’entrepreneur, couché dans le divan de la psychologue, ils parlèrent encore une fois de ses visions.

                      « Je n’arrive plus à dormir la nuit … Je sais que tout ça, c’est dans ma tête et que je deviens complétement marteau. Mes employés commencent à s’en rendre compte … Mais je ne peux pas fermer l’œil, j’ai peur qu’ils reviennent. »

                      « Qui sont « Ils » dans ce discours ? »

                      « Les autres. »

                      « Hmm, vous voyez, c’est déjà un problème, Craig. Si vous avez peur de quelque chose ou quelqu’un, c’est une chose, mais vous ne pouvez pas avoir peur de tout le monde. Il doit y avoir quelqu’un ou quelque chose en particulier qui vous fait plus peur que les autres, non ? »

                      « … Non. Je commence à attraper peur de tout le monde. Tout … Me semble être une menace. Encore une fois, je sais que c’est dans ma tête … Mais cela fait presque un mois que quasiment tout les jours, je vois mes employés, mes associés, mes proche se moquer de moi et essayer de me tuer… » Il marqua une pause alors que Merkara poussa simplement un « Hm. » pensif… Avant de reprendre. « En fait ... Je crois qu’il n’y a que vous que je n’ai pas encore vu comme cela… »

                      Un long silence s’installa alors que la doctoresse jouait avec un fin stylo entre ses doigts. Et en réalité, cela capta l’attention de Craig qui regarda ce stylo … Et constata que celui-ci … Passait à travers sa paume ? Et ressortait de l’autre coté ? Il se retrouva très confus et finit par interpeller sa psychologue, voulant vérifier s’il faisait encore une crise ou non.

                      « Merkara … Pardon mais est-ce que c’est moi ou … Vous transpercez votre main avec votre stylo ? »

                      Elle releva la tête et regarda ensuite sa main. Elle ne semblait pas choquée et vint même lui sourire tout en tirant et poussant le stylo à travers sa paume encore et encore. « Hmm ? Oui ? Quel est le problème Craig ? »

                      Merkara était l’une des rares qui n’avaient pas de prothèse et donc ce genre de chose devrait être impossible sans sang, sans douleur et même quelques os brisés. « Vous … Ne pouvez pas vraiment faire ça. Comment faite-vous ? »

                      Elle reprit un air sérieux et finit par retirer le stylo de sa main ainsi que ses lunettes de son nez, venant mâchouiller l’une des branches. Elle semblait réfléchir à la question comme s’il avait dit une bêtise alors que non, ceci était un impressionnant tour de magie, pour ainsi dire. Mais elle finit par parler à nouveau d’un ton un peu plus grave.

                      « Monsieur Craig … C’est la psychiatre qui vous parle comme maintenant. Je pense que votre problème est en réalité un problème neurologique. » Elle dit avec intensité dans le regard. « Vous agissez comme si ce genre de chose n’était pas normal alors que tout le monde peut faire ça, monsieur Craig. »

                      Immédiatement, il fronça les sourcils et ne la laissa pas finir pour hausser un peu la voix. « Ecoutez, je sais que j’ai des visions et tout ça mais je n’ai jamais vu un homme ou une femme passer à travers sa chair comme vous le faites. J’ai des problèmes mais je ne suis pas débile ! »

                      « Du calme monsieur Craig … Vous ne me faites pas confiance ? »

                      Ses mots raisonnèrent en lui comme un rappel froid et alertant. Si. Il lui faisait confiance. Pourquoi en doutait-il ? Merkara était … La lumière de sa vie depuis que tout ça avait débuté. Sa lumière, son espoir, son réconfort … A ses mots, il se tût et eut le regard un peu fuyant, n’arrivant pas réellement trouver une réponse.

