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                      vava
                      Katarina sin miedo
                      groupe


                      « jour 1  »
                      Solo



                      Tu as du mal à respirer... ton regard est perdu devant tes pieds qui se croisent inlassablement. Le silence est pesant, tout comme la température. Celle-ci oscille durant le voyage entre l'insupportablement chaud et le mordant froid de val'mar. Enfin, toi tu ne connais pas du tout ce nom, tu ne sais même pas depuis combien de temps tu marches, ni depuis combien de temps cette boule grossit dans ta gorge. Tu n'en reviens pas. Tout ça pour ça... et tu ne peux même plus te défendre... À quoi t'ont servi tes années d'entraînement avec Rogelio ? Toi qui prétends n'avoir peur de rien... finalement... n'es-tu né que pour te faire attraper ? est-ce la destinée que les esprits ont réservé pour toi que d'être esclave encore et encore ? Ressentir ce mélange de tristesse infinie et de colère noire... ne connaîtra-tu plus que cela ?

                      Essoufflée, tu tombes à genou, alors que tes deux geôliers t'entourent de leur monture équestre. Tu n'es pas du genre à faiblir habituellement, mais tes quelques blessures et la fatigue ont raison de toi, et tes jambes ont de plus en plus de peine à te soutenir. Mais bien vite, tu te dois te leur demander encore un petit effort, car un des cavaliers te fouettent violemment le dos.

                      Allez, debout !  

                      Un petit cri s'échappe de ta gorge alors que tu te sens tirer vers l'avant par tes mains liées. Le deuxième cavalier ne te laisse guère plus de choix. Tu fais un immense effort, au prix de grimace marqué, pour te remettre debout. Et tu es reparti pour une petite heure encore de marche. Tu fournis tous les efforts que tu peux, mais plusieurs fois, ton dos se décorent de nouvelles marque.

                      Quand "enfin" tu arrives à destination, tu peux découvrir une tribu entourée par la neige, composée d'un côté d'hutte sommaire en bois et de l'autre de belles maisons en pierre. L'endroit est bien animé en cette fin de journée, par des familles et d'autres personne telle que toi, qui, juste assez habillé pour ne pas ressentir les effets du vent glacial sur la peau, portent de lourdes charges, ou assistent un habitant dans diverses tâches. Leur état est incroyablement faible. Depuis combien de temps sont-ils là ? Que subissent-ils vraiment ? À quoi t'attendre. Déjà quelques regards se posent sur toi, les uns compatissants car ils savent ce que tu vis, et d'autres plutôt hautain, content d'avoir de nouveaux larbins pour se la couler douce. Tu les regardes avec nonchalance. Tu t'en branles de ce qu'ils pensent. Pour toi le plus important, c'est de sortir de cet enfer, et vite.

                      Tu as à peine de songer, que déjà tes deux cavaliers ouvre une hutte en bois et t'y jette dedans comme s'il rangeait à la hâte une fourche dans la remise. Tu ne tiens même plus debout, et t'effondre. Haletant et gémissement un peu, tu prends le temps de remettre de tes émotions. Les larmes pressent sur tes globes, mais tu as encore la force de les retenir. Ils n'auront pas se plaisir. La porte se referment et péniblement tu te relèves pour observer autour de toi. Grelottant en t'appuyant sur tes coudes, tu te rends compte que tu n'es pas seule. Trois paires d'yeux se posent sur toi, compatissant, sans dire un mot. Tu t'aperçois qu'ils ont un petit tas de bois et qu'il frotte quelque chose ensemble. Tu te traîne jusqu'à une paroi et tu t'y appuies en position assise avachie. Tes compagnons de cellule s'arrêtent un instant dans leur activité, puis recommencent.

                      En observant un peu plus attentivement, tu te rends compte qu'ils essaye de faire du feu, avec une technique qui consiste à frotter un bout de bois sur une écorce courbée, en le faisant tourner avec une sorte de ficelle et deux poignets. Tu connais cette technique. Tu la pratiquais chez toi. Vous faisiez même des concours de celui qui arrivait le plus vite. Examinant mollement des yeux leur façon de faire, tu lâches faiblement.

