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                      Carnet de Présentation de Zari Shajarian

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                      Zari Shajarian
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                      Zari Shajarian

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                      15

                      Ambigu

                      So'Rem (Val)

                      HISTOIRE

                      Les légendes sur les déserts ensablés génèrent une vive passion pour les étrangers de ces terres, mais elles ne sont que calvaires pour les natifs de cette région à la lisière de l'inhabitable. Pourtant, des caravanes nomades y vivent. Certaines commerçantes, d'autres mercenaires, mais beaucoup n'aspirent qu'à une vie aussi paisible que les tempêtes de sable ne le permettent. Organisées d'avantage en communauté qu'en clan ou royaume, elles se livrent à des querelles intestines qui, si elles sont prêtes à s'entraider en cas d'attaque externe aux territoires brûlants, les empêchent d'obtenir un réel lien d'unification. Nul seigneur ne parvint à les rassembler sous la même bannière, et personne n'y parviendra jamais.

                      Telle est la vie des Simsiriens.
                      Peuple à la peau tannée par un soleil immortel, qui ne disparaît que derrière les tempêtes soulevant une marée poussiéreuse. Une fierté aussi grande que leur endurance, tant ils sont capables de survivre face à des températures bien trop élevées pour les étrangers. La chaleur du désert, autrefois contrainte qu'ils ont accepté et à laquelle ils se sont adaptés, est devenu une alliée face aux envahisseurs. Ainsi, nul n'est apte à contredire leur emprise sur ces terres brûlées. La volonté n'est pas ce qui manque pour ces gens. Toujours prêt à poser un pied devant l'autre pour atteindre la prochaine oasis, qui leur offrira un court, mais agréable, repos. Contrairement à ce qui se raconte, il ne s'agit pas d'un peuple primitif et rustre. Bien au contraire. Ils sont doués dans de nombreux domaines artisanaux, notamment l’orfèvrerie, la couture ou encore la cordonnerie, avec leur célèbre babouche. Ils n'en restent pas moins des guerriers redoutables que peu d'adversaires sont prêt à affronter. Lutant continuellement contre des créatures aussi fantastiques qu'horribles, un Simsiren en vie est un Simsirien qui sait se battre.

                      Farzin ne déroge pas à cette règle. Bien que très jeune, il est même un adversaire redoutable à affronter. Sa vie est loin d'avoir été rose et douce...

                      Née fille, sous le nom de Zari, d'un couple s'aimant profondément et aimant leur enfant tout autant, au sein d'une tribu relativement prospère bien que peu nombreuse. Dotée de plusieurs excellents guerriers, quelques marchands permettant des échanges commerciaux égaux et moins d'une dizaine d’artisans très compétent dans leurs domaines respectifs. Zari n'eut pas la chance de vivre heureuse très longtemps. Âgée d'à peine 9 ans, une tempête particulièrement violente pour la saison des vents eut raison de la cohésion de la tribu. Des chariots s'envolèrent et s'écrasèrent à des dizaines, voir centaines, de mètres de la chaîne à cause des bourrasques. Impossible d'y voir à plus d'un mètre devant sois. Les chameaux beuglaient et peinaient à rester au sol, malgré qu'ils soient assis. Les ordres volaient, mais étaient inaudibles. La panique s'installa tant les gens avaient perdu espoir d'y survivre alors que tout partait en lambeaux autour d'eux.
                      Zari cria, de toutes ses forces, inutilement. Une punaise dans un ouragan. Fermement, sa mère lui tenait la main. Elles avaient été expulsées de la charrette où elles logeaient. Plus loin, son père la cherchait. Ils ne se retrouveraient jamais. La main de la fillette glissa, puis Zari lâcha prise alors qu'une nouvelle bourrasque cinglante venait la gifler au visage, arrachant une partie de ses vêtements trop amples. Elle quitta le sol, s'envola et fut ballottée avec le tsunami de sable. À plusieurs reprises, elle s'écrasa contre les dunes mouvantes avant d'être renvoyée dans les airs. Elle perdit connaissance.
                      À son réveil, elle était seule. Perdue. Le sable fin s'étendait à perte de vue sous un soleil de plomb. Elle hurla de rage. De désespoir. Qu'allait-elle devenir ? Maintenant qu'elle avait tout perdue et qu'elle ignorait où elle était ?