                      « Je vous dis juste … Que si vous pensez qu’une chose normale comme ça ne l’est pas depuis que vous êtes tout jeune … Cela veut peut-être dire que votre perception de la réalité n’est pas adaptée. Laissez-moi vous expliquer… » Elle avança son siège et prit la main de son patient. « Tout le monde, avec un peu de volonté, peut se forger un petit monde bien à soit. Dans mon monde, par exemple … » Elle reprit le stylo et pressa la pointe dans sa paume à nouveau, perçant la peau sans faire couler le sang pour le faire ressortir derrière. « Ceci est possible. Et c’est pareille pour tout le monde, Monsieur Craig. Tout est une question de volonté. Si vous souhaitez vous aussi faire cela … Il suffit d’y croire et de faire cette réalité la votre. C'est de là que vient le vieille adage : "Tout est possible."»

                      Il écoutait et observait, encore un peu sous le choc qu’un tel tour marche ainsi, lui tenant la main tendue … Mais malgré tout, il ne put s’empêcher de cligner des yeux et secouer un peu la tête. « P-Pardon mais … Cela ne fait aucun sens pour moi. »

                      « C’est pour cela qu’en tant que psychiatre, je pense que votre cerveau limbique ou votre cortex ont un problème. Je n’en suis pas sur, il faudrait que je vous opère pour cela, mais je sors de mon cadre de Psychologue pour vous dire que peut-être que votre problème ne va pas s’arranger en parlant simplement et en essayant de relativiser. Je pense qu’il vous faut une opération, Monsieur Craig … »

                      Le ton de sa voix était si doux et compréhensif, comme si elle s’en faisait réellement pour lui… Tellement qu’il ne pouvait que la croire, n’est-ce pas ? Il hocha la tête et soupira.

                      « Si … Si vous en êtes sur … »


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                      Ithoutha
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                      Quelques jours plus tard, Craig se retrouva sur une table d’opération dans une salle sombre d’un des hôpitaux de la région. Une lumière éclairait son visage et rapidement, Merkara et une autre femme, toutes habillées de blanc, firent obstacle à cette lumière pour expliquer les quelques consignes et comment cela allait se passer. L’anesthésie, le but de l’opération, ainsi de suite. Craig ne put s’empêcher de s’interroger à la dernière minute cependant.

                      « Donc vous allez m’endormir et arranger mon cerveau pour soulager mes visions, heh ? Je savais pas qu’on était arrivé jusque là en médecine, on dirait une solution miracle. »

                      Le ricanement enjoué de Merkara se fit entendre parmis des bruits métalique des divers outils sur son plan de travail. « Je vais être franche avec vous, Monsieur Craig … Je suis une très vilaine fille. Je suis une référence dans le métier à cause de mes prouesses mais j’ai apprit avec les meilleurs. Je connaissait un médecin de Hope avant que tout parte en vrille. »

                      Il garda le silence un court instant. « Et en me disant cela, vous avez pas peur de ternir votre réputation ? Je veux dire, les Solarkien sont un peu méfiant avec Hope, non ? »

                      Elle revint alors dans son champ de vision et appliqua un masque sur sa bouche et son nez. « Peut-être … Mais je vous fait confiance Monsieur Craig ~ »

                      Ces paroles lui réchauffèrent un peu le cœur. Il y avait une certaine naïveté adorable dans ses paroles, sans compter la flatterie qu’était d’être dans les petits papiers d’une femme si exceptionnelle. Mais l’instant d’après, il s’endormit et finit par revenir aux pays des songes … Qu’il n’avait pas visité depuis longtemps.

