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                      Le Musée

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                      vava
                      Harall
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                      -Halte ! Je vous demanderai de me donner le motif de votre venue !

                      -Ca t'regarde ? Tu veux m'suivre comme un vieux pervers dégueu ? Fais gaffe, j'suis consentante !

                      -Il y a eu des disparitions récemment à Idandrin, nous devons renforcer le contrôle à la frontière.

                      -Ah des disparitions ? Yup j'suis là pour ça ! 'Savez, Nim Row tout ça...

                      -Nous n'avons pas été mis au courant d'une quelconque intervention du Nim-

                      -Maaaaais t'casse pas la tête ! On peut prendre des décisions tous seuls aussi !

                      La discussion avait duré un sacré moment comme ça jusqu'à ce qu'il accepte de me laisser passer. La vache, y a tout les pires trafics dégueulasses à Solarii et c'est eux qui sont les plus pète-burnes aux frontières ! Enfin, j'ai pas trop tenté les autres à ce niveau je dois dire. Vous devez vous demander comment j'en suis arrivée jusqu'à Idandrin ! -Tout le monde s'en fout, moi le premier !- C'était sérieux ou pour la référence ? -Va savoir.-
                      Bah c'est tout con en fait, j'ai tellement fait de bruit en livrant mes pizzas et en déglinguant des mercenaires que j'en suis venue à recevoir des missions... de mercenaire. Nan, sérieux, on me les envoie à la pizzeria maintenant et devinez-quoi... elles sont signées Ed Vayan. Sale trouduc', il me prend vraiment pour une chienne docile...

                      Désolée hein, je partirais bien à sa recherche mais la piste que ma donnée Lulk doit attendre un petit moment... La fin de la semaine en fait donc là, je fais d'autres trucs. Et là, en terme de mission, y en a une qui m'a faite tiquer. Un papelard zarb qui ressemblait plus à un parchemin qu'à autre chose avec un texte écrit en gothique. Vous savez, le truc BIEN RASSURANT ! Du coup bah j'y suis allée !


                      "LE MUSEE ! La toute nouvelle attraction populaire, venez visiter ce merveilleux établissement ! Seulement vingt capz l'entrée, une offre à ne pas décliner ! Pour petits et grands !"

                      Et à côté du tract, il y avait la rémunération de la mission. Alors moi je trouvais ça bizarre vu que c'est rare qu'on paye pour prendre du bon temps mais en apprenant des gardes de Siriel les disparitions qui ont eu lieu, je comprends mieux. Disons que ça aurait été malin de... je sais pas... LE DIRE ! M'enfin. Me voilà à Idandrin. Et ça me rappelle vraiment Londres en fait... J'ai pas les meilleurs souvenirs là-bas avec la peste blanche, les combats avec l'équipe tout ça... Faut croire que cette architecture attire les saloperies.

                      -BON ! Il est où c'musée à la con ?

                      -L-Le mu... Le mu-mu... Le musée ?

                      C'est d'une petite ruelle que sort cette voix. Difficile de pas l'entendre, les rues sont étrangement calmes. Ca vient d'un petit pépé tout rachitique, tremblant comme une feuille... Pas super engageant.

                      -Ouep, c'là que j'vais.

                      -N-Ne so-soyez pas inco-inconsciente ! L-Les-Toutes les dispa-disparitions ont eu li-lieu là-bas !

                      -Pourquoi tout l'monde s'planque si tout s'passe là-bas ?

                      -Pe-Personne ne se-ne se planque... Tout le-tou le quartier y est a-allé pour l'ouver-l'ouverture... Parce qu'il-il y avait p-plein d'affiches... Donc je les-ai toutes enle-enlevées...

                      -Ah ouais, c'pas que "quelques" disparitions donc ! 'Tain ce scénar' est ultra-prévisible, il avait rien d'mieux l'aut' ?

                      -Q-Qui ?

                      -Rien, laisse.

                      Je continue donc ma route, zieutant le tract que j'avais et cherchant l'adresse. Je me vois alors obligée d'entrer dans une rue peu éclairée... Déjà qu'il fait nuit ça aide pas. -D'où mon scénario est prévisible ?- C'est que maintenant que tu tilte ? T'as un sacré temps de latence ! ... J'a dit, t'as un sacré -Hein ? Tu viens pas de le dire ?- Ah ouais, t'es à la traîne. Bon allez, on continue.
                      J'arrive enfin face à l'établissement : l'entrée est une arcade en bois avec marqué "Le Musée" tout en haut et il y a une porte rustique entre deux guichets vides. Il y a quelques diodes au-dessus de l'entrée mais elles grésillent... Pfff, y a pas plus cliché, ça pourrait sortir de Sam et Max !
                      ...
                      ...
                      ...
                      -Je m'inspire de ce que je veux, t'es -rsonne pour me juger !-
                      (Tain c'est dingue, on dirait que tu lagues ! Bon, on va attendre que la connexion aille mieux parce que ça va pas le faire là...


                      Le Musée  Harall
                      Dessin par Kaweii : Patreon / Twitter / DeviantArt
                      vava
                      Geleerde
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                      Ft. Harall

                      Le Musée

                      Le Musée  Gel1210



                      Aujourd'hui encore, les murs de la ville métallique empestent comme jamais. Les relents nauséabonds de la pollution empreignent les fondations de Solarii et ses habitants tel un vieux manteau fétiche et usé : trop confortable pour son porteur pour qu'il lui vienne à l'idée de le changer. L'habitude et le quotidien routinier avaient su prendre leur place, au détriment du désir de révolte et de renouveau. Après tout, il était bien plus simple de courber l'échine en refusant d'entrevoir les réels problèmes de son propre monde plutôt que de tenter quoi que ce soit.

                      Mais au-delà du fait que les trois quarts des natifs n'avaient d'yeux que pour l'argent, une très fine minorité silencieuse errait dans les tunnels sombres de Solarii afin d'entrevoir un avenir plus radieux pour les progénitures futures. Parmi eux, se trouvait des hommes et des femmes, certes peu fréquentables au premier abord pour le commun des mortels, mais qui avaient bien plus de mérite que les simples bourgeois de la haute.

                      Ce n'était toutefois pas par bonté d'âme que l'Indomptable considérait les petites gens plus vertueux que les autres : tout comme eux, elle connaissait les blessures de l'âme. L'écorchement des mains salis par le temps et le désir brûlant de mettre à feu et à sang ce qui pouvait les entourer. S'il fallait craindre les gens riches et puissants, il ne fallait surtout pas prendre à la légère le peuple : une révolte a déjà fait bien plus de dégâts que n'importe quel milliardaire. Lui viendrait-il pourtant à l'esprit de lever les armes pour sauver la faible humanité restante des Solarkiens ? L'imprévisibilité de l'hybride ne permet pas de répondre à cette question présentement.

                      Longeant les bâtiments rouillés du coin, Geleerde se demandait si elle n'avait tout simplement pas fait fausse route. Il faut dire qu'il y avait de quoi facilement se perdre sur une planète aussi grande que celle-ci. Et par-dessus le marché, aucun Solarkien dans le coin pour demander son chemin. À croire qu'ils s'étaient tous évaporés. Un énième soupir de plus pendant qu'elle passa un nouveau croisement, elle remarqua soudainement les antennes atypiques d'Harall et dont sa présence lui fit arquer d'un sourcil : la ville était donc si petite pour se croiser aussi facilement ? 

                      — De toutes les personnes grouillantes sur Solarii, fallait que je retombe sur toi.


                      Lui décernant une brève salutation de la main d'un mouvement flegmatique et un sourire mesquin, elle effectua quelques pas supplémentaires pour s'approcher de la Déesse des Plaisirs. Lui serait-il venu en tête de tout simplement passer son chemin sans même lui adresser la parole ? Bien entendu. Aurait-elle pour autant réussi à s'échapper du troisième œil de la briseuse de quatrième mur ? Sûrement pas.