                      Le bois... faut le mettre plus droit. et vous frottez pas assez vite...

                      De nouveau, l'attention se porte sur toi. Un silence se fait avant que les trois inconnus se regardent, interrogateur. Tu reprends quelques instants ton souffle, avant d'encore lâcher.

                      Si vous voulez avoir chaud, faites-moi confiance...


                      Un nouveau silence, puis les compagnons reprennent leurs essais. Tu vois qu'ils tentent de suivre tes conseils. Au cours de la manoeuvre, tu leur en donne encore quelques uns, et enfin, la braise salvatrice se crée. Un fin sourire se dessine sur ton visage alors que les trois retiennent un cri de joie pour ne pas attirer l'attention. Deux d'entre eux se blottissent autour, et le troisième hésite avant de venir te chercher. Il appuie ton bras sur sa nuque et te traîne jusqu'au feu. Cette douce chaleur te fait du bien. Même si aucune parole n'est prononcé, tout le monde apprécie ce petit moment de paix.


                      vava
                      Katarina sin miedo
                      groupe


                      « jour 28  »
                      Solo



                      Presque un mois que tu es ici... presque un mois que tout les matins, le réveil est brutale et rapide. Pas le temps de se prélasser, en 5 minutes, vous devez être debout et en rang dans votre cabanon. Il y en a plusieurs et tous se font réveiller en même temps. Ils ont tous une tâche distincte, qui peut aller de couper le bois et faire du feu dans les maisons bourgeoise, à s'occuper des enfants ou décharger les lourds colis de nourriture venant de convoi, pour la tribu, alors que le 99% ne vous reviendra jamais. Le tien est affecté à l'élevage. D'un côté ça ne te dépayse pas vraiment vu que tu as vécu 20 années de ta vie dans un village en autarcie à t'occuper des champs et des bêtes. Dès les premiers jours, tu t'es fait remarquer pour ton habileté.  

                      Mais aucune félicitation ne te parvient de tes gardiens, il ne faut pas déconner. Tout ce que tu entends, c'est "va plus vite", "fais ça mieux" et toute sorte d'insulte sympathique du gabarit de "larbins" ou "être inférieur". Sans compter les horaires, qui même pour une agricultrice aguerrie comme toi, tient de la folie. À peine trois heures de sommeil par nuit, du travail pour environ 16 heures par jours, avec à peine une demi-heure à midi pour manger les restes des bourgeois ou les déchets tels que les épluchures ou les morceaux de viande qui pendent encore aux os jetés. Dure régime qui te ferait presque regretté la domination de Kodô.

                      Mais toi, ce qui t'intrigue particulièrement, c'est cette discussion que vous avez eu le deuxième soir de ta vie ici. Cette fois-ci, vous étiez au complet dans la cahute, à savoir six personnes avec toi. Le feu était toujours là pour vous réconforter, mais déjà la journée, tu avais tenté de te rebeller. Essai vains puisque tout ce que tu avais hérités, c'est des coups de fouets en plus, et le tout en public pour donner de la contenance à l'humiliation qui était voulu, et à l'exemple pour les autres esclaves. Ton envie de t'enfuir n'en avait été que plus forte. Mais soudainement, alors que tu émettais tranquillement ton envie de continuer de trouver un échappatoire, l'une de tes compagnes de cabanon, eut un regard plus dure sur toi.

                      Katarina, promets-moi de toujours suivre les ordres, aussi illogiques puissent-ils être.


                      De quoi ? Nan, je ne fonctionne pas comme ça... je...

                      Pense aux autres bon sang, on doit s'aider ! Il faut que tu ne fasse plus aucun écart ! Promets-le !

                      Son ton te surprends... pourquoi elle s'emporte autant ? Tu la regardes intriguée avant de rapidement jeter un oeil sur les autres qui ne bronchent pas et attendent juste ta réponse avec intérêt. Tu soupires.