                      "Puisque tu m'as libéré, tu as le droit à trois souhaits."Lui dit le génie après qu'elle avait frotté l'amphore qu'elle essayait d'ouvrir, espérant y trouver un peu d'eau pour s'hydrater. Elle ne sut pas quoi lui répondre. Cela faisait des semaines, peut-être des mois, qu'elle marchait sans but, tentant de survivre comme elle le pouvait. Dévorant des insectes qu'elle parvenait à attraper non sans difficulté. Buvant l'eau d'oasis qu'elle trouvait, espérant toujours retrouver la civilisation et, plus encore, les siens. Puis, telle une illumination, son premier souhait se formula dans sa bouche en même temps que dans son esprit
                      "Retrouver mes parents... Sa voix se brisa sur ce dernier mot. Si elle n'était pas assoiffée, elle aurait sans doute pleuré.
                      - Accordé."
                      Tout devint flou autour d'eux. Le Djinn, aussi musclé et arrogant qu'en parle les légendes, avait claqué des doigts. Lorsque Zyra put enfin revoir clairement, elle se trouvait en haut d'une dune dans laquelle ses pieds s'enfonçaient. Il ne lui fallut guère longtemps pour voir, en contrebas, plusieurs caravanes ensevelies dont l'une d'elles était la sienne. Elle déboula la pente jusqu'à y arriver. L'espoir qu'elle avait disparu dès lors qu'elle retrouva bel et bien ses parents, tout comme d'autres membres du clan, mort. Sous un soleil éternellement présent, leurs corps avaient séchés jusqu'à être décrépis. La peau sur les os. Une puanteur abjecte régnait dans ce lieu tandis que des larves se baignaient dans les cadavres. "Je veux qu'ils reviennent à la vie ! Lui hurla-t-elle.
                      - Impossible, je ne peux redonner la vie, tout comme je ne peux tuer."
                      Zari s'effondra, implorant les cieux. En vain. Des longues heures s'écoulèrent avant qu'elle ne parvienne à faire son deuil. La route devait continuer, elle le savait. C'est ce que son père lui répétait souvent. Peu importe l'adversité, un Simsirien n'abandonne pas. Aussi finit-elle par se lever, incertaine quant à sa destinée, mais avec la certitude qu'elle deviendrait quelqu'un à la hauteur de sa tribu. Elle farfouilla à travers les divers chariots échoués et y dégota tout ce dont elle aurait besoin. Quelques vêtements, des sacs, des bijoux et parures, de l'eau et de la nourriture séché. Puis, elle ouvrit le coffre de ses parents, y retira tout ce qui ne l'intéressait guère jusqu'à en sortir le cimeterre lourd de son père. L'arme prodigieusement bien forgée, dotée de nombreuses dorures, était un véritable bijou qu'elle ne pouvait laisser au désert. Plus lourde qu'elle, Zari ne rechignât pourtant pas à l'accrocher dans son dos. Ce cimeterre ne la quitterait plus jamais.
                      "Quel est ton deuxième souhait ?
                      - Ramène moi à la civilisation." Un sourire naquit sur le visage du génie qui, comme tous les autres de son espèces, était bien plus vil qu'il ne laissait à croire. Aussi claqua-t-il à nouveau des doigts, sachant qu'il serait bientôt tranquille car il allait pousser cet enfant à accomplir son troisième souhait bien plus vite qu'elle ne le pensait.

                      Tout redevint flou autour de Zari qui, l'instant d'après, était aux abords d'une oasis verdoyante. Plusieurs tentes étaient montées, desquelles une fumée s'élevait. Des cris de terreur, des suppliques, des rires sadiques. L'odeur de la viande en train de cuir, du sang, de la mort. Un massacre se déroulait au sein de ce campement, et Zari était la, incapable d'agir. Une voix grasse parvint de derrière elle. "R'garde s'qu'on a la, l'chef y va être content." Un autre rigola tandis qu'elle faisait volt-face, inquiète. Non, apeurée.
                      Deux hommes d'armes, armés et protégés, avançaient vers elle, un sourire sadique au bord des lèvres. Elle fit quelques pas en arrière, trop lente. Trop effrayée. Elle ne savait pas vraiment se battre, l'orpheline n'avait que les bases les plus rudimentaires, et l'arme dans son dos était bien trop lourde pour elle. Ils la prirent de court, la frappèrent pour qu'elle s'évanouisse, puis la ramenèrent au milieu de la désolation.
                      Quand ses yeux s'ouvrirent, elle était ligotée, incapable de bouger ni de parler. Un puissant brasier régnait au centre du cercle de tente, sur lequel des cadavres brûlaient. Les renégats l'entouraient, buvant et rigolant de cette victoire aisée. Ils allaient embarquer tout ce qui valait un temps soit peu d'or, en plus de l'alcool et des femmes. Un homme s'approcha d'elle, une longue balafre lui cisaillait l’œil droit, il se pencha au dessus d'elle puis, d'une main, la souleva du sol pour la tourner d'avantage vers le feu.
                      "T'as d'la chance d'être une gonzesse, tu serais en train de cramer la d'dans aussi, sinon. Remarque, t'aurais peut-être préférée, y'en a qui les aiment jeunes par ici. N'est ce pas Sazim ?" Il avait élevé la voix pour que l'homme en question l'entende. Ce qu'il fit, sans avoir pour autant le début de la phrase, aussi se ramena-t-il à leurs côtés.
                      "Qu'est ce tu m'veux connard ?
                      - J'disais juste à notre jeune amie qu'elle était à ton goût.
                      - Ah. Oép ma mignonne, j'vais bien te cajoler, tu vas voir." Sazim vint lui caresser la joue du revers de sa main avec délicatesse, avant de quitter la douce peau recouverte de larme et de la frapper du même revers. La gifle résonna dans le crâne de Zari, qui maudissait le génie de l'avoir amené ici.  Malgré ça, elle aurait aimé pouvoir faire son dernier vœux, souhaiter ne plus être ici, mais c'était impossible car elle devait le prononcer à voix haute et de manière intelligible. Tant qu'elle serait bâillonnée, elle ne pourrait pas et elle le savait pertinemment.

                      Le soir suivant, elle perdit sa virginité au milieu d'un viol collectif. Les femmes capturées étaient toutes ligotées et bâillonnées, des proies faciles et dociles pour certaines. Acceptant leurs sorts. Mais pas Zari. Elle se débattit autant que possible, vainement. Durant près d'un mois, cet enfer s'écoula pour ces prisonnières. Changeant de violeur quasiment chaque soir lorsqu'ils posaient bagages pour passer la nuit. La fillette en vue passer plusieurs. Gros porcs dégoûtants qu'elle haïssait plus que tout au monde. Plus encore que le Djinn qui l'avait conduit dans ce traquenard. Elle ne comprenait pas comment des Simsiriens pouvaient être aussi abjects.
                      Oh, elles auraient sans doute put faire son troisième souhait, si l'un des hommes présents n'avait pas déjà eu à faire avec un génie. Aussitôt qu'elle commença à prononcer son vœux, il réagit et accouru vers elle pour lui décrocher un coup de pied magistral. Elle s'était effondrée sous la douleur. A partir de cet instant, ils la surveillèrent en permanence l'empêchant de parler coûte que coûte. Qui sait quel sort elle leur réservait.
                      Un mois après ce second souhait, elle était devenu austère et haineuse. Mais elle ne perdait pas espoir de se libérer d'eux un jour et, plus encore, de les détruire. Zari ne rêvait que d'une chose : se venger. De son côté, le Djinn était rageur que ces hommes sachent comme empêcher le dernier souhait d'être exaucé, il devait encore se coltiner cette maîtresse sans ambition.

