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                      Akerys devenait vraiment dangereuse : Les nombreux petits larcins que j’y avais commis, combinés avec le cambriolage d’Elyas, m’avaient fait connaître des autorités. Non pas que j’ai peur d’eux, je suis immortel après tout, mais ce n’est pas bien pratique d’avoir la police dans les pattes lorsque l’on cherche ses hommes, disparus avec le butin du casse. Je n’avais pour ainsi dire plus grand-chose sur Akerys, et seul, il était bien difficile d’organiser quoi que ce soit. J’avais donc décider de tenter ma chance avec la bague qui m’avait amené ici en premier lieu. Si elle avait put me connecter avec Akerys, elle devait pouvoir en faire de même avec les autres mondes. Je me concentrais vaguement sur l’idée de vouloir être ailleurs, Val, Solarii, Nefyria, peu importe tant que je n’étais plus ici. Je sentis un froid se répandre lentement dans mon corps, partant des extrémités et remontant vers mon cœur, vers ma pierre. Puis, plus rien si ce n’est la chute interminable au milieu des volutes sombres.

                      La chute continuais pendant un long moment, difficilement quantifiable, au cours du quel l’ennui ne manquait pas de s’installer, et après un temps qui semblait beaucoup trop long, un éclat de lumière aveuglant et une bouffée d’air frais : J’étais arrivés quelque part, au milieu des nuages gris défilants a toute vitesse, alors que le sol s’approche a vive allure. Oh non, pas encore …

                      Un énorme fracas retentit lorsque ma chair vient s’écraser contre les pierres pavant la route. Un océan de sang et de viscère s’éparpille aux quatre coins de la rue, éclaboussant mur et habitant sans distinction. Il faut dire que les dégâts laissés par ma chute ne dépaysèrent pas vraiment les habitants, tant les rues étaient sales et ces derniers aussi. Passé le choc de ce qu’il venait de se passer sous leurs yeux, l’instinct de survie pris le dessus et ils commencèrent a s’approcher pour dépouiller le peu de bien qu’ils pouvaient bien trouver dans une telle carcasse.

                      Mais ils s’écartèrent bien rapidement lorsque des étincelles rougeâtre commencèrent a leur signifier que quelque chose n’allait pas. C’est dans l’horreur qu’ils virent un squelette se dresser au milieu du carnage, comme rappeler depuis la tombe, alors des fibres musculaires commençaient a s’enchevêtrer autour des ossements, lui donnant plus de masse et de force, avant que de la peau ne vienne recouvrir ce cauchemar vivant. Me voilà de retour ! Je rassemble mes vêtements et mes effets éparpillé ici et là, profitant du choc et de la peur de voir quelqu’un revenir a la vie pour m’assurer que rien ne me soit pris. Je regardais les passant s’enfuir en hurlant de panique alors que j’epoustais mes vêtements et finissais de m’habiller avant de soupirer en souriant.

                      « Hmph, je peux pas vraiment leur en vouloir. Pas tout les jours que l’on voit quelqu’un revenir a la vie. Mais est-ce que c’est vraiment aussi surprenant ?! Enfin, ça serait bien que je trouve comment ne pas m’écraser a chaque fois que j’utilise ce truc. »


                      J’enfilais nonchalamment mes lunettes de soleil avant de parcourir l’endroit où j’avais atteris du regard. Des ruelles miteuses, sales, des gens en haillons, puant la pisse et le vomit. Aucun doute, je n’étais plus a Akerys, c’en était même l’anti-thèse. Akerys dégueulait de richesse, même dans le crime. Ici, c’était comme si respirer était un combat en soit. Au moins, j’espérais être tranquille, il est rare que les puissants s’attardent a patauger dans la fosse a purin, dut-il y avoir quelques lingots d’or.


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                      « Hmph, je peux pas vraiment leur en vouloir. Pas tout les jours que l’on voit quelqu’un revenir a la vie. Mais est-ce que c’est vraiment aussi surprenant ?! Enfin, ça serait bien que je trouve comment ne pas m’écraser a chaque fois que j’utilise ce truc. »

                      « Vous pourriez commencer par utiliser les représentations pictographiques du monde dans lequel vous désirez voyager. Si vos restes étalés en ce lieu et cet attroupement soudain témoignent une chute mortelle, je suppose avoir affaire à un gars qui n’est pas de ce monde n’est-ce pas ? »

                      On entendit un cliquetis, le son d’une canne en métal cognant le sol afin de ponctuer la question d’un homme drôlement sapé interpellant un inconnu, au milieu d’une rue ensanglantée et de pauvres témoins à peine plus sales qu’à l’accoutumée. On pouvait distinguer quelques silhouettes exprimant la surprise sur les murs, du fait de leur présence devant ces derniers lors de l’explosion, mais tout finit par disparaître en fumée comme si de rien n’était. Laissant tout le monde – inconnu excepté – dans l’incompréhension, notre homme y compris. N’étant pas premièrement sur les lieux au moment de… l’atterrissage, il avait seulement vu le sang gicler devant lui sur une rue adjacente et sa tenue demeurait donc parfaitement noire. Oui, si vous avez lu mes précédents écrits vous l’avez certainement compris, cet homme était moi : Major Niveren.

                      En service pour un état des lieux routinier et étant aussi un des rares légionnaires tolérés par les habitants de Suram, j’avais beau être briefé sur quelques apparitions du genre je n’étais pas prêt à le voir en vrai ni à ce que le voyageur s’en sorte. Par la surprise de la situation et le choc de rencontrer ce qui s’avérait être un immortel – ou du moins dans la théorie, je ne savais rien de lui et concrètement c’était un concept plutôt abstrait à l’époque – je ne pus que sortir une phrase qu’il m’eut été inhabituel de prononcer à un inconnu :

                      « Jolie paire de lunettes au passage. »

                      Si mon masque ne laissait rien transparaître l’intonation mitigée entre le calme, la nervosité et l’excitation aurait possiblement pu dénoter un certain effort de flegmatisme dans cette rencontre du troisième type. Cela dit, je ne savais absolument pas à quoi m’attendre de sa part si ce n’était un certain relâchement. Au vu de ses actions suivant sa « réincarnation », il ne semblait pas particulièrement agressif et mon instinct de vétéran de guerre ne semblait pas non plus tiquer à sa présence. Il fut d’ailleurs notable que la question m’intéressant le plus fut « Qu’est-il ? », plutôt que « Qui est-il ? », de quoi perturber plus d’un – moi y compris.
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                      Une étrange voix, comme étouffée par quelque chose bien que très nette, venait répondre a mon commentaire, rapidement suivie par l’apparition d’un bien étrange personnage. Un bruit de canne métallique accompagné de quelques bruits de friction de cuir. Une silhouette particulièrement chargée entrait en scène, derrière moi, emmitouflée dans un mélange de cuir épais et de métal, commentant que je devrais m’équiper en conséquence avant de voyager et qu’au vus de la scène qui semblait s’être déroulée, avec le sang et le choc de la populace, il devait avoir affaire a un étranger.

                      Je n’étais pas spécialement choqué ou effrayé d’entendre quelqu’un m’approcher de la sorte, et c’était avec une nonchalance remarquable que je me retournais, finissant d'épousseter mes lunettes de soleil.

                      « Ah bon ? Tu veux dire que les gens ne ressuscite pas ici ? Comme ce doit être ennuyant. Et d’où est ce que je pourrais bien venir dans ce cas ? »


                      Je me retournais pour faire face a mon interlocuteur, l’inspectant de haut en bas et de bas en haut. Ce dernier semblait lourdement équipé, voir trop équipé. Difficile d’imaginer quelqu’un bouger ou se battre dans ce genre d’attirail. L’inconnu complimenta mes lunettes, alors que je les ajustais, comme pour les mettre en avant suite a son commentaire.