                      Ecoute Mélanie... on ne peut pas être esclave éternellement, où est passé votre dignité ?


                      Furieuse, l'esclave fonce sur toi et te chope par l'habit.

                      Katarina ça suffit, si tu joue l'égoïste c'est toi qu'a pas de dignité. Tu sacrifies les autres pour tes propres envies, c'est dégueulasse ! et...

                      Une violente douleur au thorax la stoppe dans son discours et elle te lâche. Un autre esclave du nom de Jim, vient la soutenir.

                      Tu ne devrais pas autant t'emporter Mélanie, viens te reposer.


                      Tu restes interdite devant l'éclat qui vient se passer...

                      Sacrifier ? J'ai jamais parlé de sacrifier qui que ce soit... de quoi tu parles ?

                      Ne pose pas de question... promets juste de te tenir à carreau et d’exécuter tout ce qu'on te demandera sans discuter ... c'est dans l'intérêt de tous ceux qui sont dans ce cabanon... fais-le pour nous...


                      Un silence se place entre eux et toi. C'est quoi ce délire ?? Pourquoi ils semblent tous d'accord ? Pourquoi tu ne sens aucune étincelle de rebellion en eux ? Devant l'insistance des regards, tu finis par lâcher en soupirant...

                      Je vais essayer...


                      Cette semi-promesse, datant de 26 jours maintenant, te reste en tête alors que tu trais une vache. Qu'est-ce qu'il se passe dans cette tribu ? Pourquoi cette peur ? Jusqu'à maintenant, tu t'es fait oublié niveau rebellion, comme demandé, mais tu as de la peine à ronger ton frein. Ton esprit aventurier et instinctif te titille quotidiennement et tu exergues de l'étouffer sous la soumission. Combien de temps devras-tu rester ainsi résignée ?  


                      vava
                      Katarina sin miedo
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                      « jour 30  »
                      Solo



                       Ce matin, le réveil se fait comme d'habitude à l'exception, qu'une fois en rang, le chef vous observe un moment puis pose son regard sur toi. Il semble réfléchir, puis fait signe à un de ses acolytes d'aller te chercher. Celui-ci s'exécute, et te prend par les épaules, Instinctivement tu te dégages et tu lâches.

                      Hey, lâchez-moi, je suis pas un objet !


                      Un petit effet de surprise dans le cabanon, avant que Mélanie ne te souffle.

                      Katarina, je t'en pris...

                      Ta semi-promesse te revient et tu serres les poings, le regards haineux, avant de tout relâcher.

                      Pardon...

                      Deux lourds regards te toisent, la tension est palpable, puis le chef cède. Tu quittes le cabanon seule avec l'acolyte. Probablement qu'ils n'ont pas le temps de régler cette affaire maintenant... tu suis donc ton géolier, bouillonnante de l'intérieur de ne pas pouvoir lui foutre un bon coup dans les valseuses pour te barrer. Il t'emmène à la forge où deux personnes te prennent en charge en te tenant fermement les bras et en te forçant à t'agenouiller dos à celui qui t'avais conduit jusqu'ici. Tu commences à stresser, sans le montrer. Que prépare-t-il ?

                      Elle est de quelle cabanon ?

                      L'ours maître...

                      Très bien...

                      L'ours ? C'est vrai que maintenant que tu y penses, au dessus du cabanon qui t'es attitré, il y avait une tête d'ours plutôt bien faite... mais quel rapport avec la forge ? Ta méfiance grandit. Tu regardes autour de toi à la recherche d'une idée pour te tirer de là, et tes yeux tombe sur le reflet d'un bout d'armure d'un de tes deux bloqueur de bras. Et ce que tu vois à le don de t'affoler. Un fer en forme d'ours, chauffé à blanc !

                      Image :
                      Passé revisité  Logo-t%C3%AAte-embl%C3%A8me-ours-mascotte-illustration_csp44818923


                      Tu commences à comprendre, car ce symbole, tu l'as déjà vu, et c'était sur le dos de tes compères de chambre. Tu te débats en hurlant.