                      Il n'y avait pas de quoi s'offusquer de la façon dont la louve aborda son ancienne complice : ce n'était qu'une banale introduction gentillette. Un peu comme si on piquait à l'aide d'un cure-dent le bras de quelqu'un. Rien de bien méchant en somme. Déplaisant, certes, mais pas suffisamment douloureux pour s'énerver.   

                      — Ton projet de refaire la face à ton pseudo supérieur avance comme tu veux ?~


                      Double cure-dent.


                      Respecte ma putain d'autorité, Invité.
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                      Un deux ?
                      ...
                      ...
                      ...
                      -Oui ?-
                      C'est de pire en pire !

                      Hm... C'est difficile de pas y faire gaffe, j'avoue mais bon, je peux vivre sans narrateur. Le problème vient plus du fait qu'il peut me répondre avec beaucoup de retard et me perturber du coup. Je sais pas pourquoi ça fait ça, c'est la première fois et c'est relativement agaçant ! Bon, je sais pas quand tu verras ça mais tant que le problème est pas rétabli, tu devrais attendre. On fera des tests de latence réguliers mais on peut pas juste parler comme d'habitude.
                      ...
                      ...
                      ...
                      ...
                      -D'accord. Je vais chercher ce qui peut causer ça de mon côté.-

                      C'est quand même bizarre... Même lui a pas l'air de savoir à quoi c'est dû... Bon bref, j'ai passé une vie parallèle entière sur un autre forum à ne pas parler à un narrateur, c'est rien d'impossible ! Les habitudes ont juste la vie dure mais pour le moment, faut que je me concentre sur ce pour quoi je suis venue. Donc le musée... Je me demande bien comment on rentre. Y a marqué que ça coûte vingt capz mais j'ai personne à qui les donner. Je me balade autour de l'entrée, observant les guichets, constatant également que la porte principale est dénuée de poignée... Comment je suis censée rentrer dans ce truc ?!

                      -EH OH ! Y a quelqu'un ? J'peux rentrer ?! Sinon j'ouvre à coup d'pompe et c'pas moi qui paie les réparations !

                      Aucune réponse. Je croise les bras, sur le point de me décider à partir quand une voix familière m'interpelle. Oh bien sûr, d'habitude, c'est moi qui l'aurait captée en premier mais visiblement, la narratrice en a décidé autrement ! Ca me fait penser qu'elle aussi, je la reçois avec quelques secondes d'intervalle. La vache, c'est comme si je revenais à un putain de modem 56K ! Bon bah comme au bon vieux temps, au jour le jour hein !
                      C'est donc Geleerde qui m'aborde ! Je suis contente, ça m"aurait surprise de voir un scénario sans personne et jusque là, y a qu'avec elle que j'ai pu jouer au beat them up donc on va sans doute s'amuser. Je lui affiche un grand sourire carnassier en agitant la main en l'air !

                      -OOOOH ! Ma psycho-louve ! J'ai des lags de 4ème mur, j'redeviens normale, tu t'rends compte ?!

                      Elle me demande alors où j'en suis de la mission divine que je m'étais moi-même confiée !

                      -Oh ça avant pépouuuze ! J'attends d'pouvoir avoir accès à mon contact suivant en fin d'semaine du coup en attendant, j'fais des trucs randoms. Je pointe alors le Musée du doigt. "Aujourd'hui, Harall-chan visite un établissement flippant dans lequel des disparitions ont eu lieu !" Ca t'va comme titre d'épisode ? J'peux ajouter "Geleerde" à l'intitulé s'tuv' !

                      Je m'approche alors de la louve avant de lui prendre les mains telle l'enfant que je suis mais avant que je ne puisse dire quoique ce soit, la porte s'ouvre dans un grincement des plus inquiétants. Ou clichés, c'est au choix sur le terme, à vous de voir. Moi j'dis qu'il se passe trop de trucs bizarres pour que ça soit anodin et que ça soit pas un film d'horreur. J'affiche un air quelque peu blasé en regardant Geleerde.

                      -Ah j'vois, la porte préfère les loups aux requins ! Nan mais ça va bien l'favoritisme !

                      Je finis par lui lâcher les mimines avant d'observer l'entrée, noire comme le jais, les deux mains sur les hanches, profitant de l'ivisibilité totale à laquelle j'ai accès pour l'instant.
                      Bon, test de lag ! Narrateur !
                      ...
                      ...
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                      ...
                      -E t- is... al... épète pour voir ?-
                      Okay laisse tomber.



                      Le Musée  Harall
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                      Le Musée

                      Le Musée  Gel1210



                      Croiser Harall à tout hasard n'avait pas de quoi être surprenant : en tant qu'incarnation de l'électron libre, sa présence voguait au gré de ses envies et désirs. Elle était un prototype, une mutante à l'énergie dense jamais conçu pour la production en série : trop bizarre pour vivre, mais trop rare pour mourir.

                      Certes, l'usage des cristaux servant à la téléportation avait de quoi aider dans les entrées en Deus Ex Machina, mais la Déesse des Plaisirs détenait bien plus que cela. Quoi donc ? Geleerde ne pouvait hélas le savoir. Beaucoup aurait sans doute tracer leur route en sa présence, la jugeant inapte à toute collaboration intellectuelle et interaction sociale. Pourtant, ce n'était pas le cas de notre louve : cette si singulière jeune femme à la personnalité haute-en-couleur avait de quoi l'intriguer. Après tout, une telle folie ne pouvait éclore chez une seule personne isolée. Cachait-elle quelque chose qu'aucun regard ne pourrait déceler à l'oeil nu ?  

                      L'accueil chaleureux de sa partenaire lui fit esquisser un demi-sourire carnassier de circonstance. Tel un brasier immortel, son énergie constante semblait refuser de dépérir : de quoi beaucoup amuser la spectatrice qu'était Geleerde. À ses premiers mots, les sourcils de la trompeuse de mort manifestèrent leur euphorie en se redressant, toujours en compagnie de ce même sourire qui la définissait tant. Redevenir normale ? Qui pouvait prétendre de savoir ce qu'était la normalité ?

                      — Sans déc' ma biche. Et dire que je suis aux premières loges pour assister à ça : quelle chanceuse.


                      Si l'hybride nota pour elle-même le fait que sa partenaire commençait peu à peu à se familiariser avec Solarii en s'octroyant des contacts, sa curiosité naturelle prit aussitôt le dessus sur tout le reste lorsqu'elle évoqua les disparitions en lien avec le musée. Prenant ainsi un temps de réflexion pour fixer les alentours, elle sortie dans le même temps un paquet de cigarette qu'elle déballa soigneusement avant qu'Harall ne vienne emprisonner ses mains à l'aide des siennes. Pas de réaction quant à cette soudaine proximité de sa part : pourquoi s'offusquer contre la définition même de la folie ?  

                      — C'est vrai que je n'ai croisé personne ici avant toi. Tu as des pistes ?


                      Bien qu'elle n'avait pas l'âme d'une héroïne sauvant la veuve et l'orphelin, Geleerde ne laissait jamais une interrogation de côté. Les disparitions pouvaient-elles être liées à quelque chose de plus complexe qu'on ne pourrait le croire ? Une manifestation de l'Aîné ? Jevast ? La réflexion intérieure de la louve ne dura hélas guère longtemps : la porte du musée vint s'ouvrir subitement, grinçant tel un automate rouillé à qui l'on forcerait de danser sur scène devant un public hilare. Soufflant contre sa mèche rebelle obstruant sa vue, la réflexion d'Harall déclencha un ricanement discret à Geleerde qu'elle accompagna d'un haussement d'épaule avant de glisser les mains dans ses poches.

