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                      À la croisée des mondes - ft. Yagleadra

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                      vava
                      Mylo
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                      Ah, cette jeunesse fougueuse ! Ah, cette folie de croire que tout est possible !  
                      Quelle belle folie, que de croire que tout est possible.

                      Une main sur mon visage, les rayons de soleil à travers mes doigts, mon coeur qui tambourine à ma poitrine et la sensation d’être observée... Il y a mieux pour se réveiller que d’oublier où l’on se trouve. Quelques secondes de flottement, de battement, avant que mes souvenirs se réveillent et que je replace la tête équine qui me fixe par la fenêtre. L’impatience dans ses pupilles sauvages n'augurent en rien la journée calme à laquelle j’aurais aimé aspirée, mais je conviens volontiers que parfois, sa folle énergie est contagieuse. Meörow n’est pas là. Elle doit chasser. Repoussant les draps fins qui me recouvrent, je me détends sensiblement tout en étant toujours observée et un mince sourire s’étire à mes lèvres qui s’entrouvrent juste après :

                      - D’accord.

                      Je me lève, il n’y a qu’un pas de mon lit à Kelpie. Ma main vient effleurer le chanfrein de l’équidé, épouser de mes doigts ses angles abrupts. Mon regard plonge aussitôt dans le sien, d’un rouge puissant. La sensation qui s’empare de nous n’a pas commune mesure et ne peut pas être décrite, et dès lors que je reprends conscience, nous ne faisons plus qu’un. Heureusement, ma demeure toute récente est adaptée à mes deux carrures. Je le sens piaffer d’impatience en moi, et son excitation provoque la mienne. Nourrir Kelpie quand nous sommes, est beaucoup plus facile que quand il est. Moins de viande à ingurgiter, à sacrifier à son appétit vorace. Je remercie la nature de nous offrir subsistance et pour une fois, il ne dit rien. Lui aussi doit respecter son monde et sa générosité. Il me faut peu de temps après pour prendre soin de nous et me décider à sortir dans le village, nos cheveux encore humides de notre ablution. Kelpie aime autant que moi les environnements aqueux, cela ne me surprend pas que ce soit avec son âme que j’ai fusionné.

                      Mes pieds sur l’herbe, l’air sur mes bras, l’odeur de la forêt et la sensation d’être en parfaite symbiose avec mon nouvel univers, cet ensemble d’éléments qui me pousse à découvrir encore plus. Les cris des enfants, un peu plus loin, leurs rires m’attirent et me frôlent ce que dans mon monde nous aurions nommé faune. Haut comme trois pommes, ses sabots fendus aplatissent à peine les plantes qu’il chahute. Plus loin, je discerne plus que je la vois ma daemon qui joue avec d’autres enfants, eux dotés d’ailes toutes aussi différentes et magnifique pourtant. Là, en voilà un dont les ailes ressemblent à de fines membranes de cuir sensible. Ici, il s’agit plus d’ailes d’insectes translucides, et là encore, d’ailes à l’envergure plus impressionnantes que celle d’un aigle à taille humaine. Je saisis ma branche et m’envole. Cela me surprend toujours, que j’en sois capable alors que je fusionne avec Kelpie, et s’il n’apprécie pas trop, il s’y est habitué. Nous devions cohabiter. Je ne suis pas très haute, et les jeunes s’amusent et ne sont pas effrayés par mon arrivée comme il avait pu l’être les premières fois que je me joignais à eux. Ils m’ont accepté et c’est tellement agréable que ça adoucit les manques que je ressens de plus en plus. Je me sens lourde, lente sur les vents, alors je finis par redescendre et accepter que nous sommes beaucoup moins sorcière que je le suis.

                      En moi, Kelpie se fait aussi excité que les enfants. Une fois repu, cet animal redevient un simple chaton voulant jouer avec tout ce qui bouge. Heureusement pour moi, il n’y a personne qu’il désire courtiser autour de nous, et ça me change. Depuis Jason, il s’est fait plutôt calme à ce sujet, sûrement refroidit que sa drague n’ait pas fonctionné. Et pour cause : je l’avais retenu. Aussi, les adultes actuellement présents ne le détournent pas des jeunes avec qui il veut s’amuser.

                      En effet, et c’est normal, quelques parents sont là, assis autour de tables de fortune, partageant un repas et je me rends compte qu’il est plus tôt que ce que je pensais : ils déjeunent des baies et des fruits majoritairement. Le calme de leur discussion n’empêche en rien de me rendre compte de l’attention constante qu’ils portent à leur progéniture. L’une des femmes, à la gueule lupine, me fait un signe de la main et je lui rends. Des nouvelles têtes, c’est surprenant, mais je ne m’y attarde pas. Surtout qu’une petite main s’est saisie de la mienne, capturant au passage toute mon attention.

                      Et je me rappelle de mon village, des petites filles qui me courent autour en me demandant d’appeler un nuage ou de capturer le vent.