                      « Tu aime ? Elles sont parfaite tu ne trouve pas ? Un peu comme moi, héhé ! J’aime bien ton costume aussi, même si on dirait que tu as quelque chose a compenser, mon p’tit bonhomme. Doit pas être simple de bouger ou de se battre avec ça. Prend plutôt quelque chose de classe et de léger, quelque chose qui ne te gênera pas, comme moi. Allez, puisque tu m’as l’air d’être un gentil garçon, je veux bien t’aider avec ton style. »


                      J’affichais un sourire carnassier en me moquant gentiment de l’homme qui s’était présenté devant moi. Je le trouvais assez atypique, un bien étrange luron, peut-être un peu trop sombre et fermé, mais qui devait être amusant a taquiner. Je riais légèrement en regardant les alentours.

                      « M’enfin, où est ce qu’on est ? On se croirait dans une décharge ou un égout ici. Et c’est pleins de clodos aussi. Y’a pas grand-chose a récupérer par ici. »


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                      En réponse à ma remarque, j’eus le droit à une petite boutade comme si je pointais l’évidence du doigt. J’avais donc raison, cet homme possédait un sens de l’humour… ainsi qu’un semblant d’habitude à mourir pour revenir à la vie. Bordel.
                      Cela éclairé, je ne pouvais savoir si c’étaient uniquement ses croyances ou une vérité absolue, là où ma pensée scientifique me hurlait que l’immortalité était impossible malgré la logique nouvelle imposée par les voyageurs d’autres mondes. Eux qui chaque jour mettaient à l’épreuve nos connaissances.

                      En parlant de voyageur, mon interlocuteur se jeta des fleurs en appréciant en retour mon équipement quoique vraisemblablement trop sombre, lourde et imposante à son goût, soulignant le tout d’un « mon p’tit bonhomme » puis « gentil garçon » qui me firent tiquer d’un mouvement de cil – évidemment imperceptible sous le masque aux verres polarisés. Et comme je craignais, c’était pour prendre une position paternaliste afin de me proposer son aide. Son pack garantie « immortalité » contenait-il aussi l’option « vie d’extrêmement longue durée » ou son ego surdimensionné s’occupait du reste ? Telle était la question. De plus, son expression faciale – et vocale – amusée n’aidait pas dans ma recherche d’humilité venant de sa part, à croire qu’elle était proportionnellement absente à l’étendue de cette immortalité.

                      Pour ne rien arranger, ce dernier finit par comparer les lieux à un égout – ce qui n’est pas totalement faux malheureusement – sans valeur. Faisant fi des « clodos » qui à ces mots hésitaient entre le regard noir et celui de la peur, ne sachant pas quoi faire face à un tel énergumène.
                      De mon côté je me contentai – après un léger rire – de répondre avec la même politesse puisque… je supposais que lui donner mon nom serait inutile, à moins d’avoir une réelle importance à ses yeux il y avait peu de chances qu’il daigne le retenir :

                      « Je dois avouer qu’un tel manque d’humilité venant d’un étranger, même supposément immortel, rend risible ton inexpérience en ce monde. »

                      Je levai une main de la canne pour lever à son tour l’index en signe « un » :

                      « Pour répondre à ta première remarque, sache qu’ici la perfection est un concept inatteignable, même si cela dit je suis d’accord sur le fait qu’on peut toujours la fantasmer et y mettre les moyens. Pour ma part, mon expérience en ce monde m’a poussé sur ces choix et si ceux-ci n’étaient pas conçus pour la guerre, je me serais fait une joie de comparer nos expériences respectives. »

                      Et au lieu de faire le signe « deux », je retournai ma main pour faire signe de me suivre toujours de l’index, lui tournant légèrement le dos après avoir jeté un rapide coup d’œil sur la population qui commence à s’ameuter autour de nous l’air légèrement menaçant :

                      « Cependant, si l’on veut avoir une discussion tranquille sans être gênés je te propose d’aller tous les deux vers un endroit plus accueillant. As-tu soif ? Malgré les apparences, ici on fait de bons alcools… » Je pris une intonation moqueuse en le regardant de nouveau « À moins que tu préfères te salir les mains sur eux. »
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                      Greed
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                      L’étrange homme en armure noire semblait prendre la chose sur un ton relativement amusé, laissant presque transparaître un petit rire étouffé dans son masque, critiquant mon manque d’humilité et d’expérience dans ce monde, ce qui était amusant en soit, car si c’était foncièrement vrais, je ne m’en sentais pas plus menacé.

                      « Haha, tu as du répondant mon chou, c’est plutôt bon signe, sous ta carcasse de métal. Mais bon, je ne vois pas vraiment ce qu’apporterait l’humilité a un immortel. Ça ne ferait que le ralentir dans ses ambitions, tu ne pense pas ? Alors pourquoi devrais-je m’en encombrer ? L’expérience finira par venir, et ce n’est pas comme si j’avais quelque chose a craindre en attendant. »


                      Pour ce qui suivit, la question des vêtements monta sur scène, avec l’étranger décrivant la perfection comme un objectif vague, inatteignable que ne peuvent que lorgner les mortels, disant que ses choix s’imprégnaient de ses expériences, et que si sa tenue le gênait, elle aurait été changé depuis. Un petit rictus se forma sur mes lèvres, alors que je le scrutais de nouveau.

                      « Haha, la perfection est un beau trophée a convoiter. Pour ma part, ton accoutrement est assez … ridicule tellement il est surchargé, et je doute que cela te protège aussi efficacement que mon bouclier ultime. Halala, c’est triste que la survie t’impose un tel manque de goût. »


                      Notre étrange convive proposait que nous allions boire un verre dans un endroit plus calme, où nous pourrions nous désaltérer de quelques alcools qu’il me certifiait de qualité.

                      « Ha ? J’espère que ça vaux mieux que de la pisse. Je te préviens, je ne prend que le meilleurs. »

                      Cependant, les habitants qui rodaient dans les environs semblaient se vexer de mes commentaires, ce que l’homme en armure pointait du doigt, amusé, me demandant si je comptais me salir les mains sur eux, ce qui me fit lâcher un puissant rire.

                      « Hahahaha … Nan, vraiment ? Tu crois que je vais avoir peur de quelques clodos, tremblant de peur face a un homme qu’ils ont vus en miette il y a peu ? Ils savent très bien que ce serait inutile de s’opposer a moi, sauf s’ils veulent mourir, bien évidemment. »

                      Je dévisageais a tour de rôle les civils qui ne savaient pas trop quoi faire avec un sourire carnassier clairement destiné a me moquer et a intimider. Je me retournais vers l’homme armuré pour reprendre la discussion.

                      « Héhé, ils abandonnent tous quand ils comprennent que ça ne sert a rien. Je suis Greed, l’Avide. Retient bien ce nom, tu pourrais en avoir besoin d’ici quelques années, une fois que j’aurais conquis l’univers. »


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                      Yoligan Niveren
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                      Semblant apprécier mon assurance, il me dit alors quelque chose en droite lignée avec le comportement d’une personne immortelle : l’humilité n’était qu’un frein à ses ambitions et malgré son inexpérience vouée à disparaître, rien ne semblait vraiment être une menace à ses yeux. Je plissai des yeux, si la mort n’était pas une menace ou une nuisance, alors pourquoi chercher à éviter de nouvelles chutes du genre ? Son immortalité s’arrêterait à la mort sans prendre en compte la souffrance ? Je ne savais pas son âge, mais je ne devais pas être le seul à avoir eu l’idée d’un enfermement infini voire d’une punition par torture – et je connaissais quelques geôliers de Gaenra qui se seraient fait un plaisir de s’en occuper. Pourquoi cette pensée ? Certainement parce que justement son arrogance m’en donnait l’envie :

