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                      Problèmes de communication

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                      vava
                      Drìm
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                      BOUM


                      Le son retentit à des kilomètres à la ronde. Direct. Mate. Les créatures s’enfuirent immédiatement. Certaines en détalant au ras du sol, d’autres en bondissant d’arbre en arbre ; mais toute la faune des environs pris ses distances afin d’évaluer la gravité du danger. Quelle était donc cette présence qui venait de s’imposer si bruyamment au milieu de la tranquille petite clairière ?

                      Elle n’avait pas de grandes prétentions, cette clairière. Elle aurait ressemblé à la plupart des autres si sa couronne d’arbres n’avait pas été rehaussée d’une falaise de taille respectable. Cela attirait parfois les aventuriers de passage, qui pouvaient alors profiter d’une vue panoramique sur les environs avant de retourner à leur quête. Et de lui rendre sa tranquillité. C’était une clairière après tout, elle servait d’escale, de réserve, d’arène et parfois même de tombeau. Mais jamais bien longtemps, jamais bien souvent. Sa faune s’était habituée à ces perturbations occasionnelles et s’effaçait efficacement dès que la flore du sentier commençait à s’agiter. En effet, c’était de là qu’arrivaient toujours les ennuis, c’était le point d’accès le plus évident. Quel imbécile passerait par la falaise et son à-pic d’une bonne centaine de mètres ?

                      Au pied de ce dernier, un épais nuage de poussière retombait lentement. S’il avait fait son apparition en même temps que le son, il ne semblait pas vraiment pressé. Le son, lui, était déjà loin. Le nuage s’attardait. Son opacité était un voile de mystère qui glissait lentement de la scène. La faune, la flore, la nature elle-même : tous retenaient leur souffle.

                      C’était un sablier de poussière improvisé qui les tenait en haleine, chaque chute de grain les rapprochant du dénouement. Parmi tous ces grains qui retombaient devait pourtant bien figurer un dernier, c’est lorsque celui-ci finit par toucher terre que la déception fut totale.

                      Le nuage n’avait rien dévoilé de plus qu’un épais tapis. Qui aurait certainement été d’un blanc éclatant sans toute cette crasse pour le couvrir ; il n’avait cependant pour l’heure pas plus de lustre qu’un banc de sable. A l’observer, on ne pouvait pourtant qu’être fasciné par les superbes plumes qui l’ornaient : malgré cet aspect terni, elles parvenaient à dénouer par leur seule présence toute la tension qui pesait sur la clairière. Leur douceur invitait à délaisser tout instinct de survie pour venir se noyer dans une délicieuse paresse.


                      Un frisson les parcourus soudain et une main s’extirpa laborieusement de ce nid douillet. Puis un bras. La tête suivit et Drìm se retrouva bientôt sur ses pieds à épousseter tant bien que mal l’improbable tapis qui lui tombait désormais sur les épaules. Séparé en deux moitiés par sa colonne vertébrale, la masse duveteuse avait tout d’une paire d’ailes disproportionnée. Une solide paire d’ailes de harfang capable, en théorie, de se frayer un chemin au coeur des plus violentes tempêtes. Cependant, malgré ses deux précédents séjours sur la planète, Drìm n’avait encore jamais réussi à leur imposer le plus petit battement.

                      « Soit. La menace de mort ne fonctionne pas non plus. Pourtant d’après les récits que j’ai pu lire... Enfin, je suppose que les légendes… Des affabulations ? Dommage. Ou alors trop de conforts. En même temps, sans l’enveloppe de brume, la mort n’aurait pas été une simple menace. Bon. Plus qu’à reprendre les calculs. »

                      Drìm s’enferma rapidement dans son marmonnement coutumier tout en sortant du néant un épais volume relié de cuir. Il s’assit en tailleur dans le renfoncement creusé par sa propre chute et entreprit de compléter ses notes à sa manière, jonglant frénétiquement entre le mental, l’oral et le manuscrit. Il devait également s’interrompre régulièrement pour relever ses lunettes qui tombaient sans cesse. Ennuyant cette monture qui ne tenait pas correctement sur ce bec de rapace.

                      « Hmm la méditation de Saknotk pas possible. Les étirements Etrus encore moins. En magie des flux peut être ? Non, que des culs de sac. Aïe ! Qu’est-ce que ?.. »

                      Une violente nausée l’assailli soudain et sa vue se brouilla. Un appendice de quelques dizaines de centimètres retourna s’enfouir dans le sol aussi rapidement qu’il en avait jailli. L’identité de cet assaillant mystérieux constitua l’ultime énigme à laquelle se raccrochèrent ses pensées tremblotantes.

                      Drìm eu le sentiment de s’envoler, enfin !


                      Puis il perdit connaissance.
                      vava
                      Jannah
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                      Problèmes de
                      communication
                      Feat. Drim


                      NEFYRIA I;RP 1
                      L’odeur du sang.


                      Respirer le son de la vie. Humer les paysages de liberté. Ecouter le goût de la solitude.