                      La joie de ce souvenir alors que je m’accroupie à côté de l’enfant, des écailles parcourant sa peau et la rendant iridescente.

                      - Tu viens jouer avec nous Mylo ? On joue à qui volera le plus haut, mais je sais pas voler… Dis tu peux me porter ? Comme la dernière fois ?

                      Son regard, pupille et iris d’un noir profond, se fait suppliant comme seul les enfants peuvent le faire. Pourtant, je me retourne, surprise.
                      vava
                      Yagleadra
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                      Tout est possible
                      Des quatre mondes habitables du système, Yagleadra était ravie d’être atterrie sur Nefyria. Non seulement, c’est leur mère nature qui l’avait guérit de ses traumas mais en plus, elle vouait une fascination certaine à tout ce qui touchait la nature. Elle était une scientifique dans l’âme après tout et ses terres cachaient de nombreuses folies biologique qu’elle n’avait jamais vu avant, même en parcourant les mondes à l’époque où sa civilisation était prospère et implantée sur chaque planète habitable. Depuis qu’elle ait retrouvé conscience, elle pouvait apprécier tout cela à nouveau, même si le temps lui était compté.

                      Hope, en six mois ou plus, durant son sommeille, ne s’était pas redressé, loin de là. Les conflits interne se faisaient de plus en plus violent et, du point de vue de la Yamogrienne, de plus en plus enfantin. Elle n’était qu’un agent de Hope mais dans ses heures de gloire, elle était chancelière : celle à la tête de tout un peuple de scientifique passionné et curieux. Elle n’aimait pas se vanter, surtout après cette catastrophe qu’elle avait elle-même provoquée, mais elle était confiante sur le fait qu’elle pourrait trouver les choses à dire, à faire, les compromis à faire pour que Hope puisse se reconstruire. Tout ce qu’il fallait désormais, c’est prouver sa valeur à ses supérieurs hiérarchiques et acquérir une voix dans tout cela … Elle était agent. Agent spéciale, peut-être, mais elle restait basiquement de l’infanterie, pour en revenir à des termes plus militaires … Elle peut, effectivement, être un très bon soldat mais là n’était pas sa place. Donne un poisson à un homme, il mangera un jour. Apprend lui à pécher et il mangera toute sa vie. Donner un poisson en défendant Hope et en aidant le Syrf Kala, c’était une bonne chose, mais si elle voulait leur apprendre à pécher, elle ne peut pas s’autoriser à simplement accepter les missions de petites ampleurs …

                      C’est ce qui l’amenait à Cirr Tyly en ce jour. La base de Hope était retranchée très loin dans les montagnes glacées mais cet endroit étant l’un des seuls réel village de ce monde, l’un des seuls vrai rassemblement d’être pensant cherchant à coopérer pour survivre … Il lui semblait naturel de commencer ses investigations là. Quelque chose de très inquiétant se produisait en Nefyria. Quelque chose qui alarma Voe également. Alors qu’elle réalisait de simples missions de reconnaissances ici et là, elle et son IA reconnurent la trace de sa maladie. Oui. Sa maladie. Ses pouvoirs. Mais cette maladie n’était pas la sienne. Yagleadra réfléchissait à chaque respiration qu’elle prenait pour être sure et certaine que son corps ne contamine pas la nature de ses lieux, ou ne contamine rien ni personne d’ailleurs. Cela serait la fin d’un autre monde, à nouveau… Et jamais elle se permettrait cela. Plus jamais. Alors trouver des agents infectieux sur des feuilles, dans la terre, sur des troncs … Autant dire que Yagleadra était en état d’alerte maximum.

                      Cependant, comment cela avait-t-il pu se passer ? Si elle n’était pas la cause … Qui ? Ou quoi ? Cette maladie est la chose qui a décimé son peuple et vu le jour seulement dans son monde. Quelque chose de son monde se serait rendue ici ? Après tout, un vaisseau de recherche contaminé s’était bien approché du vaisseau mère de Hope, un jour … Se pourrait-il qu’un autre vaisseau se soit crashé non loin ? Il faudra qu’elle trouve des solutions très vite avant qu’il ne soit trop tard.

                      Dans tout les cas, utilisant ses ailes de libellules, héritage de sa fusion avec une créature de Nefyria, elle parcourra le ciel et s’approcha de ce grand arbre qui abritait le village avant de lentement se poser en plein milieu de celui-ci. Le hasard fit qu’un groupe de jeune Nefyrien jouaient ensemble près de l’endroit de son atterrissage. La géante avait adopté la même tenue depuis sa dernière mission majeure, abandonnant un peu de son élégance macabre, de sa robe rouge sang pour quelque chose de plus sobre et pratique le temps de sortir sur le terrain.