                      « Tu serais surpris de savoir à quel point nous savons nous adapter aux autres : enfermement à durée indéterminée… torture sans fin… Même un immortel, à moins d’être complètement cinglé, ne peut fermer les yeux sur une telle possibilité. Aussi puissant et résistant qu’il soit, il ne peut affronter seul un monde entier qui – même si je n’en suis pas spécifiquement fier – sait faire preuve d’imagination pour arriver à ses fins. »

                      Concernant ma tenue et notre vision de la perfection, on eut dit que ses valeurs uniquement comptaient, ou que le principe d’intimidation était une chose abstraite comme je pouvais le suggérer. Surchargé ? C’était l’intérêt du style car tout simplement, une silhouette imposante impressionnait davantage et je ne souhaitais pas spécialement à me cacher, surtout avec un équipement comme Tact. Moins protecteur que son « bouclier ultime » ? Peut être, ce n’est pas tellement son but. Un manque de goût ? Ça ne semble pas être l’avis de mes adversaires sur le champ de bataille :

                      « Avec autant d’assurance, on pourrait croire que tu ignores le fait qu’il existera toujours un moyen de contourner tes défenses. Peu importe que ton bouclier soit ultime, il ne pourra pas toujours protéger ce qui t’est cher et je n’ai pas besoin de ton approbation lorsque ma simple présence sur le champ de bataille intimide mes adversaires. »

                      Mon interlocuteur, doutant de la qualité de la boisson, m’arracha un petit rire :

                      « Quand tu vis dans un endroit pareil, la dernière chose que ton ego de solarkien de Suram voudrait c’est noyer la dureté de ta condition de vie dans de la pisse, surtout si elle vient des habitants des autres continents. »

                      Je ponctuai ma phrase en levant l’index en direction des continents flottants à quelques centaines de kilomètres au-dessus de nous.
                      Cependant la foule, elle s’excitant peu à peu, n’apprécia absolument pas ce qu’il ajouta sur l’inutilité d’un affrontement envers lui. Gardant un ton condescendant au possible et n’hésitant pas à se présenter à moi avec une ambition presque niaise s’il n’eut pas ce regard défiant quiconque oserait se mettre en travers de son chemin.

                      Un lourd silence s’installa suite à ses mots, mon index s’abaissa et la main se posa sur le pommeau de ma canne. Cet être venait enfin de cracher ses intentions et je ne pus retenir un petit sourire en coin tandis que ma tête s’inclina légèrement par la prise au sérieux de la situation. En effet, il venait de déclarer la guerre au Nim Row. Je me retournai vers ce dernier puis lui répondis d’un ton entre l’amusement et la gravité, car oui une idée de génie venait de germer en mon esprit en l’écoutant :

                      « Greed l’Avide… Intéressant. Je me nomme Yoligan le Stratège cramoisi, major de la Légion Nim Row et potentiel ennemi croisant ta route. Quitte à être francs, autant que tu saches à quoi tu feras face durant ces prochaines années… »

                      Un sifflement parcourut la rue et une giclée de sang jaillit de la gorge de l’avide, une lame aussi longue que celle d’un couteau dépassant la trachée tandis que je soupirai dans la seconde qui suivit.
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                      Notre cher confrère était du genre persévérant, faisant partie de ceux ne perdant aucunement le nord quand un problème se présentait. Si j’étais immortel, il pensa rapidement au conditionnement ou a la torture. Quelqu’un d’efficace, le genre d’homme qui serait particulièrement précieux dans mes rangs. Il affirmait haut et fort qu’aucun immortel, aussi puissant soit-il, ne pouvait affronter un monde entier.

                      « Oh, on a affaire a un garçon intelligent. En effet un immortel est tout a fait sensible a la torture ou a l’emprisonnement, même si pour cela faut-il encore mettre la main sur l’immortel en question. Je suis peut-être avide, mais je ne suis pas bête, et je sais reconnaître quand un combat ne mérite pas mon énergie. Pour ce qui est du monde, ce n’est pas comme si je comptais le brûler, le détruire ou tuer, tout ceci ne m’apporterait rien. Non, ce que je veux, c’est posséder tout ce qu’il y a à posséder, humains y compris. »


                      Je tournais la tête silencieusement vers les alentours, un sourire en coin de lèvre, alors que j’énonçais la suite de mon idée.

                      « Il n’y a pas besoin d’être très expérimenté pour voir que les gens d’ici aspirent a plus que de vivre dans la fange et les ordures. Il suffit d’une impulsion, d’un objectif pour guider et rassembler les masses sous un chef. Je pense que je ne serais pas seul dans ma quête d’avoir plus, les pauvres hères habitant ici me rejoindront quand ils auront compris a qui ils ont affaire. »


                      Pour la suite concernant sa tenue, l’homme défendait l’idée que mes protections pouvaient être contournées et qu’il n’avait guère besoin de mon opinion lorsque ses adversaires tremblaient face a lui.

                      « Intimider ? J’imagine qu’en effet ça doit faire peur aux sbires qui traînent ici et là, mais ne le prend pas mal que je ne suive pas leurs exemples. Tu sais, quand tu as plus de cent ans et que tu meurs ou te fait démembrer assez quotidiennement, la peur devient assez relative. En tout cas, j’apprécie ta vivacité d’esprit. Tu ne perd pas le nord lorsque tu es confronté a quelque chose, et tu as l’air du genre persévérant. Mais quand bien même tu percerais mon bouclier, je reste immortel, et tu tomberais d’épuisement bien avant moi. Il ne me resterait alors plus qu’a te tuer, mais ne parlons pas de chose qui fâche. Tu me serais bien plus utile vivant que mort après tout, c’est toujours bon d’avoir des hommes de ta trempe dans ses rangs. »


                      L’étranger défendait que l’alcool d’ici était qualitatif, puisqu’il était un peu le seul exutoire a la vie misérable qu’ils subissaient. J’eus un petit rire avant acquiescer.

                      « J’imagine que ça se tient en effet. Enfin, crois moi bien que si je m’installe ici, ça va bouger. Hors de question que je patauge dans la pisse, a respirer un air ayant l’odeur de vieux pet. Et quelque chose me dit que les habitants du coins partageraient bien mon avis sur la chose. »

                      Un nom, l’homme en noir me donnait un nom. Yoligan, major du Nim Row et potentiel ennemi, a ce qu’il insinuait, ce qui me fit légèrement rire.

                      « Ne parlons pas de chose qui fâche, je suis sûr que l’on pourra trouver de quoi s’entend... »


                      Un douleur dans l’arrière de ma nuque, une sensation chaude se répandant dans ma gorge, accompagnée d’un goût métallique. Une dague m’avait transpercée la nuque, et je me retrouvais avec une lame dépassant de ma gorge. Passée le petit soubresaut de surprise, j’affichais un sourire carnassier alors que ma mains se portait sur ma nuque pour en extraire la lame.

                      « Typique des humains, tenter en sachant que c’est impossible. C’est ce qui fait votre charme je trouve. C’est un point où nous nous retrouvons tous, même si je suis tout de même meilleurs que vous, haha ! »


                      Une petite gerbe de sang jaillit avec la lame, rapidement suivit de quelques étincelles rougeâtre venant refermer la plaie béante en l’espace de quelques secondes. Je me retournais avec un sourire carnassier vers la foule.

                      « J’éviterais de recommencer si j’étais vous. Je n’aime pas trop les nuisances, mais vous comprendrez bien assez tôt qu’il vaut mieux ne pas se mettre en travers de ma route, et qu’il vaut mieux être de mon coté et être récompenser, que contre moi et mort. Je ne doute pas que vous saurez faire le bon choix. »


                      Je jetais la lame sur une poutre moisie prêt d’un vagabond, qui répandit la panique dans la foule qui se dispersa plus rapidement que je ne m’étais régénéré. Je me tournais vers Yoligan, le sourire aux lèvres.