                      NON, ARRETEZ ! LACHEZ-MOI !!

                      Tu y mets toute ta force, tant pis pour la promesse de Mélanie. Ce qui approche est très douloureux, tu l'as entendu, et vu la marque profonde que ça a fait à tes potes, ça doit défoncer. Les deux officiers s'attendaient à une telle réaction, et très pragmatiquement, ils te plaquent au sol, malgré tes débattements et tes supplications. La tête pressée contre la terre, tu continues à lutter, mais en vain. Bientôt ton habit est soulevé et le fer prends contacte avec ton dos, ce qui t'arrache un hurlement de douleur, comme jamais tu n'en as eu. À ce cri déchirant suivent des gémissements, alors que tu souffres au sol. Après quelques secondes d'agonie, tu es relevée, et une dernière phrase finit de de t'annoncer la couleur de la journée.

                      Bien, conduisez-la à l'arène avec les autres, les combats vont bientôt commencé.

                      Ainsi fut fait, tu rejoins les rangs péniblement, et est accrochée à une chaîne en fer relié à tous les autres de ton cabanons. Les trois autres cabanons subissent le même sort. Il y a les loups, les aigle et les renards... quatre clans qui se dirige tous vers un nouvel endroit pour toi, et loin de n'être que les distinction des quatre maison d'esclave, tu vas découvrir que derrière ces symboles se cachent un terrible destin...

                      vava
                      Katarina sin miedo
                      groupe


                      « jour 30  »
                      Solo



                      Votre pauvre troupeau arrive enfin dans les arènes. On vous emmène sur la piste sableuse au beau milieu du bâtiment. Autour de vous, quelques gradins pour les spectateurs qui déjà prennent place activement. Tu n'aimes pas du tout ça. D'ailleurs tu peux voir juste devant toi, Mélanie trembler, le regard plus qu'inquiet. Elle est là depuis 3 mois, tu le sais d'une des nombreuses discussions que vous avez eu autour du petit feu. À voir son état, cette épreuve doit être vraiment traumatisante... encore pire que le marquage au fer rouge qui te mord la peau cruellement ? Bordel... à quoi s'attendre...

                      Vous êtes assis sur des sortes de tabourets, toujours reliés à ceux de votre groupe, sur les bords de la scène. Le public commence à s'agiter, se réjouissant sûrement des prestations à venir. Cette configuration te rappelle un peu ce que t'avais demandé le val'ka avant que tu ne l'envoie chier, à quelques jours de ta période d'esclavage : combattre une bête à mort pour lui, histoire de le divertir, et si c'était convaincant, il te laissait libre. Est-ce que cette demande va renaître de plus belle aujourd'hui ? À la différence que cette fois, tu auras beaucoup plus de peine à refuser...  Assise juste à côté de Mélanie, et voyant son état de stress, tu lui donne un coup de coude amicale.

                      Hey stresse pas Mélanie... tout va bien se passer... tentes-tu alors pour la rassurer.

                      Au bord des larmes, elle réplique.

                      On voit que tu n'y a jamais participer, mais ce soir, il y aura au minimum deux esclaves de moins en vie, et personne ne peut rien y faire...

                      Tu affiches un air surpris.

                      Comment ??

                      Tu n'auras pas de réponse, car le maître de cérémonie déclare ouvert les combats de la journée.

                      Mesdames et messieurs, bienvenus à cette rencontre mensuels des êtres inférieurs ! Aujourd'hui comme toujours, les cabanons vont s'affronter à mort pour pouvoir bénéficier d'un petit plus dans leur quotidien, en y mettant toute leur ardeur et leur détermination pour vous divertir. Les paris sont ouverts, premier combat, loup contre renard pour un gain d'une peau de bisons ! bon spectacle !