                      Ce n’était clairement pas la première fois que Yagleadra venait en ses lieux. En réalité, elle était bien connue. Si certains pouvaient être hostile vis-à-vis de Hope et de leur technologie, de leurs attitudes qui pouvaient faire trembler les naturalistes, la chancelière avait apporté une toute autre image de l’organisation au peuple. Mainte fois, elle avait défendu le village des créatures corrompues et d’autres dangers. Lorsqu’elle n’était pas en mission, elle était la plupart du temps ici, à aider et à prendre connaissance de ce que les habitants pensaient, faisaient, les projets, les ambitions, les rêves et les espoirs… Les problèmes, bien entendu. Elle n’avait aucune autorité sur personne ici, bien entendu, mais elle était un peu devenue « l’amie de la famille ». Lorsque ses pattes frôlèrent l’écorce de l’arbre où ils étaient tous perché, les enfants semblèrent changer leur attention et commencèrent à s’agglutiner autour de la dame de chair.

                      « Yag ! Cela fait longtemps que tu n’étais pas venu ! » S’exclama un enfant à la peau d’écorce.

                      « Tu m’as manqué ! Tu peux me donner des ailes, s’il te plait ! » Rajouta parmi les éclats de voix une jeune reptilienne.

                      Toute sourire, la grande dame tendit ses quatre bras autour d’elle pour caresser les joues et les haut de tête des bambins les plus proche, ricanant un peu. « Vous aussi vous m’avez manqué, les enfants. Mais quel est cette histoire d’ailes ? » L’enfant expliqua alors leur jeu et la scientifique vint caresser le dos de l’enfant. « Voe ? » Elle demanda à son IA de l’aider. Elle pouvait lui faire pousser des ailes … Mais ce n’était pas ce qu’elle voulait faire. Jamais elle n’oserait modifier la biologie de qui que se soit. Pour perdre le contrôle et muter une pauvre âme à vie ? Jamais plus une horreur comme celle-là, surtout pas sur un enfant. Alors des ailes de substitution étaient de rigueur.

                      Cependant, la voix grave et masculine de l’IA raisonna de par la Hope Watch qui avait fusionné avec son poignet. « Negatif. Recherche de l’origine de l’agent infectieux : priorité absolue. »  La grande créature soupira. « Au plus vite nos chers bambins seront satisfait, au plus vite nous pourrons reprendre nos investigations, Voe. »

                      Il y eut un instant de débat interne avant que l’IA se résigne et utilise sa symbiose avec le corps de Yagleadra, découpant discrètement une des griffes de la femme de chair qui repoussa tout aussi tôt lorsqu’elle retira sa main du dos de l’enfant. Ce doigt se changea très rapidement en un autre organisme qui vint s’accrocher au dos de l’enfant mais pas fusionner avec lui, créant des ailes d’insecte imposant qui se mirent à battre pour le faire décoller. C’est dans des cris de joie que l’enfant se mit à virevolté dans les environs.

                      « Assure-toi qu’elle ne se fasse pas mal, Voe. » Elle regarda ensuite les autres enfants autour d’elle et se baissa un peu, toujours terriblement grande malgré le fait qu’elle ait un genou à terre. « Vous n’auriez pas vu des choses étranges dans les environs, en ce moment ? Des plantes malade par exemple ? Ou des choses que vous n’avez jamais vu avant ? » Elle ne voulait pas entrer trop dans les détails. Même là où la nature est loi, les enfants restaient des enfants. Ils ont probablement déjà tous vu un cadavre mais ce n’était pas plus mal, dans le sens où … C’était naturel. C’était la loi de Nefyria. Cependant, Yagleadra n pouvait s’empêcher de vouloir les préserver. Les enfants ne semblèrent pas avoir de réponse concrète … Avant que l’un d’entre eux ne pointe une jeune femme qui n’était pas loin d’eux tous.

                      « Mylo elle sait beaucoup de choses. Tu devrais lui demander ! »

                      L’agent de Hope releva alors son regard dépourvu d’œil vers la demoiselle et ricana d’un ton doux et bienveillant. Elle ne l'avait jamais vu avant mais en même temps, cela faisait un moment qu'elle n'était pas venue. Elle la salua simplement. « Bonjour, mademoiselle. Ces enfants sont de vrais perles, ahah ~ »



                      "Depuis trop longtemps, nous pensions pouvoir modeler le monde à notre image tel des dieux."

                      À la croisée des mondes - ft. Yagleadra Testya10

                      "Je suis le résultat d'une telle arrogance ..."

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                      This bizarre Thing That I Am,
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                      Deserve Respect,
                      Even Despite Everything I Did ...

                      vava
                      Mylo
                      groupe
                      Ah, cette jeunesse fougueuse ! Ah, cette folie de croire que tout est possible !  
                      Quelle belle folie, que de croire que tout est possible.