                      « J’ai de grand projet pour cet endroit. Peut-être que nous pourrions nous associer, tu ne crois pas ? Tu dois bien avoir des choses que tu convoite, pas vrais ? Des choses qui te sont inaccessible et que tu pourrais acquérir avec l’aide d’un immortel plein de ressource. Ce serait un échange équivalent, moi t’aidant a acquérir tes désirs les plus fous et toi en faisant de même. On pourrait faire de grande  chose. »


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                      Compliment sur mon intelligence à part, il souligna ce qui semblait m’être une évidence – à savoir que pour mettre à l’épreuve le mental d’un être immortel il fallait pour commencer l’attraper – mais que certainement… pour le plaisir de son égo aussi surdimensionné que son nez… il s’en était senti obligé. Heureusement qu’il n’était pas bête, le contraire m’aurait d’ailleurs étonné au vu de sa répartie ainsi que de son assurance. Et son objectif dénotait complètement avec ce que j’avais l’habitude de lire dans les comtes pour enfants : un immortel ne voulant pas mettre à feu et à sang le monde des pauvres mortels, mais plutôt tout posséder et donc certainement protéger ses possessions comme la prunelle de ses yeux. Pensé ainsi cela le rendait presque attachant, mais malheureusement contre les intérêts du Gardien déjà présent pour nous. Il lui aurait fallu une valeur ajoutée incroyable pour surclasser ce en qui les solarkiens croyaient presque aveuglément, devais-je lui donner une chance de faire ses preuves ? Mon éclair de génie se précisait.

                      Je demeurais silencieux et à l’écoute de mon interlocuteur, impassible et quelque peu perdu dans mes pensées lorsqu’il poursuivit, amusé. Un principe simple que l’on nous apprenait lors des manœuvres anti-guérilla était justement son propos concernant la manipulation de la foule : savoir donner une raison d’agir, de se rebeller contre le système en place, à la population désireuse d’une vie meilleure. Et comme le sous-entendait sa volonté, les habitants de Suram ne faisaient pas exception à cette règle. Divers brigands avaient déjà essayé en vain de rassembler efficacement les habitants des terres originelles, mais lui, avec son ambition et son immortalité, il avait ce potentiel non-négligeable et que je me devais de canaliser d’une manière ou d’une autre pour le bien du Nim Row et la volonté de Chao Ze-Tsia V… que dis-je, toutes les générations de Chao Ze-Tsia lui-même :

                      « Il est vrai que la population de Suram a tout à envier aux autres populations solarkiennes et que sa majorité – si ce n’est pas l’entièreté – souhaite vivre décemment voire une juste rétribution pour cette vie misérable dont de récents évènements en sont l’origine. Cela dit je doute que sans l’aide du Nim Row tu puisses obtenir quoique ce soit de quique ce soit avec ton statut d’errant. Après tout, Chao Ze-Tsia V a instauré cette Légion à ce but : être cette fameuse impulsion. »

                      Une manière presque subtile de lui dire « allie-toi à notre cause et tu pourras profiter librement de cette ambition tant qu’elle reste bénéfique à Solarii et la volonté du Gardien », ou du moins de lui mettre l’idée en tête.
                      Comme on pouvait le supposer d’un tel être, un immortel ne pouvant avoir la peur primaire de la mort à moins que son pouvoir eût une certaine limite d’atteinte, l’intimidation ne faisait partie de ses valeurs de gage de la qualité d’une tenue. Ce à quoi je hochais la tête puisque ses propos se tenaient avant qu’il poursuive sur de nouveaux compliments à l’égard de ma vivacité d’esprit et ma ténacité, de quoi appuyer intelligemment que malgré toutes mes compétences, son immortalité lui aurait permis de garder un avantage indéniable sur mes forces dépensées. Dommage qu’il ait écourté l’argumentaire, j’aurais pu lui donner quelques pistes… Comme l’absence de nécessité de se préoccuper directement de sa mort et simplement parvenir à le tenir éloigné du vrai objectif. Après tout, si sa seule capacité de protection ne s’appliquait qu’à lui et à lui seul, chercher à se débarrasser de lui était inutile et au fur et à mesure de ses pertes alliés, peut être qu’il comprendrait qu’une ambition telle n’était pas forcément la bienvenue.

                      Cela dit, il me proposait de faire partie de ses hommes, prétextant que j’avais plus de valeur vivant que mort – ce qui n’est pas faux. Vil flatteur… En tout cas il savait engager des gens en manque de but, ou en recherche d’eux-mêmes. Une personne dans ces conditions accepterait facilement si ce n’était pas moi :

                      « Il est vrai que je sais obtenir les meilleurs résultats possibles grâce à ces facultés, je suis même ravi d’entendre de tels propos adressés à ma personne même si je ne prévois pas de quitter mes fonctions ni de travailler pour le compte d’une personne certainement respectable, mais qui ne l’est pas aux yeux de tout Solarii. »

                      Greed annonça alors que de toute façon, une fois installé les conditions auraient changé, un but déjà en lice par la Légion et le grand-banditisme présent à Suram… Même si ce dernier n’avait pas forcément ce but premier. Ce à quoi je ne répondis point pour le laisser continuer suite à sa rhétorique.
                      Cependant, malgré son comportement – jusque-là – pacifique, une action complètement irraisonnée venant de la foule m’arracha un soupir en plus d’interrompre le jeune homme en apparence – assez ironique d’ailleurs, lui étant jeune en apparence mais vieux en âge et moi l’exact opposé – sous une giclée de sang. À peine surpris, l’Avide retira avec aisance ce qui traversait de part en part sa gorge, non sans remettre une couche provocante sur la distance entre lui et les mortels, pendant que la plaie béante se refermait progressivement. Un petit rire amusé sonna sous mon masque avant qu’il ne proférât quelque menace envers ceux qui osaient projeter de l’empêcher d’arriver à ses fins. Une réaction à une menace ? Non, ça semblait plus comme une joie d’un peu d’adversité dans ses projets de conquérir l’univers… et une mise en garde enjouée quand d’un autre côté on avait une promesse d’une récompense.
                      Je restai impassible, toujours les deux mains sur ma canne quand le couteau fila s’enfoncer quelque part à proximité d’un observateur qui, pas aussi calme que moi, s’écria au malade mental avant de faire fuir le reste pendant que la blessure au cou finissait de disparaître. Son sinistre tour de magie terminé et le public « satisfait », le magicien se retourna souriant pendant que mon manteau subissait le courant d’air provoqué par la masse agitée puis le vent aride de Suram.

                      L’Avide me demanda alors ce que je convoitais en voyant la possibilité de nous associer, afin de l’obtenir. Un échange de bons procédés pour faire simple, mais sachant que Greed a une demande infiniment grande, il est certain que je partirais toujours perdant : Peu importait mes ambitions, j’étais certain que Greed finirait par vouloir en posséder sa cristallisation. Du moins… Il y avait une chose qu’il ne pouvait jamais entièrement posséder et que les gens d’Aniyah courent après depuis des millénaires. Sous mon masque je souriais et un petit ricanement satisfait soulignait mon amusement :

                      « En effet, il y a bien quelque chose que je convoite et qui devrait… t’amuser. Tu dis vouloir posséder tout ce qu’il y a à posséder, moi je veux posséder toutes les technologies ainsi que les connaissances et ressources nécessaires qui y sont reliées. Ainsi, si tu arrives à me posséder, tu arriveras à posséder tout cela et je pourrai certainement t’octroyer de quoi faciliter ta conquête sans fin. Cependant… »

                      Je marquai une pause en tapant au sol de la canne :

                      « Je te propose, en attendant que tu prennes tes marques ici, un projet qui devrait beaucoup t’intéresser autant qu’il devrait te faire connaître en ces terres hostiles aux étrangers. Ce serait… plus qu’un échange équivalent, un début de grandes choses. »


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                      Le major restait silencieux, écoutant sans perdre une miette chacun de mes mots, je n’en doutais pas. Il avait l’air d’être le genre d’homme stoïque, intelligent et attentif, quelqu’un de compétent et d’assidus, qui vaux sans aucun doute d’être gardé prêt de soit. J’aurais pus le voir comme un ennemis, comme quelqu’un dont je devrais me méfier, mais je l’aimais bien. Il était amusant et sans doute précieux, un atout pour celui qui le possède. En tout cas le major n’en démentait pas quand aux capacités de son Nim Row, confirmant que les suramiens vivaient dans la jalousie des autres populations, que je soupçonnais être dans les différents continents flottant au dessus de nos têtes. Pour lui, sans le Nim Row, je n’avais aucune chance d’atteindre mes objectifs sans le soutient de l’armé du souverain au nom ridicule.