                      Entouré de forêt, isolé, protégé. Vous êtes seul, loin de tout. Vous faites de votre survie une existence fusionnelle, tourné vers vos sensations, vers ce qui vous lie à votre environnement.
                      Vous vous fondez l’un dans l’autre, rendant de plus en plus indistincte la séparation de vos origines, oubliant votre nature de double être. Vous n’êtes plus qu’un corps à double conscience confondues. Vos souvenirs s’enchevêtrent, disparaissent petit à petit pour ne laisser plus que ce que vous êtes à présent, plus qu’un être oscillant entre bipède cyborg et quadrupède lupin, abandonné à la nature, qui n’a rien connu d’autre, loin de civilisation et de technologie, et tout ce qui peut en découler.
                      Plus rien n’a de sens ni d’importance, autre que ce qui vous arrive à l’instant donné par vos sens. Vous vous perfectionnez dans vos réflexes, fusionnez vos perceptions, adaptez votre comportement. Vous mangez à présent à votre faim, goûtez le plaisir de la chasse améliorée, de vos capacités surhumaines boostées par des membres mécaniques et des réflexes bestiaux.

                      Vivant.

                      Vous vous tenez éloigné de tout autre être vivant conscient qui pourrait vous croiser. Vous n’attendez plus rien de la vie et des autres qui vous entourent. Seules compte votre liberté et vos sensations.

                      La course vous porte de plus en plus loin, vous vous perdez dans l’ivresse de votre vitesse, de vos muscles synchronisés. Vous n’êtes qu’un animal de plus de cette forêt, et la forêt vous traite comme tel. Vous ne craignez plus les autres animaux, qui ne s’intéressent pas plus à vous qu’à un autre prédateur de l’équilibre alimentaire de la planète.

                      Perdu dans votre élan d’adrénaline, la distance s’écoule derrière vous, et la falaise se rapproche. Ce point d’observation qui vous laisse contempler votre liberté presque tous les jours, vous rassurant sur votre sort, vous offrant ses couleurs et ses parfums de verdure. Un grand bruit synonyme de chute d’un gros herbivore peu loquace de la planète a retenti plus tôt, vous rassurant sur votre repas de la soirée, comme il est déjà arrivé quelques fois.

                      L’odeur du sang vous saisi, la salive se répand dans votre gueule, vous promettant d’être rassasié sous peu. Vous vous pressez, n’étant certainement pas le seul carnivore attiré par le parfum du repas.

                      Vous déboulez dans la clairière sans prudence aucune.
                      Vous manquez de vous étaler de tout votre long tellement vous freinez brutalement face au gros herbivore peu loquace que vous trouvez vautré sur le sol de la clairière. Pris de panique face à l’allure un peu trop bipède de ce dernier, vous filez la queue entre les jambes vous abriter sous un buisson.
                      Humain fusionné. Vous grognez sourdement, les oreilles en arrière, vous reprochant votre manque de prudence et maudissez ces bipèdes trop présents dans la forêt. Cependant, étant soumis à la sélection naturelle aussi efficacement que tout être vivant, vous n’en avez jamais vu d’assez limités pour chuter d’une falaise quelconque. D’autant que celui-ci, d’après ses appendices semblables aux volatiles de la planète, ne devrait pas pouvoir… chuter. Peut-être est-il issu d’une de ces énormes poules trop grosses pour voler.
                      Vous hésitez longtemps, tapis dans l’ombre, devant le corps inerte de l’autruche bipède. Vous finissez par sortir un museau timide avant de vous avancer à pas feutré vers le tas de couverture. Vous reniflez le corps jusqu’à trouver l’origine de la blessure. Vous sentez du venin recouvrir la plaie. Vous ne savez pas vraiment comment réagir. Les seules fois où vous avez senti ce parfum, c’était sur des cadavres que vous vous êtes bien gardé de toucher.
                      Vous restez à proximité, indécis, oscillant entre la volonté d’ignorer cet individu voué à la mort et… et quoi ?


                      Et l’aide. Il va mourir.
                      Bruit sur le côté. Oroaen. Le même qui vous a accueilli sur la planète et vous a montré la voie de Syrf Kala. Vous vous figez, attendez. Pas vers vous. Séparation. Bipède et oroaen se tiennent devant vous. Il attrape une lame dont le fourreau est accroché à la cuisse. Vous avez un mouvement de recul. Il se penche vers la blessure, et plante la lame adroitement, faisant saigner d’avantage. Drainer. Vous l’observez ensuite appuyer sur la plaie avec une large feuille, stoppant le saignement au bout de quelques temps. Il se penche alors sur le corps, passe un bras sous ses omoplates, l’autre sous ses genoux et le porte loin du nid de plantes venimeuses. Il le dépose quelques pas plus loin, se tourne vers vous. Veiller. Fusion. Disparition.

                      Vous restez figé au milieu de la clairière. Rester près d’un autre être conscient ? Devoir abandonner votre solitude bestiale pour rester près d’un de ceux qui figurent dans votre passé ? Dans votre… vous… Oroaen cyborg… toi et lui… ton… passé.

                      Rupture.

                      Tu perds l’équilibre, tombes à genoux dans la prairie, les mains au sol, haletante. Ta vision se brouille, tes sens sont troubles, tu as froid. L’herbe te pique les mains et les genoux. Tu relèves la tête, cherches ta moitié, ton double, toi-même. Il n’est plus là.
                      La nuit tombe. Tu te traines vers le corps inconscient, t’assois à distance respectable, contre la paroi rocheuse de la falaise. Tu gardes la main sur ta propre lame accrochée à ta cuisse, sens le cristal accroché autour de ton cou, te raccroches à sa présence.
                      Ton regard se perd dans l’obscurité. Tu ne perçois plus rien comme avant, tout est ténu et lointain.
                      Loin.

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