                      La présence des enfants tout autour de moi a quelque chose d’apaisant dans sa normalité. Quand bien même d’aucun de ressemblait entièrement à un être humain - là, regardez cette petite-fille aux cheveux semblables à du lierre, et ici, à quelques mètres de hauteur, iel ressemble à un ange - ils restent tous l’avenir de leur monde. Et comme les miens dans mon village, plein de rêves dans le regard. Jouer avec eux est toujours aussi agréable et je me rends compte que désormais, je fais intégralement partie dès leurs. L’un des pères à la face féline ne me quitte pas du regard, et je reconnais là celui qui m’a rendue membre à part entière du Syrf Kala. Je le salue distraitement, et il me le rend. Cette douceur dans ses gestes contraste fortement avec la force qui parcourt son être musculeux. Lorsque l’enfant me demande de voler avec lui néanmoins, je me reconcentre sur lui et me prépare à le prendre dans mes bras tout en serrant contre moi ma baguette, courte et surmontée du cristal de Beth, ma douce. Le piaffement en moi provoque mon agacement mais je m’en défais vite car je remarque que l’attention des enfants est détournée. Je me redresse et le petit garçon me prend la main, tout calme et tactile qu’il est.

                      Face à nous se dresse une très grande personne à l’atypisme surprenant sur Nefyria qui en voyait de toutes formes et de toutes les couleurs. Je met quelques seconde à comprendre ce qui me laisse cette sensation étrange sur la pupille. L’apparence même de cette femme, car c’en était une, était comme-celle que j’avais pu voir dans les livres de l’académie d’Oxford -quel Oxford par contre, je ne saurais le dire. Ses muscles saillaient sans peau pour les protéger, du moins visuellement. Et la coque qui entourait d’autre partie plus sensible de son corps. Mon regard se perdit un instant, avant que je ne me rende compte que cette personne venait de me parler. Kelpie s’amusa que je puisse perdre ainsi mes moyens au point d’oublier complètement où je suis. Je m’avance vers elle, droite et calme. J’ai beau être grande, elle l’est plus que moi. Un large sourire s’étire sur ma face et je passe une main dans mes cheveux, machinalement, alors que je comprends enfin ce qu’elle vient de me dire. Comme une musique qui aurait été en arrière plan et qu’avec le recul, on finit par se souvenir des paroles. Ma robe est agité par un vent léger, et mes doigts caressent son courant invisible machinalement, comme s’ils pouvaient, et ils le peuvent, le saisir comme une écharpe évanescente.

                      — Bonjour, réponds-je avec douceur, il est vrai qu’ils peuvent se montrer très inventifs lorsqu’ils savent ce qu’ils veulent.

                      Je la salue en me penchant légèrement, et me redresse pour me présenter, car je suis curieuse de savoir en face de qui je me trouve.

                      — Je m’appelle Mylo, peut-être pourrais-je faire quelque chose pour vous ? Vous cherchez quelqu’un quelque chose peut-être ?

                      J’observe les ailes de l’enfant avec un regard dénué de jugement, à peine de la surprise. Certains mondes que j’ai visité présentaient des folies tout aussi surprenante, alors j’ai pris l’habitude de m’adapter à leurs particularités avec une large facilité. Kelpie pourtant, restait plus en retrait. A-t-il peur de quelque chose ? Et quand j’essaie de lui poser la question, c’est à peine s’il me propose de draguer la femme qui me fait fasse. Quand bien même ça me soulage qu’il ne me remette pas dans une situation délicate, cela me surprend de sa part.

                      vava
                      Yagleadra
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                      Tout est possible
                      La femme que les enfants pointaient semblait être toute aussi paisible et respectable que les habitants de ce village. C’était grâce à des gens comme eux que l’un des seuls villages de ce monde tenait debout et attirait l’attention. Même ceux bercés par les lois de la nature, comme tout le monde ici en Nefyria, pourraient désirer ce genre de calme et de sécurité relative. Après tout, c’était sans doute l’œuvre de la nature également, ce village ? La symbiose est après tout une entre-aide entre espèce. Ici, il s’agissait non pas de deux espèces différentes mais d’une multitude.

                      Dans tous les cas, la jeune femme lui était bien sympathique de prime-abord, prenant même le temps de se courber un peu. La Yamogrienne lui aurait même fait une révérence complète si elle avait encore sa « robe » de chair mais ses habits de terrains étaient bien plus simples et créé pour l’action. Donc elle lui rendit simplement le geste.

                      « Enchantée Mylo. Je me nomme Yagleadra, agent de Hope et visiblement résidente passagère de ce bien bel endroit… »

                      La chancelière ricana un peu alors qu’elle sentait les enfants taquiner la longue queue plate qui trainait derrière elle. C’était l’héritage de cette « robe », une « queue » qui n’était qu’une trainée qui lui servait à stocker la biomasse qu’elle collectait pour ses mutations. Même pour un Nefyrien, l’alien était l’objet de beaucoup d’intrigues et de mystère, d’autant plus pour les plus jeunes et les plus curieux. Elle redressa cette trainée de chair pour s’enrouler autour d’un bambin qui tirait un peu trop dessus et s’amusa à le soulever dans quelques éclats de rire des enfants.

