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                      Une Ombre de la Lune

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                      Feat Greed

                      La légitimité de l’avarice est une de ces questions qui reviennent régulièrement de part sa place centrale dans les mœurs des sociétés modernes, et même encore lorsque les principes du commerce restent très archaïques. Pragmatiquement parlant, il n’est pas étonnant de réfléchir à ces idées de récolte et d’accumulation de biens, matériels ou non, comme une activité logique, puisqu’une réserve de moyens et de trésorerie toujours plus importante ne peut que difficilement être une mauvaise chose. En revanche, il me semble malgré tout difficile de considérer l’argent et les biens comme une fin en soi, lorsque leur collecte n’est pas motivée par le besoin d’usage, mais par le simple désir de posséder. Finalement, on pourrait alors émettre l’argument que ces valeurs stockées sont alors des valeurs fictives, vides, puisque l’amas qu’elles constituent n’est une réserve que dans l’objectif d’être une réserve, soit un tas sans raison d’être autre que le simple fait d’exister. La cupidité, l’avarice, est-ce alors une pulsion irrationnelle ? Si l’on peut difficilement contredire le fait qu’il s’agisse d’un défaut de caractère, il me paraît encore impossible de définir ce trait comme étant sain, ou non.


                      Les gens fourmillaient entre les allées. De grands groupes allaient et venaient, formant comme un effet de marée dans la foule qui semblait s’empaqueter et se heurter sur les murs des échoppes de Oldstreet. Ce n’était déjà plus la première fois que nous circulions ici, décidés à passer encore un peu de temps à Mihawk avant de devoir nous rendre à Wisdom’s Heart pour y retrouver ces Jewelers qui nous avaient approchés. Mais l’heure du départ n’était pas pour aujourd’hui, que j’avais plutôt décidé d’employer pour faire quelques préparatifs, et en voir un peu plus de ce nouveau « monde » où je venais d’atterrir. J’avais alors la désagréable impression d’être entre un gêneur et un paria à devoir interpeller les locaux sans cesse pour des indications, non sans observer un certain mépris dans les yeux de certains, ou une forme de curiosité vicieuse dans d’autres, ce qui, au moins, ne semblait pas déranger Kalli.


                      Pour la première destination de notre vadrouille en ville, nous nous étions alors arrêtés chez ce qui avait tout de l’allure d’un prêteur sur gage, avec quelques relents d’antiquaire ou de collectionneur. Si nos « amis » récents, soit ceux mêmes qui nous avaient invités à les retrouver un peu plus tard, avaient au moins pris la peine de nous fournir quelques Kuartz pour nos dépenses dans les transports et pour nos consommations, non sans nous faire comprendre que nous serions invités à leur rendre la pareille par nos services en échange de leur hospitalité, j’avais trouvé la somme quelque peu faible en considérant que je pourrais avoir besoin d’un peu plus pour d’autres frais, me disant qu’il valait mieux être prévoyant. Hélas, le temps ne m’était pas favorable pour chercher un petit emploi, et je m’étais résolu à céder quelques affaires que j’avais sur moi en échange d’un peu plus de monnaie, ce qui s’était avéré plutôt fructueux, les « marchandises » de chez moi étant ce qu’elles sont dans un autre monde, elles auraient fait le bonheur d’un collectionneur qui les racheta pour une modique somme, de quoi rendre tout un chacun gagnant dans l’affaire.


                      Un peu plus tard, nous étions passés chercher une tenue plus pratique et adaptée pour Kalli qui, au moins, n’était pas aussi difficile dans ses goûts vestimentaires qu’en matière de nourriture et boisson. C’est d’ailleurs sur ce second point que j’eus finalement préféré opter pour des rations de voyage, gastronomiquement de piètre qualité, mais très peu chères et simples d’usage pour les déplacements, plutôt que d’avoir à consommer en restaurant. Enfin, j’avais décidé de m’arrêter chez un horloger pour récupérer une montre, étant, je dois l’avouer, plutôt pointilleux sur les horaires. Outre cela, nous nous étions alors résolus à déambuler sans tranquillement entre les rues à flâner et regarder les vitrines, mais sans trop d’achats supplémentaires, hormis pour ma compagnonne de route quelques babioles qui l’intriguaient assez pour qu’elle y mette un peu des quelques Kuartz qu’elle avait elle-même récupéré contre de ses effets personnels auprès du « prêteur ».