                      Ce fut dans la semaine qui suivit qu'ils arrivèrent à une ville sédentaire, à la lisière de la Simsirie et du Rekland. On y pratiquait la vente d'esclave la bas, l'avait informé Sazim qui l'aimait bien, dans le fond, même s'il continuait à s'amuser avec ce jeune corps. Dans les flancs d'une montagne, la cité était camouflée pour que rares soient ceux à s'y rendre.
                      Sur une place de marché, des enchères pour les femmes capturées eurent lieu. Peu ne furent acheté car déjà consommée, et sans grande volonté de vivre à présent. Néanmoins, un militaire de formation devenu assassin aperçut Zari et s'y intéressa. Il voyait dans les yeux de la fillette une flamme qu'il avait envie d'attiser. Aussi l'acheta-t-il à un prix proche du dérisoire. Peu de gens étaient prompt à croire qu'il s'agissait là d'une fille, fallait-il préciser tant son visage est androgyne.

                      Ainsi, entre les mains de Vilnart le bourreau d'Hauberlin, que Zari quitta ces tortionnaires ainsi que sa terre natale. Le génie, invisible aux yeux des autres que son maître, restait silencieusement en retrait, attendant que le dernier vœu ne soit souhaité. Tous deux parcoururent les landes pendant trois jours durant, jusqu'à arriver au manoir de son nouveau détenteur. Sa signature en bas d'un contrat de vente la contraignait à rester ici, outre le fait qu'elle ne connaissait rien au territoire dans lequel elle se trouvait dorénavant. Un pays bien différent du sien où les forêts s'étendaient à perte de vue. Où la température habituelle dépassait avec peine les vingts degrés, contre les quarante en Simsirie. Ces temps seraient rudes pour elle, mais pas autant que le dernier mois qu'elle vécut.
                      Loin d'avoir dépenser une maigre bourse pour son achat uniquement dans le but de voir ce dont elle était capable, Vilnart avait avant tout acheté une servante parmi tant d'autres. L'assassin n'était en rien une personnalité inconnu dans ce pays, rares étaient ses opposants directs. Il n'était qu'une lame à acheter, ne prenant part personnellement dans aucune lutte. Son seul idéal était l'argent qu'il entassait et dépensait dans son habitation luxueuse. Une cohorte de serviteur se hâtaient de remplir leurs fonctions dans une habitation gigantesque, entourée par d'épaisse muraille de pierre. En soit, l'homme était quelqu'un d'importance et possédait même une petite troupe armée privé qui s'employait uniquement à garder le domicile et ses âmes. A son arrivé, elle n'était qu'une servante qui s'attelait à des tâches sans importance.
                      Deux mois s'étaient écoulé alors qu'un garde s'en prenait à l'une des servantes de la demeure. Sans la présence du maître des lieux, il arrivait parfois aux hommes armés d'user de leur force dans de mauvaises intentions. L'un d'eux essaya de s'amuser du corps d'une fille dépassant à peine la vingtaine, incapable de se défendre. Trop effrayé pour à peine se tortiller et se débattre. Face à cette situation, Zari qui était caché dans le coin de la pièce, réagit sans s'en rendre compte. Comme une pulsion qui était contenu au fond d'elle, elle attrapa l'un des nombreux bustes de marbres qui décoraient la demeure et vint frapper à plusieurs reprises le violeur déculotté. Pris au dépourvu, sans moyen de se défendre au vue de sa position, il subit les assauts répétés de la fillette jusqu'à s'effondrer au sol, sombrant dans l'inconscience alors que du sang coulait à flot de son crâne ouvert.
                      Emprisonné pour cette acte, la Simsirienne fut maltraité, torturé et à peine nourri jusqu'au retour de Vilnart. Les gardes ne l'avaient pas tué pour laisser au maître des lieux la décision quand à son châtiment pour avoir tuer l'un des leurs. Mais Vilnart n'eut en aucun cas la réaction à laquelle ils s'attendaient tous, au contraire. Plutôt que de prononcer la peine de mort, il s'approcha de la fillette et lui caressa la joue d'une main délicate. "Tu es un diamant brut que je vais façonner" lui murmura-t-il doucement à l'oreille alors qu'il la libérait de ses chaînes, puis la pris dans ses bras et l'amena dans l'une des chambres luxueuses. Il l'y installa et pris soin d'elle jusqu'à se qu'elle soit à nouveau capable de bouger d'elle même. Les bleus étaient légions sur son corps et mirent du temps à partirent. Le lendemain, un apothicaire vint à son chevet pour lui donner remèdes et conseils.