                      — Je suppose qu'il préfère les brunes~





                      Harall :
                      Désolée de ne pas faire avancer l'intrigue, mais comme tu as une idée bien en tête du musée, je n'ose pas décrire l'intérieur. N'hésite pas à me dire si tu veux que j'étoffe un peu malgré tout, je suivrais tes directives Le Musée  3485523179  


                      Respecte ma putain d'autorité, Invité.
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                      Harall
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                      Q... e...
                      Feat Rule 63 Shadow the Werehog !


                      Même le titre ?! Ca commence à m'inquiéter cette histoire. Bon, c'est rien, c'est rien, il va finir par revenir. Pour l'instant, il faut que je me concentre, je dois me focus sur deux... non, trois choses... Donc, le musée, Geleerde et...
                      Bref, y a des fois, je ferais mieux de pas penser trop fort. Mais ça me perturbe. Ca fait des années qu'il est là à me regarder avec ses yeux de poulet, normal que ça me fasse bizarre quand il disparaît ! Des fois j'envie l'ancienne moi qui avait même pas l'habitude. Bon allez ma grande, on se concentre !

                      Je me contente de lâcher un rire à la remarque de Geleerde. C'est vrai que c'est pas souvent qu'on me voit sans mon narrateur. Pas que ce soit très bon signe en l'occurrence mais mieux vaut en rire qu'en pleurer. De toute manière, je suis bonne qu'à ça : rire même pendant les dramas... Rah mais boucle-la, c'est pas le moment de déprimer okay ?! Quelle abrutie, tu parle d'une déesse !
                      Donc, des pistes vis-à-vis des disparitions ? Vrai que c'est zarb pour n'importe qui de se balader dans un Londres-like sans personne dans les rues à part un petit vieux flippé. Il semblerait que la louve l'ait pas croisé. Eh, tant mieux, il va pas faire le même speech à tous les touristes qui passent tout de même !

                      -Oh y a un vioque qui m'a dit qu'ça s'passait là-d'dans. Moi j'ai juste reçu un ordre d'mission à la con, j'suis viendue pour passer l'temps mais ça a pas l'air inintéressant comme truc. Je jette un oeil aux toiles d'araignée sur la devanture. Surtout si c'pour me balader dans un film d'horreur grandeur nature, clichés compris !

                      La porte a dès lors l'occasion de démontrer son évident favoritisme envers la fonda ! Bah oui, vous croyez quoi ? La narratrice a un passe-droit, logique !

                      -Pfeuh ! Tu verras mon prochain design ! C'moi qui f'rai saigner les portes du nez avec mon blouson en cuir et ma nouvelle coupe ! Je reprends alors sa main avant de la traîner plus ou moins de force dans le bâtiment avec un sourire enfantin. Alleeeeez on va niquer du Voorheeeeeese~ !

                      Une fois la porte franchie, cette dernière se ferme violemment derrière nous, laissant le silence urbain être remplacé par des sons de machinerie tout autour.


                      Si ce qui semble être une allée principale reste totalement sombre, plusieurs spots éclairent finalement les côtés de l'immense corridor dans lequel on est, dévoilant, dans une lumière jaunasse, un ensemble de machines cuivrées collées aux murs. Fonctionnant très clairement à la vapeur et au charbon, la chaleur dans le bâtiment est assez étouffante et l'espace paraît beaucoup plus grand qu'à l'extérieur. Plus long surtout, comme si le large couloir machinal s'étendait à perte de vue...

                      -Ah bah ça ! C'est-

                      -Bi-Bi-Bienvenue dans le Mu-Mu-Musée ! L'endroit où la machine prend vie ! L'endroit où vos rê-rê-rêves les plus fous deviennent réalités ! Vous pouvez ici observer le corridor de la ma-ma-machinerie alimentant l'exposition ! Pour con-con-continuer, veuillez emprunter les escaliers !

                      La voix aiguë mais masculine provient d'un haut-parleur étouffé. Pas de doute, on est bien sur Solarii. Je jette un regard un peu perdu à Geleerde vu que... bah je vois pas d'escaliers moi.

                      -Euh... On attend la magie ou... ?

                      Le temps de réponse accordé à la louve est minime lorsque le sol se met à violemment trembler sous nos pieds. ais ce n'est pas le sol qui change. En fait, le fond du corridor qui semblait si infini est une sorte de mur trompe-l'oeil assez haut qui se déplace dans des bruits de vapeur. Le bloc ainsi formé avance vers nous sur des rails avant d'arriver à une trappe au sol, faisant s'enfoncer l'artefact colossal dans le sol et formant un escalier de métal dirigé vers le sous-sol.

                      -C'vachement élaboré pour pas grand chose, nan ? N'empêche, ça pue, pas étonnant qu'des gens se soient fait enfermer là-d'dans s'ils ont pas fait gaffe.

                      -CONTINUEZ-CONTINUEZ-CONTINUEZ-CONTINUEZ-CONTI-

                      -Oui on a compris, ta gueule !

                      Test narrateur ?
                      ...
                      ...
                      ...
                      ...
                      ...
                      ...
                      ...
                      ...
                      Ca y est, plus rien hein ?



                      Geleerde :
                      Si Gel possède la capacité de détecter ce genre de choses, elle peut se rendre compte que quelqu'un tente de pénétrer son esprit. Aucun moyen de savoir qui pour l'instant mais il tente de piocher des informations.


                      Le Musée  Harall
                      Dessin par Kaweii : Patreon / Twitter / DeviantArt
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                      Geleerde
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                      Ft. Harall

                      Le Musée

                      Le Musée  Gel1210



                      À peine venaient-elles d'entrer dans le musée que la situation leur échappa : la voix robotisée les invitant à emprunter les escaliers inexistants n'avait certes pas de quoi les effrayer, mais l'atmosphère du lieu s'avérait être des plus pesantes. L'air ambiant, encore plus étouffant que celui de l'extérieur, était parsemé de poussière, provoquant ainsi un léger, mais constant, mal de crâne à Geleerde. Sourcils froncés, elle n'avait pas eu l'occasion de répondre à l'interrogation d'Harall que les escaliers en question apparurent sous leurs yeux à l'aide d'un mécanisme des plus élaborés. Tout ce bordel pour ça ? Jetant un premier regard pour tenter d'apercevoir la finalité des marches qu'elles allaient devoir bientôt empruntées, elle ne détecta malheureusement rien. Seul la pénombre restait maitresse des lieux, observant de son œil invisible ses nouveaux invités.  

                      — Si les habitants ont été enfermés ici délibérément, tu paries pour quelle raison ?


                      Certes, vu l'état du musée en question — un véritable miracle qu'il puisse tenir encore debout d'ailleurs — et malgré le fait qu'il pouvait exister une infime possibilité que les Solarkiens avaient tout simplement pu perdre leur chemin dans ce labyrinthe, cette alternative lui semblait peu probable. De ce fait, qu'un maboul décide soudainement d'enfermer toute une population par simple plaisir malsain ne paraissait donc pas si saugrenu.  

                      — Pas le choix : on ne va pas rester plantés là non plus.


                      À ces mots, Geleerde pivota la paume de sa main en direction du ciel, laissant ainsi apparaître des flammes bleutées : virevoltantes le long de sa main sans que leur hôte n'éprouve de douleur, elles se mouvaient dans une danse tranquille et apaisante pendant que la trompeuse de mort fit le premier pas. Durant cette longue descente vers leur destination, l'hybride ressentait une étrange et singulière sensation : pour une raison qu'elle ignorait encore, quelque chose semblait picorer l'intérieur même de son cerveau. Impossible pour elle de déterminer précisément quoi ni comment et encore moins de savoir de ce qu'il s'agissait, mais cette soudaine démangeaison lui déplaisait. Etait-ce l'ambiance du lieu lui-même qui pouvait peser sur sa personne ?

                      Une cinquantaine de marche plus tard, Geleerde guettait toujours les environs d'un œil : malgré ses sens développés et les flammes au sein de sa paume, impossible d'apercevoir les murs environnants. La curieuse sensation d'être observé était également présente, incitant l'instinct animal de la louve à rester sur le qui-vive. Qu'allaient-elles bien pouvoir découvrir ?    