                      « … Puisqu’il semblerait que même eux m’aient accepté. » Elle sourit chaleureusement aux jeunots, remuant lentement le forcené avant de le libérer de l’emprise de son extension caudale et lui donner une tape dans le dos amicale pour qu’il s’éloigne. « Merci les enfants, mais je dois y aller maintenant. Soyez sage. »

                      Et sur ce, elle s’avança vers la jeune femme pour ne plus échanger ainsi à élevant la voix, ses quatre mains joignant leurs doigts ensemble comme si elle allait parler d’un sujet fâcheux à aborder avec délicatesse … Ce qui n’est pas totalement faux d’ailleurs, à quelques détails près.

                      « Auriez-vous remarqué quelques phénomènes étrange ses temps-ci ? » Elle demanda avec inquiétude, ses sourires et ses manières un peu innocentes disparaissant. « Des plantes dépérissant, des maladies inconnues … Des phénomènes étrange … Des mutations … » Elle n’avait pas osé le dire plus tôt aux enfants mais parlant désormais avec une personne adulte, elle pouvait parler ouvertement. « Je suis tombée par hasard sur ce genre de choses quand je patrouillais autour de notre avant-poste. Je suppose que je ne me serais pas arrêté normalement devant une fleur fanée mais… J’ai la nette impression qu’il y a quelque chose de différent. » Dit-elle pour ne pas expliquer clairement qu’elle ressentait la même maladie que la sienne.




                      "Depuis trop longtemps, nous pensions pouvoir modeler le monde à notre image tel des dieux."

                      À la croisée des mondes - ft. Yagleadra Testya10

                      "Je suis le résultat d'une telle arrogance ..."

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                      Quelle belle folie, que de croire que tout est possible.

                      Yagleadra, la consonance même de ce prénom m’est exotique. La curiosité s’empare de moi alors que je me demande si je pourrais la dessiner. Je ne pourrais pas me souvenir de tous ces détails. Les Mulefas sont de ses créatures conscientes qui m’avaient le plus surprise par leur physionomie, mais Yagleadra est encore plus différente et surprenante, ce que je me serais bien gardée de lui dire. J’aurais trop peur que cela soit blessant. Alors je me contente de la découvrir et de me satisfaire du fait que ce monde a encore beaucoup à m’offrir en terme de diversité. Lorsqu’elle me précise qu’elle est agente de Hope, je me rappelle vaguement que mon chef de meute et supérieur à Syrf Kala m’en avait parlé, mais c’est encore une organisation un peu flou pour moi, ce qui rajoute à mon questionnement. Toutes ces planètes différentes pour un même univers… Cela avait quelque chose d’étouffant dans sa grandeur.

                      — Je dois vous avouer ma méconnaissance au sujet de Hope, quand bien même on m’a parlé de son importance, j’ai encore du mal à tout assimiler...

                      Je reste un instant perplexe, avant de me rendre compte qu’un des jeunes s’est accroché à sa queue et je ris légèrement, amusée devant tant d’innocence. Je ne peux nier que je je suis impressionnée lorsqu’elle soulève l’enfant du ciel avec sa queue qui tient visiblement plus d’un appendice doté de préhension. Lorsque l’étrangère à la voix douce reprend parole, je l’écoute attentive et répond avec autant de chaleur :

                      — Mais ils sont tellement adorables… Ils sont un peu ce qui permet au village de s’ouvrir aux autres, à grandir ainsi ensemble, leur diversité comme force.

                      À sa demande, et sans attendre, les jeunes repartent vers le cœur du village sans répliquer. J’ouvre un instant la bouche, surprise, et tourne mon regard vers elle, amusée :

                      — Vous avez plus d’autorité que moi… je dois trouver bien des subterfuges lorsque je dois les laisser.

                      Pourtant, lorsqu'elle prend une attitude plus sérieuse, je me redresse et quitte les enfants du regard. Ma pupille rouge s’assombrit légèrement, signe que même Kelpie lui offre son attention. Dès lors que je comprends de quoi elle parle, c’est à mon tour d’être un peu gênée, et surtout, indécise quant à mon attitude à avoir. Oui, nous nous étions rendu compte. Mais uniquement. Nous ne connaissions pas la raison de cette dégénérescence, mais elle prenait, progressivement et à très faible vitesse, de l’ampleur. Pire, nous craignons qu’elle ne s’attaque à nos organismes… Ce n’est pas encore catastrophique, mais nous sentons que quelque chose ne va pas, même Kelpie renâcle à approcher des végétaux impactés. Je mordillais ma lèvre et croiser les bras. Pourtant, et comme les enfants ont réagi face à elle, je décide de répondre sans rien cacher.

                      — Suivez-mois…, murmuré-je un peu maladroitement.