                      "C'est vraiment vrai ? Je suis libre de partir ? Prononça-t-elle sans y croire vraiment.
                      - Puisque je te le dis. Tu as déjà tant appris que rester ici ne ferait que t'étouffer. Tu deviendrais terne. Cette haine, qui t'habite, finirait par disparaître et tous mes efforts seraient perdus. Alors vas-t-en. Tu as une vengeance à accomplir, retrouves ces types et fait les souffrir comme ils t'ont fait souffert. Mais n'oublie pas mes paroles, remémore tant dès que tu en auras besoin." Il avait été dur avec durant toute ces années, lui faisant vivre un véritable enfer afin d'en faire une véritable guerrière. Quatre années qu'il la malmenait bien plus qu'aucun autre de ses gardes ou servantes. Elle était plus qu'eux, à ses yeux, même s'il ne se l'avouait pas, elle était comme la fille qu'il n'aurait jamais. Pourtant, il ne lui avait jamais donné d'amour, ni même l'avait-il réconforté ou rassuré. Il n'avait été qu'un maître austère à son égard, l'endurcissant toujours plus. Mais aujourd'hui, elle était devenue la vision que Vilnart avait eu lorsqu'il l'avait acheté. Son œuvre était achevé et il devait la laisser partir.
                      Il l'embrassa tendrement sur le front alors que l'ancien maître la serrait dans ses bras. Des yeux de l'enfant, des larmes de joie mêlée à de la tristesse s'écoulaient, malgré qu'elle les retienne. Zari devait être forte, ne pas pleurer.
                      "Je vous remercie maître, pour tout ce que vous avez fait.
                      - Ne m'appelle plus ainsi, je ne suis plus ton maître, je ne suis que Vilnart, le bourreau d'Hauberlin. Tâche de rester vivante et si l'envie tant dit un jour, reviens dans le Rekland, ma porte te seras toujours ouverte. Aller, du balai." Il la lâcha, puis, suivant ses paroles, la poussa gentiment en direction de la sortie. Plusieurs gardes et servantes étaient présents pour la saluer. Certains étaient fier de ce qu'elle était, d'autre effrayait par ce dont elle était capable, quelques-uns jaloux qu'elle puisse recouvrer sa liberté.
                      Un large sourire sur le visage, cachant sa peine au plus profond d'elle même, armurée d'une cuirasse de cuir et équipée d'une lourde épée bâtarde dans son dos, elle quitta la demeure dans laquelle elle avait appris à devenir forte, rapide, agile, à manier les armes mais aussi à retrouver espoir d'une possible vengeance.
                      Dorénavant, elle ne serait plus une fillette frêle et chétive dont les gens se moqueront. Elle était une guerrière féroce qu'il faudrait apprendre à respecter et à craindre. A adorer et haïr. Une lueur d'espoir pour certain, un mal indescriptible pour d'autres.

                      "Es-tu toujours là ? Génie. Cela fait bien longtemps que tu n'as pas essayé de me manipuler.
                      - Oui. Répondu une voix grave et lointaine tandis qu'il prenait forme à ses côtés. Es-tu prêtes pour ton dernier vœu ?
                      - Je le suis. Je souhaite faire face à ces bâtards que tu m'as forcé à affronter." Son regard était aussi tranchant que la lame de la lourde arme qu'elle portait. Tout devint flou, comme elle s'y attendait et l'instant d'après l'air chaud embrasa ses poumons qui n'étaient plus habitué au soleil de Simsirie. Avec lourdeur, elle s'effondra sur le sol. Ses mains touchèrent le sable fin, elle le caressa. Une douce nostalgie de son enfance heureuse lui revint en mémoire, bientôt brisé par l'épineuse continuité de sa jeune vie. D'un mouvement vif, elle jeta la poignée qu'il tenait, se releva et se prépara à l'affrontement.
                      Haut dans les cieux, le soleil était à son point culminant. Il éclairait parfaitement les dunes infinies de ce pays si particulier. Au loin, Zari voyait la silhouette d'une caravane grandir à vu d’œil à chaque minute qui s'écoulait. Si le djinn, actuellement, disparut, n'avait pas usé d'un nouveau subterfuge malfaisant, l'orpheline savait qui arrivait. Le temps s'écoula sans qu'elle n'agisse, laissant les arrivants confirmer leurs identités et, dès lorsqu'elle en eut la confirmation, Zari se mit en position pour les détruire. Ils étaient nombreux, certes, mais ils n'étaient guère de très bons combattants. Ça, elle l'avait compris avec l'entraînement que Vilnart lui avait fait suivre. De plus, l'organisation de ces bandits n'avait rien de grandiose, la loi du plus fort régnait.
                      Ses yeux bouillonnaient de rage lorsqu'ils arrivèrent à son niveau. La petite fille d'autrefois avait tant attendu pour arriver à ce moment-là. Conservant son dernier souhait en sachant qu'un jour, elle serait devenue suffisamment forte pour se venger. Pour les massacrer. Et ce jour était venu.
                      "Dégage de notre route le chiard ! Beugla l'homme de tête depuis sa monture.
                      - Je veux parler à votre chef.
                      - Et puis quoi encore." Le brigand s’esclaffa d'une manière obscène. L'instant suivant, tandis qu'un début de cri de surprise commençait à s'échapper de sa gorge, il fut coupé en deux par l'épée bâtarde. Depuis l'intérieur du chariot, une tête sortie pour observer ce qui se déroulait. À peine franchit elle le voile de tissu qu'elle fut aussitôt décapitée. Sans s'en soucier, le chameau continua sa route et Zari laissa passer la première charrette, attendant la seconde.
                      Celle-ci arrivée, l'enfant reposa la même question à celui qui tirait les rênes. L'homme, interloqué, lui répondit immédiatement en jetant un regard sur la caravane de tête. "Ils t'ont laissé passer gamin ? Casse toi avant qu'on te découpe.
                      - Jolie arme que t'as là. Dis le second homme présent sur le côté passager.
                      - Laisser moi voir votre chef !"
                      Agaçaient, les deux hommes dégainèrent à leurs tours, puis descendirent du chariot pour faire face à l'enfant. Derrière, d'autres en firent de même tandis qu'ils avaient remarqué Zari brandissant une arme plus grande qu'elle ne l'était. Des menaces en l'air plus tard, les trois individus croisèrent le fer. Celui qui tenait les rênes fut le premier à être blessé, il roula au sol tandis que son sang s'écoulait depuis son ventre. Le second fit reculer l'enfant des sables de quelques pas, pour que ce dernier ne revienne dans une avancée dévastatrice. Le coup d'estoc pénétra la cage thoracique. Le gus s'effondra au sol. Raide.
                      Quatre autres osèrent s'interposer sur sa route. Et comme elle s'en doutait, ces violeurs n'avaient rien de grand guerrier. Même à plusieurs, ils ne rivalisèrent pas contre elle, contre sa fureur vengeresse intarissable, et ils en payèrent le prix.
                      "Mais je la reconnais cette petite la." Dit Sazim qui s'avançait au milieu des autres hommes prêt à en découdre avec celui qui les massacraient, apprenant par la même occasion qu'elle était une fille.
                      "TOI !" hurla Zari en pourfendant ceux qui lui barrait la route. Celui qui lui avait prit sa virginité, sa pureté. Il était la et il allait mourir.
                      "T'es venu te venger, à s'que j'vois. T'en as du courage. On est tellement nombreux que tu vas perdre comme la chienne que t'es. Mais on va pas te tuer, on t'attacheras et on prendra notre pied avec ta carcasse en train de dépérir. Tu veux savoir c'est quoi le pire ? C'est que tu apprendras à aimer ça.
                      - Sale bâtard ! Viens te battre !"
                      Tandis que les autres bandits patientaient, laissant la conversation se déroulaient, Zari reprit l’initiative en trucidant deux gus de plus. Les viscères giclèrent et arrosèrent le tapis de sable après un coup aussi puissant que rapide à l'horizontal.