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                      -J'sais bien que t'essaye de m'dire quelque chose mais j't'en supplie fais un effort, j'pige que dalle ! Allô ?! 'Tain j'l'ai encore perdu...

                      Je pense que c'était sa voix encore ? Je suis pas sûre, j'ai la vague impression de l'avoir entendue mais je la retrouve pas dans la narration... Qu'est-ce qu'il disait ? Je dois me concentrer là-dessus, sur ce qu'il a dit, c'est le seul moyen de rester concentrée... Oui, rester concentrée... "Attention" peut-être ?  "Esprit" c'est vague mais ouais y a un ou deux trucs qui clochent par rapport à d'habitude. Je m'avance dans la cage d'escaliers en me tenant la tête d'une main. J'ai limite l'impression d'être qu'à moitié là en fait. En plus, merde, je recommence à voir des trucs... On travaille le cerveau 2000 ans et suffit d'une irrégularité pour que... bon, j'arrête de râler... Désolé hein, je sais même plus si quelqu'un me lit mais si je suis pas claire euh... je fais de mon mieux mais y a trop de trucs qui se passent en même temps dans ma tête...

                      Donc, je me tapote les joues tâchant de faire comme si de rien n'était, écoutant l'interrogation de Geleerde. Pourquoi emmener des gens ici ? Oh bah c'est sûrement tenu par un psychopathe qui en aura fait du foie gras pour le revendre du marché ! Une seconde, j'ai dit ça à l'oral ou... ? Non ! Non non, c'était une pensée, je confonds.

                      -U-Une seconde, j'dois remettre les choses au clair dans l'cigare et j'suis à toi.

                      Je n'avance pas dans les marches tout de suite, je prends une grande respiration avant de sortir un bout de papier d'entre mes deux seins comme se doivent de le faire TOUTES les femmes fatales. Mais bon, il s'agit d'une photo... de moi avec Natsume et Alycea... Ca me calme de la regarder quand les choses vont pas fort. J'affiche un sourire étrangement doux avant de finalement réaliser que ma respiration est revenue à la normale.

                      -Fiou... s'cuse, déjà qu'c'est zarb dans ma caboche, va pas falloir en rajouter non plus ! HA ! En tout cas, j'pense qu'on aurait vu un peu plus de viande et d'jus de framboise si les habitants sont bien morts. Si ça s'trouve on les fait pédaler au sous-sol comme des hamsters pour alimenter le bordel du rez-de-chaussée.

                      Toutefois, la cage d'escaliers se fait peu lumineuse et la probabilité de se casser la gueule à la moindre marche plus haute que l'autre se faisait bien trop grande. C'est pourquoi la louve se décida à faire apparaître... des feux follets ? Enfin des flammes bleus mais ça ressemble. Wow, vous pensez que ça vient aussi des gaz de putréfaction de cadavres qu'elle garde dans sa poche ? Hey, jugez pas, vous avez idée de la quantité de binouze que je garde dans mon froc ?

                      -Alors ça. Ca c'est la classe !

                      On commence alors à descendre... longtemps... Oui cinquante marches, c'est long alors moi j'en profite pour chercher des blagues de merde.

                      -Hey, j'me donne le défi d'une blague par marche ! Alors marche 1... Ouais nan, j'ai pas d'idée en fait.

                      C'est alors qu'enfin, nous atteignons un sol plat. Cela dit, on y voit toujours comme à travers une pelle et on doit attendre une bonne dizaine de secondes avant qu'un immense éclairage ne s'active dans un vacarme mécanique bien désagréable à l'oreille. Cette fois, les lumières sont blanches et aveuglantes, si bien que je dois attendre un petit moment que mes yeux s'habituent à nouveau.

                      -Putain faites gaffe aux ampers bordel de m-

                      Musique

                      Cependant, ce que je vois ne permet qu'assez peu de remarque cynique. Il s'agit d'une sorte de reproduction de village, toute en hauteur. Les murs constituent des maisons peintes, les portes et fenêtres ne mènent à nul part et chaque bâtiment est assez coloré, comme dans une sorte de manège Disney. Mais même moi,  ce qui me glace le sang, c'est... de l'animation. Vous connaissez les musées de statues de cire ? Certains en ont des articulées et mécaniques. Eh bien je comprends mieux pourquoi cet endroit s'appelle "le Musée". Presque chaque fenêtre abrite un être humanoïde articulé effectuant une tâche en boucle dans un son mécanique assourdissant, quel que soit l'endroit où l'on se trouve dans l'exposition. ais le plus angoissant, c'est que chaque marionnette est parfaitement humaine. Peau, cheveux, vêtements, tout est authentique. Les seuls éléments trahissant cette humanité sont les mouvements machinaux et les expressions figées.

                      -J'crois qu'on a la réponse à ta question... Ca f'sait partie d'tes cas d'figure ?

                      Musée-Musée ! Profitez de votre-tre visite ! Les mario-marionnettes les plus ra-réalistes du multivvvvvvvvvers !

                      La voix sort à nouveau des hauts-parleurs dans ce son cassé avant que je ne commence à vaguement avancer dans ce bordel de glauque. Je m'approche d'une fenêtre à ma hauteur à laquelle se tient une jeune femme... ou du moins ce qu'il en reste. Elle balance la tête de gauche à droite comme si elle était en rythme avec une musique.

                      -Eh bah merde... Comment il a pu faire ça ce taré... ?

                      -AI-AIDEZ-AID-

                      -Oh putain elle est encore consciente ! Gel, qu'est-ce qu-

                      -Pardo-Pardonnez ce contretemps !

                      La voix résonne à nouveau avant que la jeune fille ne cesse son mouvement... Elle lève alors la tête, de plus en plus... beaucoup trop... AH NAN MERDE ! J'AI PIGE ! Je la lui attrape pour tenter de lui maintenir vers le bas mais elle s'accroche la bougresse !

                      -Un peu d'aide s'te plaît Gel, elle va s'péter la nuque toute seule là !


                      Le Musée  Harall
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                      Le Musée

                      Le Musée  Gel1210



                      Harall n'était pas un être humain doté d'un esprit sain. Mais l'était-elle, humaine, au moins ? Sa folie atteignait des sommets inégalables, au point qu'un schizophrène lui-même ne pourrait saisir pleinement et en toute conscience la complexité de cette femme. Pour autant, c'était cette même folie qui rendait Harall stable. Sans cela, la Déesse des Plaisirs pourrait perdre pied et ne plus être ce qu'elle était. Et si cela devait arriver...

                      — Hey, concentre-toi. J'ai besoin de toi ici.


                      Devant les absences épisodiques d'Harall, Geleerde fit claquer ses doigts plusieurs fois sous ses yeux en s'approchant d'elle. Bien sûr qu'elle n'était pas au mieux de sa forme, c'était évident. Il suffisait de la regarder pour le comprendre et le fait qu'elle était en train de se perdre à l'intérieur de son propre esprit n'était pas bon signe. Au moins, le fait d'avoir observé la photo qu'elle cachait dans son décolleté avait apparemment permis à la Légionnaire de reprendre un tant soit peu ses esprits. Poussant un soupir, l'indomptable décida de surveiller sa partenaire du coin de l'œil. Hors-de-question qu'elle lâche prise maintenant. Elles étaient toutes les deux dans ce merdier et elles allaient devoir s'en sortir ensemble.  

                      Devant le petit tour de passe-passe de la louve, la blonde plantureuse y alla de son petit commentaire en gardant son petit air enjoué habituel. Affichant un demi-sourire taquin, l'hybride ne releva cependant pas sa remarque alors qu'elle semblait toujours surveiller les flammes bleutées recouvrant sa main. Son affinité avec la Brume avait certes ses avantages, mais le prix a payé restait bien trop fort pour les obtenir. C'est ce pourquoi même Geleerde ne pouvait pas se permettre de consommer le fruit de ses trophées de guerre en abusant de cette capacité d'invocation... Une légère distorsion des flammes fit toutefois tiquer l'hybride qui renforça aussitôt son contrôle sur eux. Au moins, celle-ci brûlait docilement... Une faible perte sans trop de conséquence que la louve ne regretterait pas... 