                      Je parcourais les alentours du regard, avant de me focaliser de nouveau sur mon interlocuteur.

                      « Hmmm, permet moi d’en douter. Car quand je tourne la tête, je ne vois pas d’entreprise pour aider les pauvres hères qui hantent ces rues. Crois tu vraiment que ces derniers ressentent amour et compassion pour l’homme qui les a abandonné a leurs sorts ou a ses chiens ? M’est d’avis que vous êtes aussi, si ce n’est pas plus, mal barré que moi. »

                      Je tendais la main droite vers le major pour le designer en continuant mon argumentaire.

                      « Tu m’as l’air bien bâtit et bien mieux portant que la plupart des fantômes d’ici, j’imagine donc que ce ne sont pas les moyens qui manquent parmi les autres populaces. Alors pourquoi rien n’a été fait pour eux ? Il me paraît beaucoup plus probable que la jalousie et la colère soit répandue dans le cœur des habitants, qu’un soutient envers l’homme et l’armée qui les laisse a leurs misères. »


                      Pour la suite, Yoligan pris mes compliments avec légèreté, ne se laissant pas autant bercer par ces derniers que certains, avant de me faire comprendre qu’il ne prévoyais pas de quitter son poste ou de rejoindre quelqu’un de peu respectable. J’affichais un grand sourire en haussant les épaules.

                      « Bien sûr que ça ne serait pas respectable pour certains. Il est normal que les tyrans en place discrédite leurs rivaux. Mais ce n’est pas grave, mon offre tient toujours. Peut-être qu’un jour tu en auras marre d’être un chien de l’armée et que tu voudras te mettre a ton compte, alors penses y. »

                      Quand vint la question de ses motivations, Yoligan m’avoua vouloir technologie et connaissance associée, titillant même mes envies en me disant que si je parvenais a le posséder, je gagnerais un lourd avantage pour mes projets de conquête. Il proposait que nous ne nous attardions pas sur un échange équivalent, mais bien sur le début de grande choses. En riant bien fort, je passais mon bras autour de l’épaule de mon camarade, que je serrais d’un coup contre moi.

                      « Ça c’est un gars comme je les aime, haha ! Tu as de l’ambition, une faim insatiable, il te manque juste la liberté et plus rien ne pourrait t’arrêter. T’es sûr de vouloir rester aux ordres de ta légion ? Allez, dit moi ce que tu as en tête, Boy. Tu avais parlé d’alcools il me semble non ? Allons trinquer a un avenir radieux, qu’en dis tu ? »


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                      À mes mots, Greed regardait de nouveau les alentours pour finalement m’adresser la parole : Il doutait de mes propos. Aucune entreprise pour les aider et donc aucune chance que le Nim Row puisse faire quoique ce soit… simple preuve de son ignorance à ce sujet. Ensuite, levant une main en ma direction, il continua sur ma condition physique pour la comparer aux habitants d’ici. Il était vrai que je ne venais clairement pas d’ici, peut être attisant la haine par ma présence. Mais… A-t-il remarqué que justement personne n’a cherché à m’atteindre ?

                      « Sur le papier, tu aurais raison, oui. Mais concrètement, les faits sont bien trop récents pour que l’on ne puisse juger de l’efficacité des choix du Gardien. La fondation du Nim Row est bien trop nouvelle et la population de Suram fière d’elle-même et autonome pour que les choses aient pu obtenir quelconque résultat. C’est donc bien pour cela qu’on t’a lancé un couteau, que je ne sois pas le seul légionnaire à patrouiller en ces terres… Et que, contrairement à toi, le Nim Row est seulement source de méfiance et pour certains d’espoir. Tout dépendra de comment la population verra notre aide. »

                      « Normal que les tyrans en place discréditent leurs rivaux », « chien de l’armée » disait-il… ma langue cliqueta. Certes, nous n’avions pas le genre de politique libre ou encore démocratique, mais pour le moment le Gardien a toujours su faire preuve de sagesse quitte à se donner la mort par responsabilité. Il savait manier la langue pour dénigrer les autres camps que le sien afin de le rendre évident, un choix logique si l’on ne voulait pas passer pour un bon toutou :

                      « Je saurai m’en rappeler. »

                      Mon ton était sec. Il comprendrait qu’on ne pouvait insulter celui qui avait systématiquement guidé, génération après génération, une planète entière et ce malgré les crises. J’étais même prêt à parier que ce n’était pas son cas. Il s’esclaffa fortement lorsque je lui fis part de ma conviction et comme je le soupçonnais, ma faim de technologies semblait lui plaire tout aussi fortement, au point de passer son bras par-dessus mon épaule en gage d’amitié – je supposais. Il semblait très intéressé et, m’appelant « Boy » – quoique cela veuille dire, si je ne me trompe pas ce serait comme un « mon garçon » chez vous – il accepta la collation que je lui proposais tantôt afin de lui expliquer ma stratégie… et aussi fêter ce grand avenir qui nous attendait.

                      Je n’étais pas tant habitué que cela à tant de proximité, la plupart tentaient de me subtiliser des affaires à mon insu ou encore tenaient à peine debout – oui c’était bien pour accompagner mes frères d’armes au dortoir après une soirée de beuverie – mais dans son cas aucun tour de passe-passe ni mensonge : juste de la franche camaraderie. Il fallait dire qu’à part quelques Capz – suffisamment pour ce genre de scénario, la Légion nous envoyait sur Suram justement pour récupérer les errants perdus et offrir à boire était le minimum pour faciliter les choses – mon arme fétiche et mes papiers, il y avait peu à voler. J'étais en service après tout :

                      « Mais tout à fait l’ami, malgré ton insolence envers le Gardien que je me ferai une joie d’ignorer avec condescendance, je suis certain que nos idées se transformeront rapidement en actions. »

                      Je posai à mon tour un bras sur son épaule et levai ma canne en avant, cette dernière pointant vers le bas en soulevant au passage mon manteau :

                      « En avant vers notre destinée ! »


                      Je nous guidai alors à travers les rues. Tantôt sombres, tantôt sous un Soleil de plomb, je jetai un rapide coup d’œil à mon camarade afin de prendre la température. Il était rare qu’un étranger de Suram tienne plus de cinq minutes en ces terres, des Sielyriens arrivaient facilement à tomber dans le malaise, c’était dire. Alors un étranger de Solarii je n’osais imaginer…

                      « Dis-moi, tiens-tu le coup ? Nous pouvons te prendre des vêtements adaptés si la température t’est insupportable… L’endroit où nous nous dirigeons n’est certes qu’à quelques rues d’ici mais nous devrons nous exposer régulièrement au Soleil qui n’est pas systématiquement caché par les continents supérieurs, comme tu peux le constater. »


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                      Greed
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                      Le major du Nim Row m’expliquait plus en détail les choses de ce monde, notamment que l’état pitoyable des lieux était encore récent, comme l’était la fondation de la légion, avançant également le fait que la population était trop fière et autonome pour que les choses puissent avancer. Intéressant, j’étais donc en présence d’un monde majoritairement remplis de tête dure. C’était pour cela que j’avais été attaqué et pas lui : Le Nim Row était source de méfiance et pour certains d’espoir, mais cela n’allait pas aussi profondément que j’aurais pus le penser.