                      Tu écarquilles les yeux... il est sérieux là ? Tu jette un regard sur le clan des loups et des renards et tu les sens crisper. Ils vont quand même pas se battre à mort pour une peau ? Tu sais bien que vos conditions de vie sont déplorables, que vous vous gelez les poils tout le temps, et que vous avez à peine manger, mais est-ce que ça vaut de sacrifier une vie pour ça ? Ceux de ton clan ont le visage grave et ils restent silencieux. Comme s'il se préparait à l’inévitable... la mort d'un des combattants qui se présentent au milieu de l'arène. Ils se mettent en position et le maître lance.

                      AA un petit nouveau chez les renards ! ça promets ! Que le spectacle commence !  

                      L'esclave des loups ne réfléchit pas et fonce contre son adversaire pour l'attaquer. Celui-ci surpris esquive comme il peut et semble hésiter. Tu sens une réticence de sa part à frapper. Et tu le comprends, comment ne pas être bloqué quand il s'agit de prendre la vie de quelqu'un qui ne nous a rien fait... Tu suis le combat avec très grand intérêt. Toi, il est clair que tu vas refuser directement, tu ne peux pas te permettre de faire ça. Tant pis pour la promesse, et tant pis  si tu souffres des heures. Ton éducation ne t'as pas appris à tuer comme ça.

                      C'est en tout cas ce que tu te dis, alors que le combattants renards n'a toujours pas donné un seul coup. L'autre se bat avec force et cruauté. L'issue du combat semble très clair, et d'ailleurs, tu entends ses compagnons de cabanon crier.

                      Bats-toi !!

                      Rick, défends-toi !

                      Tue-le bon sang !

                      Un coup de fouet les rappelle à l'ordre, mais toi tu es abasourdie... comment peuvent-ils demander ça ?? Le renard hésite... Il est en train de pleurer, tiraillé entre son devoir et ses valeurs. Un choix cornélien devant lui, qu'il décide après plus d'un quart d'heure de combat, de trancher, alors qu'il se fait claquer au sol, prêt à recevoir le coup de grâce. Il lève le bras.

                      J'abandonne !

                      Surprise général, autant chez les esclaves que le public. Du côté des renards, c'est la colère qui domine tout à coup. D'un coup d'un seul ils se lèvent et hurlent après Rick de continuer.

                      Rick putain fais pas le con !

                      Bordel Rick prends tes couilles et bats-toi !

                      Ne nous fais pas ça

                      T'as pas le droit !

                      Ils sont retenus par les géoliers mais leur excitation est réellement palpable. Derrière cette colère, tu ressens un stress, une peur que tu n'arrives pas à identifier... pourquoi sont-ils si tendus alors qu'ils ne sont pas dans l'arène... est-ce de l'affection pour Rick ? Non... ça à l'air d'être autre chose. Les huées se font entendre, et Rick pleure tout ce qu'il peut pendant que le loup le tient encore en respect.

                      Homme des renards... est-ce que ta lâche décision est prise ?

                      Tous les cris et les huées se renforcent. L'atmosphère est plus que tendue. Tu regardes la scène avec énormément de questions en tête. Tu ne comprends pas pourquoi cet abandon donne lieu à de telle extrêmité. Alors que tout le monde attends la réponse de Rick, Jim se penche vers toi.

                      Katarina, observe bien ce qui se passe quand on désobéi au ordre de combattre, peut-être ça te convaincra...  C'est le premier combat de Rick

                      Tu sens ton coeur accélérer.

                      Oui... ma décision est prise...

                      Dès cet instant, tu sens une euphorie grandissante dans le public, mais une hécatombe chez les Renards. Tous terrorisés, ils insultent copieusement Rick qui est tout décontenancé. Qu'a-t-il provoqué ??