                      Quand elles arrivèrent enfin à destination, la lumière aveuglante du lieu poussa instinctivement Geleerde à se couvrir les yeux à l'aide de sa main. Dissipant les flammes qui avaient pu les guider par la même occasion et tout comme Harall, la louve dû prendre quelques secondes avant de pouvoir voir quoi que ce soit. Et lorsque ce fut le cas...

                      — Putain, nous voilà dans l'antre d'un taré de première.


                      La reproduction de ce village en grandeur nature était remarquablement glauque. Tout semblait avoir été méticuleusement pensé pour être la copie parfaite d'un citée vivante. Vivante ? Elle l'était. Parsemée d'une population qui semblait être, aux premiers abords, de simples marionnettes, les deux jeunes femmes découvrirent rapidement qu'ils étaient en réalité des êtres humains de chair et de sang. Tout comme Harall, la trompeuse de mort se demandait comment un seul homme avait-il pu établir une telle chose : était-ce au moins possible ? Tout ceci semblait être l'œuvre d'un maboule qui avait dédié sa vie à la construction de ce village.

                      Mais dans quel but ?

                      Tout comme Harall, Geleerde observa les alentours, médusée par un tel système aussi ingénieux que morbide. Durant leur inspection, l'hybride avait toujours la dérangeante impression qu'on les observait. Cela ne semblait pas pour autant provenir des marionnettes-humaines, mais bien de quelqu'un d'autre...

                      Soudain, ladite marionnette qu'observait Harall fut prise d'un état de conscience surprenante, au point que sa partenaire se jeta vers elle pour l'empêcher de se briser la nuque. Aussitôt après sa demande d'aide, la louve prit place à son tour à ses côtés, portant ses mains vers la jeune fille et pour aider la Déesse des Plaisirs dans sa tâche. Cette chose était dotée d'une force étonnante. La difficulté qu'elles eurent à lui maintenir la tête avait de quoi surprendre l'hybride.

                      C'est pas le moment de clamser. Reste éveillé.


                      D'un ton tranchant, Geleerde fixa dans un même temps et droit dans les yeux la pauvre innocente, cherchant la moindre parcelle d'humanité restante...



                      Dernière édition par Geleerde le Dim 2 Fév 2020 - 14:53, édité 1 fois


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                      La puissance qu'on devait mettre à deux pour maintenir le cou de la pauvre fille en place était phénoménale, même pour ma force habituelle. C'était comme si elle n'avait aucune limitation physique. Vous savez, comme quand on dit que si notre cerveau ne nous bloquait pas, notre mâchoire pourrait déchiqueter l'intégralité de notre corps comme si de rien n'était ? Eh bien dans le cas présent, ça s'applique à la nuque. Un humain en pleine possession de ses moyens n'irait jamais aussi fort pour tenir. Geleerde essaye tant bien que mal de la raisonner mais à part des yeux embués de larmes dans le parti d'en face, rien n'y fait.

                      -Merde c'complètement cassé là-d'dans !

                      Les secondes passent alors que notre force faiblit devant la force écrasante de ce cou quand soudain... Un craquement... lent, long, lourd, déchirant. La tête tombe en arrière, sans vie, les yeux révulsés, les joues mouillées de larmes et de sueur. Je lâche ce visage sans vie avant de reculer. La voix qui a résonné précédemment me confirme bien que c'était pas la volonté de la fille et que c'est bien le taré derrière qui a forcé ce suicide. J''avoue, j'ai vu pire mais ça reste gerbant et vu mon état mental, c'était pas du tout ce dont j'avais besoin. Ca m'énerve, je dois me morfondre mais je dois aussi garder mon calme sinon, ça va encore sortir. Qu'est-ce qui sort de sa nuque brisée ? On dirait une ombre noire... Non ! Ca c'est juste dans ma tête, je reconnais !

                      -Et merde...

                      Je me mets deux bonnes claques, me confirmant que ce que je viens de voir vient de mon esprit. Je baisse les mains, les serrant puissamment alors qu'un sourire carnassier s'affiche sur mon visage, à la lisière de la rage et de l'amusement.

                      -Hahaha... Alors ça il va me l'payer ce sac à foutre...

                      Mon poing vient alors se fracasser sur la surface de la maison à proximité, faisant s'effondrer le décor par la même occasion. Cela me permet de réaliser qu'aucun mécanisme n'alimente quoi que ce soit dans tout ce foutoir. Vous savez ce qui est étrange quand je perds contrôle ? C'est que je me sens étrangement lucide et cette lucidité est tellement agréable qu'elle augmente ma force. C'est bizarre hein ? J'ai mal à la tête...

                      -Eh... Gel, j'crois que cet endroit joue avec ma tête... J'entends plus mon narrateur, j'ai mal au crâne, j'vois plus rien de l'extérieur... Ca fout la merde dans ma caboche, j'risque d'exploser au moindre mini-pépin...

                      Je fais en sorte de reprendre mon calme, effaçant peu à peu mon expression brisée et ressortant la photo d'une main tremblante.

                      -Ha... Haha... Ca m'apprendra à partir trop confiante tiens... Ca tient à vraiment pas grand chose. Je serre à nouveau le poing. Par contre l'aut' là... Que mon mental casse ou non, j'vais lui r'faire la tronche rien que pour la gamine.

                      -VEUILLEZ-ILLEZ CONTINUER LA VISITE.

                      Une fois une pseudo-sérénité reprise, je range la photo dans ma poche cette fois avant de reprendre la route. Si depuis le début, nous sommes dans une petite ruelle, aller au bout nous emmène dans une sorte de grande rue principale factice où des vrais-faux résidents font semblant de discuter ua de faire les courses. Le tout baigne dans une odeur métallique et dans une lumière toujours aussi blanche. Au bout de cette grande ruelle se trouve une estrade comme l'on peut en trouver dans les rues du XXème siècle pour les spectacle sou les exécutions publiques par exemple. Au loin, je peux apercevoir deux silhouettes dessus, trop éloignées pour que je puisse les distinguer mais aussi comme si une zone d'ombre faisait exprès de cacher cette zone précise.

                      -J'vois pas leur visage, j'vais check c'que c'est.



                      Spoiler :
                      L'esprit de Geleerde se voit à nouveau pénétré et une silhouette au visage flou semble l'observer de plusieurs points différents. Harall n'a pas la capacité de la voir et Geleerde ne peut pas apercevoir celles se trouvant sur l'estrade. La silhouette est étrangement familière.


                      Le Musée  Harall
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                      Le Musée

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                      Restant de marbre de longues secondes, les mains de l'hybride finirent par abandonner le visage de l'innocente désormais trépassée. Comment n'avaient-elles pas pu faire quoi que ce soit, à eux deux ? Cette chose, qu'importe ce qu'elle était auparavant, n'était déjà plus humaine depuis bien longtemps. D'un geste las, Geleerde fit passer sa main sur son front avant de la faire glisser vers son cuir chevelu.

                      Elle n'aimait pas la tournure des événements actuelles. Sans pouvoir maitriser quoi que ce soit, elles se retrouvaient toutes les deux à faire face à une difficulté des plus déplaisantes. La mort de la jeune fille ne l'avait pas atteint et elle n'avait pas non plus de remords à ne pas avoir pu la sauver. Sa seule frustration actuelle, était le fait de n'avoir aucun moyen de comprendre ce qu'il pouvait se tramer ici.