                      Dans son rêve, si l’on pouvait appeler cela comme ça, il se retrouva au milieu d’un désert de Solarii… Sa jambe, celle qui lui manquait, était fraichement coupée et il rampait dans le sable avec une certaine urgence évidente. Certains appelleraient cela un cauchemar mais Craig connaissait que trop bien ce rêve pour s’en retrouver paniquer. Ce n’était pas un rêve, c’était un souvenir. C’était son passé. C’était la fois où, en tant que jeune homme, il avait été abandonné au milieu du désert par un père tyranique qui voulait se débarasser de son fils qui avait vu le meutre de sa mère par cette même personne qui devait être son père … Mais trop lâche pour lui-mettre une balle dans la tête, il préféré laisser pour mort au milieu du désert, lui tailladant la jambe pour s’assurer qu’il ne s’en sortirait pas. C’était sa peur. Retourner là-bas, ressentir une telle douleur à nouveau, la chaleur, le sable, la cruauté du monde … Mais durant cet odyssée onirique, une voix lui parvint à l’esprit. Il ne la reconnaissait pas, mais il savait d’instinct … Que c’était le monstre. Les quatre yeux bleus qu’il avait vus le premier jour de ses démences.

                      « Laissé pour mort, dans la souffrance et le désespoir … C’est ta peur, Craig. C’est celle que tu apprends à combattre depuis ce même jour. Nous avons tous des peurs. Nous avons tous des armes pour lutter contre ces peurs … Mais la peur des autres ? Seras-tu lutter contre une peur qui n’est pas la tienne ? »

                      Il n’était pas en contrôle de son corps ou de ses pensées. On l’était rarement lorsque l’on rêvait. Pour lui, tout ça était bien réel, dans cette logique des rêves. Il ne comprit pas ce que cette voix lui disait. La peur d’un autre ? Comment pourrait-il avoir peur d’une peur d’un autre ? Quel autre ? Il n’eut pas réellement le temps de se poser toutes ses questions qu’il vit au loin, dans ce grand désert, une assemblée de personnes. Cependant, il ne ressentit pas de joie, chose qu’il aurait du ressentir instinctivement. Des gens, là pour l’aider, le sortir de cet enfer. Les ombres s’approchèrent, des silhouettes de personnes comme tout le monde mais où d’immenses sourires étaient peints sur leur visage, les mêmes air moqueur et dément qu’il n’arrête pas de voir par tout. Dans une vaine tentative de sauver sa peau, Craig implora du regard ceux qui le dépassait, tendant même la main … Mais celle-ci ne fut pas saisie. Il n’entendait que des rires, des indignations, des insultes.

                      « Sale monstre. », « Comment oses-tu sortir de ton trou ? », « Quelle genre d’atrocité es-tu ? », « Ne t’approche pas de moi ! », « Hors de mon chemin… ».

                      Certains, en passant, vinrent lui donner des coups de pied pour le dégager de leur passage. Il roulait dans le sable, gémit de douleur à chaque coup de pied dans son visage, dans son torse. Et pourtant, ce n’était pas cette soit disant douleur physique qui lui faisait le plus mal. Craig savait qui il était, il savait ce qu’il valait. Les critiques, les moqueries, il les balayait ou les punissait lorsque cela portait atteinte à ses projets… Sans jamais en être atteint. Alors pourquoi chaque remarque lui transperçait le cœur plus profondément que n’importe quel couteau ? Pourquoi on refusait de l’aider ? Pourquoi tant de haine envers lui ?

                      « Il est là ! Il est là ! »

                      Des ombres représentant les autorités Solarkiennes se profilèrent dans la foule où il se trouvait, encore à terre, l’une d’entre elle brandissant un simple pistolet sur lui.

                      « Meurs, monstre ! »