                      La réponse tombe tel un couperet. L'un des Val'kas s'occupant des Renards prend son épée.... et d'un coup sec il tranche la tête d'un des habitants de ce cabanons, assis sur le bord de scène.
                      vava
                      Katarina sin miedo
                      groupe


                      « jour 30  »
                      Solo





                      Le choc est total. Autant pour toi que pour Rick, qui est totalement tétanisé, alors que la tête du récent défunt roule par terre. La voilà, la punition derrière le refus de combattre. Si l'on ne se prête pas au jeu, c'est un camarade qui meurt. Tu as du mal à respirer. Mélanie se met à pleurer. Cette scène est digne d'un film d'horreur. Il te faut une bonne minute pour réaliser ce qui vient de se passer, et une colère encore plus grande que d'habitude germe en toi. Comment osent-ils faire ça ?? C'est pire que de l'esclavage. Tu serres les poings. Ton coeur te hurle de te révolter, ton visage est crispé, tu n'as qu'une envie, te lever, et clamer sans limite ta haine pour tes géoliers. Mais Jim te tient soudainement par l'épaule.

                      Katarina contiens-toi, n'émets aucune objection ! Respire !

                      Les dents serrées, tu répliques.

                      Nan mais tu as vu ce qu'ils ont fait à cet homme ? Et tu voudrais que je reste sans rien faire ??

                      Tu trembles de colère et un quatrième ours prend le relais.

                      On ressent tous la même chose Katarina, mais si tu te rebelles, ils en tue un autre au hasard, faut qu'on limite les dégats, alors tu te calmes, pour l'amour du ciel !

                      La main de Jim se pose sur le haut, se voulant rassurante.

                      Allez respire, intériorise ta haine, il le faut.

                      Tu luttes contre toi-même pour ne pas éclater. La bataille est acharnée. C'est contre tes principes de te soumettre et de tout accepter, encore moins des lois absurde et violente comme celles-ci. Mais il y a des vies en jeu et tu respectes  trop la vie pour la mettre si facilement en danger. Surtout que tu n'as ni sabre ni mixture pour te défendre, tu ne peux pas garantir la survie de tes amis si tu te rebelles... tu es coincée...

                      Putain ça fait chier..
                      . marmonnes-tu en tapant du poing sur tes jambes.

                      Du côté de l'arène, le pire est à venir. Le maître de cérémonie fais une annonce au sonorité de glas.

                      Ici, l'abandon est banni... le combat peut reprendre...


                      Euphorie général dans le public, alors que du côté de Rick, c'est la décomposition. Il ne s'attendait pas à tout ça, et toi non plus d'ailleurs... Relevant la tête, tu vois le regard du renard s'assombrir. Il relâche se bras alors que le loup commence à charger. Tu le vois se tourner vers son adversaire, la tête basse, et écarter les bras... tu comprends le poids du remord qui pèse sur lui et toute la culpabilité qui lui enlève tout espoir de sérénité. Sans broncher, il se laisse emporter et bientôt, il retombe sur le sable de l'arène, inanimé, le sang coulant sur le terrain. Le regard du loup est peiné, il ne peut le cacher, mis tu y lis aussi une sorte de soumission... Il n'avait pas le choix... c'était lui ou Rick...

                      Il repart avec la peau vers ces compagnon de cabanon, un goût amer en bouche. Ses chaîne sont remises, et le terrain est évacué pour accueillir le prochain match : Jim des ours, contre Iota des Aigle. En jeu, une ration de viande... le luxe pour vous. Tu te mets à espérer que personne ne s'arrête de combattre, et que Jim remporte ce duel. Ce souhait est égoïste et cruel, mais tu n'as plus le choix... tu es entré dans leur jeu...

                      vava
                      Katarina sin miedo
                      groupe


                      « jour  120 »
                      Solo





                      Personne n'est fait de pierre. N'importe quel humain sur terre est malléable. Le sentiment humain sous toutes ses formes est exploitable pour qui veut bien soumettre. Il suffit de trouver la bonne méthode pour que plus aucune goutte de rébellion ne se déverse dans le fleuve de la vie. Cela fait 4 mois que tu vis ici. Les journées se suivent et se ressemblent. Tu ne fais plus que travailler et combattre quand tu es appelée. Tu te souviens de la première fois que tu as vu ce qui se passe dans l'arène. La mort de Jim t'a assommée. La viande est parti chez les loups, et toi tu a été totalement choquée par ce qu'il venait de se passer.  Tu as d'ailleurs passé ta nuit à te défouler contre la paroi en bois de ton cabanon, folle de rage de n'avoir rien pu faire. Les autres ont bien tenté de te consoler, mais rien n'y faisait. Tu étais inconsolable ce jour-là. Être impuissante était la pire des humiliations pour toi, car non seulement tu n'as pas pu empêcher les morts de ce jour-là, mais en plus, tu n'as aucune idée de comment empêcher les suivants.