                      En fin de compte, la vengeance n'est qu'une illusion. Elle n'apporte aucune satisfaction. Elle laisse un vide immense. Mutilé, presque agonisant, Zari gisait dans une flaque de sang, de chair et de tripes que le sable recouvrait au grès du vent. La mort n'allait pas tarder à venir la cueillir, déjà son voile de ténèbres recouvrait cette orpheline qui n'avait aspiré qu'à une chose depuis qu'elle avait perdu ses parents, si longtemps auparavant.
                      Certes, elle avait gagné. Chacun de ses anciens tortionnaires, et bien d'autres qui n'étaient guère là à ce moment, avaient perdu la vie aujourd'hui. Sazin avait même eu le luxe d'agoniser après avoir perdu son entrejambe. Et pourtant, Zari ne se sentait pas mieux, elle se sentait simplement vidé. Plus rien ne la retenait en ce monde. Qu'allait-elle faire ? Mourir. Sans doute. Elle était prêt pour ça. Elle l'acceptait.
                      Derrière cette carapace forgée dans la souffrance et les entraînements, elle restait pourtant la fillette encore pur et innocente qu'était Zari. Cela faisait tant d'années qu'elle se cachait de ce monde horrible qui l'avait brisée. Aujourd'hui, elle refit surface l'espace d'un instant, de sa lointaine prison, et elle fit remonter avec elle les paroles de son père. Zari  était une Simsiriene pur-sang, elle devait se battre. Ne jamais se laissait avoir par l'adversité. Ne jamais accepter la mort. Aussi se releva-t-elle, du sang s'écoulant de ses nombreuses plaies.
                      Elle déambula à travers les cadavres et les chariots jusqu'à en trouver un où des bandages et soins se trouvaient. Une fois trouvé, elle y pénétra et s'y écroula, puis, lentement et avec son énergie s'échappant de son être, elle se fit les premiers secours. Puis elle se laissa sombrer dans un sommeil inévitable.
                      Les chameaux n'avaient pas tant bougé que ça durant la nuit. Ainsi, le lendemain matin, dans une meilleure forme bien que toujours blessé, Zari fit le tour des cadavres. Toutes les bourses furent ôtées, tous les bijoux également. Désireuse de conserver un souvenir de cet affrontement, elle retrouva le corps mutilé de son premier violeur. D'un mouvement vif, elle arracha le collier que ce dernier portait au bout duquel pendait une pierre noire, qu'elle attacha ensuite à son propre cou. À tout jamais l'enfant des sables devrait se souvenir de ce qu'elle avait vécu, aussi difficile ces moments fussent-ils, elle ne devait pas oublier. Ce collier en serait la mémoire.
                      Puis Zari fit le tour des chariots et agit de la même manière. Libérant au passage six femmes enchaînées et bâillonnées dont elle promit de retrouver la liberté si elles lui faisaient confiance. Ce qu'elles firent. Elles mangèrent et burent jusqu'à en être repues ce jour-là. Se préparant à retrouver une autre caravane marchande pour s'enrichir de tous ces gains nouvellement acquis, et permettre aux femmes d'être libres.
                      Ce qu'elles firent, quelques jours plus tard, en croisant la route d'une longue caravane marchande. Ici, Zari eut l'occasion de revendre quasiment tous les biens que les brigands avaient. Loin de se faire une fortune grâce à ça, elle avait néanmoins une bourse bien remplie dont elle se servit pour s'acheter de nouveaux vêtements. Quelques bijoux, et également un cimeterre lourd qui lui rappelait l'arme de son père qu'elle avait perdu, en même temps que son innocence.