                      Et sans plus de cérémonie, il se fit tirer dans le torse, faisant gicler le sang et le faisant hurler de douleur. Pourtant, il n’était pas mort. On continuait de le dépasser, de l’ignorer, de le dégager du chemin … Et de temps à autre … Quelqu’un sortait une arme et tirait dans la carcasse qu’il devenait petit à petit, à se faire trouer ici et là, couvert de sang et de plaie, sans jamais en mourir. Cette torture avait l’air de se produire pendant … Des années, pour lui. Des années à se faire dénigrer, rejeter, à souffrir et se faire torturer, sans pouvoir se cacher, s’échapper, sans trouver d’aide… Lui qui avait désespérément besoin d’aide ne voulait plus qu’être laissé seul désormais, d’avoir la paix … Et petit à petit … Ce sentiment de détresse se changea en rage. Les mêmes questions revenaient encore et encore. Pourquoi ? Pourquoi était-il si mal traité ? Qu’avait-il fait ? Pourquoi tout le monde le détestait ? Avait peur de lui ? Pourquoi tant de moquerie et de cruauté ? Il avait l’impression de se faire engloutir dans les bas-fonds les plus obscures de l’humanité, d’étouffer, se noyer dans une solitude et une douleur sans nom. Ce n’était qu’un rêve mais tout paru si réel. Ce n’était qu’un rêve et pourtant, il avait l’impression que cette expérience laissera des marques irréversible pour le restant de sa vie. Il avait l’impression que quelque chose grattait et déchiquetait son cerveau … Il voulait tous les tuer. Il voulait tous leur rappeler qu’il était là et que s’ils voulaient une raison pour le haïr, il allait leur en donner. Vengeance pour ce qui semblait être une éternité de douleur.

                      Finalement, il se réveilla dans un sursaut, dans un lit d’hôpital. Celui-ci trembla alors qu’il se débattait dans la panique. Quelques moments plus tard cependant et il réalisa où il était. Sous le choc, cependant. La porte de sa chambre s’ouvrit et Mekara apparut dans une blouse blanche et avec un sourire qui était tout sauf moqueur cette fois. Lorsqu’elle s’approcha, son instinct lui dicta de l’attraper et de ne plus la lâcher. Encore faible, il tendit un bras pour attraper le sien puis se tournant sur le coté, il vint poser sa deuxième main dessus, partagé entre l’affolement et le réconfort.

                      « Dieu merci, vous êtes là ! Mekara, ça n’a pas marché ! C’est horrible, la vision … Ce rêve … Pitié, aidez moi ! »

                      La rousse en question n’était pas du tout surprise ou choquée d’une telle réaction. Au contraire, elle vint s’accroupir près du lit pour pour lui tenir une main plus proprement et lui adresser un regard tendre.

                      « Nous avons fait le nécessaire, Monsieur Craig … Je suis désolée si vous souffrez encore, il faut du temps pour votre esprit, qu’il se repose et comprenne ce qu’il se passe. Mais d’ici peu, tout rentrera dans l’ordre. Je vous le promets. »

                      Elle était son ange gardien. Elle était la seule chose qui le tenait encore à la réalité, il semblerait. La seule qui ne lui ferait pas de mal, ni se moquerait de lui.


                      La Contagieuse Folie d'Ithoutha Ithouthasigna

                      (Thanks Neeko ♥️)

                      vava
                      Ithoutha
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                      Cependant … Ce fut la dernière fois qu’il vit la psychiatre. Les jours suivant, on lui répondit, par le billet de son assistante, qu’elle était très occupée en ce moment et qu’elle ne pourrait pas voir l’entrepreneur désormais dérangé. Puis, après jours de ce jeu … Lorsqu’il rappela, il n’eut aucune réponse, aucune. Lorsqu’il parla autour de lui de cette Merkara, personne ne semblait connaitre cette personne, ce docteur. Lorsqu’il parlait de l’endroit où se trouvait son bureau, on haussait les sourcils car il n’y avait soit disant aucun cabinet dans les alentours. Et lorsqu’il alla sur les lieux … Il ne trouvait plus qu’un bâtiment vide, en construction même, un chantier. Lorsqu’il posait la question aux ouvriers … Non. Ce site n’a toujours été que des ruines, depuis des années.
                      Et ceux autour de lui ? Rien ne s’arrangea. Cela ne fit que s’aggraver. Les sourires, les airs menaçant, l’impression qu’il allait se faire frapper, tirer dessus à chaque instant … Et Merkara qui n’était plus là, disparue, comme si elle n’avait jamais existé. Avait-il imaginer tout ça ? Plus rien n’avait de sens. Plus rien.