                      Je l’entraine plus à l’orée du village, et progressivement l’écho des voix et de la présence des habitants se fait plus ténue. Une dizaine de minutes, c’est tout ce qu’il nous faut pour rejoindre l’endroit que je veux lui faire découvrir, et pourtant, chaque pas se fait plus pesant alors que je jauge Yagleadra. Je n’ai pas à aller plus loin que je dois lutter contre mon cheval pour finir les quelques pas qui me sépare de ce que je pense pouvoir offrir en réponse à l’agente de Hope. En moi, l’équidé me menace sourdement, et je sens à travers sa colère son inquiétude à mon égard. Plus haut, alors qu’elle ne me quitte jamais vraiment, Meörow se demande ce qu’il se passe et vient se poser, pas très loin de nous. Ma daemon et mon fusionné ont bien plus en commun que ce que l’on pourrait croire.

                      Il fait plus sombre dans ce sous bois et ici le vent un peu moins présent. J’hésite à appeler ne serait-ce qu’un petit courant d’air, juste pour me rassurer, mais je prends sur moi pour désigner à la place à Yagleadra un point en face de nous. Au beau milieu d’un buisson - dans cette forme, je peux sentir l’odeur fétide qui se dégage de la plante - semblable à un lotus d’une couleur bleu-mordoré, normalement du moins, la plante est visiblement malade, mourante, et d’une couleur bien plus sombre que la normale. Son état se passe de commentaire, mais je veux malgré tout vérifier que c’est bien de cela dont elle parle.

                      — Il y a très peu de cas comme celui là, aussi atteint… mais il y en a. On ne sait pas d’où ça vient, vous en sauriez plus ? Cela nous inquiète beaucoup… Je voulais protéger les plantes qui l’entourent en les extrayant, mais je n’ai pas osé l’approcher sans plus de précaution… Si ça s’attaque au plante… qui sait si ça ne peut pas nous attaquer non plus… Nefyria nous alerte, mais aucune réponse ne s’est présenté jusque là.
                      vava
                      Yagleadra
                      groupe



                      Tout est possible
                      Les mains jointes, ou plutôt simplement les doigts de ses quatre mains, Yagleadra pencha un peu la tête sur le coté en forçant un petit sourire. C’était normale … Hope n’est clairement plus ce qu’elle était. Elles étaient les gardiens de la paix, tout tournait autour d’eux mais après la déchéance ? Ils se battent tellement pour simplement arranger leur propre conflit interne qu’il n’y a plus trop de réelles interactions entre les peuples et les agents. Ou tellement peu que ce n’est plus vraiment la peine d’être notable. Elle lui répondit alors sommairement.

                      « Tu ne devrais pas t’en faire pour ça pour l’instant, Mylo … Le temps que Hope se remette sur pieds, tout sera plus clair. Je suppose que la manière la plus facile de résumer cela, c’est de dire que Hope était pour ainsi dire le ciment de l’alliance entre les mondes … Et sans Hope désormais, et bien … »

                      Le résultat était là. Les tensions entre l’ancienne alliance commençait à lentement s’élevé. Ce n’était pas forcement flagrant pour l’instant mais beaucoup de Val’ka essaient de piller les terres de Nefyria par exemple, ou les Solarkiens tentent de voler cette magie d’Akerys pour leur propre intérêt. Ce genre de choses … A sa deuxième remarque, le sourire de Yagleadra se fit plus discret.

                      « Ils semblent m’apprécier, oui, mais j’ai déjà défendu ce village à plusieurs reprises contre les créatures corrompues … Je ne sais pas si cela joue dans la balance, mais ils ont malheureusement vu de quoi j’étais capable. »

                      Et ce genre de prouesse, elle n’aurait jamais voulu le montrer à de jeunes enfants. Elle ne savait pas si cela les avaient marqué, traumatisé … Peut-être pas. Après tout, ils étaient tous adorable avec elle. Peut-être simplement du respect et non de la crainte. Elle était cependant certaine que ses interventions avaient quelque chose à voir là-dedans.
                      Yagleadra s’approcha donc un peu plus pour parler de cette chose préoccupante à Mylo et quelque part, elle devrait être rassurée qu’elle sache de quoi elle parle. Cela voulait dire que son investigation allait pouvoir avancer mais d’un autre coté … Si tout le monde pouvait le remarquer, cela voudrait dire que le phénomène se fait alors plus important. Sans un mot de plus, la Yamogrienne suivit Mylo qui semblait être sure que ce qu’elle avait à montrer avait un certain intérêt à être observé.

                      Elle l’accompagna pendant un moment, le temps de s’éloigner du village. De son côté, l’agent de Hope n’était attentive qu’à une chose : détecter d’autres sources de l’infection. Elle ne voyait pas d’intérêt à décrypter les intentions de la généreuse demoiselle qui voulait bien la guider, il semblerait qu’elle soit une personne de confiance. Et si pas ? Peut-être qu’elle était trop confiante ne ses capacités mais elle saurait gérer ! Après quelques minutes, elles arrivèrent dans une partie plus sombre de la forêt où la jeune femme lui pointa un buisson. En s’approchant, la géante ressentit la nature même de l’infection … Elle était à la fois différente mais si similaire à son organisme, après tout.