                      Zari avait un nouveau but dans la vie, cherchait un nouveau Djinn. Elle avait déjà eu la chance de faire trois souhaits, mais elle en avait d'autres à formuler. En attendant d'en retrouver un, elle voyagerait de par la Simsirie et détruirait toutes les créatures malfaisantes qui croiseraient par mégarde sa route. Distant envers les autres, l'enfant des sables, comme elle aime à forger la légende, est devenu une sorte de chasseur de prime. Loin d'être un mercenaire, elle accepte d'effectuer les besognes périlleuses, voir suicidaire, en échange d'un joli pactole. Le plus souvent, cela se résume à déloger une créature malfaisante, à combattre un tyran sadique ou une bande de malfrats. Néanmoins, cela lui permet d'empocher un joli pactole tout en continuant à devenir bien meilleur qu'elle ne l'a jamais été.
                      En parallèle à quoi, sans cesser de s'entraîner martialement, elle s'intéressa grandement aux légendes des déserts arides, aux artefacts magiques et légendaires, aux créatures néfastes de ce monde. Elle avait soif de connaissance autant que d'aiguiser ses sens et ses talents. Ainsi, elle améliora son expertise de couturière, sa capacité à marchander et à identifier les objets de valeurs des contrefaçons. Elle commença à s'intéresser à l’orfèvrerie bien que ce domaine lui rester délicat à appréhender. Elle s'entraîna également à camouflé sa sexualité, laissant les gens dans la perplexité quant à savoir si l'enfant des sables est une fille ou un garçon.
                      Malgré son jeune âge, et la vie difficile dans ces terres, elle avait déjà vécu bien plus que la plupart des Simsiriens.


                      "Un Al suit notre tribu depuis bien trop longtemps, personne n'arrive à le terrasser. Nos guerriers en ont peur, ça les empêches de gagner et on a deux grossesses qui se terminent bientôt. Si la bête parvient à dévorer les nouveaux nés ça sera un coup dur pour nous. Combien veux-tu pour ça ?
                      - L'une des armes derrière vous fera l'affaire." Zari lorgnait dessus depuis qu'elle était entrée dans la tente du chef de cette caravane. Plusieurs armes d'une beauté incroyable étaient affichées fièrement sur des racks. L'une d'entre elles était celle de son père, le cimeterre qu'elle avait juré de toujours porter.
                      "Impossible, ces armes ne sont pas à vendre.
                      - Alors vous aurez deux nourrissons de mort. Bonne chance pour l'expliquer à votre tribut, que vous avez préféré garder l'une des armes présentes contre ces deux vies.
                      - Mais... Vous êtes sans cœur ! Scanda le chef.
                      - Vous qui le dites." Zari fit mine de se lever et tourner les talons. Elle n'était pas encore à l'entrée de la tente que le chef reprit la parole.
                      "Bon très bien, prenez l'arme ! Mais vous avez intérêt à me le tuer et ramener sa tête.
                      - Je n'ai qu'une parole." Cachant la joie intense qui faisait rage en lui, Zari contourna l'homme et décrocha l'arme familiale qu'il soupesa. Elle la sortit du fourreau, lentement, afin de l'examiner. C'était bien elle, aussi belle qu'autrefois, sans la moindre trace d'usure. Tant mieux.
                      L'enfant des sables quitta l'habitation avec la certitude qu'elle allait en baver. Les Als sont des créatures humanoïdes au long corps, des crocs acérés garnissent une gueule aussi noir qu'une nuit sans lune. Ces créatures dévorent les nourrissons comme des friandises et sont prêtes à beaucoup pour y parvenir. Leurs capacités martiales et destructrices sont impressionnantes, normal que des simples soldats se chient dessus. Mais Zari n'avait pas peur, elle avait été payé et, comme elle le disait, elle n'avait qu'une parole.
                      Aussi se mit-elle en traque de sa proie. La créature ne devait pas avoir l'habitude de passer du statue de chasseur à chassée, ce qui était tant mieux, car elle serait prise au dépourvu. L'enfant des sables ne connaissait guère trop les habitudes de la créatures, seules les légendes et quelques faits divers lui donnait une idée de ce qu'il allait affronter, mais elle se tenait prête. Une fois l'odeur des femmes enceintes pistée, un Al la suit à la trace en restant à une bonne distance. Puisque la caravane avait élu domicile en ces terres depuis déjà trois semaines et ne prévoyait pas de repartir dans les trois suivantes, la créature devait avoir trouvé un repère dans les cinq kilomètres alentour. Une large zone à balayer. Néanmoins, pas insurmontable. De plus, l'animal étant nocturne et la nuit ne durant pas plus de cinq heures en cette saison, cela laissait un sacré temps à Zari pour la trouver.

                      Au milieu des nombreuses dunes de la Simsirie, des grottes et cratères de granit et de sable durci se découvrent parfois du sable qui en empêche l'entrer. C'est dans ce genre de domaine que l'Al devait avoir élu domicile, aussi Zari, équipé de l'un de ces bracelets magiques duquel émanait une lumière diffuse, pénétra dans chacun des gouffres qui s'offraient à elle. Vide, hélas. Tous ceux qu'elle franchit l'étaient. La traqueuse ne perdait pas espoir, mais elle était las de chercher vainement. La créature existe-t-elle vraiment au moins ? D'une certaine manière, elle espérait que ce soit faux. L'enfant des sables s'attendait à affronter une bête d'une férocité sans nom, arriverait-elle à lutter ? Même si elle se le cachait, Zari avait quelques doutes dans sa capacité à l'emporter. Devoir améliorer ses talents diplomatiques et de commandements étaient bien l'une des nombreuses choses qu'elle comptait faire. Comme tout ça serait plus simple avec une troupe de guerrier à ses ordres.
                      Pour la première fois depuis qu'elle le portait, sous l'écharpe de soie bleu qui ne la quittait jamais, la pierre noire du collier voler à Sazim se mit vibrer légèrement. Le sable entourant ses pieds se mit à tournoyer faiblement tandis que Zari s'approchait de l'une des cavernes. Était-ce un signe de la présence de cette créature ? Cette pierre n'était elle pas anodine ? C'était possible. De nombreux objets Simsiriens étaient finalement des artefacts magiques.
                      Inspiré d'une volonté nouvelle et d'un regain d'énergie, de confiance en elle, elle franchit le voile fin de sable qui coulait depuis le sommet de l'entrée. Lorsqu'elle le passa, un étrange sentiment l'envahit, le sable se mit à tournoyer tout autour de son petit corps musclé, avec bien plus de force. Elle déglutit. Tomba au sol. Vomit ses tripes.