                      Les jours suivants ont été très éprouvants émotionnellement. La frustration sans précédent qui t'habitait te harcelait et te fatiguait encore plus que tes travaux. Si bien qu'un soir, les larmes tombèrent d'elle-même pendant des heures. Pour la première fois, tes yeux exprimait leur tristesse. Et ton coeur se soulageait. Tu as découvert ce soir-là, le bienfait de pleurer, qui plus est entourée de Mélanie et des autres. Des liens se sont crées, et l'épreuve de votre situation et de la mort de Jim s'est traversé à 5. Quand l'un d'entre vous flanchait, un des ours le soutenait pour ne pas qu'il se passe punir. Une solidarité grandissante voulue par les chefs, mais qui te permettait de tenir.

                      Si bien qu'au combat suivant, tu as été appelé contre un loup, et tu n'as même plus réfléchie. Tu ne voulais pas du tout que quelqu'un des ours meurt. Ton lavage de cerveau était déjà franchement entamé. Poussée par l'appât du gain et par l'affection des ours, tu as tué ton adversaire avec beaucoup moins de scrupule que le premier mois de captivité. Plus de sentiment, que des résultats, alors que le sang de ton adversaire coulait sur le sol, tu restais là, le regard concentré... le coeur serré mais le mental formaté... tu n'arrivais même plus à ressentir de la compassion pour le loup... qu'étais-tu devenu ?

                      Deux mois plus tard, alors que "les stocks d'esclaves" est revenu à 6 par cabanon, tu es une nouvelle fois appelée pour combattre. Mélanie est toujours en vie, formatée tout comme toi à la vie de Val. Le mois dernier, elle avait montré une facette toute différente de sa personnalité. En effet, une fois sur le ring, elle était devenue une tueuse sanguinaire, dépourvue de toute humanité. Elle s'était relâchée le soir, bouleversée d'avoir encore pris une vie, mais tout comme les autres, elle s'était efforcée d'enfoncer ça au plus profond de son être pour ne plus en être affecté. Elle te regarde à présent, l'oeil encourageant et espérant.

                      Le renard devant toi en veut aussi. Vous n'êtes pas le seul cabanon à avoir développé cette façon de vivre. L'échange dure une bonne demie-heure sans qu'aucun d'entre vous ne cède, malgré les blessures qui vous décorent de plus en plus. Il a de la force, tu as de l'agilité. Il a de la stratégie, tu as de l'endurance. Des atouts qui s'équilibrent parfaitement jusqu'à ce que tu entendes Mélanie hurler.

                      ALLEZ KATARINA RESISTE !

                      Ce cri vous perturbent les deux dans vos enchaînements mais tu es la plus rapide à te reconcentrer. Vive, tu lui fais une balayette et lui donne un violent coup de coude sur les cotes. Se faisant, tu sens une côte se casser. Ce constat fait rejaillir l'espace d'un instant ton ancienne personnalité, et tu te relève honteuse alors que le renard souffre au sol. Moment de lucidité de courte durée car tu es rappelé à toi sous la pression du public qui hurle "à mort" et sous les regards de tous les esclaves présents. Ton regard s'assombrit à nouveau. Tu le sais... c'est lui ou toi...

                      Je... suis désolée...


                      Souffles-tu avant avant de lever le pied et de frapper à nouveau le thorax de toute tes forces. Le renard hurle, et tu sens la côté cassée entrer dans son coeur. Celui-ci est transpercé et quelques minutes d'agonie plus tard plus rien... le voyage vers l'au-delà... Tu as gagné...



                      Ce solo se conclut ici : https://www.rpg-rebirth.com/t774-sauvetage-katastrophique
                      vava
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