                      J’étais tout juste sorti, rangeant la montre simple à gousset que j’avais récupéré à l’instant, une des moins chères qui étaient proposées en fait, et retrouvait Kalli qui avait préféré attendre dehors, étant vite agacée par le son des mécanismes des horloges. Il était alors seize heures passées, et nous en aurions bientôt fini pour aujourd’hui, mais nous avions encore un peu de temps pour circuler entre les foules et les boutiques. Du coin de l’œil, je remarquais que la Chuluu qui s’ennuyait s’était mise à jongler avec les trois des plus gros Kuartz qui lui restaient, enfin, ce n’est pas comme si elle en avait encore beaucoup en soi, mais je pouvais sentir ce qui arrivait sans peine.


                      - Tu devrais les ranger, c’est un coup à les faire tomber et les perdre, et puis tu attires de la mauvaise attention comme ça.



                      Elle ne prit alors pas la peine de me répondre, mais je pense qu’elle comprit l’idée lorsqu’elle les rattrapa chacune pour les remettre dans sa bourse, qu’elle tenait alors au bras gauche. C’est lorsque nous allions nous remettre en route que, comme une ombre surgissant de la masse, un type encapuchonné se rua sur son bras et l’agrippa fermement en tirant, emportant Kalli sur une petite distance. Elle n’eut pas à résister longtemps de sa corpulence frêle et fut vite jetée à terre alors que ce rapace des rues faisait déjà de grandes enjambées pour s’enfuir malgré quelques cris des passants qui remarquaient le voleur. Je tendais la main pour l’aider à se relever en la sermonnant calmement.


                      - Je te l’avais dit… Bon, ce n’est pas grave, c’est qu’une petite poignée de Kuartz.



                      Lorsqu’elle se tourna vers moi, je pus alors vite constater qu’elle n’avait plus qu’un moignon à la place du bras gauche, le bout laissant voir les cristaux qui formaient l’intérieur de son corps à l’air libre. Il ne m’en fallait pas plus pour comprendre que ce roublard avait emporté le reste sous l’impact, les Chuluus, et spécifiquement Kalli, n’étant pas très résistants aux chocs. Sans tarder alors, je m’élançais en courant dans la direction du fuyard, le voyant encore à plusieurs mètres en avant.


                      - Merde… Au voleur !



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                      Akerys. C’était un monde étrange, tellement riche que l’on pouvait se demander si leurs habitants avaient seulement des besoins. C’était pas un sentiment désagréable d’avoir autant de chose a apprécier, mais c’était étrange d’avoir autant d’un coup. Je commençais a me demander où était le piège. Peut-être le gouvernement ? Je n’ai pas vraiment creusé la question, mais s’il est trop présent, ça fait une chose que je n’aimerais pas dans ce monde.

                      Mihawk était une ville importante pour le commerce, un nœud de passage et de transit pour tout ce qui devait valoir quelque chose sur cette planète. Une endroit parfait où satisfaire mon Avarice. Les rues, toujours aussi richement décorée, si ce n’est plus, que celles de Livingo. Les habitants richement vêtus, marchant par milliers sur les routes pavés, des convois ici et là et de l’argent, du délicieux argent partout.

                      Je promenais mes yeux sur les étals du marché, me demandant ce que je pourrais bien faire pour posséder tout ce qui était exposé. Peut-être un petit larcin ? Il suffit d’un riche qui passe trop prêt d’une ruelle pour me faire un petit pactole de départ, de quoi profiter de ce qu’offrait cette ville. Je guettait, jusqu’à voir ma victime. Un homme, plus proche de la fin de sa vie que du début, mais encore assez bien portant, une bourse assez lourdement garnie sur son flanc droit. Je m’approche de lui, l’air de rien, le bouscule de mon épaule, profite du choc pour me saisir de sa bourse, avant de prestement me retourner pour m’incliner en signe d’excuse, en profitant du mouvement pour cacher le fruit de mon larcin dans mon dos.