                      Donc pour résumer, j’étais donc sur un monde de gens réfractaire a toute intervention extérieure ? Même bénéfique ? Hey, c’est génial ! Je ne devrais pas avoir trop de soucis dans mes affaires avec des voisins pareils. Je ne pourrais peut-être pas formanter de révolte ou de chose du genre ici, mais je devrais tout de même pouvoir me tailler une part du gâteau en bonne sécurité. Ne précipitons pas les choses.

                      Je regardais aux alentours une dernière fois, avant de hausser les épaules en souriant.

                      « Nous verrons bien, je suppose. Peut-être que ces gens vous aimerons ou vous détesterons. Rien n’est joué, autant pour vous que pour moi, pas vrais ? »

                      C’est avec un ton sec que le major répondit a ma proposition, ce a quoi je répondis moi même sur un ton léger.

                      « Oh my, est ce que j’ai touché une corde sensible ? Tu dois vraiment l’aimer ce guguss. Il a fait quelque chose pour toi en particulier ? Si c’est juste un gars qui reste sur sa chaise a donner des ordres sans se le bouger, il vaut pas mieux que P’pa. Tu devrais te méfier de ceux qui contrôlent tout depuis leur trône, pour ton « bien ». Tu ne sais pas quand cette personne va changer du tout au tout et quand vous périrez tous sans comprendre pourquoi.»


                      Je haussais les épaules en soupirant. Le paternel m’avait plus ou moins réduit en esclavage pendant prêt de cents ans, sans prendre en compte mes désirs ou mon bien être. Seul comptait l’accomplissement de « ses » ambitions. Même Pride n’était rien de plus qu’un chien, le pire étant qu’il en soit fier. Quel idiot.

                      Je fus tout de même assez surpris que le major accepte et partage ma franchise aussi rapidement, lui qui avait l’air d’un coincé, il n’hésita pas me rendre l’accolade avant de nous emmener dans les ruelles, alternant entre les coins sombres et les coins fortement ensoleillé. Le major se demandait d’ailleurs si je tenais le coup et si je souhaitais prendre des vêtements particuliers pour m’accommoder a l’environnement.

                      Mes vêtements sombres n’aidaient pas face au soleil, et c’était clairement quelque chose de désagréable mais je tenais le coup. Un avantage a avoir plusieurs milliers de vies et un corps au top de sa forme.

                      « Ça ira, j’ai une meilleure constitution que la majorité. Ce n’est pas vraiment agréable, mais je ferais avec. »



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                      Yoligan Niveren
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                      Concernant mes propos sur l’interprétation du peuple de Suram sur les actions du Nim Row, il souligna le fait que rien est écrit d’avance. Fait que je soutiens et qui a le don de m’amuser, moi qui vois mes objectifs comme les règles d’un jeu au combien complexe mais à découvrir par soi-même :

                      « Tout à fait. Et c’est justement ce qui rend tout cela intéressant. »

                      Pour ma réponse sèche, j’obtins légèreté et détachement. Pas étonnant venant de lui, je commençais à m’habituer à sa personnalité d’électron libre. Oui j’appréciais le Gardien, pour les services qu’il a rendus aux solarkiens. Il n’aurait pas fondé le Nim Row s’il souhaitait le chaos et un de ses prédécesseurs ne se serait pas suicidé, faute d’avoir pu sauver la population de la frappe du prétendu « Aîné ». Selon ses dires, les personnes que l’on ne voyait pas directement agir pour les autres étaient les plus douteux, puisqu’on ne savait jamais réellement leurs intentions avant le point de non-retour. Il le comparait à un certain « P’pa », certainement son père. À moins d’avoir une histoire rocambolesque, je doutais qu’il fusse né mortel, pouvait-on naître immortel ? Son père n’était-il pas plutôt un créateur de vie sans amour ? Comment traitait-il ses « enfants » ? Si je m’en tenais aux propos de Greed, son haussement d’épaules et son soupir, ça ne devrait pas être joyeux.

                      « Pas à moi en particulier, mais il a déjà montré à maintes reprises sa dévotion envers le peuple solarkien dont il fait partie. Le Nim Row n’étant qu’un exemple, elle a été créée afin de réduire les tensions entre les continents après tout. »


                      Il semblait difficilement supporter les lieux, mais sa réponse sembla montrer sa détermination facilitée par sa constitution. Je ne m’attardai donc davantage et nous guidâmes à destination, après quelques rencontres que ne pûmes éviter grâce à mon Tact, marque de fabrique et source facile de dissuasion même dans le dos. Je les sentais nous observer, mais concrètement ils n’osaient pas approcher. De ma main tenant la canne, une fois sur place j’appuyai sur un bouton de mon talkie-walkie attaché à la ceinture, m’appuyant sur la canne en même temps comme si la transmission était accidentelle :

                      « Et nous y sommes ! Le Bar Tepes ! Je ne sais pas où ils ont trouvé ce nom mais en plus de bonnes boissons ils savent proposer d’excellents repas exotiques. »

                      On pouvait admirer l’entrée quelque peu glauque pour un étranger mais très aguicheuse pour une clientèle de Suram, totalement l’esprit du coin afin de détourner les solarkiens et autres errants peu informés de la bonne qualité à prix abordable. En fait, il y avait des squelettes de créatures extrêmement difficiles à chasser comme l’airi ou le joko exposés sur des piques les traversant de part en part et placés de part et d’autre de la double porte double-battants en bois. En comparaison l’obtention de ces animaux était peu rentable contrairement à la chasse de gu qui rapportait une quantité incroyable de viande et d’eau, mais ce manque à gagner en matière vitale était compensée par la qualité de la viande qui ne nécessitait aucune épice coûteuse suivant la méthode de cuisine.
                      Au-dessus de l’entrée nous pouvions admirer la planche où le nom de l’endroit était inscrit en lettres capitales solarkiennes, illuminées de néon. Néons éclairant une rue marchande plutôt bien entretenue malgré la faible quantité de sable jonchant le sol lisse.


                      Dernière édition par Yoligan Niveren le Dim 24 Nov 2019 - 3:10, édité 1 fois (Raison : correction fautes)


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                      Greed
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                      Le major semblait partager mon idée que rien n’était écrit à l’avance, que la réussite ou l’échec était toujours possible, malgré les difficultés. Cependant, il défendait toujours son gardien, argumentant qu’il avait témoigner de sa dévotion envers les solarkiens a moult reprise, que sa légion avait été formée pour apaiser les tensions. Je lâchais un autre soupir face a son argumentaire. Très certainement que les hommes a la botte de Père le voyait comme un grand sauveur pour les avoirs guidé, aidé a évolué. Si seulement ils savaient combien ils se trompent…

                      « Tu devrais tout de même te méfier, tu ne peux pas savoir ce qu’il se passe dans la tête des gens comme ça. »


                      L’homme en noir nous guida aux travers des rues de la ville, garnie de bouffées de chaleurs dut au soleil et de quelques parcelles d’ombre bienvenue. Les gens détournaient le regard a notre passage, nous esquivait, a en croire que mon camarade et moi éveillons la méfiance des passants. Ou bien étais-ce juste les règles de vie de cette planète, de ne croiser le regard de personne et de presser le pas. L’endroit semblait majoritairement déserté, ou bien plus grand que le nombre d’habitant ne le demandait, et au vus de la pauvreté ambiante, ce n’était pas vraiment une question d’opulence. Il devait s’être passé quelque chose ici pour que les gens aient décidé de fuir. Ça veux aussi dire que la majorité des personnes qui devaient rester étaient solide, têtus, fous ou simplement trop démunis pour partir.