                      « Hmm … » Fut le seul son qu’elle produisit alors qu’elle tomba un genou à terre près de la plante infectée. Elle leva une de ses nombreuses mains et l’approcha sans crainte de la fleure visiblement fanée et proche de la décomposition. Quand bien même le phénomène devait être étrange pour quelqu’un qui n’était pas initié aux méthodes de Yagleadra, celle-ci commença à effilocher une de ses griffes en de nombreux petits tentacules qui vinrent se planter dans la plante. « Je suis justement ici pour étudier ce phénomène… Mais je préfère ne pas m’avancer avant d’avoir de résultats concrets. »

                      La vérité était tout autre, bien entendu. Si ce n’était qu’une maladie naturelle, elle ne serait pas là. Elle savait de quoi retournait au moins un peu de cette infection mais … Comment ? Pourquoi ? Cela ne pouvait venir que d’elle mais elle était complétement positive, elle n’avait pas répandu son poison. Voe était lui aussi affirmatif, il n’avait pas laissé échapper l’agent infectieux. Après quelques secondes, ses doigts connectés à la plante, la voix de Voe se fit à nouveau entendre depuis la montre sur le poignet de Yagleadra.

                      « Analyse génétique terminée. Comparaison de l’échantillon à la souche du virus Yralgav … Correspondance à 34%. Virus transmit à l’entièreté de l’organisme végétale » La voix grave de l’IA infectée raisonna assez pour que toute personne autour puisse l’entendre.

                      Yagleadra retira lentement ses tentacules de la plante et secoua un peu sa main, sa griffe se reformant dans le processus. « Hmm … C’est déjà beaucoup trop… Et pas assez en même temps. » Elle chuchota à elle-même, visiblement très tracassée.

                      Car en effet, c’est beaucoup trop dans le sens où cette infection ne devrait même pas être là à moins d’un pourcent mais le fait qu’il n’y a pas 100% de correspondance était très alarmant. Cela voulait dire que ce n’était pas un pur produit du virus Yralgav, pas comme le virus qu’elle a l’habitude de manipuler. Quelqu’un avait modifié cette maladie … En même temps, s’il s’agissait de la souche correspondante à 100%, l’infection aurait déjà proliféré jusqu’à plusieurs kilomètres autour de l’infection initiale. On dirait que l’infection sommeille. De manière délibérée. Une hibernation mais pour éclore quand ? Elle recevait toutes les informations que Voe avait emmagasinées et ses 66% restant restaient très mystérieux. Une génétique qu’elle n’avait jamais rencontrée encore …

                      Yagleadra se pencha un peu plus à nouveau, saisit la fleur et l’arracha du reste. Elle était déjà morte de toute façon … Elle l’écrasa dans sa main, la broyant sans effort, les débris absorbés dans sa paume et remontant en de petites bosses le long de son bras. « Isole les bien, Voe … » Elle se redressa ensuite et se tourna vers Mylo, ne l’ayant pas oublié malgré qu’elle semblait très focalisée sur la plante.

                      « C’est très inquiétant et j’ai du mal à comprendre comment cette infection fonctionne. Cela ressemble assez à une maladie qui ne m’est pas inconnue. » Pour ainsi dire. « Mais cette même maladie est loin d’être passive comme celle-là. Enfin, dans tous les cas, ce n’est pas bon signe. Je vais chercher d’autres échantillons et voir quelles solutions je peux apporter … » Elle avait beaucoup d’autres choses à dire sur cette infection qu’elle préféra taire pour ne pas la paniquer. Essentiellement, elle aurait pu dire : ce sont des bombes à retardement. Quel est l’intérêt, cependant ? Evacuer le village ? Si ses « bombes » explosaient, le seul endroit sur serait une autre planète …



                      "Depuis trop longtemps, nous pensions pouvoir modeler le monde à notre image tel des dieux."

                      À la croisée des mondes - ft. Yagleadra Testya10

                      "Je suis le résultat d'une telle arrogance ..."

                      ___________________________________

                      This bizarre Thing That I Am,
                      Everything But Powerless,
                      Deserve Respect,
                      Even Despite Everything I Did ...

                      vava
                      Mylo
                      groupe
                      Ah, cette jeunesse fougueuse ! Ah, cette folie de croire que tout est possible !  
                      Quelle belle folie, que de croire que tout est possible.
                      J’observe l’étrangère avec attention. L’imaginer se battre m’est difficile, surtout face aux corrompus. Je ne l’imagine pas se battre, certes, mais uniquement car je ne connaissais pas ses capacités. Tout dans sa voix, dans son attitude, laisse transparaître douceur et calme. Après tout, celle que je suis devenue aujourd’hui a du sang sur les mains, alors, je suppose qu’il est difficile de juger qui que ce soit, surtout qu’hier, elle avait protégé un village qui aujourd’hui m’accueille et dans lequel je me découvre une nouvelle vie. Un instant, j’aurais aimé être défusionnée de Kelpie pour me blottir à son poitrail et le remercier lui aussi, d’exister. Je finis par offrir un chaleureux sourire, croisant les bras dans mon dos :

                      — Vous leur avez appris que les actions sont beaucoup plus parlantes que tout le reste.