                      Contrairement à Harall, l'hybride ne laissa filtrer aucune émotion. Un regard noir et pleinement concentrée en direction du cadavre, elle s'alluma brièvement une cigarette avant de se retourner en direction de sa partenaire. Devant sa force colossale, Geleerde lui aurait volontiers offert un sourire carnassier, l'amadouant d'un petit défi afin de tester leur puissance mutuelle. Hélas, la situation dans laquelle elles se trouvaient ne permettait pas cela. À la place, elle s'approcha suffisamment de la Déesse des Plaisirs pour poser une main sur son épaule, serrant sa poigne fermement.


                      — Te laisse pas avoir par ces conneries. Tout ça, tout ce qui nous entoure et à celui qui nous observe : on les emmerde. On est bien meilleures que ça.


                      Le ton se voulait tranchant, sans être accusateur. L'indomptable ne comptait pas lui faire la morale : simplement l'aider à ne pas se disperser.

                      * * *

                      Reprenant la route en sa compagnie, Geleerde continuait toujours d'observer les lieux. Elle devait bien l'admettre : le travail fourni pour reconstituer ce village était incroyable. Pour autant, sa concentration n'était plus totalement focalisée sur les automates gravitant non loin d'elle. Encore une fois, la désagréable sensation qu'elle avait pu ressentir un peu plus tôt lui revint subitement : comment et pourquoi ? Elle l'ignorait. Tout ce dont elle était sûre pour le moment, c'est que son mal de crâne venait de s'intensifier.


                      Contrainte de faire une halte, sa vision se troubla un court instant tandis qu'elle perdait l'équilibre. Se retenant tant bien que mal à ne pas poser un genou à terre, Geleerde porta sa main en direction de son visage, exerçant une pression contre son front, espérant ainsi faire taire la douleur. Mâchoire serrée et regard assassin, elle se déconnecta l'espace d'un instant de la réalité, entendant brièvement au loin Harall.


                      Curieusement, elle ne chercha pas à la dissuader. L'attention de Geleerde déjà partie ailleurs, elle se retourna soudainement pour faire face à l'une des marionnettes. Son visage cerné d'un flou incompréhensible l'empêchant de le reconnaître, elle s'y approcha avant de faire à nouveau volte-face.


                      Plus loin, en hauteur, le même visage flouté était en train de l'observer. Puis de nouveau un autre, à sa droite. Suivi d'un autre encore, au fond de la ruelle. Serrant le poing, l'hybride traversa la courte distance vers la silhouette la plus proche de sa position pour tenter de l'atteindre, jurant intérieurement et à qui voulait l'entendre... Que la marionnette se riait d'elle.




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                      Musique

                      1, 2, 3, 1, 2, 3 Pinata... Oui ? Hein ? Euh désolée, j'essaye juste de penser à autre chose. Je sais même plus à quel endroit du post je suis, c'est lui qui gère ça d'habitude... Pour moi, la ligne temporelle est fuckée, je passe à travers des lignes de texte qui forment un décor et des personnages qui interagissent avec moi. Mais qui les écrit ? C'est lui ? C'est lui qui a coupé la liaison ? L'histoire ne peut pas continuer sans lui alors il est forcément là quelque part...
                      Je suis alors sortie de mes pensées par Geleerde qui me ramène à la réalité. C'est vrai... J'ai vu pire, j'ai vu pire à cause de lui : il impose mes règles, je le sais et je ne lui en ai jamais tenu rigueur. Comme les autres, je me laisse guider par le flot du récit. La seule différence, c'est que j'en ai conscience. Pour moi, tout garde un impact. L'univers autour m'est tangible, les relations que j'ai sont réelles. C'est pour ça que je peux pas juste lâcher l'affaire et n'en avoir rien à foutre. Alors ouais, c'est peut-être lui qui écrit les dangers, c'est même lui qui m'écrit en train de penser tout ceci, mais ces gens me sont réels et le trou du cul qu'il a écrit, je lui ferai payer.

                      Que ce soit cette réflexion ou le rappel à la "réalité" de Geleerde, j'affiche un sourire, certes plus faible qu'à mon habitude, mais sincère.

                      -T'as raison... Merci.

                      Musique

                      C'est donc reparti pour la visite du manoir hanté. Les deux silhouettes sur la place publique se rapprochent de moi... Enfin, je m'en rapproche et du coup, elles sont plus près. Ca fait sens ? Nan parce qu'elles bougent pas dans les faits, c'est juste moi qui me- oh et puis merde.
                      J'atteins alors la place en elle-même, les deux restant aussi flous. C'est quand je monte finalement les escaliers en bois craquant que je constate une différence de taille entre les deux. Une atteignant ma hauteur et l'autre ayant deux têtes de moins environ. Pourtant, pas moyen de discerner leur face.
                      Je me frotte les yeux de plus en plus jusqu'à ce qu'enfin, je puisse y voir clair et-

                      -C'est une putain de blague...

                      -Bah qu'est-c'que t'as ? T'as vu un fantôme ou quoi ?

                      -Coucou maman ! On te cherchait !

                      Alycea et Natsume, en face de moi... Une kitsune en kimono-blouson aux yeux jaunes et aux cheveux rouges et un androgyne brun habillé en bleu, yeux constamment clos...

                      -D-Depuis quand-

                      -Ca fait des mois qu'on t'cherche ! Tu donnais plus d'nouvelles !

                      -On était inquiets... On a entendu parler de toi partout mais on dirait que t'as trouvé mieux que nous...

                      -M-Mais nan ! J'pensais juste que... J'pensais pas que vous vous étiez r'trouvés ici aussi...

                      -Pas cool Harall, tu parle d'une déesse.

                      -De toute façon, elle a déjà trouvé mieux à sa pizzer-

                      Mes poings foncent sur leurs visages, se dissipant et se déplaçant sur le côté. Des copies. Et intangibles en plus. Ces deux-là me diraient jamais des trucs pareils, va pas falloir me prendre pour une abrutie trop longtemps. Leurs têtes se tordent à l'envers alors qu'une épaisse buée noire enrobent leurs jambes... L'un de ces deux trucs vient de mon cerveau et le reste vient de celui de l'autre... Dans les deux cas, je commence à bouillir.

                      -Sors de là...

                      -A qui tu parle ? Encore ta voix ?

                      -Pas la peine de faire semblant... J'ai pigé ton p'tit jeu.

                      Les deux faux disparaissent alors que le sol tremble... et qu'un sourire malsain s'affiche sur mon visage.



                      Pour Gel :
                      De son côté, de la même manière, les (ou la) silhouettes prennent la forme d'un être aimé par Geleerde, vivant ou décédé. L'entité tentera de piocher dans les souvenirs de la louve pour créer des répliques blessantes (Elle n'est cependant pas très habile en la matière mais suffisamment pour perturber un instant). Geleerde n'ayant pas été en contact avec les Grands Anciens côtoyés par Harall, elle ne verra que les copies, pas la boue noire (Libre à toi de modifier sa vision en fonction de ses expériences personnelles cela dit).


                      Le Musée  Harall
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                      Geleerde
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                      Le Musée

                      Le Musée  Gel1210



                      Son mal de crâne ne cesse de prendre de l'ampleur tandis que chacun de ses pas devient plus lourd, plus sourd. Elle se surprend malgré tout à continuer de s'approcher de cette silhouette intrigante, déterminée à voir son visage. Pourquoi cette subite fascination l'obsède tant ? Qui pouvait-il bien être ? Son pied heurte un cadavre de marionnette désarticulé qui la contraint d'y poser un regard. Visage figé depuis toujours, la marionnette lui offre un sourire inanimé, à la fois empreint de folie et de tristesse. Qui osait se jouer d'elle ainsi ?


                      Le bruit d'un vêtement que l'on froisse capte de nouveau soudainement son attention, la contraignant à relever sa tête brûlante pour y faire face. Le pantin qu'elle cherchait à atteindre s'est finalement arrêter de se mouvoir. Le regard légèrement plissé, Geleerde constate que la carrure de la marionnette s'est allongée, arborant de nouvelles caractéristiques.