                      Bingo, j’avais maintenant un bon petit pactole avec lequel m’amuser. J’utilise directement une partie de l’argent pour me prendre une bonne bouteille de Millésime, avant d’entendre que l’on cris au voleur. Je me crispe un peu, surpris, avant de me rendre compte que cela ne vient pas du tout de l’endroit où j’avais pus faire mon affaire. Décidément, on peut pas être tranquille deux minutes dans cette ville ! Je vois un homme arriver vers moi, prêt a me bousculer, je sens sa main se diriger sur ma nouvelle bourse, mais ma main libre fuse vers sa gorge pour l’empoigner.

                      « Tututu, tu me la fera pas a moi gamin. »


                      Nonchalamment, je prend une bonne gorgée de vin en tenant le voleur en devenir, qui commençait a se débattre pour se libérer. Son sac s’agitait, lourd et bruyant. Le bougre devait avoir amassé un bon petit butin.

                      « Hey beh, on dirait que tu as pas chômé mon gars, tu dois en avoir pour beaucoup là dedans. »

                      Encore une gorgée. Le voleur commence a manquer d’air et se débat de plus en plus fort. Je vois quelqu’un arrivé au loin, suivit d’une étrange femme. Je leur fait de grands signes de ma bouteille.

                      « Hey ! Hey oh ! C’est lui que vous cherchez ? »


                      Pendant ce temps là, le brigand rassemble ses forces, saisit une arme dans son sac et abat sèchement une hache sur mon bras, le tranchant nettement, avant de détaller, préférant sa vie a son butin.

                      « Hey ! C’est pas très Coubertin de couper les bras des gens. »


                      Et une autre gorgée, alors que la main tranchée retournait a la poussière, et qu’une autre commençait a se reformer sur mon moignon.


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                      Le fuyard savait courir, vite et bien, et il fallait dire que la précipitation lui allait bien puisque dans sa charge il se permettait même de bousculer d’autres passants, d’une part pour me ralentir en les envoyant vers moi, certes, mais aussi bien pour leur prendre leurs biens à eux aussi, ce qui laissait penser qu’il n’était pas exactement un amateur à son coup d’essai, mais peut-être même quelqu’un qui vivait de ses larcins, que la loi n’avait, il semblerait, pas su condamner. J’arrivais malgré tout à le suivre, sans réellement rattraper la distance, mais étant finalement plutôt capable d’éviter les obstacles de la foule et du paysage urbain, n’étant moi-même pas non plus à ma première fois pour ce type de course-poursuite. Cela dit, il connaissait la ville mieux que moi, et, si j’avais peut-être moyen de l’emporter à l’endurance, qui sait si sa ruse ne finirait pas par me jouer un tour.


                      Je pouvais sentir Kalli plus loin derrière moi, qui semblait un peu plus peiner à ne pas perdre en distance, mais s’efforçait de nous garder en ligne de vue. D’une certaine manière, je lui avais promis de l’aider, et si ce n’était pas un cas de force majeure, alors qu’était-ce ? C’était son bras gauche, et une part d’elle-même avec sa mémoire qui était déjà défaillante, ce n’était pas une perte anodine, et pourtant, j’en était encore à jouer le jeu du banal Rell que je voulais montrer à tous ici. Si j’avais daigné user de ma magie, j’aurais sans peine intercepté le voleur, et je n’aurais sûrement aucun risque de perdre sa trace, alors pourquoi ? Je n’ai toujours pas retrouvé Suryan. Je n’ai toujours pas la certitude de pouvoir éviter la maladie des sorciers, la Décadence, et, même dans ce cas où je ne devrais pourtant pas me contenter d’une prestation aussi médiocre, je continuais à jouer le jeu, mentant comme au début en me faisant passé pour un sans-pouvoirs.