                      Les pas s’enchaînaient jusqu’à ce que le major ne s’arrête devant un établissement, assez bien entretenus pour l’endroit : le bar Tepès, plein de cadavres de créatures, plantés sur des pics, qui ne m’impressionnaient pas plus que cela. Je rentrais en premier dans le bar une fois que Yoligan me l’ait présenté, imposant un silence lourd aux personnes qui se tournèrent pour nous fixer pendant quelques minutes, ce qui me fit rire.

                      « Eh bien, on dirait que l’accueil est assez … mitigé. C’est normal ou bien ? »

                      Je m’avançais nonchalamment entre les chaises avant de m’asseoir négligemment a une table, attendant que le Major en fasse de même.

                      « Alors, qu’est ce qu’il y a de bon au menus ? J’espère qu’il y a de la qualité, je ne prend que le meilleurs après tout, haha ! Pour le moment c’est un peu bof, alors j’espère que la nourriture est de qualité. »


                      C’était une voix claire, sans aucune intention de dissimulation, qui distribuait ces mots durs. Je n’étais pas du genre a tenir ma langue, mentir n’était pas dans mon credo. Une fois le major installé, je repris sur la conversation que nous avions concernant son gardien.

                      « Tu sais, pour cette histoire de vieux qui surveille depuis son trône, je suis sérieux, tu devrais te méfier. Y’a pleins de gens qui n’ont pas le recul pour comprendre les intentions derrières un cadeau. Regarde, P’pa il a guider les humains pendant prêt de 400 ans, il leur a appris a écrire, a lire, a construire des fusils, des trains. Sans aucun doute qu’ils auraient raison de le voir comme leur bienfaiteur. Et pourtant, il compte les sacrifier, tous, jusqu’au dernier pour ses plans. Il suffit d’un instant, aussi fugace qu’une éclipse, pour que tout une ville, tout un pays, soit rayé de la carte. Alors fait attention lorsque tu met ta confiance en des gens pour qui tu n’es qu’un nom sur une feuille de paye. »

                      Je marquais une petite pause en posant nonchalamment mes pieds sur la table.

                      « Qu’est ce qu’il s’est passé ici ? Y’a pas un rat dans les rues. Y’a eu une épidémie ou plus de boulot ? On se croirait dans une ville fantôme. »


                      Spoiler :
                      Conflits d'intéret  OPYaGTm

                      Conflits d'intéret  Puq1
                      vava
                      Yoligan Niveren
                      groupe
                      Il soupira, ajoutant que je devais me méfier malgré tout car on ne savait pas ce qu’il se passait dans la tête de ce genre de personnes. Pour moi, une action bénéfique restait une action bénéfique et l’arrière-pensée était quelque chose que personne ne pouvait juger. Quand nous-mêmes ne sommes pas capables de savoir toutes les raisons pour lesquelles nous agissons, en quoi serions-nous légitimes de juger celles d’autres ? Cependant, la difficulté d’une telle pensée aurait été de distinguer le bénéfique du maléfique et sur quelle temporalité, puisqu’un geste mauvais pouvait s’avérer « bonne » sur du plus long terme : l’exemple du parent sévère, qui arriverait à élever un enfant devenant brillant en recherche grâce à la discipline inculquée par son éducation, montrait cette ambivalence. Et c’était dans ce genre de cas qu’il fallait déterminer quelles conséquences et variables nous choisissions pour juger les actes d’une personne. De ce raisonnement j’en avais tiré l’origine supposée de la subjectivité dans toute notion de justice, restait à savoir si le Gardien n’agirait que pour le bien de la population solarkienne ou non.


                      Devant le bar – ou du moins devrais-je dire « bar-tapas » pour reprendre le vocabulaire de votre Monde – je pus apercevoir les ombres qui nous suivaient tout ce temps et attendaient manifestement que nous entrions, ce que je fis sans hésiter après avoir remarqué la de l’avare à l’intérieur de notre lieu de repos. Ce dernier d’ailleurs ne se priva pas de lâcher un rire suivi d’une remarque justifiée sur l’accueil froid qu’on nous servait :

                      « Tu es un parfait étranger à leurs yeux et moi un client régulier qui va animer les lieux malgré lui. » Je pointai rapidement du masque un duo, un homme et une femme tous deux très fortement recouverts d’implants cybernétiques : « Et si ces deux-là font bien leur boulot on devrait rapidement avoir des problèmes. ‘Fin, des problèmes… Pas de quoi nous inquiéter. »

                      En écoutant certainement à peine mes propos, Greed alla s’attabler suivi de moi-même. Décidément il appréciait imposer sa cadence, je m’assis alors face à lui en faisant signe de la main au tenancier pour nous envoyer son personnel afin de prendre notre commande, ce dernier répondit d’un grognement avant de faire un tour brailler en cuisine. Même si nous étions en plein milieu de la pièce, donc suffisamment éloigné du comptoir pour que l’on ne pût comprendre quoique ce soit, mais je savais qu’il grognait et beuglait à cause de ma présence. Il fallait dire que la dernière fois un homme recherché par le Nim Row venait de tuer sommairement un citoyen de Suram devant mes yeux, vous vous doutez bien que je ne l’avais pas laissé filer et l’agitation soulevée par son action. Notre table partiellement noircie sur son plateau en était justement un stigmate, cet idiot fini pensait parer l’air bouillant de mon arme tel un chevalier bravant des flammes incandescentes avec son bouclier.

                      À part ce détail, l’endroit était propre et entretenu. Comme l’introduisaient les portes à double-battant, l’ambiance « Saloon » – pour reprendre vos termes – constituait l’identité du bar malgré la technologie avancée que nous possédions à l’époque. Selon quelques témoignages que j’avais pu obtenir, il était tel quel avant même le fâcheux phénomène de radiation, seule une partie de la déco avec les animaux chassés eurent été ajoutés. En plus d’à l’entrée, des têtes empaillées avec des noms étaient placardés aux quatre coins de la grande pièce où une vingtaine de clients nous jugeaient, jouaient à des jeux d’argent ou encore certainement préparaient à mon grand regret la prochaine tentative de braquage d’un convoi de gang voisin. Ici, le tenancier était peu regardant sur les agissements de ses clients tant qu’ils consommaient régulièrement et ne cherchaient pas trop les noises, après tout c’était presque monnaie courante : Il n’y avait que les plus fortunés pour posséder un cuisinier de qualité qui ne parlerait pas de leurs plans sans une très grosse somme et le système de distribution d’eau laissait à désirer, sachant que posséder un lieu stockant de l’alcool était dangereux puisque sujet au vol – oui l’alcool de bonne facture volé se vendait très bien, au même tître que le cristal végétal qui était une drogue tout aussi commune sur le marché de Suram. Plusieurs fois des cas de vente à la sauvette étaient remarqués pour les marchands moins scrupuleux.

                      Pourquoi je ne réagissais pas à leur planification me demanderez-vous, parce que la criminalité était tout ce qui leur restait pour survivre. Distancés physiquement des autres continents ils n’avaient aucun réel moyen d’interagir avec leurs habitants sans que ce furent eux qui venaient, ou risquer une vie difficile là-bas. Ces braqueurs ne pouvaient donc planifier l’attaque d’un convoi intercontinental, donc ils visaient certainement un transport marchand de Suram dont le propriétaire savait forcément à quoi il faisait face en se lançant sur un tel business. Il y avait donc des chances que ce dernier ait embauché des mercenaires pour escorter ses biens. Aucun soucis à se faire donc, et risquer de faciliter la propagande de leur gang pour dégager les soldats du Nim Row n’était pas envisageable pour « si peu ».