                      Et sans même avoir vu encore son visage, la louve sait déjà, qui il est.




                      Silencieusement, le père et la fille s'observent, jugeant l'autre d'un regard mutuel et partagé, empreint à la fois de haine et d'incompréhension. Son cœur rate un battement, puis reprend aussitôt sa course dans un rythme lent. Elle n'est pas surprise. Elle n'est pas heureuse. Elle n'est rien. L'un en face de l'autre, le monde autour d'eux perd peu à peu en couleur tandis que leurs âmes s'assombrissent. Aucun mot ne vient interrompre l'accalmie de cet instant. Car comme à leur habitude, comme le voulait la relation qu'ils entretiennent depuis toujours...


                      Ils ne dirent rien.


                      Qu'il soit réellement là ou non lui importe peu. Son silence parlait déjà pour deux. Présent physiquement. Absent mentalement. Ils sont le reflet de l'un et de l'autre. Une coquille brisée en deux parts égaux, partageant un fardeau commun.


                      Héritage. Transmission.


                      Avec les années, son cœur au départ malléable devint de pierre, se transformant par la suite en rocher sur lequel ils se reposeraient tous. Par la force des choses, elle avait finie par lui emboiter le pas, à parcourir ce chemin, jusqu'à embrasser à son tour le mur du silence. Car de toutes les leçons que son père lui avait apprise, celle-ci fut la plus importante : la famille devait être protégée envers et contre tout. Elle serait là pour eux. Fière, debout, écoutant la rage, le désespoir. Tendant la main pour qu'ils se relèvent, mais jamais le contraire.


                      N'était-ce pas ce que l'aîné d'une famille devait faire ?


                      Elle ne pouvait laisser percevoir la moindre faiblesse, la moindre faille de sa part : le risque était trop grand, trop important. Son rôle n'était pas de se lamenter. Il ne l'avait jamais été. Mais à trop vouloir être comme lui, à chercher à le comprendre, elle s'était-elle même perdue dans la pénombre du manque d'identité.


                      Elle n'était plus Geleerde. Elle n'était plus rien.  


                      Dans un geste bien trop habituel, sa main s'attarde vers une cigarette qu'elle pose négligemment contre ses lèvres tandis que la réaction de son père ne se fait pas attendre. Il la juge. Elle le sait. Rancœur. Regret. Colère. Les regards ne mentent jamais. C'est pour cela qu'elle continuerait à le provoquer. Jusqu'à ce qu'il daigne enfin à réagir... Qu'il hurle, qu'il la renie, s'il le souhaite...


                      Mais que son silence cesse.


                      Disparaissant dans un nuage épais et noirâtre, la marionnette se dissipe tandis que Geleerde pousse un soupir. Il y avait tant de chose à se dire. Pas assez de temps pour le faire. Mais à quoi bon. À quoi bon s'acharner.


                      Elle avait déjà commise les mêmes erreurs que son père.




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                      Tic tac, tic tac. Parfois, quand je ferme les yeux, je vois deux petites filles. Il y en a une en robe blanche, amochée, recroquevillée dans un coin. L'autre est en robe noire et se tient devant, bras écartés, comme pour la protéger. Les deux se trouvent dans un immense espace, un sol ressemblant à un miroir et un ciel nocturne. Quand je finis par craquer, je peux voir un liquide noir recouvrir cette zone, elle avance doucement vers les deux enfants et celle en noir tente de protéger celle en blanc en repoussant cette matière. La plupart du temps, elle y arrive mais c'est arrivé plus d'une fois que l'eau atteigne sa cible.
                      Dans ma tête, il y a deux petites filles qui se battent depuis des milliers d'années. Toujours faibles, toujours frêles mais combatives, elles ne se laissent jamais abattre. Je les vois, là, maintenant, tout de suite. L'océan noir, il approche. Il atteint les jambes de la deuxième puis les pieds de la première. Impossible de savoir si je veux les encourager, ce n'est pas mon problème, si ? L'océan s'épaissit, plus gluant, plus sale et tâchant. C'est... mon problème, ça l'a toujours été et je ne peux pas laisser ces deux gamines comme ça. La fraction de seconde d'un battement de paupières, la fraction de seconde d'un léger souffle à peine tangible et la protectrice tape du pied, repoussant l'envahisseur d'une onde de choc. D'une deuxième. Tic. Une troisième. Tac. C'est fini.

                      -Pas cette fois...

                      Les coins de mes lèvres s'abaissent enfin, je me redresse, craquant mes épaules et poussant un soupir.

                      -On a... évité le boss fight... sachant que c'moi l'boss... Je tourne mon regard autour. Fini d'jouer, sors de là. T'as de la chance que j'ai repris mes esprits parce que j'aurais bousillé toute ta petite installation.

                      Finalement, c'est Geleerde qui arrive. Je n'ai pas le temps de réagir que l'estrade se met à trembler, une trappe s'ouvrant en son centre. Un mécanisme s'enclenche, laissant sortir une petite boite de violet décorée. Des motifs floraux se trouvent dessus et une manivelle est située sur le côté. Je regarde ça avec un air neutre assez inhabituel chez moi alors que le capot s'ouvre et que dans un *DOING* presque comique, ce qui semble être un moitié d'homme sur ressort. Le coup classique du jack in the box. Comme si j'avais sursauté. Il est dans un costume de spectacle rouge pétant dont les manches finissent par d'amples gants blancs et un haut de forme cache ses yeux.

                      -Donc c'là-dessus que j'cogne ?

                      -Ohohohoh, Je-j-e ne ferais pas ce-cela si j'étais vous ! Vou-vous m'avez offert le pa-parfait matériel !

                      -Allez, fais-nous ton background de scientifique fou à la con.

                      -La pe-perfection mon enfant ! L'hu-humain est imparfait ! Seule les créations le-le sont, seu-seules celles à qui je do-donne vie, je cr-crée des histoires, des uni-univers ! Et pour ce-cela, j'ai beso-besoin de sentiments réels, de sou-souvenirs réels ! Vos es-esprits m'on of-offert tout ce beau matériel de-

                      -Abrège.

                      Il vient de Suram. Les mutations et mutilations ont complètement cassé son esprit et il s'est mis à vouloir faire... eh bien toute cette merde. C'est ce que j'avais écrit en tout cas. Je ne m'attendais pas à ce que les pouvoirs que je lui donne permettent de casser la narration, je me suis fait avoir par ma propre création.

                      -Ah t'es revenu toi ?! Et c'quoi l'excuse pour que tu nous fasses faux bond ?!

                      Ma connexion avec toi provient de ton cerveau. S'il interfère avec, il peut couper la communication, c'est aussi simple que ça. Là, il est sorti de sa planque et il a perdu le focus en vous parlant directement.

                      -A qui pa-parlez -vous ? Enc-encore cette voix dans vo-votre tête ? Pa-particulièrement gênante, elle en savait plu-plus qu'elle ne de-devait ! Je la referai taire !

                      Je m'approche lentement de ce clown et lui donne un coup de poing dans le visage. Violent à l'assommer mais bien inférieur à ma force habituelle. Et pour cause : Aucun plaisir dans ce coup, aucune envie de me battre contre lui, juste d'en finir. Le ressort semble défaillir et cet abruti se contente de se pencher de gauche à droite. C'était pas très malin de se pointer devant nous en fait. Je me retourne vers Geleerde, reprenant mon sourire, resplendissant cette fois-ci. Resplendissant de fausserie.

                      -Bon ! Maintenant que ce gugusse est au sol, plus qu'à attendre que la paralysie des aut' se casse et on pourra filer ! Après s'tu veux le maraver encore un peu, j't'en empêcherai pas, surtout si ça accélère le processus !

                      Je descends de la scène et je pose une main sur l'épaule de la louve.