                      Je ne sais pas si ce fut alors le destin qui me narguait en me montrant que si je persistais à rester personne, on finirait bien par agir sans moi, mais finalement, je n’aurais pas eu besoin de rompre ce vœu de prudence que je m’étais fait à moi-même. Il était alors bien en avance, prenant légèrement de la distance, et se permit de tenter un vol à la tire sur un passant, qui l’interrompit sans effort en le tenant par la gorge comme une bête. Rapide, précis, un mouvement irréprochable droit au but qui eut le mérite de stopper net la course du malandrin alors que je fermais la distance en arrivant, suivi d’assez près par Kalli. En s’agitant, je pouvais le voir perdre son sac, et m’imaginais déjà que le membre perdu risquait d’être dans un piteux état là-dedans. Ralentissant un peu le pas devant l’urgence de la situation qui n’était plus, je me demandais déjà comment remercier cet étranger qui m’avait ôté une sacrée épine du pied en me permettant de garder mon identité de profane.


                      - Merci, mille fois, c’est bien lui.



                      Je soufflais un peu, rien d’étonnant après une course folle comme celle-ci, et voyait d’un coup d’œil en arrière Kalli qui approchait à grand pas en râlant. J’observais un peu notre bienfaiteur en finissant la distance qui nous séparait en marchant, il avait, je dois le dire, un air nonchalant peu commun en tenant un homme d’un bras et en s’enfilant du vin à la bouteille de l’autre, et pas une simple bouteille de vin de table, on dirait. Mais le voleur, semblant alors craindre pour sa survie, n’entendait pas se laisser faire si facilement, et, dans un effort soudain, eut comme une poussée d’adrénaline en se saisissant d’une hachette pour abattre un coup de tranchant sur le bras qui l’entravait avec la force d’un condamné et la précision d’un boucher. Le geste était si rapide que je n’eus le temps de réagir, en plus au vu de la distance nous séparant, et avant que je ne puisse me remettre à courir, il avait déjà pris une accélération inattendue et s’était faufilé dans les foules pour y disparaître comme une ombre dans la nuit.


                      La scène avait déjà de quoi surprendre, mais il était autrement plus intriguant de voir l’inconnu si peu touché par sa main coupée, alors que celle-ci sembla devenir une masse de poussière tandis qu’une autre lui succédait à une vitesse surréelle. J’avais entendu des légendes de guerriers dont le corps semblait se soigner de lui-même comme celui d’un monstre, mais je n’aurais jamais cru voir ça de mes propres yeux, d’où le regard ébahi que je portais sur ce nouveau membre alors qu’il râlait d’un air à peine dérangé sur le fuyard déjà bien loin. Je me retenais alors de penser à voix haute quant à savoir « Quelle genre de chose est-il ? » , et préférait ignorer le reste de la scène pour reprendre mes esprits pour en revenir au problème de Kalli qui arrivait tout juste en criant.


                      - Héééééé, mon bras !



                      Je pointais alors le sac que l’autre gars avait laissé en sauvant sa vie en espérant sincèrement que ce que l’on cherchait était dedans et pas tombé en route.


                      - Je ne sais pas ce que vous voulez faire du reste de ce qu’il a chapardé en route, mais j’aimerais vraiment récupérer le bras qu’il a arraché à mon amie, les Kuartz important peu, vous comprendrez sans doute.



                      J’avais bien failli ajouter que le sien ne repousserait pas, mais, encore une fois, j’avais du mal à me faire à l’idée de ce que je venais de voir. Soufflant comme si elle avait passé la semaine à courir le marathon, Kalli, qui venait d’arriver, fit une courbette exagérée en remerciant l’homme en face duquel elle s’était plantée.


                      - Merci merci merci, je ne sais pas ce que je serais devenu s’il avait filé avec, c’est que j’en ai besoin moi.