                      Que se passait-il ?

                      Un regard autour d'elle. Un choc. Il faisait nuit. Une nuit noire, étincelante d'un océan d'étoile. Devant Zari il n'y avait plus d'entrée dans un sol dur, plus de grotte. Uniquement une plaine aride fait d'une roche rougeâtre. Au loin, des arbres entouraient un rocher sur lequel culminait un bastion à l'allure sauvage, primitive, barbare. Une barricade taillé dans la pierre, dans le bois et le métal entourait la cité précaire.

                      "Qu'une parole un ? Vas la réussir celle-la." Se dit-elle, lorsqu'elle comprit qu'elle n'était plus sur sa terre natale.




                      Physique et Mental

                      Les apparences sont trompeuses, et Zari en joue énormément. Bien que cela ne soit jamais vraiment clair, comme elle l'espère, elle est bien une fille. Encore jeune, son visage tout comme son apparence générale est très androgyne, laissant aisément à penser qu'il s'agit bien d'un homme. De plus, sa voix n'est pas spécialement aiguë, sans être grave pour autant. Quelques pas à la frontière entre les deux, pouvant laisser un léger doute bien vite dissiper par son attitude et sa manière d'être. En effet, elle a étudié silencieusement les meurs masculines, aussi sait-elle jouer des coudes, hausser la voix et beugler, frapper du poing sur son torse ou encore péter dans la soie. D'une certaine manière, elle se contredit elle-même. Elle se moque de ce que penseront les autres d'elle, tant que les autres soient flouées quant à son sexe. Comme pour épouser parfaitement ce tableau, les formes de cette jeune femme sont très loin d'être généreuses, bien au contraire, elle est aussi plate qu'une planche à pain et son derrière n'a rien de rebondi.
                      Loin d'être grande, elle est encore en pleine croissance, mais possède déjà une force prodigieuse lui permettant de manier le cimeterre lourd qu'elle porte toujours avec elle, dernier souvenir de son défunt paternel. L'arme est, en effet, effroyable massive, du même poids, mais plus grande que Zari ne l'est.
                      Des longs cheveux violets, couleur loin d'être inhabituelle pour son peuple d'origine, sont attachés en une longue queue de cheval, bien qu'une mèche dépasse négligemment sur l'avant de son visage. Un bandana recouvre quasiment toujours son crâne. Elle porte des vêtements de couleur bariolés et assez ample dont elle prend grand soin, usant de ses talents de couturières pour les rafistoler dès que besoin. Partout sur son corps et ses habits, mais plus particulièrement à ses poignets et sur son bandana, Zari revêt de nombreux bijoux et parurent qu'elle a accumulé au fil du temps. Certains d'entre eux sont des artefacts magiques mineurs, faisant office de lumière, briquet ou encore boussole. À sa ceinture, est accrochée une gourde particulière puisqu'elle a une capacité de contenance de plusieurs dizaines de litres, malgré sa taille infime.
                      La grande majeure partie du temps, il n'y aucune trace d'hésitation dans ses yeux. Elle réussit facilement à se fixer un objectif, que celui-ci soit à court ou long terme, après quoi elle réalisera l'impossible pour l'atteindre et le réussir. Elle peut aisément paraître froide, distante, sans pitié à l'égard des autres, ce qui est justifiable par ses actes ou son ton détachée. Mais c'est un masque derrière l'enfant qu'elle était se dissimule pour affronter le monde qui l'entoure plus facilement. Elle est dure envers elle-même, se contraignant à s'entraîner et apprendre toujours plus. À devenir meilleure, plus forte, plus vive, plus intelligente, plus tenace. Car dans le fond, elle a peur de redevenir la faible fillette incapable de se défendre qu'elle fut, un jour, lointaine maintenant. Sa plus grande crainte est de se retrouver dans une situation où elle ne pourrait rien faire. Aussi se donne-t-elle tant de mal pour que cela ne puisse arriver.
                      Mais en réalité, derrière cette façade abrupte, cette carapace forgée par une volonté indéfectible d'affronter l'adversité quoi qu'il en coûte, Zari est une jeune fille gentille, charmante et doué d'une grande empathie qu'elle a appris à maîtriser. Elle sait s'amuser, se détendre, être une confidente comme une amie loyale. C'est un brin de femme qui pourrait se montrer généreuse et joviale. Mais elle sait mettre toute cette partie d'elle-même en retrait pour paraître plus masculine, plus ambigu au regard des autres. De plus, lorsqu'elle doit effectuer une mission, elle ne désire guère faire la charité. Elle aussi a besoin de manger.
                      Obtenir sa confiance, et de ce fait son affection, peut-être très difficile comme d'une simplicité déconcertante. Tout dépendra des premières heures qu'elle passera avec vous. Si elle voit que vous semblez digne et honorable, ou simplement d'une gentillesse incroyable, alors elle tombera sous le charme. Mais si vos actes ne suivent pas vos paroles, ou que vous êtes un malfrat, même légèrement, inutile de lui parler. Vous aurez simplement le droit de goûter de sa lame si elle est d'humeur massacrante, et de ne plus la revoir si elle ne l'est pas.
                      Son âme est tourmentée entre adopter une attitude solitaire et fonder un groupe d'arme. Elle n'a guère envie que des gens meurent par sa faute, d'autant plus si elle se lie avec eux, mais nombreuses seraient les tâches plus simples en groupe que seul. Aussi hésite-t-elle, attendant qu'un événement se présente pour la décider sur l'un ou l'autre choix.