                      Au plus le temps avançait, au plus les collaborateurs de Craig se dirent que celui-ci n’était plus apte à prendre des décisions. Le pauvre bougre parlait tout seul, sursautait, tremblait à chaque parole et il commençait à sourire d’un air de plus en plus malsain tout les jours. On le retrouva même en train de jubiler alors qu’il avait des stylos planté dans les mains, à marmonner qu’il ne croyait pas encore en sa propre réalité pour que Merkara revienne, qui que cette personne soit. Autant dire que pour son bras droits et les autres actionneurs, c’était la goutte d’eau qui fit déborder le base. Cependant, une femme d’affaire sortie de nulle part passa un entretient individuel avec bon nombre partenaires de Craig. Le résultat de cet entretient était un appui certain quand à son projet. Reprendre les rennes de la compagnie. Son expérience était impressionnante, elle semblait avoir la tête sur les épaules, ainsi de suite. Si bien qu’un jour, cette femme d’affaire entra dans le bureau de Monsieur Craig … Qui cru avoir un arrêt cardiaque l’instant où elle passa la porte.

                      « Merkara ? Merkara, c’est vous ? C’est vous ! »

                      Mais la joie sur son visage fut rapidement calmé par la réaction de la jeune femme. Oui. Cette femme était une belle rousse, portant des lunettes et sans implant. C’était essentiellement Merkara, dans une tenue plus officielle … Mais avec un air sérieux, elle rétorqua.

                      « Bonjour monsieur Craig. Je suis Mademoiselle Jaya. J’ai entendu que vous aviez besoin d’aide. »

                      La confusion se lit sur le visage distordu de l’homme d’affaire, ses pupilles tremblantes, les mots lui manquant pendant quelques secondes. « Non … Vous êtes … Vous êtes Merkara, non ? C’est … C’est vous ! »

                      Elle lui répondit avec un petit sourire finalement, gloussant d’un air… sympathique. « Monsieur Craig, je viens vous proposer quelque chose que vous ne pourrez pas refuser. Je veux vous faire une offre pour racheter votre entreprise. » Elle sortit alors un document officiel de passation de droit sur l’entreprise, avec un autre document où un certain montant était indiqué... Et finalement un dernier document. « Je pense que vous trouverez l’offre très intéressante. »

                      Il regarda à peine les papiers, les laissant tomber sur son bureau, visiblement dans une transe irrationnelle. « Merkara, qu’est-ce qui vous prend ? C’est moi ! C’est moi, et il faut m’aider ! Tout es devenu impossible ! Je … Regardez mes mains, je n’y arrive pas ! Je n’arrive pas à … Affirmer ma propre réalité ! Aidez-moi, pitié ! J’ai besoin de vous ! »

                      « Et je vous aidais, monsieur Craig … Mais pour cela, il faut signer les documents. »

                      « Signer … Les documents ? » Il regarda sur son bureau … Et vint d’une main tremblante saisir un stylo. « Oui … Oui, tout ce que vous voulez, Merkara. Tout ! »

                      Les papiers rendu, il était prêt à la supplier d’avantage mais elle se retourna, s’adressant à des personnes hors de son bureau. « Messieurs, l’accord est signé ! Vous pouvez l’emmener. »

                      Des hommes entrèrent donc et vinrent s’approcher de Monsieur Craig, celui-ci terrifié par leur apparence monstrueuse … Qui n’était monstrueux que pour lui. « Qu’est-ce que cela … Signifie ? … »

                      « Vous avez signez la passation de droit pour l’entreprise. L’argent va être transféré sur votre compte dans la journée. Tout est légal, vous avez donnez votre accord, monsieur Craig. Et ce dernier document … » Elle agita le papier avec un petit sourire… Moqueur. « C’est votre accord pour être interné dans l’établissement prenant soin des patients atteint de maladie mentale grave, High-Care. »