                      ❈❈❈
                      Lorsque j’avais trouvé cette plante, après avoir été alertée sur l’étrange prolifération d’un mal sans nom, ma première réaction a été le scepticisme. Mais très vite, d’autre point d’infection se sont fait connaître et qu’une personne vienne me poser la question tout en ayant l’air d’en savoir plus appuie douloureusement sur la vérité : cela n’avait rien d’anodin. Et pire encore, cela ne laisse augurer rien de bon. Je reste à ses côtés, juste après lui avoir montrer, alors qu’un léger vent se lève, agitant les branchages autour de nous.

                      — Si je peux vous aider… Mon intérêt est celui de Nefyria. Je ne suis pas originaire de cette planète et… Depuis que j’ai atterrie ici… Je ne dois mon salut qu’à ses habitants, et à l’être avec lequel j’ai fusionné. Et vous,osé-je un peu curieuse, d’où venez-vous ? Je n’ai jamais vu d’être semblable à vous, malgré de nombreux mondes que j’ai visité.

                      Je ne sais pas si elle va me répondre, mais j’ai pu rencontrer sur Nefyria quelques habitants eux aussi étrangers, et chaque histoire était plus palpitante que la précédente. Je reste persuadée que c’est de plus de civilisation que je rencontrerais, de plus de personnages tous hauts en couleur que peut-être, un jour, je pourrais rentrer chez moi Et j’aurais changé à nouveau, une troisième vie. J’aurais à mon tour à apporter ce que ces nouvelles cultures m’auront offert. Mais cela ne nettoieras pas tes mains. Je repousse l’idée sitôt qu’elle se presse à mon esprit et frissonne longuement. Il faudra encore beaucoup de voyages, vraiment, pour que j’arrive à dépasser mes actes ? À expier mes fautes ? Je pense que nous en sommes tous là, notre passé comme poids ou comme paire d’ailes, selon ce que l’on décide d’en faire. Je refuse de tomber dans la mélancolie aussi, je m’accroupie au côté de Yagleadra, attentive à ce qu’elle faisait, en entrouvrant la bouche de surprise alors qu’à nouveau, comme un peu plus tôt avec les ailes de l’enfant, son étrangeté se montre. Ne ressent-elle rien à agir ainsi ? J’oublie un instant ma question alors que depuis sa montre une voix sort. Je penche légèrement la tête. Aucune technologie que j’ai pu rencontrer jusqu’à aujourd’hui ne se trouve aussi avancée que celle que j’ai juste effleuré d’H.O.P.E.. Chaque matériel de leur part me paraît sorcellerie ou science, mais sorcellerie ou science que j’aimerais apprendre et non qui ne m’effraie. Car chaque outil peut-être salvateur ou destructeur, seules les mains dans lequel il se trouve désigne son but et sa dangerosité.

                      Je constate que mon nouvelle connaissance est complètement perdue à son analyse aussi, je ne la dérange à aucun moment. Un peu plus haut à la cime de l’arbre le plus proche, Meörow se pose.

                      — Tu suis souvent des inconnues sans prévenir personne ?
                      — Les enfants la connaissent et lui font confiance. Aussi, aucun parent n’a été surpris de sa présence.
                      — Et cela l’empêcherait d’atteindre à ta vie ?
                      — Meörow, tout va bien, et puis, tu es là, s’il y a un problème…


                      Ma daemon sent bien l’ironie dans ma voix, mais quelque chose dans l’attitude de Yagleadra me pousse à lui faire confiance, comme aux enfants. Son côté protecteur est encore plus aiguisé que le mien et elle m’a sauvé les plumes à plus d’une reprise, alors sa présence et ses propos ne m’agacent guère. Qui plus est, notre discussion télépathique ne risque pas d’ennuyer l’agente dans ses recherches, ce qui me va tout aussi bien. Je me relève machinalement lorsqu’elle fait de même, mais sans aucune compréhension pour ma part de ce qu’il vient de se passer. Je trépigne un peu, pas impatiente mais presque, l’envie d’avoir des réponses me bousculant un peu. Si j’essaie de soigner la plante, mes dons serviront-ils à quelque chose ? On m’en a défendu, comme on m’a défendu de le toucher. Cette femme a visiblement plus d’un don dans son sac, si j’en juge les tentacules qui étaient sortis de sa main. La plante éliminée, je sais que cela ne supprime pas la menace. Alors quand elle émet ses doutes et propres interrogations, je fronce légèrement les sourcils, soucieuses.

                      — N’y a-t-il rien à faire ? Pourrais-je vous aider ?... Les échantillons supplémentaires vous aiderez ? Car je pourrais demander à ma meute de m’indiquer les autres lieux de… contamination si vous le désirez.

                      vava
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