                      Une fois installé, mon invité demanda le contenu du menu en soulignant son goût pour… le bon goût :

                      « Ici, nous mangeons principalement de la viande qui est assaisonnée parfois de végétaux d’ici – que je te déconseille, la plupart des étrangers y trouve un goût rocailleux si tu vois ce que je veux dire – parfois de productions venant des agricultures Nielik, pour les plus fortunés. Ah ! Voici notre charmante serveuse qui vient justement nous l’apporter ! »

                      Cette jeune femme, en plus de porter une tenue gothique où le blanc eût été remplacé par du rouge bordeaux, arborait une expression quelque peu timide et des joues rosies. Malgré ses jambes cybernétiques, l’ensemble était suffisamment agréable au regard pour sortir aisément de la moyenne extrêmement malformée de la population du coin. Ainsi, la petite nous donna nos livrets puis d’un petit mouvement de tête nous fit signe de bienvenue quoiqu’avec une certaine retenue, avant de nous laisser. À peine tranquillement installés, l’Avarice reprit son propos sur la confiance offerte par la population envers le Gardien, soulignant le manque de jugeote potentiel de cette dernière en cas de cadeau.
                      Pour exemple, il prit celui de son père qui malgré avoir provoqué une évolution importante dans la condition de vie de son peuple, eût la volonté de le sacrifier pour son propre intérêt. De quoi faire effectivement douter toute personne s’attardant sur les raisons plus ou moins cachées des gens. Il eût pu me convaincre s’il m’avait rencontré avant que j’entrasse dans la Légion, il y avait de cela quelques années lors de ma formation militaire obligatoire, mais ce jour-là tout cela était loin derrière moi. Cela faisait bien longtemps que je ne m’attardais plus sur ce genre de choses, si ce n’était pour prévoir les actions de mes adversaires de bataille. Essayer de prédire les intentions d’une personne ne laissant aucune trace suspecte était futile : cela eût été comme chercher quelque défaut, quelque engrenage manquant dans un mécanisme « trop beau pour être fonctionnel ».

                      Sa mise en garde développée et ses bottes calmement posées sur la table de bois massif, il demanda enfin la raison de l’absence de population en ces terres. Je lui répondis d’abord fermement puis plus calmement :

                      « Quitte à ne craindre personne, tu pourrais au moins respecter l’entretien des lieux… N’oublie pas que cette petite devra nettoyer la table une fois partis et que tu vas bientôt te nourrir et boire dessus.
                      Concernant la population, on dépasse à peine le millier ici, mais ça c’est à cause d’un pic de radiation qui a eu lieu il y a très longtemps. Tu te souviens des grandes plateformes qui remplissaient le ciel ? C’est là où habite le reste. Ici il ne reste plus que les survivants et leur descendance et très peu d’endroits demeurent habitables sur la surface originelle de cette planète.
                      Ensuite je veux bien comprendre ta mise en garde concernant le Gardien, ton vécu semble appuyer ton propos et la trahison ne m’est pas étranger, mais je préfère me tenir aux faits et ignorer les théories sur les intentions des gens tant que ceux-ci ne montrent pas effectivement de signe allant dans ce sens. Il n’existe pas de plan parfait où tout est si bien agencé qu’aucun doute n’est permis avant tout point de non-retour, et c’est pour cette raison que je garde les yeux ouverts sur les agissements des autres sans pour autant tomber dans la paranoïa. Ici il est tellement facile d’octroyer des raisons purement malsaines à des personnes – agissant pourtant pour le bien de tous – que la plupart des étrangers et errants prend la population solarkienne pour des monstres immoraux, hors ce que nous voulons c’est tout simplement la croissance économique de notre population, puisqu’elle signifie la croissance de potentiel de cette dernière. Nous sommes libres d’agir et c’est ce qui fait l’essence de notre Monde, donc si le Gardien se retourne contre le reste de la population tu peux être certain que cette dernière ne restera pas en reste. »


                      Je feuilletai mon livret de commande, observant le menu du jour et la réaction de mon interlocuteur.


                      Une réputation de vétéran :
                      Conflits d'intéret  P2np

                      Un scientifique du commandement :
                      Conflits d'intéret  Giphy
                      vava
                      Greed
                      groupe
                      Un endroit atypique nous accueillait, d’assez mauvaise qualité de manière général mais qui devait contenir tout le luxe que pouvait s’offrir cette planète, visiblement ravagé par quelque chose, ou quelqu’un. Yoligan m’expliqua que notre groupe était assez disparate pour que nous attirions la méfiance, me désignant une paire d’étranges hommes machines en disant que si ces derniers faisaient bien leur travail, nous aurions quelques ennuis. Je trouvais l’idée amusante et j’avais presque envie d’une petite rixe pour tester les limites de ces menaces silencieuses.

                      « Oh ? Je serais curieux de voir ça. Une petite bagarre ça égaie une soirée, tant qu’il n’y a pas de mort. »

                      Je jetais un regard accompagné d’un sourire provocateur a notre paire d’observateur, avant de m’installer a une table. Le major m’expliqua que la populace se contentait principalement de viande, parfois assaisonné de plante infecte, a en croire ce que disait le militaire. Rapidement, ce fut une jeune femme qui nous rejoignit, avec les menus possibles. Une petite fleur qui donnait l’air d’être bien inexpérimenté, malgré son métier. Peut-être que ses jambes métalliques et les quelques bruits métalliques qui l’accompagnaient décourageait la plupart des clients, ou peut-être ces derniers sont-ils incroyablement coincés. Difficile a dire, mais ce fut avec une légère tape sur la taille et un sourire chaleureux que je remerciais la serveuse.

                      « Merci chérie. Tu es bien mignonne pour un endroit pareil, peut-être pourrait-on discuter un peu lorsque tu auras du temps libre ? Je compte rester ici et j’aimerais bien passer du temps avec une belle femme qui pourrait me parler un peu de la région. »

                      Je n’eus pour réponse qu’un baragouinage inaudible alors qu’elle retournait a ses occupations. Le major pris la parole pour me sermonner sur ma conduite, que j’accueillis en râlant légèrement, même si je me pliais a ses complaintes et m’asseyait convenablement.

                      « Roh, ça va, on va pas manger a même la table quand même ? On s’en fout s’il y a un peu de sable sur le bois. »

                      Je m’avachissais dans mon siège avant de reprendre.

                      « Enfin, je te laisse choisir le menus, mais fait attention, j’ai un palet très délicat. Je ne prend que les meilleurs choses, haha ! »


                      Le major me retourna ses arguments qu’il ne servait a rien de voir le mal dans chaque mains tendus, que j’accueillais avec un léger flegme.

                      « Je ne dis pas de voir le mal partout, juste de se méfier de la mains qui te nourrit. Un simple instinct de survie, je dirais, histoire de garder l’oeil ouvert, vus qu’on ne sait jamais quand le revers de la main viendra, ni si ce dernier rasera tout une planète. Vaux mieux rester aux aguets, des fois que. »

                      Une grosse main ferme empoigna mon épaule, que je regardais rapidement avant de tourner la tête en direction de son propriétaire, une espèce d’énorme armoire a glace, mi-humaine, mi-machine, même si je me disais qu’il devait plus tenir de la seconde que de la première. Il s’adressait a moi avec une voix métallique et a moitié synthétique.

                      « Dégagez. On veut pas de gars comme vous ici. »


                      Je lançais un petit sourire narquois a son adresse.

                      « Oh ? Tu veux dire les hommes beau, intelligent et bien fringuer comme moi ? Haha ! »

                      J’eus a peine le temps d’entamer un ricanement, que sa poigne se resserait contre mon épaule, alors qu’un violent coup de poings métallique ne percute le coté de mon crâne, le projetant sur le côté dans un fracas lugubre. Ma tête penchait sur le coté, dans une position inhumaine, maintenue en place par quelques résidus d’ossement, de muscle et de chair.


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                      Conflits d'intéret  OPYaGTm

                      Conflits d'intéret  Puq1
                      vava
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