                      -J'suis désolée de t'avoir entraînée là-d'dans... Vraiment... Des fois, heh, j'attire que des problèmes mais hey, j'suis écrite comme ça ! On va pas contre sa nature hein... ?



                      Spoiler pour Geleerde :

                      Le choix appartient désormais à Geleerde. Les victimes sont liées au cerveau de "Jack". Tant qu'il est assommé, elles seront libérées de son emprise une par une, à intervalle irrégulier. Il faudra donc ré-assommer Jack pour maintenir le statu quo vu qu'il se réveillera de temps à autres. Elle peut également le sortir du complexe pour qu'il soit incarcéré directement. Si Jack est tué, la connexion avec toutes les victimes sera stoppée d'un coup et toutes seront libres de partir.


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                      Parfois, le destin s'acharne contre vous.

                      S'accrochant à votre peau, votre échine, il se délecte de votre souffrance, de vos décisions, de vos actes. Tel un Dieu bourreau observant depuis son piédestal les pauvres fourmis grouillantes sur sa création, il assiste en première loge le jour où vous sombrerait dans le néant. Pour le cas de Geleerde, revoir les traits de son père fut une épreuve de taille. Quand bien même s'agissait-il là d'une illusion, le souvenir de Zangetsu restait intact comme au premier jour, là où elle l'avait laissée. Pourquoi la marionnette l'avait-elle délibérément choisie, lui ? Pourquoi pas sa mère, ou ses frères cadets ? Ceux pour qui elle avait acceptée une éternité de souffrance, d'une vie de parjurée. Pourquoi... Lui ?    


                      Parfois, le destin s'acharne.


                      Lui qui n'était désormais plus qu'une ombre dans le dos de la louve. Lui, dont la main fantôme sur son épaule était toujours aussi pesante, oppressante à chaque instant. Lui, pour qui elle aurait offert tout ce qu'elle avait de plus précieux pour ne serait-ce qu'entrevoir un brin de fierté dans la lueur de son regard quand il lui faisait face. Lui... Pour qui elle vouait une admiration sans pareille, une dévotion sans limite... Jusqu'à ce jour où leur chemin furent séparé.   


                      Parfois... Le destin éclate.


                      * * *

                      Reprenant peu à peu ses esprits, Geleerde s'en était finalement retournée vers Harall. Aussitôt, l'estrade devant elles trembla de toute part, laissant découvrir une étrange boite en son centre. Sourcils froncés, la louve l'observa sans un mot avant de soudainement pester devant l'apparition de la moitié d'homme. À la demande de la Déesse des Plaisirs, le maboul énuméra les raisons de son acte, non sans ouvertement manifesté son allégresse. Encore un taré parmi tant d'autres. Il avait osé jouer avec les souvenirs du duo, les matérialisant, les façonnant à la juste image qu'elles gardaient toutes les deux en mémoire. Mais tout comme Harall, l'indomptable n'avait aucun plaisir à l'idée de se battre contre lui. Un fou resterait toujours un fou. À quoi bon lui accorder du temps ?


                      — C'est donc toi l'auteur de toute cette merde ambulante.



                      Bras croisés contre sa poitrine, une certaine satisfaction vint s'étreindre de son esprit lorsque la Déesse porta son poing en plein visage du Jack in the box. Toutefois, elle fut consternée que sa partenaire allait simplement se contenter d'assommer l'homme et attendre que les pauvres âmes soient libérées de son emprise.  


                      — Pourquoi devrions-nous nous montrer clémente pour un homme qui n'éprouve aucune pitié.



                      Tuer était simple. Une option facile, accessible à n'importe qui. Main tendue en direction de l'estrade et expression neutre sur le visage, une mèche rebelle vint obstruer un instant son œil droit tandis que le temps semblait s'être arrêté.


                      Tuer était... Si simple. Si facile.


                      — Yare yare.


                      Subitement, le bras de l'hybride se relâcha, pendouillant sur le côté. Non. La Brume ne voulait pas lui. Lentement, elle porta son attention vers Harall avant d'extirper de la poche de son veston une cigarette. Dans un même temps, la Déesse des Plaisirs cru nécessaire de lui présenter des excuses, ce à quoi l'hybride se contenta d'un simple revers de main, comme pour chasser l'air ambiant autour d'elle :


                      — Pas la peine. Les emmerdes, c'est naturel chez moi aussi.


                      Cigarette désormais allumée, elle inspira une longue bouffée du bâton de mort avant de porter un demi-sourire carnassier à sa partenaire :

                      — En revanche, si tu veux vraiment te faire pardonner, je ne serais pas contre pour une bière.


                      Que le rideau de ce théâtre morbide prenne place. Il était temps que ce calvaire se termine... Jusqu'au jour où il se répétera à nouveau.  



                      Harall :
                      Un grand merci à toi pour ce RP : ce fut un plaisir ! Le Musée  403255964


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                      Alors je peux pas dire parce que-
                      Hey ! Notre dialogue de début !
                      Bah on vient de le faire du coup.
                      MAIS ATT-

                      JE DISAIS DONC. Je saurais pas dire ce que Geleerde comptait faire vu qu'elle avait l'air prêt à lui maraver sa gueule Silent Hill style. Mais faut croire qu'elle a plus de piles alors on va juste attendre comme prévu. N'empêche, je réalise la surdose de personnages qui utilisent des onomatopées Japonaises ici ! Entre Anaël.... Geleerde... euh... Anaël... Qui n'est plus là. Oui bah ça va hein ! J'essaye de juste penser à autre chose.

                      En tout cas, elle a pas tort, après tout ça, moi non plus je serais pas contre un remontant... Je pousse un soupir et je m'assieds sur les marches de l'estrade, restant à portée du débile au cas ou il se réveille. Sur ce, je sors deux bières de ma poche, en posant une à côté de moi et ouvrant la mienne.

                      -Ca m'va. Installe-toi, y a d'la place... et du temps aussi.

                      J'entame la canette par petites lampée, j'ai pas spécialement l'envie de me torcher alors je me contenterai d'une canette. J'ai sorti de la  Leffe brune... assez amère, c'est de ce goût là dont j'ai besoin. Si je voulais me la jouer jusqu'au bout, je prendrais aussi une cigarette mais pour être honnête, ça a jamais été mon truc. C'est pas parce que je crée les désirs que je les pratique tous. Les dieux aussi ont des goûts vous savez ?

                      -Pffff... c'pas de tout repos la vie sur c'forum... 'fin dans cet univers. Z'en avez souvent des conneries comme ça ou c'est la saison ?

                      Bah oui, c'est le printemps, la nature se réveille... on lave le cerveau des gens. La vie de plein air quoi ! Pfffff... Ah, les gens commencent à reprendre le contrôle de leur corps, j'en vois deux qui se demandent où ils sont.

                      -Eh oh ! Ici ! La sortie c'est d'ce côté, faut filer maintenant, z'avez dormi un sacré moment.

                      Semblant trop fatigués pour chercher à comprendre, ils se regardent dans l'incompréhension et s'en vont. Eh beh, le temps que tout le monde reprenne conscience, va y en avoir pour la journée. Va falloir que je fasse ça avec tout le monde en plus. Hydratez votre gorge les enfants. J'imagine que des gardes vont arriver aussi. Je pousse un soupir à toutes ces pensées, je suis déjà une chiffe molle rien qu'à l'idée. Je ressors ma photo de là où elle trône. Je lâche un sourire attendri et je la tends à la louve.

                      -Heh tiens, mon gosse et ma meilleure pote... L'aut' il a essayé de me la mettre à l'envers en les f'sant apparaître, j'étais pas bien ! T'as raté le boss fight.

                      Je reprends une gorgée de bière avant de regarder le plafond. Une réplique du ciel pour que ce soit le plus vrai possible. Mais vu qu'on voit la peinture, bah les lumières lui donnent un effet jaune pisse, c'est pas très malin...



                      Le Musée  Harall
                      Dessin par Kaweii : Patreon / Twitter / DeviantArt
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