                      Lorsqu’il comprit ce qu’elle venait de faire, il se leva de son bureau et frappa des mains dessus. « Comment vous pouvez … ! Je vous faisait confiance, Merkara ! Comment … VOUS ETIEZ LA SEULE ! LA SEULE EN QUI J’AVAIS CONFIANCE ! LA SEULE QUE J’AIMAIS ! » Mais avant qu’il ne puisse s’ennerver d’avantage, montrant tout les signes de vouloir passer à travers le bureau pour lui attraper le col, les hommes, infirmiers, vinrent le tenir et lui planter une aiguille dans la nuque pour le calmer.

                      Petit à petit, il tomba dans un état second, ou triple même, amorphe, ses cris devenant petit à petit des marmonnements et grognement furieux… Avant qu’il ne soit emmené.


                      La Contagieuse Folie d'Ithoutha Ithouthasigna

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                      vava
                      Ithoutha
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                      Une fois seule dans le bureau, cette fameuse Jaya s’assit à la place du chef et resta un instant dans le calme … Avant de se prélasser … Se laisser aller dans le fauteuil de cuir, étirer ses bras, les passer derrière sa tête … Et laisser ses jambes s’étaler sur le bureau. Un rire sinistre s’échappa de ses lèvres.

                      « Gweeheehee … » Elle retira ses lunettes, soupira avec le sourire … Et passa ses mains dans ses cheveux. Sa peau perdit petit à petit sa teinte rosée pour tourner au vert, ses cheveux aussi, une paire d’yeux et de bras supplémentaire apparurent… Et les jambes ? Des choses grouillèrent à l’intérieur … Avant que la peau ne se brise et laisse apparaitre une multitude de tentacules. « Cela en a prit du temps … Mais c’était on ne peut plus jouissif ♥ »

                      Ithoutha avait tout organisé, de A à Z. Dans l’instant, une personne se dressa à la fenêtre de son bureau et poussa celle-ci ouverte. Nine, son fidèle androïde la rejoignit, coupant ses réacteurs une fois à l’intérieur et venant verrouiller la porte d’entrée d’instinct, puisqu’Ithoutha n’avait plus son déguisement.

                      « Quand je pense que cette gourdasse en armure a faillit faire foirer ce magnifique plan … Et maintenant … Je suis la reine du monde ! Enfin, presque. C’est un bon début ~ »

                      Après nombre de vol et nombre d’heures à travailler sans le matériel adéquat … Elle avait réussit à créer ce qui était l’élément crucial de son plan. Maitriser monsieur Craig dans son lit pour lui injecter dans les yeux une seringue pleine de nano robots …Petits ouvriers de l’impossible qui vinrent tirer sur chaque fibre cérébrale de ce grand patron pour lui faire voir absolument tout ce que Ithoutha voulait qu’il voit. Et dire qu’elle avait du engager un mage pour l’aider dans cette prouesse. Comment créer quelque chose de microscopique dans une êre technologique aussi misérable que celle de Solarii ?

                      Son déguisement ? Une astuce que seuls sa connaissance en déguisement, en technologie, combinée à son anatomie pouvait réussir. Ainsi qu’une bonne dose de douleur, aussi. Elle ne pouvait pas rentrer ses huit tentacules dans cette membrane, il y a dut avoir quelques « coupures ». Sa peau ? Les nano robots, encore … Cela piquait, pire que si on se recevait un tatouage, mais rien qu’elle n’avait pas déjà vécu. Les quelques trucs et astuces qui ne font ni queues ni tête ? L’alliance, encore une fois, de sa morphologie et d’un coup de main de Nine ! Les documents ? On ne peut pas emporter les gens comme ça à l’asile simplement avec leur signature, si ? Et bien, si, avec la bonne quantité d’argent versé dans certaines poches. Tout s’est déroulé comme sur des roulettes, même jusqu’à le convaincre de se faire opérer, le clou final dans le cercueil, une lobotomie en grande et du uniforme !