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                      J’enchaînais les gorgées d’alcool depuis maintenant quelques minutes, alors qu’un homme assez modeste, suivit d’une femme a qui il manquait un bras, s’approchaient de moi. C’était eux qui avaient criés au voleur et qui coursaient celui que j’avais attrapé. Well, il avait détallé comme un lapin en laissant son sac derrière, et c’est visiblement dans celui là que la femme espérait trouver … son bras. Maintenant que j’y fais attention, cette dernière a l’air assez … cristalline. Je pris une bonne gorgée en riant a moitié.

                      « Héhé, c’est la première fois que j’entends parler d’un voleur de bras. C’est tout de même plus intéressant de voler le coeur de ces dames que de se contenter d’un bras, haha ! Mais oui oui, prend. Ça me fait plaisir, haha ! »


                      Je penchais la bouteille au dessus de ma bouche, pour me rendre compte qu’elle était vide, avant de la jeter nonchalamment par dessus mon épaule, dans un bruits d’éclats de verre.

                      « En tout cas, vous avez l’air bizarre tout les deux. Ça vous dirait de discuter un peu ? Je suis curieux de savoir d’où vous venez, ce que vous êtes et ce que vous faites ici. »

                      Je me baissais pour piocher quelques monnaies dans le sac, préférant laisser le surplus derrière. Après tout, ça n’a jamais été difficile pour moi de rassembler de l’argent lorsque j’en ai besoin, alors pourquoi s’encombrer ? Je piochais toute fois une bague dans le butin, ça pourra toujours faire un souvenir pour Neg.

                      « Je suis venus pour m’amuser, pourquoi pas discuter autour d’un bon repas ? Offert par la maison. »


                      Je me glissais entre mes deux comparses, mes bras par dessus leurs épaules alors que je les emmenais dans les ruelles. Toujours aussi direct et honnête, j’en profitais pour me présenter.

                      « Aufait, je m’appelle Greed, ou monsieur Greed si vous voulez. Et vous ? C’est quoi vos ptits noms ? Surtout la petite dame là. »


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                      À mieux l’y regarder maintenant que j’en étais plus près, cet inconnu avait tout de l’allure d’un original. Il ne collait pas avec le décor, il avait au moins une caractéristique inhumaine, et c’est bien la première fois que je vois quelqu’un boire un cru avec une descente pareille en pleine rue et de journée. Cela dit, si j’avais bien du mal à le voir sans souligner ses bizarreries du regard, je dois admettre qu’il paraissait au moins assez bienveillant et m’avait, volontairement ou non, rendu un fier service. Pendant que je l’observais un peu nonchalamment, Kalli se penchait alors sur le sac et n’eut besoin que de son approbation pour se mettre à le fouiller en quête de son précieux membre.


                      - Houlà, je n’aimerais pas perdre mon cœur non plus moi, ça doit être très embêtant à récupérer en plus, et je ne sais pas si ça se recolle chez tout le monde…



                      Au vu du ton de cet homme, j’imaginais qu’elle avait du mal comprendre, mais ce ne serait pas la première fois. Je constatais alors que, finalement, elle avait un côté au moins aussi anormal que lui, lorsqu’elle porta le membre rompu à son « moignon » et que, au contact, les deux parties se recollèrent lentement pour qu’en quelques courtes minutes son bras ne soit comme neuf, comme s’il ne s’était jamais séparé de son corps, alors qu’elle l’agitait un peu comme pour voir s’il bougeait normalement et pour chasser les fourmillements que provoquaient naturellement le rattachement. De son côté, l’autre original nous fit la même réflexion que j’eus pensé précédemment à son égard, et nous invita à la conversation. Décidément, il semblait assez avenant, intrusif, peut-être, mais ce n’est pas moi qui aurais répondu le premier, ma compagnonne de voyage dégainant ses cordes vocales plus vite que son ombre.


                      - Oh, mais pourquoi pas ! On avait rien à faire justement.