                      Pouvoirs et Capacités

                      Loin d'être capable de tordre la réalité ou les éléments à sa guise, Zari n'en reste pas moins quelqu'un qu'il ne faut pas sous-estimer.

                      Avant tout, Zari est devenue une guerrière plus que douée pour les affrontements rapproché. Que cela soit en duel ou non, elle fera pleuvoir un déluge de lame grâce à son incroyable cimeterre lourd. Tourbillonnant et fendant l'air telle une furie déchaînée, car telle est sa puissance. Laisser libre court à sa rage sur un champ de bataille, rage qu'elle conserve et entretien régulièrement. Si elle n'est clairement pas la plus forte du monde, sa puissance est cependant suffisante pour soulever sans trop de gêne son arme pesant une dizaine de kilo. Cependant, elle n'est guère à l'aise avec une arme plus légère, qu'elle peinera à manier. Sa vitesse et son agilité sont tout aussi impressionnant, lui permettant de virevolter au milieu du fracas de l'acier et des risques adverses.

                      Elle est également une aventurière téméraire qui possède une forte volonté de survivre et de découvrir. Les mystères et légendes l'intriguent, plus encore que la faune ou la flore, et elle sera prête à beaucoup pour vérifier leur véracité. Aussi n'est-il pas rare de la voir détaler à grande enjambée, car Zari est également endurante et est devenue une bonne sprinteuse lorsqu'il faut fuir prestement. Elle sait déceler le vrai du faux, dans des proportions humaines, mais aussi déterminer la valeur d'un objet une fois qu'elle connaît les cotes locales pour tel ou tel produit.

                      Dénicher des trésors est devenue plus qu'une passion pour elle. Simulacre d'instinct, il lui arrive parfois de discerner dans des objets, armes, plantes ou nombres de choses un potentiel magique utilisable. C'est notamment ainsi qu'elle a réussi à se faire une petite collection d'artefacts à l'apparence pourtant lambda. Elle possède ainsi, dans ses artefacts : un bracelet source de lumière devant se recharger au soleil, une bague briquet, une gourde capable de contenir une dizaine de litres d'eau, un amulette détectrice de poison, une boussole, une plume à l'encre infini, un bracelet qui s'active toutes les 24h et la nettoie intégralement, un bracelet qui dénoyaute, décortique et retire les arêtes automatiquement. Ses babouches ont également un effet surnaturel qui réduit le bruit de ses pas.

                      Devenue traqueuse, ou chasseuse selon ce que les gens disent, elle est douée pour pister, repérer et prendre en embuscade ses proies. Elle saura s'adapter à la plupart des environnements et y dénicher les meilleurs endroits pour tendre un piège, de même qu'utiliser la nature à son avantage. Si elle n'est guère dotée d'une quelconque magie, elle possède une ingéniosité naturelle non-négligeable. Instinctivement et grâce à son empathie, elle réussira à savoir si elle est en danger ou non, si la créature qui lui fait face est réellement malfaisante ou simplement affamée.

                      Habituée à vivre dans un désert aride, comme tout son peuple, elle parvient à survivre dans des températures élevées sans trop de gêne, n'ayant besoin de manger et boire que plus rarement qu'un individu lambda. Cependant, elle n'est guère prompte à vivre dans des températures descendant sous la barre des vingt degrés. Forte de la culture Simsirienne, Zari est une excellente couturière, mais qui le cache bien. Ses talents diplomatiques ne sont guère encore très développés, mais elle compte bien s'y mettre bientôt.

                      Il est important de préciser que l'arme familiale que porte Zari, cimeterre lourd à la taille démesuré, est un artefact doté d'une capacité le rendant quasiment indestructible. Mais l'arme permettra également, lorsqu'elle aura maîtrisé son utilisation, de former une sphère tournoyante faisant office de bouclier grâce au sable et à la poussière environnante. Si cette carapace peut résister à des impacts, sa dureté dépend grandement de la quantité de matière alentour canalisé pour faire office de protection. De plus, la sphère ne recouvrira que l'utilisatrice de l'arme et personne d'autre.

                      Pour terminer la liste de ses capacités, il faut rappeler que Zari n'est qu'une humaine qui se trouvent donc dans les limites de cette race. Elle est certes douées dans certains domaines, mais n'est pas la meilleure pour autant. Elle n'a rien de surhumain, même si sa force, sa rapidité, son agilité ou ses sens en ont parfois l'air, ils ne le sont pas, juste bien supérieur à la moyenne.


                      IRL

                      Pseudo : Noxiris, NoxiElParano, BfGrenadine
                      Age : 24
                      Comment avez-vous connu le forum ? Partenariat
                      Vous êtes sur discord ? Oui
                      Accès à la zone +18 du forum ? Oui
                      vava
                      The Birther
                      groupe
                      Bonjour et bienvenue sur Rebirth RPG !

                      Tu as une très bonne maitrise des descriptions, j'ai pu rapidement prendre mes marques afin de comprendre la personnalité de Zari ! (Et décidément, les Djinns resteront toujours des bâtards quoi qu'il arrive /SBAFF/) je ne vais donc pas te faire attendre plus longtemps : tu es validé !

                      Félicitation et bienvenue à toi dans la Horde du So'Rem.  Carnet de Présentation de Zari Shajarian 1444956918  Carnet de Présentation de Zari Shajarian 1673062064


                      PS : n'hésite pas à faire un tour à la loterie de Noël pour obtenir un cadeau ~

                      https://www.rpg-rebirth.com/t885-loterie-de-fin-d-annee-2019
                      Aller en haut MenuAller en bas