                      « Je suis à la tête d’une entreprise mondiale sur les nouvelles technologies … Et aussi d’une nouvelle part de business au marcher noir ! C’est pas géniale, ça, Nine ? ~ »

                      Mais Nine, de son coté, était tout sauf joyeuse. Elle avait participé par obligation mais bien entendu, avoir rendu fou un homme comme ici, c’était … Horrible. Mais outre l’horreur, elle n’était pas idiote et avait comprit ce qu’Ithoutha avait fait. Seul contre tous, donner un seul et unique point d’encrage … Avant qu’on le lui enlève. Profitant de ce moment seul avec elle, elle ne répondit pas à sa question mais lui en posa une autre.

                      « Comment savais-tu que ça allait le rendre fou ? … » Une question qui cachait bien des vérités.

                      Ithoutha perdit son large sourire dément et grimaça, haussant un sourcil. « Comment ça, comment je savais ? Je le savais, c’est tout. Tu me connais, je suis génial comme ça … »

                      « Je te pose cette question car je commence à te connaitre, justement, Ithoutha … » L’androïde la fixait avec inquiétude … Et pitié. Ce qui ne sembla pas plaire à la scientifique mais avant qu’elle puisse râler, Nine continua. « C’est comme ça que tu vois le monde ? … »

                      Le visage de la concerné passa d’une fureur sourde et muette à une expression sérieuse et glaciale, le tout en quelques secondes à peine. « … »

                      Qui ne dit mots consent. Nine le comprit. « Je suis désolée … Que ce qui t’es arrivé arriva. » L’androïde se tint le bras, peu confortable à l’idée de cette découverte. « Et Merkara … C’est Nico, n’est-ce pas ? »

                      Ithoutha se leva subitement, la chaise claquant contre le mur derrière elle, frappant des mains sur le bureau… Un peu comme l’avait fait Craig. Elle ne dit rien, mais ce mouvement était assez pour lui ordonner de se taire. Ses yeux étaient fou, la joie et l’euphorie disparu, mais il n’y avait pas que de la colère là dedans … Elle était perturbée par cette vérité. Qu’elle ait fait ça consciemment ou non … C’était là la triste vérité des choses, n’est-ce pas ? Elle vint contourner le bureau et sortit une capsule de sa blouse… La claquant dans la main de Nine.

                      « Tu seras Mademoiselle Jaya à partir de maintenant … Met le costume et reste là jusqu’à nouvel ordre. Joue le jeu. »

                      Elle sortit ensuite le cristal de sa poche et le serra entre ses doigts, la main tremblante. Elle tourna le dos à Nine pour cacher … Une certaine faiblesse. Des yeux emplis de souffrance au dessus d’un sourire qu’elle s’efforçait de tenir, d’étirer ses joues de manière malsaine. Elle n’avait plus de larme. C’était finit. Elle n’avait plus que le sang qui dégoulinait de son cœur et de sa tête meurtrie. Pendant un instant, un simple moment, une fraction de seconde … Elle sembla se demander si tout ça, son coup, Nine, si l’entreprise, si Solarii, si son existence … Avait le moindre sens … Mais sa voix, lugubre, retentit à nouveau.

                      « Nine. Tu aime ressortir ce nom. Alors c’est la dernière fois que je te le dis … » Elle regarda par-dessus son épaule, lançant un regard qui transperça jusqu’à l’âme artificiel de Nine. « Ne. Prononce. Plus. Jamais. Ce nom. » Puis elle disparut, emportée par son cristal… Laissant Nine … Pensive… Pensive et blessée. Tenant la capsule dans ses deux mains, les deux autres vinrent couvrir son visage un instant … Suivit d’un sanglot. Elle comprenait pourquoi elle était comme ça, désormais … Et pour une raison qu’elle ignorait … L’androïde avait mal pour cette femme qui l’avait pour autant torturé jusqu’ici. Quelle existence misérable.


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