                      Après tout, elle n’avait pas tout à fait tort, nous ne faisions que nous promener en attendant que passe le jour, et puis, partant d’un échange réciproque, j’imagine que j’étais quand même un peu curieux d’en savoir plus sur cette personne, après tout. Je ne fis alors qu’acquiescer silencieusement en constatant qu’il se contenta de se baisser pour ramasser quelques Kuartz et un bijou, visiblement bien déterminé à laisser le reste en plan comme ça. À la suite de quoi, Kalli l’imita en prenant ce qui pourrait bien être la somme qu’elle eut perdue, et peut-être un peu plus ainsi qu’un collier qui devait lui plaire, ce qui m’arracha un léger soupir, mais après tout, ce n’est pas comme si abandonner le sac comme ça garantirait que chacun de ceux que ce type avait volé récupérerait ce qu’il avait perdu.


                      Parlant son invitation à discuter, il ne perdit pas de temps alors pour nous inviter à dîner, ce qui serait très probablement financé par ce qu’il avait lui-même récupéré dans le sac, en fait, mais à tout voir objectivement, c’était l’occasion d’économiser un repas et, encore une fois, ce n’est pas comme si nous avions volé cet argent nous-même, me disais-je comme pour apaiser ma conscience. Nous n’eûmes pas réellement le temps de répondre, même si la Chuluu aurait sans doute accepté pour nous deux au vu de son air amusé par la tournure des évènements, puisqu’il nous prit sous ses bras comme de vieux potes pour nous guider en faisant les présentations, une proximité physique que je n’attendais pas, mais que j’aurais pu voir venir, au vu du caractère montré par cet original. Kalli sera la première à répondre avec un petit sourire, avant que je suive son exemple, un peu plus embêté par la situation qu’elle, je dois admettre.


                      - Enchantée, Monsieur Greed, moi c’est Kalli !



                      - Et je suis Rell.



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                      La jeune femme, qui se présentait sous le nom de Kalli, semblait être une petite boule d’énergie sans grand-chose a l’intérieur du crane. Remarque, vus qu’elle a l’air cristalline, peut-être qu’elle n’a vraiment rien dans le crane, haha ! Enfin, elle ne comprenait pas ce que j’impliquais en parlant de voler le cœur d’une femme et le prenait au premier degré, a croire que les femmes des autres mondes sont profondément arriérées. Je me frottais les yeux en lâchant un petit soupire, légèrement agacée devant ce décalage, mais je ne réagissais pas plus.

                      Pour sa part, l’homme se présenta comme étant Rell et resta très effacé par rapport a sa compagne. D’une apparence très banale, rien ne le rendait bien spéciale aux premiers regards, si ce n’est sa présence aux cotés de cette étrange femme cristalline. Souvent, les gens étranges et spéciaux attirent leurs semblables. Si la femme était aussi perchée, l’homme devait avoir son petit lot d’originalité.

                      Alors que je guidais la paire dans les rues, a la recherche d’un établissement où nous pourrions nous amuser, je me tournais vers Rell, le sourire carnassier aux lèvres.

                      « Alors mon petit, c’est quoi ton truc a toi ? Si tu traîne avec la petite, c’est que tu dois être bizarre a ta façon, pas vrais ? Si t’étais un monsieur banal, tu serais sans doute chez toi, entrain de travailler ou avec ta gueuse, pas dans les rues a courir avec une femme qui perd ses bras. Alors, c’est quoi ton truc ? T’es fais en saucisson ? Haha ! »


                      Notre errance nous mena dans un établissement assez riche, décoré, probablement prévus pour accueillir les touristes que nous étions, en quelque sorte. J’invitais mes camarades a prendre place et commençait la discussion en attendant que quelqu’un ne vienne s’occuper de nous.

                      « Alors, qu’est ce que vous faites ici ? Vous êtes certainement pas d’ici, pas vrais ? Vous êtes trop étrange pour être d’ici. Comme moi, je suis trop sublime pour que l’on puisse me confondre avec un de ces humains, mais c’était déjà le cas a la maison, haha ! C’est quoi votre histoire du coup ? Et qu’est ce que vous faites ensemble ? »


                      Je m’installais confortablement mais sans aucun respect, me vautrant dans mon siège tel un voyou.


                      Spoiler :
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                      Une Ombre de la Lune Puq1
                      vava
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